Alors que les beaux jours reviennent, de nombreuses personnes profitent de l'occasion pour entretenir leur jardin ou réaliser des travaux de bricolage dans leur maison. Cependant, ces activités, si elles sont effectuées à l'aide d'outils ou d'appareils susceptibles de causer une gêne pour le voisinage en raison de leur intensité sonore, sont réglementées. Cette réglementation vise à préserver la tranquillité publique et à éviter les conflits de voisinage.

Le cadre légal général des nuisances sonores
Le Code de la Santé publique établit le cadre général en matière de bruits de voisinage. Selon ce code, ces bruits englobent "tous les bruits à l'exclusion de ceux en provenance des infrastructures de transports et des véhicules, des aéronefs, des installations particulières de la défense nationale, des installations nucléaires de base, des installations classées pour la protection de l'environnement, des établissements mentionnés à l'article L2311 du Code du travail, des ouvrages publics et privés de transport et de distribution de l'énergie électrique."
Cela inclut donc les bruits domestiques tels que ceux générés par les animaux, la musique, les appareils électroménagers, et bien sûr, les activités de jardinage ou de bricolage. L'article R1336-5 du Code de la santé publique spécifie que le bruit ne peut nuire à la santé et à la quiétude que ce soit en raison de son caractère répété, sa puissance ou sa continuité. Cette obligation s'étend aux personnes, aux choses et aux animaux dont une personne est responsable. En France, le bruit est réglementé dans l’espace public comme privé. Pour éviter les conflits de voisinage, il est important de minimiser les nuisances sonores, notamment en observant les horaires de tonte en vigueur dans les communes.
Voisins bruyants, quels recours ?
Des horaires qui varient selon les départements et les communes
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’existe pas de loi nationale unique qui encadre les horaires de tonte, de jardinage et de bricolage en France. Ces horaires ne sont pas fixés à l’échelle nationale, mais localement. Chaque préfecture a établi par arrêté des horaires à respecter dans chaque département pour effectuer des travaux de jardinage et de bricolage. Ces horaires peuvent varier considérablement d’un département à l’autre, et même d’une commune à l’autre.
La préfecture encadre les horaires de tonte de pelouse, les horaires de jardinage et les horaires de bricolage avec des outils bruyants en semaine, durant le week-end et les jours fériés. Les plages horaires à respecter sont notifiées dans les arrêtés préfectoraux.

Exemples d'horaires dans différentes départements
Pour illustrer cette diversité, voici quelques exemples d'arrêtés préfectoraux :
Dans l'Indre : Un arrêté préfectoral du 13 juillet 2001 établit le règlement pour les travaux de jardinage et de bricolage effectués "à l'aide d'outils ou d'appareils susceptibles de causer une gêne pour le voisinage en raison de leur intensité sonore." Les horaires pour tondre sa pelouse ou faire des travaux sont les suivants :
- Du lundi au vendredi : de 8h30 à 12h et de 14h30 à 19h30
- Le samedi : de 9h à 12h et de 15h à 19h
- Le dimanche et les jours fériés : de 10h00 à 12h00
En Indre-et-Loire : Selon l'arrêté préfectoral en vigueur, datant du 29 avril 2013, voici les horaires autorisés :
- Du lundi au vendredi : de 8h30 à 12h et de 14h30 à 19h30
- Le samedi : de 9h à 12h et de 15h à 19h
- Le dimanche et les jours fériés : de 10h à 12h
En Loir-et-Cher : Il faut finir ses travaux de jardinage ou de bricolage un peu plus tôt selon les règles établies par la préfecture le 12 juillet 2007 :
- Du lundi au vendredi : de 8h30 à 12h et de 14h à 19h
- Le samedi : de 9h à 12h et de 15h à 19h
- Le dimanche et les jours fériés : de 10h à 12h
En Deux-Sèvres : Les horaires sont un peu plus souples avec les personnes légèrement plus matinales, selon l'arrêté publié le 13 juillet 2007 :
- Du lundi au vendredi : de 8h à 12h et de 14h à 19h
- Le samedi : de 9h à 12h et de 15h à 19h
- Le dimanche et les jours fériés : de 10h à 12h
Dans la Vienne : Selon la décision du préfet datant du 5 janvier 2021, les horaires de travaux dans sa propriété ont été modifiées. Les voici :
- Du lundi au vendredi : de 8h30 à 12h et de 13h30 à 19h
- Le samedi : de 9h à 12h et de 14h à 18h
- Le dimanche et les jours fériés : de 10h à 12h
Ces plages horaires usuelles pour tondre en semaine, samedi, dimanche et jours fériés se situent, selon le Réseau des communes, entre 8 h 30 et 19 h 30 avec une pause de 12 h à 14 h du lundi au vendredi. Le week-end, ces plages horaires sont moins étendues. Le samedi, il est souvent permis de passer la tondeuse entre 9 h et 19 h avec une pause de midi à 15 h, et le dimanche et les jours fériés, de 10 h à 12 h. Parfois, un créneau horaire est disponible de 16 h à 18 h, le dimanche. Il est important de noter que cet horaire de semaine et de week-end s’applique également aux autres activités de jardinage et de bricolage générant du bruit. La plage horaire de 12h à 14h correspondant à celle du repas, passer la tondeuse à gazon pendant cette période de repos n'est en principe pas permis.

