Le Greffage au Ras du Sol sur Racine : Mécanismes, Techniques et Applications

Schéma des mécanismes de cicatrisation et de régénération des plantes

Les plantes possèdent une capacité remarquable à régénérer les parties abîmées ou perdues, qu'il s'agagisse d'une racine sectionnée, d'une tige cassée ou d'un bourgeon arraché. Contrairement aux animaux, elles ne peuvent pas fuir un danger ou se déplacer pour éviter un stress, ce qui rend cette aptitude d'autant plus vitale. Cette capacité naturelle repose sur ce qu’on appelle la plasticité cellulaire. Cela signifie que certaines cellules végétales peuvent, en réponse à une blessure, se transformer et donner naissance à de nouveaux tissus spécialisés. Ce phénomène, lorsqu’il se produit sans intervention humaine, est une forme de reproduction végétative naturelle. L’être humain a très tôt compris qu’il pouvait reproduire et canaliser ces mécanismes à son avantage, donnant naissance à des techniques comme le bouturage et le greffage. Ces deux pratiques s’appuient sur des mécanismes physiologiques similaires, en particulier la réaction de cicatrisation et la régénération de tissus après une blessure.

I. Le Bouturage : Une Reproduction Asexuée par Régénération Racinaire

Le bouturage est une méthode de multiplication végétative qui consiste à prélever un morceau d’une plante (la bouture) - par exemple une tige, une feuille ou une racine - et à le placer dans des conditions favorables pour qu’il développe de nouvelles racines. Cette technique est utilisée depuis des siècles en pépinière et en jardinage, car elle permet de reproduire fidèlement des variétés sélectionnées pour leur goût, leur floraison, leur vigueur ou leur résistance.

1. Le Processus de Cicatrisation et de Formation du Cal

Quand une bouture est prélevée, cela provoque une blessure au niveau du point de coupe. Dans les jours qui suivent, certaines cellules autour de la blessure entrent en division rapide. Elles forment un tissu de réparation appelé cal. Ce cal, une masse de cellules indifférenciées, est la première étape cruciale vers la régénération.

2. Le Rôle Fondamental des Phytohormones

Le déclenchement de l’enracinement dépend fortement des phytohormones, les molécules de signalisation produites par la plante. L’auxine, notamment sous forme d’IAA (acide indole-3-acétique) ou d’IBA (acide indole-3-butyrique), s’accumule près du site de coupe. Elle stimule les cellules à se diviser et oriente leur différenciation vers la formation de racines. Les cytokinines, quant à elles, ont un effet opposé : elles freinent la formation des racines lorsqu’elles sont présentes en grande quantité. L'équilibre entre ces hormones est donc déterminant pour le succès du bouturage.

3. Conditions Essentielles à la Réussite du Bouturage

La réussite du bouturage est fortement influencée par plusieurs facteurs environnementaux et physiologiques :

  • Humidité : La bouture, privée de racines, ne peut pas absorber d’eau. Une humidité élevée (souvent maintenue par un dôme ou un sac plastique) est essentielle pour éviter qu’elle ne se dessèche.
  • Température : Une température modérée favorise la division cellulaire. En général, on recommande 20 à 25°C pour l’air ambiant, et un peu plus pour le substrat, afin de stimuler l'activité métabolique sans stresser la plante.
  • Lumière : Une lumière vive mais indirecte est idéale. Trop de soleil peut provoquer un dessèchement rapide, mais trop peu de lumière freine la croissance. Un éclairage diffus est donc préférable pour éviter le stress hydrique tout en permettant une photosynthèse suffisante.
  • Âge et état de la plante mère : Les tissus jeunes (comme les extrémités tendres d’une pousse) ont souvent un meilleur potentiel d’enracinement que les bois plus âgés, car ils sont plus riches en cellules méristématiques et en hormones de croissance.
  • Sucres : Les sucres jouent un double rôle. Ce ne sont pas seulement des carburants pour la croissance ; ils agissent également comme des molécules de signalisation, influençant la direction du développement cellulaire.

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II. Le Greffage : L'Art d'Unir Deux Plantes pour Former un Tout

Le greffage est une autre méthode de multiplication végétative, mais son principe diffère fondamentalement du bouturage. Cette technique repose sur la capacité des plantes à réparer leurs tissus après une blessure, en établissant une continuité entre deux systèmes vasculaires. La pratique du greffage a probablement débuté il y a 2500 ans en Chine. Au IIème siècle avant J.-C., on trouve déjà des descriptions de la greffe en fente, de l’écussonnage et de la greffe en couronne. Le greffage, contrairement au bouturage, permet de choisir un porte-greffe possédant des caractéristiques particulières : vigueur, adaptation au sol, résistances à des maladies ou sensibilité aux ravageurs, etc.

