Hirsutisme féminin : Comprendre, Diagnostiquer et Traiter la Pilosité Excessive

La pilosité, qu'elle soit plus ou moins abondante sur les jambes, les aisselles ou les bras, est un phénomène tout à fait naturel, souvent d'origine familiale. Cependant, lorsqu'une femme présente une pilosité abondante dans des zones généralement très poilues chez les hommes, on parle alors d'hirsutisme. Ce terme médical désigne la présence d'une pilosité excessive de type "masculine" chez la femme, se manifestant sur des zones habituellement épargnées par les poils matures (gros poils), comme le visage (moustache et barbe), le torse et l'abdomen, notamment la ligne médiane entre le nombril et le sexe. Bien que l'hirsutisme puisse être très difficile à vivre sur le plan psychologique, il est, dans la plupart des cas, inoffensif pour la santé. Il est essentiel de le distinguer de l'hypertrichose, où l'excès de pilosité est généralisé et souvent lié à des facteurs raciaux et familiaux.

Schéma comparatif hirsutisme et hypertrichose

Distinguer Hirsutisme et Hypertrichose

À première vue, l'hirsutisme et la pilosité excessive (ou hypertrichose) pourraient sembler être la même chose. Cependant, il est crucial de bien distinguer ces deux conditions :

  • L'hirsutisme concerne la pilosité de type masculine chez la femme, apparaissant sur des zones comme la barbe, la moustache au-dessus de la lèvre supérieure ou le torse.
  • L'hypertrichose (ou pilosité excessive) se caractérise par une pilosité abondante en quantité, de façon générale, sur l'ensemble du corps ou sur des parties spécifiques, sans pour autant suivre un schéma de répartition masculine. Cette hypertrichose essentielle ou idiopathique (sans cause identifiée) est une simple exagération de la pilosité normale. Elle débute avant la puberté, est diffuse, mais prédomine sur les membres et le bas du dos.

Chez les femmes, les poils terminaux recouvrent normalement des zones telles que le menton, les joues ou la poitrine, tandis qu'elles sont normalement couvertes de duvet. En cas d'hirsutisme, en revanche, les poils terminaux remplacent le duvet dans les "zones typiquement masculines", de sorte que la pilosité est nettement plus importante. Lorsque d'autres parties du corps ou le corps entier sont touchés par une forte pilosité, on parle dans ce cas d'hypertrichose.

Reconnaître les Signes de l'Hirsutisme Féminin

Environ 5 à 10% des femmes en âge de procréer sont concernées par ce dérèglement hormonal. Cependant, toutes les pousses de poils anarchiques ne sont pas forcément de l'hirsutisme féminin. L'hirsutisme se traduit chez la femme par une pilosité excessive de type masculine. Cette pilosité survient dans des zones normalement dénuées de poils chez la femme : le visage (moustache et barbe), le torse et la ligne médiane entre le nombril et le sexe.

En plus de la pilosité excessive dans les zones "mâles", le médecin va rechercher d'autres symptômes chez la patiente pour confirmer son diagnostic, via un interrogatoire, un dosage sanguin et un examen clinique. Ces symptômes peuvent inclure :

  • Acné : Les mêmes hormones sont généralement responsables des deux, mais pas toujours.
  • Calvitie féminine ou chute de cheveux : En général, elle est partielle.
  • Répartition de la masse grasse et de la masse musculaire sur le corps.
  • Volume des seins et du clitoris.
  • Antécédents familiaux.

Illustrations des zones affectées par l'hirsutisme

Le diagnostic de l'hirsutisme est basé sur l'observation d'une pilosité typiquement masculine chez une patiente : on trouve davantage de poils terminaux à des endroits tels que le menton, la lèvre supérieure ou la poitrine.

Le Score de Ferriman et Gallwey

Pour évaluer la sévérité de l'hyperpilosité selon les parties du corps, un test nommé score de Ferriman et Gallwey est utilisé. Cette échelle bien précise permet de quantifier la densité de la "fourrure". Chaque région est notée de 0 (aucun gros poil) à 4 (beaucoup de gros poils) - la somme des scores de chaque région est additionnée pour obtenir un score global. Ce système permet une évaluation objective et reproductible de l'étendue de l'hirsutisme.