Le rôle des arrêtés municipaux
Le maire d'une commune, en tant que responsable de la tranquillité de ses habitants, peut prendre la décision de restreindre ces horaires par arrêté municipal pour répondre aux spécificités de sa commune. Les maires des communes ont la possibilité d’émettre leurs propres restrictions dans des arrêtés municipaux. Ils peuvent ainsi réduire le nombre d’heures, voire interdire la tonte pendant certaines périodes pour garantir la paix à leurs administrés.
Ainsi, des mairies interdisent tout simplement la tonte le dimanche et choisissent d’écourter au maximum les horaires le samedi. Comme mentionné précédemment, nombre de communes acceptent les bruits des outils de jardin de 9 h à midi et de 15 h à 19 h le samedi et de 10 h à 12 h le dimanche et les jours fériés. Néanmoins, ce n’est pas une généralité. Le seul moyen de s’assurer d’être en règle est de s’informer auprès de la préfecture et de la mairie.
Les mairies fixent les règles sur leur territoire, par le biais d’un arrêté municipal. Une commune rurale, où les maisons sont espacées, n’aura pas les mêmes exigences qu’un quartier résidentiel en zone urbaine. Dans certains cas, la mairie s’appuie sur un arrêté préfectoral. Il s’agit d’une décision prise au niveau du département. Les mairies peuvent ensuite affiner cet arrêté selon leurs besoins locaux. Mais attention, la seule source officielle reste l’arrêté municipal ou préfectoral. Autrement dit, inutile de se fier à un forum, à une rumeur de voisinage ou à un article de presse locale. Seule la mairie peut confirmer les horaires applicables chez vous. Le réflexe à avoir est simple. Vous devez consulter le site officiel de votre commune, ou contacter directement le service environnement ou la police municipale.
Dans la plupart des cas, ces informations sont publiées sur le site officiel de la mairie. Vous y trouverez le texte complet de l’arrêté avec les horaires autorisés dans votre commune. Et si rien n’apparaît en ligne, les arrêtés sont toujours affichés en mairie, sur le panneau d’informations municipales, et peuvent être consultés gratuitement au guichet. En cas de doute, le plus sûr reste de contacter directement la mairie ou le service environnement. À retenir : les horaires partagés sur internet, forums ou blogs ne sont qu’indicatifs. La seule source officielle reste l’arrêté municipal ou préfectoral.
Selon le contexte et en prenant en compte le risque de nuisances sonores pour la population, le maire peut autoriser, par arrêté municipal, une plage horaire supplémentaire pour le dimanche et les jours fériés, pour les seuls travaux de jardinage. L’interdiction de tondre le dimanche après-midi vise à protéger les gens des bruits intempestifs provoqués par le matériel de jardinage, notamment les tondeuses à gazon, mais aussi les autres outils à moteur, comme le coupe-bordure, le taille-haie, la débroussailleuse, le tracteur tondeuse, etc.

Autres réglementations communales et recommandations
Au-delà des horaires, les communes peuvent mettre en place d'autres règles importantes pour la tranquillité et l'environnement :
- Déchets verts : Les déchets verts doivent être déposés en déchetterie ou dans le cadre de la collecte sélective organisée par la commune. Ce désherbage sera réalisé par arrachage ou binage. L’Ademe donne de nombreux conseils pour gérer sa pelouse de manière écologique. Elle recommande notamment d’opter pour la tonte haute de 6 à 8 cm, notamment pour lutter contre la sécheresse. Par ailleurs, cette agence met à votre disposition un outil pour trouver un lieu de dépôt de déchets verts à proximité de chez vous.