1. Les Composants Essentiels du Greffage

La greffe nécessite deux partenaires végétaux distincts :

  • Le greffon : Généralement un petit rameau avec un ou plusieurs bourgeons de la variété que l’on veut multiplier. Il représente la partie aérienne de la future plante.
  • Le porte-greffe : Celui qui fournit les racines et parfois une partie du tronc. Le premier fournira les racines et la sève brute. Il est choisi pour ses caractéristiques racinaires et sa capacité à s'adapter au sol.

2. La Physiologie de la Soudure de Greffe

La réussite d’un greffage repose sur une séquence d’événements biologiques bien coordonnée, en réponse à la blessure provoquée par la coupe. Immédiatement après la mise en contact, les cellules des deux plantes réagissent à la blessure. Une fine couche nécrotique (faite de cellules mortes) se forme au niveau de la coupure, servant de première barrière protectrice.

Dans les tissus proches de la blessure (notamment le cambium), certaines cellules se réactivent et commencent à se diviser. Le cal, un tissu de réparation, continue de se développer des deux côtés de l’union, comblant progressivement l’espace entre greffon et porte-greffe. Ce tissu particulier qui permet cette soudure est le cambium. Ce tissu se développe pour former sous l’écorce le liber où circule la sève élaborée et de l’autre côté l’aubier où passe la sève brute. Une nouvelle couche de cambium se différencie au sein du cal, rétablissant ainsi les connexions vasculaires essentielles. Une fois les connexions établies, la plante redevient fonctionnelle comme un tout, permettant la circulation de la sève élaborée et brute.

3. Le Rôle Crucial des Hormones et des Nutriments dans le Greffage

Les hormones végétales et les nutriments sont des acteurs clés dans le processus de greffage :

  • Auxine : L’auxine est cruciale pour déclencher la formation de tissus vasculaires. Elle est produite dans le greffon et migre vers le point de greffe, stimulant la division cellulaire et la différenciation des vaisseaux.
  • Cytokinines : Fabriquées principalement dans les racines, les cytokinines favorisent la formation des vaisseaux, surtout du xylème, et complètent l'action de l'auxine.
  • Sucres : Les sucres, produits par la photosynthèse dans les feuilles du greffon, sont aussi indispensables : ils fournissent l’énergie pour la division cellulaire et servent de molécules de signalisation, orchestrant le développement des nouveaux tissus. Ce ne sont pas seulement des carburants pour la croissance.

4. Facteurs Clés de la Réussite du Greffage

Plusieurs facteurs influencent directement le succès d'une greffe :

  • Compatibilité génétique : Plus les deux plantes sont proches, plus elles ont de chances de réussir leur union. Les greffes entre variétés d’une même espèce ou d’un même genre sont généralement compatibles. La compatibilité est toujours vraie entre même espèce (entre pommiers, entre poiriers, etc.). Parfois, malgré des conditions idéales, la greffe échoue ; on parle alors d’incompatibilité.
  • Alignement du cambium : Le cambium est une fine couche de cellules entre le bois (xylème) et l’écorce (phloème). Un alignement précis de ces couches est primordial pour que les tissus puissent se souder et que les vaisseaux conducteurs se reconnectent. Pour réussir le greffage, il faut parvenir à accoler le cambium des deux plantes.
  • État physiologique des deux partenaires : Le greffon est souvent prélevé en dormance, pour éviter une consommation trop rapide des réserves et minimiser le stress. Les plantes sont alors en pleine végétation, en “montée de sève”, et leur écorce se décolle facilement, simplifiant le geste.
  • Propreté et conditions de greffage : Une coupe propre, sans infection, et une bonne pression de contact sont essentielles pour favoriser la cicatrisation et prévenir les maladies. Utiliser des outils très tranchants, propres et désinfectés est impératif. S’entraîner pour être capable d’effectuer une coupe franche rapidement est également crucial. Il est recommandé de travailler vite, en dehors des heures les plus chaudes de la journée et des courants d’air, afin d’éviter le dessèchement des tissus. Choisir des porte-greffes et greffons en bon état sanitaire est aussi une garantie de succès. Enfin, bien étanchéifier et ligaturer la greffe est essentiel pour protéger la zone de l'air et de l'humidité excessive.

5. Choisir et Conserver les Greffons

La réussite d'une greffe dépend de ses greffons. Il est essentiel de repérer un arbre sain et vigoureux pour le prélèvement. Choisissez, dans la partie centrale d'une branche âgée d'un an, des rameaux à bois de la grosseur d'un crayon. Éliminez l'extrémité herbacée et la base. Pour chaque greffe, coupez au moins 5 rameaux de 30 cm d'une même variété. La période de récupération des greffons (bois aoutés de l’année, récolter des grandes terminaisons des branches de l’année) s'étend généralement de décembre à février.