Comprendre les Causes de l'Hirsutisme Féminin

Pour agir efficacement contre ce développement pileux excessif, il est essentiel d'en comprendre les mécanismes internes. À l'origine de cette pathologie, il y a toujours un excès d'androgènes, des hormones mâles. Les androgènes ne sont pas des hormones exclusivement "masculines". En effet, les androgènes sont également produits en petites quantités par les femmes. La testostérone (principale hormone mâle) est convertie dans la peau en dihydrotestostérone (forme active de l'hormone mâle) par l'action d'une enzyme, la 5-alpha réductase. La dihydrotestostérone agit sur les poils immatures (poils duvets très fins, invisibles) de la face et du corps et provoque leur transformation en poils matures (poils épais, de couleur foncée, visibles). L'hirsutisme est donc dû à une augmentation de la sécrétion d'androgènes chez la femme.

L'hirsutisme: quand les poils nous envahissent!

La Surproduction de Testostérone et autres Androgènes

Il existe en fait plusieurs androgènes, et n'importe lequel pourrait être à l'origine des symptômes. Le dosage de la testostérone seule ne suffit PAS à poser le diagnostic. Pour bien comprendre ce qu'il se passe, le dosage des hormones masculines est généralement associé à d'autres bilans. Il est crucial que le bilan hormonal comporte tous ces dosages :

  • Testostérone : Idéalement, elle doit être mesurée LIBRE. Si la testostérone totale est mesurée, il faut l'associer à la SHBG (ou TeBG, une enzyme qui désactive la testostérone), surtout si l'hirsutisme fait suite à la prise de pilule contraceptive ou en cas de problème de thyroïde.
  • SDHEA : Il s'agit d'un androgène sécrété par les glandes surrénales.
  • Delta-4-Androsténédione : C'est un précurseur de la testostérone et de l'œstrogène.
  • DHT (Dihydrotestostérone) : Souvent en excès dans l'hirsutisme classique, il s'agit d'un métabolite de la testostérone qui est sans conséquence sur le cycle menstruel, mais très actif sur la peau et les follicules pileux.

Ces dosages des hormones masculines sont généralement associés à d'autres analyses pour une compréhension globale :

  • FSH et LH : Les hormones hypophysaires qui gouvernent le cycle féminin.
  • Œstradiol : Sécrétée par les ovaires pendant le cycle féminin.
  • Progestérone : Aussi une hormone du cycle menstruel.
  • Cortisol : Sécrétée par les surrénales, notamment en réponse à un stress.

Pourquoi les Androgènes Font Pousser les Poils ?

Les follicules pileux et la peau sont sensibles aux hormones sexuelles. Il existe une balance entre les œstrogènes (sécrétés par les ovaires) et les androgènes (sécrétés par les ovaires ou les surrénales). Tandis que les œstrogènes allongent la durée de vie des cheveux et limitent la pousse des poils, les hormones masculines vont plutôt raccourcir la durée de vie des cheveux (d'où la calvitie) et stimuler la pousse de poils. Un déséquilibre hormonal est vite arrivé, car les œstrogènes sont elles-mêmes issues des androgènes.

Schéma des conversions hormonales

Les Causes de l'Hyperandrogénie

Afin de cibler les solutions les plus adaptées, il est essentiel d'identifier les causes biologiques de l'hyperandrogénie. Dans 9 cas sur 10, l'hirsutisme n'a pas de cause pathologique identifiable ; les médecins parlent alors d'hirsutisme idiopathique. Chez de nombreuses femmes, il s'agit tout simplement d'une prédisposition génétique. Leurs follicules pileux sont probablement naturellement très sensibles aux hormones sexuelles masculines (androgènes).

Les causes les plus fréquentes d'hirsutisme sont le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et un déficit d'une enzyme de la glande surrénale (21-hydroxylase). Ces anomalies sont détectées par un dosage sanguin des androgènes (testostérone, delta4-androstènedione, sulfate de déhydroépiandrostérone ou DHEAS) et par une échographie du bas ventre.

