L'art et la technique du pied-mère bonsaï : Maîtrise de la croissance et de la structure

La culture d'un pied-mère sous forme de bonsaï représente une synthèse unique entre la gestion horticole rigoureuse et les principes esthétiques ancestraux. Le concept de pied-mère consiste à maintenir une plante dans un état de croissance végétative perpétuelle, dans le but d'y prélever régulièrement des boutures. Lorsqu'on applique les techniques du bonsaï à cette pratique, on transforme un outil de production en un spécimen structuré, compact et pérenne, capable de fournir des boutures pendant de nombreuses années.

Fondements de la structure et du développement racinaire

La morphologie d'un bonsaï, et par extension d'un pied-mère structuré, dépend étroitement de l'équilibre entre la ramure et le système racinaire. À travers le choix du substrat, on peut favoriser un type ou un autre de développement des racines et, donc, la formation de leur départ visible (nebari). En choisissant des grains grossiers, on limite la ramification et on favorise des racines fortes. Le développement de la ramure est lié avec celui des racines. En général, plus les radicelles sont nombreuses, plus la ramification est fine.

Le collet, base du tronc, joue un rôle crucial dans l'ancrage visuel de l'arbre. Dans les canons du bonsaï, le collet n'est pas enterré ; il s'évase pour ancrer visuellement l'arbre. Des racines orientées directement vers le spectateur nuisent à l'impression de profondeur, elles sont préférablement dirigées légèrement sur le côté. Des racines enroulées sont disgracieuses et ne paraissent pas naturelles, tandis que des racines dirigées d'un seul côté donnent une sensation d'instabilité. Elles doivent être réparties de part et d'autre de l'arbre.

Schéma illustrant l'évasement du collet et la répartition radiale des racines pour un nebari équilibré

Gestion de la hauteur et entretien structurel

L'un des défis majeurs du pied-mère bonsaï est la maîtrise de sa verticalité. Le pied-mère au fil des mois va prendre quelques centimètres de hauteur. Cependant, la plupart du temps les espaces dédiés aux PM ont une hauteur restreinte et gérer la hauteur est alors obligatoire. Il est très important de garder des départs de branches le plus bas possible sur le PM, ceci afin de pouvoir tailler les parties hautes et faire repartir le PM de plus bas. Sinon le PM sera de plus en plus haut au fil des années et cela ne nous arrange pas.

Il faut couper les parties "vieilles" les plus hautes du PM. Les départs de branches en dessous de l'endroit où on a coupé ainsi que les autres branches vont alors se développer. Ces autres branches sont plus basses, on a donc gagné quelques centimètres, ce qui représente quelques mois de pousse du PM. Vous l'aurez compris, il est primordial de garder des départs de branches basses en vie. On fait cette manipulation d’entretien tous les 6 mois environ. La branche visée couvre de nombreux départs de branches basses et est un peu haute à mon goût. Les départs de branches entourés en rouge vont profiter de la suppression de la branche.

La taille de structure porte principalement sur les branches primaires de l’arbre. Les jin (branches mortes, sans écorce) peuvent participer activement à l’esthétique d’un arbre en vieillissant son aspect général. Ils peuvent également constituer les « souvenirs » de branches qui ne pouvaient pas participer directement à la mise en forme parce qu’incohérentes avec les autres. Contrairement aux idées reçues, les espèces qui supportent le mieux le vieillissement du bois mort sont celles réputées les plus tendres en menuiserie, tel que les pins.

Démonstration de taille d'entretien d'un Erable en forme architecturée

Optimisation du substrat et fertilisation

Pour la gestion d'un pied-mère, le choix du terreau est déterminant. Certains cultivateurs préfèrent réaliser leur propre mélange pour des raisons financières et pour éviter les terreaux du commerce, soit incomplets, soit trop riches pour les jeunes plants, avec des capacités de drainage souvent insuffisantes.

Concernant l'arrosage, une méthode empirique consiste à soupéser les pots après l'arrosage pour établir une référence de poids, puis de laisser sécher la terre jusqu'à ce que la plante montre les premiers signes de sous-arrosage. Il faut noter que le sur-arrosage est une erreur plus délicate à gérer que le sous-arrosage. Pour le premier arrosage, l'utilisation d'un pulvérisateur permet d'oxygéner la solution et d'éviter l'excès d'eau.