- Taille des haies : En période de nidification des oiseaux, il est fortement recommandé aux particuliers de ne pas tailler les haies du 16 mars au 15 août.
- Hauteur des haies et arbres : Il existe aussi une réglementation concernant la hauteur des haies, qui ne doivent pas non plus déborder sur la voie publique. Arbres et haies en bordure de propriété ne doivent pas empêcher de marcher sur un trottoir ou constituer un danger pour la circulation routière.
- Utilisation de barbecue : L’utilisation de barbecue ou de tout autre dispositif de cuisson sur le domaine public est interdite par arrêté municipal (n°32-2015).
- Consommation d'alcool sur la voie publique : La consommation, le port et le transport de boissons alcoolisées sont interdits sur la voie publique lorsqu’ils sont de nature à porter atteinte à l’ordre public, à l’hygiène, à la salubrité publique ou risquant de gêner le passage (arrêté municipal n°50-2012).
- Animaux : Les cris des animaux ne doivent pas, par leur durée, leur répétition ou leur Intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage.
- Éléments et équipements des bâtiments : Les éléments et équipements des bâtiments doivent être maintenus en bon état de manière à ce qu’aucune diminution des performances acoustiques n’apparaisse au cours du temps.
- Dispositifs sonores pour la protection des cultures : Les dispositifs sonores destinés à la protection des cultures doivent être utilisés de manière raisonnée et adaptée. Leur fonctionnement est Interdit de 22 heures à 7 heures. Ces dispositifs ne doivent pas être implantés à moins de 500 mètres des zones habitées. Dans certaines circonstances locales particulières, le maire peut accorder par décision motivée, des dérogations exceptionnelles et de courte durée, en ce qui concerne la distance d’implantation.

Nuisances sonores professionnelles et émergence
La réglementation applicable aux bruits est complexe. À chaque type de bruit correspond une réglementation différente. Il s’agit des bruits d’activités professionnelles, sportives ou de loisirs, organisées de façon habituelles. Dans ce cas, l’infraction est constatée si le bruit a une émergence dépassant un seuil donné, c'est-à-dire si la différence entre le bruit ambiant (comprenant le bruit mis en cause) et le bruit résiduel (sans le bruit mis en cause) est supérieure à des seuils fixés à l’article R. L’infraction peut également être constatée si une ou plusieurs émergences spectrales (dans des bandes d’octave données, c’est-à-dire à des fréquences précises) sont supérieures à des seuils fixés à l’article R.
Pour les établissements dont les activités ne sont pas assujetties à la législation sur les installations classées pour la protection de l’environnement, tous moteurs, appareils, machines, dispositifs de transmission, de ventilation, de réfrigération ou de production d’énergie, doivent être installés et aménagés de telle sorte que leur fonctionnement ne puisse en aucun cas porter atteinte à la tranquillité du voisinage.
Dans le cas où des mesures sonométriques sont nécessaires afin de vérifier le respect des dispositions du précédent alinéa, les valeurs limites d’émergence devant être respectées sont fixées par les articles R.1334-33 et R. Les livraisons, notamment celles se déroulant à proximité d’habitations ou de locaux sensibles, ne doivent en aucun cas porter atteinte à la tranquillité du voisinage.
Pour les établissements déjà existants, l’exploitant doit être en mesure de fournir une étude de l’impact des nuisances sonores respectant le cahier des charges figurant à l’annexe 3. Dans le cas où l’isolement du local où s’exerce l’activité est insuffisant pour respecter les valeurs maximales d’émergence fixées par l’article R.571-27 du code de l’environnement, l’activité de diffusion de musique amplifiée ne peut s’exercer qu’après la mise en place d’un limiteur de pression acoustique réglé et scellé par un installateur. L’installateur doit établir une attestation de réglage des limiteurs. Les limiteurs de pression acoustique doivent faire l’objet d’une vérification annuelle. Les exploitants concernés doivent être en mesure de présenter l’étude de l’impact des nuisances sonores et les attestations des limiteurs de pression acoustique aux agents mentionnés à l’article L.
Une étude de l'impact des nuisances sonores peut être demandée par le maire, ou à défaut le préfet, à l’organisateur du rassemblement. L’étude doit préciser les mesures à prendre pour la protection du public et du voisinage. L’exploitation des établissements existants ne devra en aucun cas porter atteinte à la tranquillité du voisinage. L’étude de l’impact des nuisances sonores doit être réalisée par un organisme ou par une personne qualifiée en acoustique. Elle doit respecter le cahier des charges fourni en annexe 1. Cette étude vise à proposer des solutions techniques afin que l’émergence perçue par autrui ne soit pas supérieure aux valeurs limites admissibles fixées par l’article R. 1334-33 ou R. et de mettre en œuvre sur la base de cette étude, les travaux ou aménagements nécessaires permettant le respect des valeurs limites admissibles fixées par l’article R. 1334-33 ou R.