Pour préserver la qualité des greffons, il est recommandé de les stocker de manière appropriée. Réunir les rameaux en bottes étiquetées, les enterrer aux trois quarts dans du sable et les placer contre un mur exposé nord permet une bonne conservation. Les greffons roulés dans un torchon humide, stockés dans un sac « poubelle » noir et allongés dans le bac à légumes du réfrigérateur se conservent très bien plusieurs mois. Pour garantir le succès de la greffe, il est crucial de choisir des greffons qui présentent à la fois une belle apparence, une vigueur notable et aucune trace de maladie.

6. Périodes Idéales pour le Greffage

La période optimale pour effectuer la greffe des arbres fruitiers à noyaux est généralement en mars, tandis que celle des arbres fruitiers à pépins est préférable en avril. Cependant, il est important de noter qu’il existe d’autres périodes propices pour le greffage, notamment lorsque la sève commence à redescendre, à la fin de l’été ou en septembre. La greffe des végétaux se pratique de préférence en été, à œil dormant.

III. Les Différentes Méthodes de Greffage : Adaptabilité et Précision

Illustration des différentes méthodes de greffage: en fente, en couronne, en écusson

Il existe différentes méthodes de greffage, qui varient en fonction de la période, de la taille et du type de porte-greffes. Chacune est adaptée à des situations spécifiques.

1. Greffe par Approche

C’est la méthode la plus sûre, car le sujet et le greffon restent alimentés chacun par leurs propres racines jusqu’à la soudure. Pour la réaliser, enlevez un lambeau d’écorce de même taille et dimension sur les deux rameaux à greffer, de façon que ces entailles coïncident parfaitement lorsqu’elles sont appliquées l’une sur l’autre. Enfin, maintenez-les en contact par une ligature serrée. Le porte-greffe est généralement élevé en pot, pour être facilement placé près de la plante mère qui fournit le greffon.

2. Greffe en Fente

Le greffage en fente est une technique de greffage couramment utilisée pour créer une nouvelle plante en combinant une partie d’un porte-greffe avec une partie d’une plante donneuse. Cette méthode est particulièrement efficace pour les arbres fruitiers, les arbres d’ornement et d’autres types de plantes ligneuses. Elle convient aux tiges de 5 à 7 cm de diamètre au maximum. Le greffage en fente est une méthode précise qui permet de créer de nouvelles plantes en conservant les caractéristiques souhaitées de la plante donneuse.

Les étapes pour réaliser une greffe en fente sont les suivantes :

  1. Commencez par couper le porte-greffe à la hauteur souhaitée, veillant à ce qu’il ait un diamètre compris entre 1 et 5 centimètres.
  2. Le sujet est sectionné horizontalement à la scie égoïne puis fendu à la serpette sur 4 à 5 cm suivant son diamètre.
  3. Insérez dans la fente 2 greffons portant 3 yeux et taillés en double biseau.
  4. Faites coïncider les cambiums aussi exactement que possible.
  5. Élargissez la fente du porte-greffe à l’aide d’un tournevis, par exemple.
  6. En fonction des diamètres du porte-greffe et du greffon, vous pouvez insérer un deuxième greffon dans la fente du porte-greffe.
  7. Ligaturez au raphia, puis engluez complètement la plaie et la coupe supérieure des greffons avec du mastic à greffer, afin de les soustraire au contact de l’air.

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3. Greffe en Couronne

Pour les troncs de grosseur supérieure, la greffe en couronne est privilégiée. Incisez verticalement l’écorce sur 4 à 5 cm, aux endroits prévus pour la pose des greffons. Ensuite, coupez des greffons à 3 yeux, en taillant leur base en biseau allongé et en formant un épaulement atteignant le tiers du diamètre. Insérez-les sous l’écorce après avoir écarté avec une spatule l’une des lèvres de l’incision et de façon que l’épaulement soit “assis” sur la coupe du tronc. Enfin, ligaturez et engluez au mastic à greffer.

4. Greffe en Placage

Sujet et greffon doivent être sensiblement de même diamètre. Taillez le second en sifflet allongé et faites à la base du porte-greffe une entaille correspondant à cette coupe, en entamant la tige jusqu’à l’aubier. Assemblez ensuite les 2 parties en les juxtaposant parfaitement. Maintenez cet ensemble par une ligature de raphia. La greffe en placage est surtout utilisée pour la multiplication des arbustes à feuilles persistantes et conifères. Elle n’est généralement pas engluée.

5. Greffe en Écusson

Le greffon est un œil prélevé au greffoir sur le rameau, avec l’écorce qui le porte, sans entamer l’aubier. Si une esquille de bois subsiste à l’opposé de l’œil, retirez-la délicatement en prenant garde à ne pas “vider” celui-ci. Faites sur le sujet une incision en T dans laquelle vous insérerez l’écusson après avoir écarté les lèvres de celle-ci. Ligaturez enfin de plusieurs tours de raphia, en commençant l’enroulement par le haut. La greffe en écusson s’applique, entre autres, aux arbres fruitiers et rosiers. Elle n’est jamais engluée.