Pour## Le Pied Mère Bonsaï : Maîtrise de la Hauteur et de la Vigueur pour une Production Optimale

Le concept de pied mère bonsaï est une approche astucieuse pour la production de boutures, permettant de maintenir une plante dans un format compact tout en assurant une source constante de matériel végétal. Loin des images traditionnelles du bonsaï japonais, cette technique se concentre sur l'optimisation de l'espace et la gestion de la croissance pour des objectifs de propagation. Comprendre les principes fondamentaux du bonsaï, même s'ils sont adaptés, est essentiel pour réussir à maintenir un pied mère sain et productif.

Schéma d'un bonsaï avec ses différentes parties étiquetées

Qu'est-ce qu'un Pied Mère ?

Un pied mère est une plante maintenue en croissance végétative constante, dont le but principal est de fournir des rameaux qui seront ensuite bouturés. Cette approche permet de conserver les caractéristiques génétiques souhaitées d'une plante sur une longue période. Pour les pieds mères, il est préférable de ne pas engraisser excessivement, car des sels risquent de s'accumuler dans la motte de terre centrale, celle que l'on ne peut pas remplacer avec un root trimming. Les pieds mères n'ont pas besoin d'un pot énorme ; un pot de 15x15x15 cm est souvent suffisant. Si vous avez déjà un placard de croissance et que vous n'avez que quelques pieds mères, vous pouvez les caler dans un coin. Il est très important de garder des départs de branches le plus bas possible sur le pied mère. Cela permet de tailler les parties hautes et de faire repartir le pied mère de plus bas, évitant ainsi qu'il ne devienne de plus en plus haut au fil des années, ce qui ne serait pas pratique dans des espaces de culture restreints.

Gestion de la Hauteur dans les Espaces Restreints

La gestion de la hauteur est une préoccupation majeure pour les pieds mères bonsaïs, en particulier lorsque l'espace de croissance est limité. Le pied va naturellement gagner quelques centimètres au fil des mois, malgré les tailles régulières pour prélever les boutures. Pour contrecarrer cette croissance verticale, il faut couper les parties "vieilles" les plus hautes du pied mère. Les départs de branches situés en dessous de l'endroit de la coupe, ainsi que les autres branches plus basses, vont alors se développer. Cette manipulation permet de regagner quelques centimètres, ce qui représente plusieurs mois de pousse du pied mère. Il est donc primordial de garder des départs de branches basses en vie. Cette opération d'entretien peut être réalisée tous les six mois environ. Lorsqu'une branche couvre de nombreux départs de branches basses et est un peu haute, sa suppression permet aux branches entourées en rouge sur certains schémas de profiter de cette suppression. Après cette taille qui peut paraître délicate mais qui est en réalité très simple à réaliser, il ne reste que le nécessaire pour que le pied mère reparte bien. Il est important de ne pas couper trop, car le pied mère pourrait ne pas s'en remettre.

Démonstration de taille d'entretien d'un Erable en forme architecturée

Création d'un Pied Mère Bonsaï à partir d'une Bouture

La création d'un pied mère bonsaï commence par le choix de la bouture. Dans chaque tournée de boutures, certaines sont plus solides et plus jolies que les autres. Il est recommandé de choisir une ou deux de ces boutures d'élite, et surtout pas parmi les rejets. Il faut garder à l'esprit que cette mère fournira des boutures quatre à six fois par an pendant cinq à quinze ans, donc la meilleure qualité s'impose. La bouture est placée dans un pot carré de 6 cm de côté. Après quelques jours de croissance pour développer des racines, la bouture est taillée pour obtenir trois ou quatre pousses latérales. Ces petites branches formeront le squelette principal de la mère, idéalement en donnant à la plante la forme d'une tasse. Les deux pousses du sommet se développeront plus rapidement. Quand elles atteignent environ 12 cm, leurs extrémités sont pincées ou coupées juste au-dessus d'un nœud, ce qui devrait donner six à huit branches principales. Lorsque ces branches mesurent 10 à 15 cm, elles peuvent être prélevées comme première tournée de boutures, coupées juste au-dessus du premier nœud de la pousse. C'est à ce moment qu'il est temps de changer de pot pour une taille supérieure, un pot de 8 cm de côté étant idéal. Les plantes qui ont déjà subi plusieurs prélèvements de boutures, comme une plante "2" dans les exemples visuels, nécessitent un rempotage. Une légère carence en azote peut indiquer qu'il est préférable de rempoter après un prélèvement de boutures. Une mère de cinq ans peut encore produire un grand nombre de boutures, et il est important de maintenir son centre ouvert pour éclairer l'intérieur de la plante autant que l'extérieur. Si elles sont de nouveau taillées avec cette forme, les rendements seront encore meilleurs.

