Gestion du Maraîchage et Optimisation des Ventes : L'Ère des Outils Intelligents

Le secteur du maraîchage, qu'il s'agisse de petites exploitations en circuits courts ou d'initiatives plus larges, est en constante évolution. Face aux exigences croissantes des consommateurs en matière de produits frais, locaux et de qualité, les producteurs et les intermédiaires cherchent constamment à optimiser leurs processus, de la culture à la commercialisation. Dans ce contexte, l'utilisation d'outils et de méthodes de gestion efficaces, qu'il s'agisse de simples tableurs Excel ou de logiciels spécialisés, devient un levier stratégique pour améliorer la rentabilité et la durabilité des exploitations.

Plan de cultures et outils de gestion

Devenir Maraîcher : Un Projet de Vie Multidimensionnel

Devenir maraîcher, c'est embrasser un choix agricole bien particulier, loin des céréales et du bétail, pour se consacrer à la culture des légumes. C'est opter pour une agriculture minutieuse, d'observation et d'une incroyable diversité, souvent menée avec des outils manuels ou de petits tracteurs adaptés à un travail de précision. Ce projet de vie demande beaucoup de temps et une grande implication, mais il offre également la satisfaction de se reconnecter avec la terre et les saisons, de travailler en extérieur et de nourrir des êtres humains.

Il est nécessaire d’avoir conscience que c’est une profession complexe et souvent peu rémunératrice, exigeant une bonne forme physique pour travailler toute l'année, avec des pics d'activité en été et des moments plus calmes en hiver.

Maîtriser l'Art de la Production Légumière

L’essence du maraîchage réside dans la capacité à assurer le bon développement de plantes diverses, à les récolter et à les vendre. Cela requiert de solides connaissances sur la physiologie des plantes, le fonctionnement du sol, des cycles des matières organiques, de l’azote, du carbone, ainsi que des marchés agricoles. Observer l’état des plantes et diagnostiquer un problème sont des savoir-faire capitaux pour mener une graine ou un plant à l’état de légume. Savoir associer les différentes cultures pour que les plantes soient saines et productives est également nécessaire. En agriculture conventionnelle, il faut faire preuve de discernement dans l’usage des traitements et des engrais, qui représentent un coût à la fois économique et environnemental. En agriculture biologique, il faut pouvoir anticiper et prévenir les problèmes car les solutions curatives sont peu nombreuses. En fonction des saisons et des années, le climat varie et les risques aussi.

L'Organisation, Clé de Voûte du Maraîchage

Le maraîchage demande une grande organisation. Pour produire une gamme de légumes de qualité, il faut savoir quand semer et planter, c’est-à-dire connaître le calendrier de chaque variété. Il faut ensuite entretenir et récolter chaque espèce de légume pour fournir correctement ses clients. Cette étape de planification a lieu avant de commencer le travail extérieur, en général en hiver, afin de savoir où aller durant la grosse saison de culture et ne pas s’épuiser à des choses inutiles en plein milieu de l’été. Une bonne organisation permet aussi de mieux évaluer le travail nécessaire et ainsi de savoir quand on est flexible ou quand il y a un pic de travail.

Plusieurs outils de planification sont possibles : certaines personnes utilisent des cahiers où elles consignent le plan de culture et les observations de l'année ; d’autres s’appuient sur un tableau Excel, s’échangeant les meilleures astuces pour qu’il soit lisible et facile d’utilisation. Les plus "geeks" se lancent sur Airtable, un logiciel no-code en ligne, dont il existe une version non collaborative gratuite. Les plus curieuses utilisent des logiciels spécifiques encore peu nombreux et récents sur le marché, comme le logiciel Open Source de l’Atelier Paysan, qrop, ou le logiciel payant de planification Elzeard.