Antécédents Familiaux et Génétique

Les femmes d'origine méditerranéenne et indienne ont plus de chances d'être touchées par cette maladie. Dans ce cas, le cycle menstruel n'est pas forcément concerné par des irrégularités, mais la perte de cheveux est présente et la pilosité est assez importante. En général, il s'agit soit d'une grande sensibilité au niveau des récepteurs, soit d'un excès de testostérone ou de son métabolite la DHT. Le taux de DHT est plus important lorsque l'enzyme 5-alpha-réductase est très active. On parle d'hirsutisme idiopathique.

Cela peut être d'ordre génétique, mais l'hygiène de vie va aggraver la situation :

  • Alimentation pro-inflammatoire.
  • Excès de sucre, grignotages.
  • Carences en minéraux, oligo-éléments, antioxydants.
  • Sédentarité.

Le Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK)

Le SOPK est de loin la cause la plus fréquente d'hirsutisme, en dehors de l'hirsutisme idiopathique. Il s'agit d'un trouble d'ordre métabolique, dont la résistance à l'insuline est à l'origine dans 70% des cas. Dans le SOPK, le cycle menstruel et la fertilité peuvent être impactés, mais pas toujours. Lorsque le médecin diagnostique le SOPK, il cherche au moins 2 des 3 critères du consensus de Rotterdam :

  • Aspect polykystique des ovaires à l'échographie (il s'agit en fait d'une accumulation anormale de follicules qui n'arrivent pas au stade de l'ovulation).
  • Signes cliniques ou biologiques d'hyperandrogénie.
  • Irrégularités ou absence de règles (aménorrhée).

L'hirsutisme s'accompagne souvent d'une acné, de troubles menstruels, d'une chute de cheveux et parfois d'un excès de poids. En cas de SOPK, et surtout si la patiente est en surpoids, une amélioration de l'hygiène de vie est indispensable pour favoriser le bien-être.

Les Troubles des Glandes Surrénales

Plus rarement, l'hirsutisme peut être dû à un trouble hormonal. Dans ces cas-là, une ou plusieurs hormones produites par les surrénales sont généralement en excès (cortisol et autres corticostéroïdes, DHEA ou S-DHEA). On parle ici de pathologies telles que :

  • Hyperplasie congénitale des surrénales, notamment par déficit en 21 hydroxylase. Quand il apparaît avant la puberté, aussi bien chez les garçons que chez les filles, l'hirsutisme est généralement le signe d'un trouble hormonal qui nécessite des investigations (déficit génétique en une enzyme impliquée dans la fabrication des hormones).
  • Tumeur sur une glande surrénale. Très rarement, l'hirsutisme peut être dû à une tumeur ovarienne ou surrénalienne qui produit des androgènes.
  • Syndrome de Cushing : Le corps produit du cortisol en trop grande quantité. De plus, un excès d'hormones mâles peut également apparaître. Les signes fréquents du syndrome de Cushing sont une prise de poids importante au niveau du tronc et l'hypertension.

Les Médicaments

Certaines prises médicamenteuses, comme le danazol (pouvant être utilisé dans le traitement de l'endométriose) ou d'autres stéroïdes anabolisants, peuvent aussi en être à l'origine.

Traitement et Prise en Charge de l'Hirsutisme

Parce que cet excès de pilosité peut avoir un fort retentissement psychologique, une consultation chez le médecin traitant, un dermatologue, un gynécologue ou un endocrinologue est vivement conseillée. En effet, s'épiler ou se raser n'aidera pas à traiter la cause de l'hirsutisme.

La prise en charge d'une patiente ayant un hirsutisme nécessite la réalisation de dosages sanguins de certaines hormones et une échographie du ventre. Puis, selon l'origine du trouble, un traitement pourra être mis en place.

Traitement Médical

Lorsque l'hirsutisme est déclenché par une maladie ou des médicaments spécifiques, le traitement dépendra surtout de la cause. En cas de dérèglement hormonal, une contraception hormonale œstroprogestative pourra être prescrite. Si un médicament est en cause, le médecin envisagera son arrêt ou son remplacement.