Le Rôle du Substrat et de l'Arrosage

Le choix du substrat joue un rôle crucial dans le développement des racines et, par conséquent, dans la formation de leur départ visible (nebari). En choisissant des grains grossiers, on limite la ramification et on favorise des racines fortes. Le développement de la ramure est intrinsèquement lié à celui des racines ; en général, plus les radicelles sont nombreuses, plus la ramification est fine. Pour le terreau, la préparation d'un mélange maison est souvent préférable, tant pour des raisons financières que pour s'assurer des propriétés de drainage adéquates. Un mélange de terreau de qualité permet d'éviter les problèmes liés aux packs commerciaux souvent incomplets ou trop riches pour les jeunes plants.

Concernant l'arrosage, un conseil pratique est de soupeser les pots une fois arrosés, quitte à utiliser une balance pour mémoriser le poids. Il faut ensuite laisser sécher la terre jusqu'à ce que la plante montre les premiers signes de sous-arrosage, puis peser à nouveau pour établir un point de comparaison. En termes plus simples, lorsque le pot devient très léger, il est temps d'arroser. Il ne faut pas avoir peur de laisser les plantes un peu en sous-arrosage, car c'est très vite rattrapé. En revanche, un sur-arrosage est plus délicat à gérer. Pour le premier arrosage, il est conseillé d'utiliser un pulvérisateur pour oxygéner la solution d'arrosage et éviter de trop arroser. Pour des pots de 15x15x20 cm, environ 1/2 litre de solution par pot est suffisant pour le premier arrosage.

Fertilisation et pH

Le régime de fertilisation des pieds mères bonsaïs doit être adapté à leur faible volume de substrat et à leur besoin constant d'apports nutritifs. Un premier arrosage avec un stimulateur de racines est recommandé, suivi d'un séchage complet du substrat. Une fois la terre bien sèche et la plante bien partie (environ une semaine après le bouturage), le premier arrosage avec engrais peut être effectué. Une dose initiale de 1 ml/L de A + 1 ml/L de B + 1 ml/L de stimulateur de croissance est souvent un bon point de départ pour des boutures qui poussent rapidement.

Quant au pH, il est crucial de ne pas le corriger pour la terre. Avec le terreau, rien n'est pire qu'un pH qui fluctue. La correction du pH est généralement réservée à la culture hydroponique. La fréquence d'engraissage est à chaque arrosage pour les plantes mères bonsaïs, compte tenu de leur faible volume de substrat qui nécessite des apports nutritifs constants. Il leur faut suffisamment d'engrais pour rester en bonne santé, à savoir une solution dosée à moitié de ce qui est indiqué, deux fois par mois. Cela assure une bonne santé générale sans risque de sur-fertilisation. Si une production plus importante est désirée, les doses d'engrais peuvent être ajustées. Toutes les deux à quatre semaines, une nouvelle fournée de boutures est prélevée, même si elles ne sont pas immédiatement nécessaires. Il s'agit de "tondre le gazon" pour maintenir la mère à la même taille pendant des années. Comme on prélève autant, elle peut manquer de macro-nutriments, c'est pourquoi il est conseillé de lui donner un engrais foliaire une fois par mois.

Taille de Structure et Entretien Continu

La taille de structure porte principalement sur les branches primaires de l'arbre. Une fois la taille désirée atteinte, il faut effectuer une taille quasi continue, au minimum une fois par semaine, sinon la plante devient trop envahissante. L'utilisation de néons est parfois préférée car elle permet aux plantes de ne pas pousser trop vite ni de consommer trop rapidement les nutriments.