Tableau de planification des cultures

La Commercialisation : Le Nerf de la Guerre

Bien sûr, pour devenir maraîcher, il ne suffit pas de produire et récolter, il faut aussi vendre ses légumes, et la commercialisation est souvent le nerf de la guerre. La vente directe est facile à mettre en place en maraîchage car les produits n’ont en général qu’à être rincés, parfois mis en bottes, pour être ensuite présentés sur un étal. Il est cependant illusoire de croire que cela se fait tout seul. Commercialiser ses légumes demande un temps important, environ un tiers du temps de travail pour la plupart des maraîchers. Il faut aussi se constituer une clientèle, ce qui demande de la patience.

Heureusement, beaucoup de gens sont en demande de légumes frais, naturels et locaux, ce qui permet à la vente directe d’être une option viable pour la plupart des maraîchers. Deux exemples : une exploitation d’environ 10 ha, avec une dizaine d’employés, qui livre chaque semaine 150 paniers de légumes mais aussi des magasins bio ; une autre, où quatre personnes associées produisent uniquement des paniers, une centaine par semaine, sur une surface de 0,5 ha. Ces circuits courts sont intéressants, car réduire le nombre d’intermédiaires augmente en général le prix de vente. Il faut donc savoir communiquer, ajuster ses prix, récolter au bon moment pour disposer des bonnes quantités de légumes à vendre.

L'intérêt des circuits courts pour les éleveurs

Choisir Son Système de Production

Devenir maraîcher, c’est bien sûr cultiver des légumes, mais il existe de nombreuses façons de le faire. La surface cultivée s’ajuste évidemment avec la mécanisation : impossible de cultiver plusieurs hectares manuellement, inutile d’avoir un tracteur pour une dizaine d’ares. Cela ne représente pas le même budget d’installation pour démarrer. Il n’y a pas vraiment de surface idéale pour être rentable, tout dépend du système de production vers lequel on s’oriente.

Économiquement, on peut voir différents systèmes se dessiner : une production sur une grande surface entraînant un chiffre d’affaires élevé mais aussi des charges importantes (investissements, consommations intermédiaires) ; ou une surface plus faible avec un chiffre d’affaires plus faible, mais des charges elles aussi très réduites. Une petite surface cultivée avec beaucoup de soin donne généralement de meilleurs rendements et peut tout à fait permettre de dégager des revenus suffisants. Les serres, qui représentent un investissement important, permettent d’augmenter la production sans changer la surface cultivée, le niveau de mécanisation et le temps de travail. Elles permettent aussi d’allonger la saison de culture de certains légumes, ce qui en fait un levier d’intensification intéressant.

Au-delà des préférences personnelles, le choix du système de production dépend d’autres facteurs, tels que l’accès au foncier et à l’eau, ainsi que les possibilités de commercialisation (débouchés). À proximité d’un centre urbain, il est possible de valoriser une petite production diversifiée à un prix élevé. Dans un milieu rural où l’autonomie alimentaire des familles est encore élevée, il peut être difficile d’écouler sa production en direct. On peut alors se tourner vers des marchés de gros ou semi-gros, avec des prix en général plus faibles mais réduisant le temps de commercialisation, ou transformer ses produits pour leur donner de la valeur ajoutée et les vendre l’hiver.

Le Budget et le Salaire : Des Réalités à Considérer

Le budget d’installation en maraîchage, c’est-à-dire la capacité d’investissement initiale (achat de matériel moto-mécanisé, hangar, chambre froide ou serre) demande souvent au futur maraîcher de s’endetter. Dans le cas d’une installation sans grands moyens financiers ou avec peu d’expérience, les prêteurs peuvent se montrer réticents. On peut en alternative démarrer une activité maraîchère avec un petit budget (environ 10 000€ sans le foncier), à condition de très bien maîtriser les techniques de maraîchage manuel et d'être très en forme physiquement.