Contraceptifs Oraux (Pilules)

Certaines pilules contraceptives œstro-progestatives combinées (composées d'un dérivé œstrogénique et d'un dérivé progestatif) sont utilisées contre l'hirsutisme. La prise en charge d'un traitement œstro-progestatif nécessite la visite chez le médecin, un interrogatoire sur les antécédents médicaux personnels et familiaux, et des prises de sang régulières. Le diabète, l'hypertension artérielle, l'excès de cholestérol, les antécédents de phlébite sont des contre-indications. La prise d'une pilule n'est pas compatible avec le tabagisme, car elle majore encore le risque vasculaire. Les effets secondaires fréquents comportent un saignement génital en dehors des règles, des douleurs mammaires, des nausées et des maux de tête, en particulier pendant les premiers mois de traitement.

Il faut garder à l'esprit que si vous avez besoin de l'arrêter un jour, ses effets se dissiperont et pourront même laisser place à un effet rebond qui peut être impressionnant dans certains cas. C'est sans doute la raison pour laquelle de plus en plus d'utilisatrices ont recours au sevrage pour arrêter leur pilule.

Anti-androgènes

Ces médicaments ont pour but de bloquer l'action des androgènes à l'origine de l'hirsutisme. Leur effet apparaît au bout de 4 à 6 mois de traitement régulier ; les poils deviennent de plus en plus fins et de moins en moins visibles. L'effet des anti-androgènes est suspensif et l'hirsutisme récidive généralement à l'arrêt du traitement. Il est important de savoir que tous les anti-androgènes peuvent avoir des effets indésirables sur les fœtus mâles s'ils sont pris pendant la grossesse.

  • Acétate de cyprotérone (Androcur®) : L'acétate de cyprotérone combinée à un œstrogène est efficace contre l'hirsutisme. Des fortes doses de cyprotérone (50 à 200 mg par jour) sont généralement utilisées en fonction de la sévérité de l'hirsutisme. Plusieurs modalités d'administrations sont possibles. L'amélioration apparaît 4 à 6 mois après le début du traitement. Les effets secondaires incluent une prise de poids, des troubles de l'humeur, une dépression, des thromboses veineuses (formation de caillots sanguins qui bouchent les veines), une sécheresse vaginale et une perte de la libido (diminution de l'envie sexuelle). Les contre-indications sont identiques à celles de la pilule contraceptive : tabagisme, obésité, hypercholestérolémie, hypertension, âge. Néanmoins, dans les cas les plus graves (virilisme), cette solution sera sans doute la plus adaptée. C'est généralement l'acétate de cyprotérone qui est prescrit, pour une durée la plus courte possible. En effet, ses risques et effets secondaires peuvent être graves (méningiome, notamment).
  • Spironolactone (Aldactone®) : C'est un traitement couramment utilisé aux États-Unis ; il n'a pas l'AMM en France pour le traitement de l'hirsutisme. La spironolactone est un anti-androgène et en même temps un diurétique. À la dose de 50 à 200 mg par jour, la spironolactone réduit la pousse des poils excessifs. L'amélioration apparaît après 6 mois de traitement.
  • Finastéride (Chibroproscar®) : Ce médicament est utilisé dans le traitement de l'hyperplasie bénigne de la prostate (à la dose de 5 mg) et de l'alopécie androgénétique masculine (à la dose de 1 mg). Il n'a pas l'AMM en France pour le traitement de l'hirsutisme. Le finastéride bloque l'action de la 5-alpha-réductase qui transforme la testostérone en dihydrotestostérone, sa forme active. Il semble être aussi efficace que la spironolactone dans le traitement de l'hirsutisme. Ce traitement peut provoquer une féminisation d'un fœtus masculin, il est donc formellement contre-indiqué chez des femmes en âge de procréer.

Crème à l'Eflornithine (Vaniqa*)

Cette crème ralentit la pousse des poils. Elle n'est pas une crème dépilatoire. Elle peut être utilisée après toutes les méthodes d'épilations citées ci-dessus. Elle est appliquée deux fois par jour et laissée sur la zone concernée pour inhiber la pousse. L'effet est observé au bout de deux à trois mois de traitement régulier. Après l'arrêt du traitement, la pilosité revient progressivement, si bien qu'il est souvent nécessaire d'utiliser la crème en continu. Les effets secondaires peuvent se traduire par des réactions locales telles que des picotements, des brûlures, des démangeaisons ou des rougeurs.

