L’équilibre entre le monde végétal et l’expression corporelle révèle des passerelles insoupçonnées. Si la nature, avec ses collections botaniques structurées, offre un espace de réflexion et de sérénité, la danse, à travers ses rythmes et ses traditions, propose une exploration intense de l’histoire humaine. Cette synthèse explore la richesse de ces deux univers, en s'appuyant sur des traditions aussi diverses que la culture des hortensias et la vitalité de la danse contemporaine et brésilienne.

La splendeur des hortensias : une collection au cœur de la Bretagne
Les hortensias, une collection majeure, représentent l'identité végétale de nombreux jardins, particulièrement en Bretagne. L’hortensia, connu également sous le nom scientifique "hydrangea", est la troisième collection majeure et incontestablement la vedette de l’été dans de nombreux parcs. Aujourd’hui, ces espaces accueillent 120 variétés regroupées sous 12 espèces, offrant une diversité qui fascine les botanistes comme les promeneurs.
De la symbolique fleur boule en passant par les espèces grimpantes ou les petits arbres, la collection présente une introduction à la diversité des formes, des couleurs, des fleurs et des feuilles. Tout au long de la saison « hortensia », divers rendez-vous proposent des moments privilégiés de découvertes et d’échanges au cœur de la troisième collection du parc. Les visites, ateliers et animations pour les familles et les individuels rythment ces mois de floraison.
Tout au long de la saison « hortensias », les visiteurs sont invités à venir se promener au cœur de la collection, plonger dans un bain de couleur et se perdre dans les allées du parc. Les dimanches 7, 14, 21 et 28 juillet, des visites et ateliers sont proposés pour de belles récréations végétales à vivre au cœur de la collection.
La Samba de Gafieira : rythme et héritage à Paris
À l'opposé de la contemplation immobile des fleurs, la danse offre une immersion dynamique dans le mouvement. DançaSamba Paris est une école de Samba de Gafieira à Paris depuis 13 ans. Découvrez-la avec DançaSamba Paris, l’école qui fait vivre la gafieira sur Paris et forme des danseurs depuis 2012. Chez nous, vous apprendrez un type de samba : la Samba de Gafieira.
C'est quoi la Samba de Gafieira ? C’est une danse de couple brésilienne née à Rio de Janeiro dans les années 1920, qui se danse sur de la samba, de la bossa nova, de la MPB (Música Popular Brasileira), du funk et bien d’autres rythmes. Fondée en 2012 par deux passionnés, DançaSamba a été créée pour promouvoir la Samba de Gafieira, principalement à Paris mais aussi dans d'autres villes françaises et européennes.

Les vecteurs de la transmission : corps enseignants et passions
L'enseignement de cette discipline est porté par des professionnels dévoués. Justine danse depuis l'âge de 6 ans (classique, contemporain, modern’jazz, salsa cubaine) et a découvert la Samba de Gafieira en 2006 lorsqu'elle vivait au Brésil. Conquise par cette danse, elle se forme dès 2010 auprès de professeurs renommés (Sheila Aquino, Anderson Mendes, Isaac Douglas, Léo Fortes & Robertinha, Dean). Elle suit pendant 2 ans une formation en danses brésiliennes auprès d’Alex De Carvalho (DBAC) à Paris et continue de se former régulièrement à Rio de Janeiro auprès des nouvelles générations de danseurs. Passionnée de Samba de Gafieira, elle est la fondatrice et présidente de l'association depuis 2012.
Ahmadou danse la Samba de Gafieira depuis 2012. Formé par plusieurs professeurs, il est membre actif de l’association DançaSamba depuis sa création. Ahmadou enseigne avec Justine depuis 2017 et ensemble, ils assurent les cours du mercredi soir ainsi que des stages et représentations régulières.
Typhaine, danseuse de gafieira depuis plusieurs années, est professeur au sein de DançaSamba depuis 2022. Guillaume, quant à lui, vient du monde de la salsa qu'il pratique assidûment depuis 2010. Il a commencé la gafieira en 2017 avec DançaSamba pour devenir professeur depuis 2019. Il anime un des cours du mercredi en samba de gafieira et encadre les ateliers collaboratifs du dimanche.
L'engagement citoyen et la danse comme manifeste
La danse n'est pas seulement une technique ; elle est un langage. La pièce chorégraphique Voix intérieures porte sur les mouvements citoyens en République Démocratique du Congo qui luttent de manière pacifique au quotidien pour l’instauration des droits élémentaires que sont l’éducation et un système de santé pour tous, ou encore la liberté d’expression et la démocratie. Yves Mwamba s’est inspiré de leur histoire et de leurs combats pour imaginer le spectacle Voix intérieures conçu comme un manifeste.
De même, le spectacle 40 degrés, conçu avec 5 interprètes et 2 musiciens, s’imprègne de l’énergie sensuelle et frénétique de la danse. L’émotion est présente, lumineuse. Le chorégraphe s’intéresse aux énergies brutes, instantanées, aux états de corps en quête de mouvement, de vitalité et de rythme jusqu’à l’épuisement. La danse afro permet d’être ensemble en mode "ngwasuma" ou encore de s’enjailler dans une fête ou une soirée.
Danse contemporaine : quand l'Afrique se met à danser à La Rochelle
L'ancrage et la mémoire : du corps individuel au récit collectif
Chaque geste chorégraphique porte une trace. La pièce Attitude Afro décompose l’essence de la danse afro en partant de ses rythmes et pulsations originelles mettant en avant la force du collectif. Le chorégraphe Yves Mwamba s'empare de cette énergie jaillissante jusqu'aux limites des corps pour créer des passerelles entre hier et aujourd'hui.
Dans Ce qu’il me reste / Mutuashi, le spectateur découvre l’histoire d’une filiation et d’un ancrage pour mieux s’émanciper. Dans ce duo mère-fils, l'artiste propose un voyage à partir de la danse du mutuashi. Ce dialogue intime fait surgir sous le feu des projecteurs ces mouvements qui portent la mémoire du pays et plus largement du continent africain.
Par ailleurs, le solo Baby freezes raconte une histoire de la marche, celle de la vulnérabilité qui se transforme en force. B girl Aby explore son rapport à la gravité en partant du sol et en intégrant la dimension burlesque et poétique de la chute.
Musique et destin : la résonance des cordes
L'expression artistique se complète par la musique, véritable lien entre les cultures. Lubiana, à travers sa découverte de la kora, illustre comment un rêve peut guider une carrière. Cette harpe africaine héritée de l’empire Mandingue rassemble plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Sa musique s’inscrit dans ce courant soul moderne, réinventé, qui court de Sade à Lianne la Havas. Entre pincement de cordes et nappes synthétiques, la voix envoûtante se déploie. On y entend un brin de mélancolie qui s’enroule dans des chœurs feutrés, tandis que des sons davantage groove offrent un joyeux contrepoint. Ces disciplines, qu'elles soient botaniques ou chorégraphiques, convergent vers un même but : l'expression de la vitalité humaine dans toute sa complexité.