Les chantiers sont, par nature, une activité bruyante. En fonction des travaux, des contraintes et de l'environnement du site, chaque chantier est particulier. Par conséquent, il est impossible de fixer une valeur limite de niveau de bruit adapté à toutes les situations. Il suffit que l'un ou l'autre de ces trois critères soit présent pour que l'infraction soit constituée.

Comment s'informer sur les réglementations spécifiques à sa commune ?
Nul ne peut ignorer la loi. Vous devez donc vous informer pour connaître les règlements en vigueur dans votre commune. La manière de consulter les arrêtés varie en fonction des régions, des départements et des communes. Le site service-public.fr met à la disposition des citoyens un moteur de recherche qui permet d’accéder aux arrêtés émis par les mairies. Il vous suffit d’entrer votre code postal pour obtenir la marche à suivre. Les documents peuvent être disponibles en ligne ou en mairie. Pour prendre connaissance des arrêtés préfectoraux, rendez-vous sur le site des préfectures. Sélectionnez votre région sur la carte. Ensuite, cliquez sur l’onglet « Documents & publications » pour consulter les arrêtés.
Amendes et sanctions en cas de non-respect des horaires
Le matin tôt, le soir, le week-end sont des moments de détente pour une grande partie de la population. Des bruits, tels que ceux émis par une tondeuse à gazon, peuvent être dérangeants, voire insupportables pour certaines personnes. D’ailleurs, l’échelle de décibels montre que le bruit peut être incommodant à partir de 40 dB(A) et nocif à partir de 85 dB(A). À titre informatif, le bruit émis par une tondeuse à gazon se situe aux environs de 90 dB(A) sur cette échelle.
Le non-respect des horaires de tonte est considéré comme une infraction passible d’une contravention de 3e classe, selon l’article R.623-2 du Code pénal. Le montant de l’amende forfaitaire est de 68 euros pour l’auteur des faits. Ce montant peut être majoré à 450 euros maximum. L’article R.1337-8 concernant la lutte contre les bruits de voisinage précise également que l’objet à l’origine de la nuisance peut être confisqué. À savoir : l'article R1337-7 du Code de la santé publique prévoit une contravention de quatrième classe pour cette infraction. Le Code général des collectivités territoriales, quant à lui, envisage une contravention de deuxième classe pour non-respect d’un arrêté du maire, correspondant à une amende de 150 euros.

Recours et procédures en cas de nuisances sonores
Si vous êtes confronté à une situation de non-respect des horaires de tonte ou à d'autres nuisances sonores :
- Première étape : Dialogue avec le voisin. Dans un premier temps, avertissez votre voisin en lui demandant d’arrêter et en lui rappelant que l’horaire de tonte doit être respecté.
- Deuxième étape : Lettre de rappel. Dans l'éventualité où votre voisin récidive, vous pouvez lui envoyer une lettre qui mentionne les faits, les horaires, les arrêtés. Si vous n’obtenez aucune réponse de sa part, optez pour l’envoi de l’avis par courrier recommandé. Ces écrits sont la preuve de votre bonne foi. La plupart des conflits devraient pouvoir se régler en bonne intelligence.
- Troisième étape : Recours à un tiers. Si votre voisin refuse de se conformer à la réglementation et que son comportement vous indispose, vous pouvez faire passer votre message par l’intermédiaire d’une personne tierce comme un conciliateur de justice du tribunal dont dépend votre commune. Cette procédure à l’amiable est gratuite. Le conciliateur est un bénévole qui intervient pour régler les conflits d’ordre privé ou professionnel. Dans ce contexte, il peut s'adresser à votre voisin pour tenter de trouver une solution à l’amiable. Vous pouvez aussi faire appel à un médiateur de justice.
- Quatrième étape : Implication de la copropriété ou de la mairie. Si votre logement est situé dans une copropriété, il est important de prévenir le syndic de copropriété qui peut rappeler le règlement au voisin perturbateur. Vous devez également aviser la mairie du non-respect de l’horaire de tonte.