Traitements Naturels et Hygiène de Vie

Les remèdes naturels ne remplacent pas la consultation avec des médecins et des dermatologues, ni le diagnostic, ni le traitement prescrit. Ils viennent se combiner à ces derniers, pour un maximum d'effets durables.

L'Alimentation à Adopter

Le taux de sucre dans le sang peut avoir un impact très important sur la surproduction d'androgènes, que ce soit dans le cas du syndrome des ovaires polykystiques ou d'un excès de 5-alpha réductase. C'est la raison pour laquelle il est presque toujours conseillé d'adopter un régime à index glycémique bas. Pour ce faire, il faut veiller à :

  • Toujours commencer par des légumes et crudités.
  • Consommer assez de protéines, incontournables pour l'équilibre hormonal.
  • Préférer des féculents complets ou semi-complets.
  • Ajouter la juste quantité de bons gras aux repas.

De plus, le choix des aliments au cas par cas devrait aussi être une priorité la plupart du temps. Il vaudrait mieux qu'ils soient frais, de saison, cuisinés et qu'ils respectent le profil digestif. Si l'hirsutisme a été favorisé par le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), perdre du poids peut avoir une influence positive sur l'équilibre hormonal chez les femmes en surpoids. Comme le métabolisme du sucre est souvent perturbé en cas de syndrome des ovaires polykystiques, un traitement antidiabétique oral (metformine) peut également être envisagé.

Le Zinc

Incontournable en cas d'excès de testostérone, le zinc bien dosé favorise la réduction de l'hirsutisme et de la perte des cheveux, notamment en cas de SOPK. Il est aussi généralement efficace contre l'acné hormonale, car il permet de réguler le taux de testostérone et de DHT. Ce nutriment peut même être prescrit par le médecin et être partiellement pris en charge par la sécurité sociale en tant que traitement.

Les Plantes Anti-androgènes

Certaines plantes favorisent la conversion des androgènes en œstrogènes. C'est très pratique et efficace, MAIS il peut y avoir des contre-indications. Il est donc recommandé de consulter un professionnel de la naturopathie pour vérifier que ces plantes conviennent et pour les prendre correctement (qualité, moment du cycle, dosage). Parmi elles, on trouve :

  • Racine de pivoine (Oestrogène-like).
  • Cônes de houblon (Oestrogène-like).
  • Palmier nain (ou Sabal, anti-DHT).
  • Ortie et Romarin (réduisent la sensibilité des récepteurs à la DHT).
  • ECGC du thé vert (antioxydant).
  • Huile de coco (les acides oléique, myristique et laurique réduisent la 5-alpha-réductase).
  • Alfalfa (anti-LH).
  • Le framboisier, petit arbrisseau sauvage originaire des zones montagneuses d'Europe, pousse sur les terrains frais et bien drainés. Chez les jeunes femmes, le framboisier régularise le cycle menstruel. Il agit en cas de règles douloureuses, d'acné, de pilosité ou de transpiration excessive. Il est également reconnu comme un stimulateur de la fécondité féminine et masculine et s'avère précieux pendant la grossesse. En Occident, il est recommandé de l'utiliser un ou deux mois avant l'accouchement : il tonifie l'utérus, diminue les douleurs, facilite et accélère la naissance. Notons aussi qu'il stimule la production de lait. Il a également une action respiratoire (décongestionnant, anti-inflammatoire, tonique), renforce le système immunitaire et permet de récupérer ses forces, sa vitalité physique et psychique dans les moments de fatigue. Le framboisier agit également sur la circulation et aide à la cicatrisation des plaies.

Méthodes d'Épilation

Dans tous les cas, les traitements médicaux doivent être complétés par une prise en charge cosmétique pour l'élimination des poils. L'épilation définitive ne sera réellement "définitive" qu'avec un traitement adapté sur le long terme. Sinon, gare à la repousse !

Rasage

Le rasage est une méthode largement utilisée pour se débarrasser des poils gênants. Le rasage de près (surtout en sens inverse de la pousse) est souvent responsable de poils incarnés qui provoquent des boutons disgracieux. Une infection de la gaine des poils (folliculite) peut survenir après rasage. Le rasage n'élimine les poils qu'à court terme.