La question du salaire est importante et pèsera sûrement dans le choix. La réponse varie énormément selon le statut du maraîcher, le système de production utilisé, la surface cultivée et le temps consacré à son activité. Si vous choisissez d’être salarié dans une ferme, vous aurez un salaire fixe chaque mois, en général au niveau du SMIC, qui ne varie pas en fonction de vos récoltes et de vos ventes. Cela donne une sécurité et une stabilité mais implique en général de ne pas être aux manettes de la ferme et d'avoir moins de marge de manœuvre et d’indépendance dans les prises de décisions. En étant à votre compte, vous avez plus de latitude dans vos choix et vous pouvez créer la ferme qui vous ressemble. En revanche, votre revenu dépend directement de votre chiffre d’affaires et celui-ci peut varier grandement en fonction des aléas de la récolte et de la vente. Certaines sources parlent d’un revenu moyen de 1500€/mois, pour d’autres les maraîchers se rémunèrent environ 5 € par heure travaillée, en moyenne ; même en travaillant plus de cinquante heures par semaine, ce qui est courant en été, cela permet de gagner à peine plus de 1 000 € par mois. Le salaire de maraîcher n’est pas la source de motivation principale pour une reconversion vers ce métier ! Il y a d’autres avantages (moins de dépenses en nourriture, un cadre de vie sain, une meilleure qualité de vie, etc.), mais c’est un élément à absolument avoir en tête si l’on veut se lancer.

Maraîchage Conventionnel, Bio, et Autres Approches Éthiques

Les choix techniques et économiques sont importants et orientent le travail quotidien du maraîcher, mais d’autres choix, qui touchent aux valeurs personnelles, sont aussi capitaux : produire bio, choisir d’appliquer les principes de la biodynamie, de l’agroécologie, de la permaculture, du maraîchage sur sol vivant, limiter l’utilisation de plastique, etc.

Le maraîchage dit conventionnel s'appuie sur différents intrants, c’est-à-dire des matières issues de l’extérieur de l’exploitation. Quand ceux-ci sont utilisés avec parcimonie, on parle d’agriculture raisonnée, qui tend à devenir la norme au vu du coût des intrants mais aussi face à la prise de conscience de leur impact écologique. On peut classer ces intrants en plusieurs catégories : les amendements qui modifient les caractéristiques du sol (calcaire, sable, fumier, broyat de bois, paille, etc.), les fertilisants qui servent à compléter l’alimentation de plantes (engrais minéraux ou organiques et fumier), et les produits phytosanitaires qui servent à soigner, protéger ou stimuler les plantes. Les pesticides, naturels ou non, sont les plus courants en agriculture conventionnelle : insecticides, herbicides et fongicides. Mais on peut également utiliser des préparations stimulantes, ici encore naturelles ou non : biostimulants du commerce, purin, macérations, etc.

Le maraîchage en agriculture biologique répond aux critères du cahier des charges de l’agriculture biologique (AB). Ses règles sont définies à l’échelle européenne. On peut les lire dans le règlement CE n°889/2008, mais elles ont été retranscrites et rendues plus claires par de nombreuses institutions agricoles. Les respecter permet d’être certifié AB, une garantie pour le consommateur. Pour résumer ces règles, on peut dire que les seuls intrants autorisés sont ceux d’origine naturelle (engrais organiques, fumiers issus de fermes AB, pesticides d’origine naturelle, etc.). Il est important de clarifier une confusion fréquente : cultiver des légumes bio ne signifie pas produire des légumes non traités, mais bien non traités avec des pesticides de synthèse. Le maraîchage biologique laisse donc une place prépondérante à la prévention plutôt qu’au traitement curatif et met en place des méthodes de culture évitant l’apparition de problèmes.

L'Optimisation de la Préparation de Commandes et la Gestion des Stocks

Quand on cherche à optimiser la logistique des circuits courts ou locaux, on se concentre souvent sur le transport. Cependant, le transport est un secteur sur lequel le producteur ou l’intermédiaire ont souvent peu de marge de manœuvre. Un ami isèrois, préparant des paniers de produits locaux à partir d’un site e-commerce (la très connue Ruche Qui Dit Oui), a eu la bonne idée d’optimiser ce sur quoi il avait pleinement la main : la préparation des commandes. Les commandes sont connues avant la collecte des produits et ce sont ses équipes qui préparent tout.