Les pieds mères perdent de la vigueur avec l'âge. Contrairement à certaines idées reçues, il est fortement déconseillé de faire un root trimming sur une plante déjà fatiguée, car cela peut entraîner la perte de la plante. Il est préférable de procéder au root trimming avant l'apparition des signes de fatigue. Si l'on souhaite tout de même tailler une vieille mère fatiguée, il faut prendre soin de lui redonner des forces avant de procéder, en lui fournissant de l'engrais par voie racinaire et/ou foliaire. Prendre une bouture de secours peut être utile pour prévenir une éventuelle mort du pied mère à ce stade de "sauvetage".

Le "Root Trimming" : Rajeunissement des Racines

Le "root trimming" est une technique essentielle pour maintenir la santé et la vigueur des pieds mères à long terme. Il s'agit de tailler les racines une ou deux fois par an, selon l'intensité de la fertilisation et la qualité de l'eau. Malgré ce que l'on dit parfois, il est quasiment impossible de nettoyer les racines des dépôts de sel accumulés. Une sur-fertilisation temporaire peut être gérée, mais une cristallisation continuelle des sels et des dépôts de carbone est difficile à éliminer.

Pour un root trimming réussi, il faut tailler la masse foliaire en adéquation avec la masse racinaire. Avant de tailler les racines, il est recommandé de tailler pratiquement toutes les pousses qui partent des branches principales, en n'en laissant qu'une ou deux petites sur chaque branche pour attirer la sève et la garder en vie. Si toutes les pousses sont enlevées, 99% des branches meurent, et le pied meurt généralement en un mois ou deux. Ensuite, on retire des tranches de 3 cm sur les côtés et une tranche de 3,5 cm dans le fond de la motte de racines. Cela réduit la motte de 11x11x11 cm à 7,5x7,5x8 cm après avoir raclé le vieux compost à la surface, ce qui signifie que les deux tiers du substrat seront remplacés. La boule de racines est ensuite posée sur environ 2 cm de compost, les côtés sont remplis, puis le tout est recouvert d'environ 1 cm de compost. Cette méthode permet de planter le pied 1 cm plus profondément à chaque root trimming. D'ici quelques années, il est possible de couper la plante en deux verticalement lorsque les deux branches principales auront leur propre système de racines. Cette méthode assure un renouvellement constant des racines et un remplacement lent du tronc principal. Grâce à cette technique, des mères peuvent atteindre l'âge de 15 ans. Pour garder des pieds dans des pots plus petits, il suffit d'enlever des tranches plus fines lors du root trimming.

Illustration des différentes étapes du root trimming

Esthétique et Principes du Bonsaï Adaptés

Bien que l'objectif principal du pied mère bonsaï soit la production, il s'inspire de certains principes esthétiques du bonsaï traditionnel. Le bonsaï se conforme habituellement à des canons ou 'règles' qui sont des lignes directrices pour la création d'un bel arbre. Ces règles, bien que non rigides et fréquemment violées selon les situations, sont précieuses pour les débutants et proviennent principalement de la culture japonaise du bonsaï. Elles analysent ce qui 'marche' et 'ne marche pas'.

Le tronc, la cime, le collet et les racines sont les éléments les plus importants dans un bonsaï, mais les branches, les masses de feuillage et le pot ont aussi leur importance. La hauteur de l'arbre égale six fois le diamètre du tronc. Il n'y a qu'une cime par arbre, et la cime est fournie. Le collet (base du tronc) s'évase pour ancrer visuellement l'arbre et n'est pas enterré. Des racines orientées directement vers le spectateur nuisent à l'impression de profondeur et sont dirigées légèrement sur le côté. Des racines enroulées sont disgracieuses et peu naturelles, tandis que des racines dirigées d'un seul côté donnent une sensation d'instabilité ; elles doivent être réparties de part et d'autre de l'arbre. On peut rééquilibrer la base en plaçant une pierre ou une petite plante là où des racines manquent, ou inciser le côté manquant et recouvrir de terre pour favoriser l'apparition de racines. Des racines fines ou verticales sont peu harmonieuses et donnent une sensation de fragilité ou d'instabilité.

Le tiers du bas n'a pas de branches, le tiers du milieu est dégagé près du tronc et laisse voir le tronc et les départs de branches. Les branches se rapprochent progressivement de la base à la cime, et celles de la cime sont en proportion avec le tronc. La première branche est placée approximativement au tiers de la hauteur de l'arbre, et les branches alternent visuellement. Pour créer l'illusion d'un vieil arbre, les branches sont dirigées vers le bas, tandis que les jeunes arbres ont des branches ascendantes. Le feuillage forme un triangle scalène, irrégulier. Toutes les branches ont une forme et une structure similaire, en harmonie entre elles. Les ramifications ne se dressent pas verticalement vers le haut et ne retombent pas.