- Cinquième étape : Constat de l'infraction. Pour faire constater l’infraction, d'abord, téléphonez à la gendarmerie ou la police en composant le 17. Les gendarmes pourront alors constater la nuisance sonore causée par le passage de la tondeuse en dehors des horaires officiels. Comme il s’agit d’un bruit dit de « comportement », les mesures acoustiques ne sont pas nécessaires. Dans le cas où l’infraction est avérée, les gendarmes pourront rédiger un constat d’infraction et dresser un procès-verbal à l’encontre de l’auteur des faits. Un autre moyen consiste à faire appel à un commissaire de justice (ex huissier) qui pourra rédiger un constat détaillé de la situation à l’origine du conflit. Ce document officiel peut être utilisé devant un juge. Vous pouvez aussi déposer une main courante ou une plainte à la gendarmerie ou à un commissariat de police.
- Sixième étape : Saisine du juge. Si vos tentatives de règlement à l’amiable n’aboutissent pas, vous êtes en droit de saisir un juge du tribunal judiciaire. Préparez votre dossier en réunissant des témoignages de votre voisinage et des documents, tels que des procès-verbaux. Pour en savoir plus sur les démarches officielles, consultez le site servicepublic.fr.
Voisins bruyants, quels recours ?
Cas particuliers et questions fréquentes
- Tondre en dehors des horaires autorisés en cas d’urgence : En théorie, vous êtes tenu de respecter la réglementation en tout temps. En pratique, si vous faites face à une situation exceptionnelle, prenez le temps de parler avec vos voisins et demandez-leur l’autorisation d’effectuer votre tonte en dehors des horaires autorisés. Si vous entretenez de bonnes relations de voisinage, il est probable que vos voisins se montrent compréhensifs.
- Tondeuses silencieuses et robots tondeuses : Si vous prévoyez d’acheter une tondeuse à gazon, choisissez le matériel le moins bruyant possible. Cela aidera également vos voisins à faire preuve de tolérance si, par inadvertance, vous dépassez légèrement l’horaire de tonte légal. Les modèles récents affichent un niveau sonore autour de 58 à 60 dB, ce qui représente à peine plus qu’une conversation normale. Depuis le 1er juin 2025, 23 départements ont décidé d'élargir l'horaire d'interdiction de tonte. Ainsi, entre 12 h et 16 h, les résidents des régions concernées ne peuvent plus tondre leur pelouse, excepté s'ils possèdent un robot tondeuse. À ce jour, cet appareil n’est pas concerné par cette nouvelle réglementation. La tondeuse robot, électrique ou solaire ainsi que tous les autres appareils à moteur thermique, électrique ou solaire sont visés par la réglementation relative aux horaires de tonte, y compris ceux considérés comme moins bruyants. Les robots connectés permettent aujourd’hui de planifier automatiquement les horaires de tonte selon vos préférences et les plages autorisées dans votre commune. Vous pouvez ainsi ajuster la fréquence, la durée et même les zones de tonte. Grâce à son système GPS EFLS 2.0 et à son fonctionnement 100 % sans fil périphérique, le Segway Navimow i105 se distingue. Ce modèle est précis et facile à configurer. Depuis l’application mobile, vous pouvez définir des créneaux de tonte précis et les zones à entretenir. Vous pouvez aussi suivre la tonte en temps réel. En résumé, choisir un robot silencieux et programmable, c’est le meilleur moyen d’entretenir son jardin sans risquer de déranger ses voisins.
- Résidences secondaires ou copropriétés : Les résidences secondaires ou copropriétés n’échappent pas aux réglementations préfectorales et municipales. De plus, une copropriété est en droit d’ajouter ses propres règles de fonctionnement concernant la gestion des espaces verts et des nuisances sonores. Le cas échéant, vous devez vous assurer de prendre connaissance du règlement de votre copropriété.
- Locataires en cas de non-respect des horaires : Un voisin mécontent peut contacter le propriétaire d’une maison ou d’un appartement pour aviser ce dernier du non-respect des horaires de tonte par son locataire. Le propriétaire a l’obligation de tout mettre en œuvre pour faire cesser les nuisances sonores. Le refus du locataire de se conformer à la réglementation est un motif de résiliation du bail.
- Initiative "Mai sans tondeuse" : En 2025, des communes prennent aussi part à l’initiative « Mai sans tondeuse » afin de préserver la biodiversité. Néanmoins, aucun arrêté n’a été prononcé à ce sujet. La participation reste volontaire.
Respecter les horaires de tonte, c’est avant tout une question de bon sens et de respect mutuel. Cela contribue à préserver la tranquillité du quartier et à éviter les plaintes et les amendes pouvant atteindre 450 €.