Schéma de l'entrepôt pour l'optimisation des commandes

Ce problème de préparation de commande et d’optimisation de l’organisation des stocks sont des pratiques courantes, et de plus en plus importantes, dans le monde industriel ou dans le monde de la logistique. Le profit des entreprises logistiques est directement lié à leur capacité à faire plus en moins de temps. La première solution consiste à mettre la pression sur les préparateurs, leur imposer des cadences, des objectifs, de la compétition. La seconde solution, plus intéressante, consiste à limiter les déplacements des préparateurs, en groupant intelligemment les commandes ou en organisant l’atelier en fonction des profils de commandes.

Stratégies pour Améliorer l'Efficacité

Des approches plus complexes peuvent être développées en fonction des caractéristiques des commandes et de l’atelier. Une approche simple consiste à identifier, dans chaque panier type, les produits demandés en plus grande quantité, les produits les plus volumineux, les produits les plus fragiles, etc. Concrètement : si chaque panier contient 2 kg de pommes, 1 kg de poires et 500 g de pommes de terre, il faut placer les pommes plus proches du panier à préparer dans l’atelier. C’est l’exemple du tableur Excel à télécharger.

Certains produits viennent par lot et seront donc pris ensemble dans le picking (la préparation). L’atelier peut être adapté pour tenir compte de ces lots en les regroupant. L’exemple donné dans le tableau Excel est un exemple simple, pour préparer un seul type de panier. Mais que se passe-t-il si, au lieu d’avoir un seul type de panier, il y en a 3, 5 ou 10 différents ? Le raisonnement est le même, il faut trouver le meilleur agencement moyen pour ces commandes.

Malheureusement, beaucoup de producteurs et de nouveaux logisticiens des circuits courts ignorent l’existence de ces outils et méthodes simples d’optimisation de l’organisation des entrepôts.

L'intérêt des circuits courts pour les éleveurs

Suivi des Cultures et Évaluation des Rendements

Tout au long de la saison, il est essentiel de tenir un document de suivi de cultures pour noter ce qui semble bien fonctionner et ce qui doit être amélioré pour la prochaine saison. Ce document est fondamental pour établir le plan de cultures au début de l'année suivante, précisant le calendrier de cultures, les variétés à utiliser ainsi que les quantités à produire. Sans l'écrire au fur et à mesure, il serait impossible de se rappeler toutes les observations de la saison précédente, car les cultures sont trop nombreuses.

De manière générale, tous les documents liés au maraîchage peuvent être conservés sur ordinateur et sur des plateformes comme Dropbox ou Drive, et le calendrier de cultures sur un Google Calendar. Ainsi, ils peuvent être très facilement partagés avec d'autres collègues maraîchers, des élèves du BPREA, des stagiaires ou des woofers. Plus les documents sont simples, concis et concrets, plus il est facile de les rédiger, de les utiliser et de les partager.

À chaque récolte, noter le poids ou le nombre de bottes de chaque légume récolté permet d'évaluer le rendement et la rentabilité de chaque planche permanente sur la saison. Pour une même culture, il est pertinent de différencier les récoltes des différentes planches si elles présentent des différences : variétés, espacement, traitement, engrais, irrigation, protection thermique, etc. Cela permet d'évaluer les différences de rendements en fonction des pratiques culturales et d'optimiser les pratiques pour la saison suivante. Ce suivi est également très important pour établir le plan de cultures de la saison suivante, pour définir le nombre de planches nécessaires pour chaque culture en fonction des évolutions des rendements et des débouchés, surtout pour les premières années d'installation.

