
Le bonsaï, souvent mal orthographié « bonzaï » ou « banzaï », est un mot japonais qui désigne littéralement « l’art du bonsaï » ou comment cultiver des arbres en pots et les nanifier en leur donnant l’aspect d’arbres vénérables. Il intrigue par son côté mystique et est l’expression d’un sens artistique profond et d’une grande préoccupation esthétique, propres aux peuples asiatiques. Le mot "bonsaï" (盆栽) est formé des caractères "bon", qui signifie bassin ou plateau, et "sai", qui signifie plantation ou herbe. Donc littéralement, un bonsaï est un arbre dans un pot. Ce qui différencie le bonsaï de ses confrères est sa taille : en effet, celui-ci ne devra guère dépasser les 1m20 !
De la Chine au Japon : Une Histoire de Miniaturisation et de Spiritualité

La culture du bonsaï est née en Chine il y a plus de 2 000 ans, où les Chinois concevaient des paysages miniatures d’une beauté et d’une finesse époustouflantes. Cet art chinois est nommé le « penjing », qui signifie « paysage en pot ». Ces paysages en pot étaient comme des maquettes, avec des roches et différents types de végétaux. Avec l’essor du bouddhisme, les penjing vont arriver au Japon il y a de cela plus de mille ans, durant la période Kamakura (il y a 700 ans). Les Japonais, attirés par cette pratique artistique et s’inspirant de leurs techniques horticoles, imitèrent les Chinois mais en cultivant les arbres miniatures de façon individuelle. À la place de paysages entiers, les Japonais ont commencé à cultiver des arbres individuels. Ils vont développer et créer un art propre avec des règles et des codes très précis, qu’ils appelleront Bonsaï 盆 栽.
La philosophie du bonsaï est issue d’un autre courant philosophique, appelé le chan en Chine, et le zen au Japon. Le Bouddha avait pour habitude de méditer sous les arbres. À sa mort, ces derniers devinrent des lieux de pèlerinage et furent, peu à peu, transformés en sanctuaires. Vers 60 après J.-C., la cour de l’empereur de Chine se convertit au bouddhisme et, pour échapper à la foule des pèlerins, la noblesse chinoise se mit à reproduire ces arbres sacrés dans ses jardins privés. Lorsqu’au XIe siècle, les femmes chinoises de la Cour commencèrent à se bander les pieds, il leur devint difficile de marcher. Elles se faisaient donc porter dans le jardin pour la méditation. Ces penjing furent ensuite importés au Japon par quelques moines bouddhistes. Les nobles japonais tombèrent sous le charme de ces arbres miniatures, qu’ils appelèrent bonsaï. Ils ne tardèrent pas à exceller dans cet art, surpassant même leurs maîtres.
Le bonsaï est un arbre et sa croissance prend donc énormément de temps. Elle représente en cela une progression vers plus de spiritualité. La création d’un bonsaï est un apprentissage de la patience, et l’arbre ainsi créé incarne un fil rouge dans l’existence, la recherche de son moi profond et de la perfection. Recevoir un bonsaï en cadeau est un immense honneur au Japon. Symbole de paix, d’équilibre et d’harmonie, le bonsaï incarne aussi la patience, la résilience et la détermination. S’initier à la culture du bonsaï, c’est prendre un chemin, créer une ouverture sur son propre esprit et accéder à plus de plénitude.
Les Espèces Privilégiées pour la Culture du Bonsaï
Toute plante dotée d’un tronc et de branches peut être utilisée pour former un bonsaï. Cependant, certaines essences sont plus utilisées que d’autres, notamment les essences aux petites feuilles, pour leur adaptabilité à la miniaturisation.
L’érable palmé du Japon est une espèce robuste. Son port est noble et équilibré. L’orme de Chine est l’espèce d’orme la plus utilisée pour la culture du bonsaï. Le ficus est l’une des espèces de bonsaïs les plus répandues. L’olivier permet de réaliser de remarquables bonsaïs, c’est l’olivier sauvage qui est le plus souvent utilisé. Rustique et facile à cultiver, il plaît beaucoup aux débutants. Le séquoia, immense et majestueux en pleine nature, produit un bonsaï de grande taille. Le Juniperus sargentii et le Juniperus chinensis sont deux espèces de genévriers qui forment des bonsaïs qui vivent exclusivement en extérieur. La durée de vie d’un bonsaï dépend de nombreux facteurs, notamment de l’espèce de l’arbre, des soins qui lui sont prodigués et de l’environnement dans lequel il est cultivé. Un bonsaï peut généralement vivre plusieurs dizaines voire centaines d’années s’il est entretenu correctement.
L'Esthétique et la Philosophie du Bonsaï : Entre Nature et Intervention Humaine

La nature est l’inspiration directe de la culture du bonsaï, mais le bonsaï ne cherche pas le mimétisme avec la nature. C'est plutôt l'évocation en miniature de la puissance de l'arbre. L'homme dérive de la nature et l'homme finit par revenir à la nature. D'un point de vue philosophique, le bonsaï peut être considéré comme une manifestation de la dualité de la vie entre l'homme et la nature. "Un bonsaï doit paraître vieux, comme s’il avait enduré l’assaut du vent pendant des siècles. Sa couronne de feuillage aérée permet au tronc et aux branches d'être visibles. Le collet sort à l’air libre, comme celui d’un arbre dans la forêt."