6. Le Matériel du Greffeur

Il existe différents greffoirs. La lame diffère selon qu’il est nécessaire d’exercer une pression assez forte (greffe à l’anglaise) ou très mesurée (greffe en écusson). Ces outils sont équipés, sur le haut de leur manche, d’une spatule. Elle permet d'écarter les bords de l’incision sur le porte-greffe avant d’y glisser l’écusson.

IV. Différences Fondamentales et Complémentarités : Raciner ou Fusionner ?

Face à une blessure, la plante déclenche une série de réponses internes. Qu’il s’agisse d’une bouture isolée ou d’un greffage, le premier réflexe est le même : protéger la zone lésée et amorcer la réparation par la formation d’un cal. Mais ce point commun s’arrête là.

Dans une bouture, il n’y a plus de racines. L’absence de racines envoie un signal clair : il faut en former de nouvelles. Les phytohormones, en particulier l'auxine, jouent un rôle fondamental pour stimuler la division cellulaire et la différenciation des cellules du cal en primordia racinaires. Le succès de cette régénération est fortement dépendant des conditions environnementales (humidité, température, lumière) et de l'état physiologique de la plante mère.

Dans un greffage, les racines du porte-greffe sont présentes. Le porte-greffe, le premier, fournira les racines et la sève brute. Le second est un fragment de rameau de la variété que l'on veut multiplier. Le greffon doit se souder au porte-greffe pour rétablir la circulation de la sève. Ici, le rôle principal des hormones est de faciliter la reconnexion des tissus vasculaires (xylème et phloème) entre les deux partenaires. L'auxine, produite dans le greffon, et les cytokinines, produites dans les racines, collaborent pour reformer un système vasculaire continu et fonctionnel.

Le bouturage et le greffage sont deux approches complémentaires de la multiplication végétative, qui reposent toutes deux sur la plasticité régénérative des plantes. Elles permettent de contourner les limitations de la reproduction sexuée, qui peut entraîner une variation génétique imprévisible, comme l'explique le processus de la graine des arbres fruitiers. Un pépin de pommier, par exemple, donnera bien un pommier, mais l’arbre produit par la graine aura pour gènes un assemblage aléatoire de ceux de la mère (la fleur) et de ceux du père (le pollen). Donc, quel que soit le pollen qui féconde une fleur, le fruit obtenu sera toujours le même puisque c’est un grossissement du réceptacle. Par contre, chaque graine sera différente puisqu’elle a son propre patrimoine génétique. Comment ce patrimoine génétique se traduira-t-il dans le nouvel arbre obtenu ? Pour le savoir, il faut semer la graine et attendre 10, 12, voire 15 ans pour que l’arbre produise ses premiers fruits qui seront obligatoirement différents des parents.

En permettant de reproduire fidèlement des variétés sélectionnées, le bouturage et le greffage sont des outils essentiels pour l'agriculture, l'horticulture et la conservation des espèces végétales. Le marcottage et le bouturage consistent à faire émettre des racines à un rameau, et ainsi de pouvoir le replanter. Cette méthode très usitée pour les groseilliers, cassissiers, ne convient pas bien aux pommiers, poiriers, cerisiers, etc. qui n’ont pas ou peu d’aptitude pour développer des racines sur un rameau. Le greffage est incontournable pour multiplier arbres fruitiers et plantes, qui conserveront toutes les caractéristiques génétiques de la plante mère. Greffer est une technique de multiplication qui consiste à mettre en étroite union deux végétaux.

1. Suivi et Entretien Post-Greffage

Assurer un suivi rigoureux est crucial pour la réussite de la greffe. Il est nécessaire de couper la ligature si elle risque d’étrangler le greffon, ce qui pourrait compromettre la circulation de la sève. Il faut également être attentif aux pucerons et autres ravageurs qui peuvent affaiblir la jeune greffe. Tuteurer la pousse si nécessaire permet de la soutenir et de la protéger des vents. Il est impératif de supprimer le tire-sève et les pousses situées sous le point de greffe, car ils entreraient en concurrence avec le greffon pour les nutriments. En cas de reprise multiple, ne conserver qu’un greffon garantit une croissance optimale et concentrée. Une fois la greffe réussie, libérer la ligature d’un coup de cutter. N’attendez pas, vous risqueriez de provoquer l’étranglement de l’arbuste. Si vous avez greffé des plants placés en pépinière, laissez-leur le temps de se remettre de cet acte chirurgical qu’est la greffe.

Ces techniques sont le fruit d'une longue observation et d'une compréhension approfondie des mécanismes naturels de régénération des plantes, permettant à l'homme de sculpter la nature à son avantage.

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