Obligations Légales et Intérêts du Stockage

Pour débuter, rappelons que des obligations légales s’appliquent aux exploitations agricoles et que celles-ci diffèrent selon leur statut fiscal. Pour les exploitations soumises au régime fiscal du bénéfice réel ou simplifié, la gestion des stocks est obligatoire et demande de les suivre en gestion avec les pièces relatives aux recettes, stocks et inventaire.

Par ailleurs, les contraintes de récolte et d’approvisionnement des marchés amènent le plus souvent à devoir stocker les produits sur des durées plus ou moins longues, notamment les légumes de conservation ou les fruits climactériques. Le stockage offre plusieurs intérêts : répartir et étaler la commercialisation, maintenir une diversité de produits dans sa gamme, et pouvoir travailler en relation plus étroite avec les circuits de commercialisation.

Pour la vente directe, pratiquée par 26% des exploitations à ce jour (Agreste RCA 2020) et en progression constante, quel que soit le moyen technique utilisé (fichiers Excel, plateforme de marchés, site internet ou site e-commerce), il est très souvent nécessaire de positionner les disponibilités des produits en face de son catalogue de vente.

Diagramme des flux de marchandises en stockage

Ouvretaferme : Une Solution Intégrée pour les Producteurs en Circuits Courts

D’autres logiciels étaient intéressants, mais souvent limités à la production, avec peu de souplesse. Ouvretaferme a été une révélation : enfin un outil qui combine toutes les informations nécessaires à la ferme, de la production à la commercialisation. Aujourd’hui, grâce à la centralisation des données (plan de culture, ventes, temps de travail), il permet une analyse économique précise de chaque série. C’est un outil stratégique pour toute ferme diversifiée.

Adeline est une paysanne-boulangère qui vend sa production sur les marchés avec le logiciel de caisse de Ouvretaferme accessible sur son téléphone ou sa tablette. Elle vend aussi son pain sur une boutique en ligne qu'elle partage avec un collègue maraicher. Axel est un éleveur qui vend sa production en ligne avec Ouvretaferme et a "bidouillé" les fonctionnalités de planification destinées aux fruits, légumes et aux fleurs pour les adapter à sa production de volailles de chair et de poules pondeuses. Il bénéficiera peut-être bientôt de fonctionnalités spécifiques sur Ouvretaferme !

Lionel utilise Ouvretaferme depuis 2023 et notamment la boutique en ligne pour ses ventes directes et le système de facturation qui lui ont fait gagner des heures. Le planning de production lui permet également de travailler en équipe et notamment de connaître les planches à préparer, la fertilisation et le paillage à utiliser. Marie et Luc sont des floriculteurs qui gèrent avec Ouvretaferme la diversité de leur production sur petite surface. Ils vendent aussi sur une boutique en ligne destinée aux fleuristes leur gamme de fleurs coupées. En saison, Luc utilise le planning pour se libérer de sa charge mentale et enregistre son temps de travail pour comprendre là où il peut améliorer son système. La nuit, il est aussi le développeur principal de Ouvretaferme !

Le logiciel Ouvretaferme est un projet lancé en 2021 pour combler l'absence d'un logiciel ouvert, gratuit et intuitif destiné aux producteurs en circuits courts. Il permet aux clients de commander en vente directe à leurs producteurs préférés les produits qu'ils proposent cette semaine et de récupérer leur commande au lieu et à la date convenus, en payant en ligne ou sur place selon le choix du producteur.

Conclusion

L'intégration d'outils de gestion, qu'il s'agisse de tableurs Excel personnalisés ou de plateformes logicielles complètes comme Ouvretaferme, est cruciale pour la performance et la pérennité des exploitations maraîchères modernes. En optimisant la planification, le suivi des cultures, la gestion des stocks et la commercialisation, les producteurs peuvent non seulement améliorer leur rentabilité mais aussi se consacrer pleinement à leur passion : cultiver des légumes de qualité et nourrir les communautés locales.

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