Épilation à la Cire

L'épilation à la cire est un moyen efficace chez certaines personnes, mais peut irriter la peau et doit être utilisée avec précaution, surtout sur le visage. Il faut obligatoirement utiliser des cires jetables pour éviter les risques d'infection. Avec l'épilation à la cire, les poils repoussent au bout de quelques semaines, car la racine des poils n'est pas éliminée. Les techniques d'épilation mécanique enlèvent le poil, mais stimulent la repousse d'un nouveau poil en phase de croissance.

Crèmes Dépilatoires

Les crèmes dépilatoires dissolvent chimiquement la kératine qui compose les tiges pilaires, et font ainsi disparaître les poils apparents de façon efficace. Il faut préférer les produits aux thioglycolates qui sont efficaces et sans danger s'ils sont bien utilisés. Les crèmes dépilatoires peuvent provoquer une irritation de la peau chez les personnes ayant la peau sensible si elles sont laissées longtemps. Avant de les utiliser, les femmes sont invitées à faire un test pour voir si leur peau est réactive à ce type de produit. Plusieurs jours s'écoulent avant qu'il ne soit nécessaire de renouveler l'opération. Les effets secondaires possibles comportent des irritations cutanées ou des réactions allergiques. C'est pourquoi il est conseillé de tester le produit sur une petite zone de peau avant la première utilisation.

Décoloration

La décoloration permet de dissimuler les poils foncés en les rendant moins visibles.

Épilation au Laser et Lumière Pulsée (LIP)

Ces techniques ont pour objectif de détruire la racine du poil de façon permanente. Les techniques de photoépilation sont éprouvées depuis de nombreuses années ; elles sont utilisées pour détruire les poils sur peau blanche et colorée. La réduction significative et permanente de la pilosité nécessite en général de 5 à 10 séances chez un sujet normal. Leur nombre est indéfini en cas de stimulation hormonale. Les séances sont réalisées tous les mois ou tous les deux mois - des séances d'entretien sont souvent nécessaires, particulièrement en cas de stimulation hormonale. Il vaut mieux demander les coordonnées d'un spécialiste à son dermatologue.

  • L'épilation au laser : Elle est réalisée par un dermatologue et convient davantage aux poils foncés et peaux claires.
  • La lumière pulsée : Cette technique peut être réalisée à la maison, ou en centre par une esthéticienne. Moins agressive que le laser, il faudra néanmoins davantage de séances pour une épilation complète.

Les effets secondaires possibles sont une rougeur, des troubles de la pigmentation (décoloration ou apparition de taches brunes), la survenue de cicatrices est une complication possible, mais rare.

Épilation par Électrolyse (Épilation Électrique)

Ces techniques ne sont plus guère utilisées que pour les poils clairs qui ne répondent pas à l'épilation laser. Ce type d'épilation emploie le courant électrique pour détruire la racine du poil. Le courant est véhiculé à la racine du poil par l'intermédiaire d'une aiguille très fine. Plusieurs séances de traitement sont habituellement nécessaires pour détruire le poil de façon permanente. Ce traitement est coûteux et chronophage, puisqu'à chaque séance, les poils sont traités un par un. En général, les poils épais sont plus facilement détruits que les poils fins. Si vous avez des poils clairs et fins, cette technique vous conviendra sûrement mieux. Par contre, les séances sont longues et sont plutôt adaptées aux petites zones (comme le menton). Il est important de s'assurer que le ou la technicienne qui fait l'électrolyse est expérimentée, que son matériel est moderne et qu'elle utilise des aiguilles jetables.

Tableau comparatif des méthodes d'épilation

Pour venir à bout définitivement de l'hirsutisme féminin, il faut considérer plusieurs paramètres :

  1. L'équilibre hormonal global (définir quel androgène est en excès, pour quelle raison).
  2. Améliorer l'hygiène de vie et avoir une alimentation adaptée aux besoins (équilibre glycémique, anti-inflammatoire, riche en nutriments et antioxydants).
  3. Adopter le ou les traitements médicaux et naturels compatibles ensemble.

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