L'ensemble du pot et de l'arbre doit être en harmonie et donner une sensation d'équilibre. La position du pied de l'arbre dans le pot confère une sensation de stabilité. L'arbre est placé un peu derrière la ligne médiane du pot et à gauche ou à droite de la ligne centrale. Dans la forme en balai (Hokidachi), l'arbre est au centre du pot. Un arbre penché est plus excentré dans le pot. La profondeur du pot égale l'épaisseur du tronc, sauf pour les cascades (Kengai) et le style du lettré (Bunjingi). La longueur du pot égale les deux tiers de la hauteur de l'arbre. Pour les arbres plus larges que hauts, elle égale les deux tiers de l'envergure de l'arbre. Le style du pot est en harmonie avec celui de l'arbre. Les troncs verticaux sans grand mouvement sont placés dans des pots rectangulaires, tandis que les troncs au mouvement souple sont placés dans des pots ronds ou ovales. Les arbres massifs sont placés dans des pots rectangulaires plus profonds. Les pots rectangulaires sont plus masculins, rigides, vigoureux. La couleur et le décor du pot sont en harmonie avec les fleurs, les fruits, les feuilles, l'écorce.

Lumière et Environnement de Culture

L'optimisation de la source lumineuse est cruciale, surtout pour les bonsaïs de très petite taille. Il semble qu'il n'existe pas de néons plus petits que 60 cm (soit 20W à 25W), ce qui est largement suffisant pour un bonsaï, à condition que le placard soit bien aménagé avec du mylar pour maximiser la réflexion lumineuse. Les lampes "éco" sont souvent des néons de forme améliorée et peuvent remplacer un éclairage sous néon classique.

Une mère bonsaï, bien nourrie, peut produire 10 à 30 boutures tous les 14 jours sous une lampe à décharge (HPS ou MH) ou tous les 20 jours sous néons. Dans un espace de 1,20 m sur 60 cm avec 18 mères sous néons, il est possible d'obtenir plus de 9500 boutures par an, démontrant la flexibilité et l'efficacité de ce système. Les néons sont également appréciés pour leur capacité à limiter une croissance trop rapide, ce qui est un avantage pour maintenir la hauteur des pieds mères.

Comparaison entre différentes sources lumineuses pour la culture en intérieur

Bonsaïs "Micro" et Particularités des Espèces

L'idée de créer un bonsaï extrêmement réduit, par exemple dans un pot d'environ 3 cm de côté (27 cm³), soulève la question de la relation entre la taille de la plante et celle de ses racines. Il est en effet possible de faire un bonsaï de très petite taille si le développement racinaire est également contenu. Utiliser un substrat de fibre de coco avec engrais, s'approchant d'une culture hydroponique, peut être une solution pour optimiser cet espace restreint.

Concernant les jin (branches mortes, sans écorce), ils peuvent participer activement à l'esthétique d'un arbre en vieillissant son aspect général. Ils peuvent également constituer les "souvenirs" de branches qui ne pouvaient pas participer directement à la mise en forme parce qu'incohérentes avec les autres. Contrairement aux idées reçues, les espèces qui supportent le mieux le vieillissement du bois mort sont celles réputées les plus tendres en menuiserie, tel les pins. La technique de ligature est un moyen efficace de mettre en forme les bonsaïs. Elle a été, à l'origine, développée pour la production commerciale de masse. Quasiment indispensable à la formation des conifères, des pins en particulier, elle est plus délicate sur les feuillus dont l’écorce est plus fine et se marque très rapidement de manière quasi définitive.

Il est intéressant de noter que la taille des fruits d'un bonsaï est identique à celle de la plante dans sa taille normale. Cela ouvre la possibilité de récupérer des boutures sur le pied mère bonsaï et de les rempoter dans des pots de taille similaire à celle de la mère pour obtenir de nouveaux bonsaïs. L'intérêt est d'obtenir des pieds qui prennent peu de place, notamment en hauteur, assez touffus, qui ne produisent pas de grandes branches mais finissent par former de petits buissons. Un bonsaï bien fait ne prend que 20x20 cm d'espace.

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