Le pincement des bourgeons, la taille ou encore la ligature des branches sont des tâches minutieuses. S’occuper d’un bonsaï est une succession de gestes précis, qui demande de la concentration, surtout les premiers temps. Mais l’accomplissement de ces tâches finit par se faire de façon quasi automatique.
Les Styles de Bonsaï : Une Grammaire Visuelle de la Nature
De nombreux styles ont été identifiés pour classer les bonsaïs, ressemblant à des situations naturelles. Ces styles sont codifiés et structurés, offrant une riche grammaire visuelle :
- Bankan (蟠幹) / Style sinueux : Présente un arbre au tronc présentant des formes sinueuses, très fréquent sur les genévriers, plus importantes que sur le moyogi et sans effet de torsion en spirale comme sur le nejikan.
- Bunjingi (文人木) / Style lettré : Met en valeur un arbre au tronc fin, élancé et sinueux, suggérant la légèreté, la délicatesse et la subtilité. La recherche de minimalisme, de pureté, sans fioritures ni éléments inutiles sont de mise.
- Chokkan (直幹) / Droit formel : Présente un arbre au tronc strictement droit et vertical. La rigueur du tronc et sa conicité sont les plus importants avec un système secondaire parfaitement hiérarchisé.
- Fukinagashi (吹き流し) / Battu par les vents : Vise à créer un arbre battu constamment par les vents avec la totalité des branches et du feuillage dirigés dans la même direction, tel un arbre de littoral.
- Han Kengai (半懸崖) / Demi falaise : Également appelé “semi-cascade” ou “mi-cascade”, reprend les caractéristiques du style Kengai, mais où la cime est plus haute que le collet.
- Houkidachi (帚立) / Style balai : L’arbre pousse parfaitement droit et conique des racines aux branches. Ces dernières sont dirigées dans tous les sens, avec une insertion groupée, sur deux charpentières parallèles ou asymétriques, ou en couronne.
- Ikadabuki (筏吹き) / Style radeau : Fait apparaître un arbre tombé, couché sur le côté dont en est ressorti un bosquet ou un arbre. La forme de radeau est plus ancienne ou traditionnelle que le nedzuranari.
- Ishizuki (石付き) / Plantation sur roche : Forme stylistique visant à reproduire un paysage, une mise en situation plus figurative d’un arbre poussant en bord, en long, ou en contre-bas d’une falaise, d’une paroi rocheuse en montagne, en littoral, ou autre.
La Culture du Bonsaï : Un Engagement Quotidien
La culture se partage en plusieurs points : l’arrosage, le rempotage, la taille, la fertilisation, l’emplacement.
Soins de base du bonsaï d'intérieur - Mistral Bonsai
L'Arrosage : La Vie du Bonsaï
- Type d’eau : Privilégiez l’eau de pluie, celle-ci convient à tous les arbres du fait de sa faible concentration en chlore et en calcaire. Vous pouvez aussi utiliser l’eau du robinet, n’hésitez pas à la chauffer si la présence de calcaire se fait trop forte et à la laisser reposer (24h) pour permettre l’évacuation du chlore.
- Quand arroser : L’arrosage s’effectue de préférence le matin ou le soir, jamais en plein soleil. En période de forte chaleur n’hésitez pas à arroser plusieurs fois par jour.
- Fréquence : Celle-ci se « calcule » en fonction de l’espèce, de la taille du pot, de l’exposition, de la force du vent, etc.
- Quantité : Il faut arroser jusqu’à ce que l’eau coule par les trous de drainage, cela se fait dans les secondes qui suivent. En cas d’attente trop longue cela signifie que : soit votre bonsaï attend d’être rempoté (racines trop encombrantes), soit le substrat est trop compact (là aussi rempotage).
- Humidité : Pour une meilleure hydratation, le bonsaï peut être placé sur une coupe de gravillons humides.
L'Emplacement : Lumière et Protection
- L’extérieur : Si vous optez pour l’extérieur, tâchez de placer la plante de façon à ce qu’elle soit au soleil le matin et à l’ombre l’après-midi (en été). En hiver, ils peuvent rester dehors aussi (à condition qu’il ne gèle pas, les bonsaïs ne résistent pas au gel).
- L’intérieur : Certains bonsaïs sont considérés comme « d’intérieur », nécessitant des conditions spécifiques de lumière et d'humidité.
Techniques Spécifiques à la Culture du Bonsaï
- Harigane kake (針金かけ) / Ligaturage : Technique consistant à enrouler du fil autour de l’arbre ou partie de l’arbre afin de lui donner un mouvement, de le courber ou de le mettre en forme.
- Hasami dzukuri (ハサミ作り) / Mise en forme par la taille : Principe de modelage d’un arbre exclusivement par la taille.
- Hagari (葉刈り) / Taille des feuilles : Action de couper les feuilles à l’exception du pétiole. La taille de la feuille peut être complète ou partielle.
- Furu hatori (古葉取り) / Coupe des vieilles feuilles : Durant l’été et l’automne, il est possible de tailler l’ancien feuillage, aux ciseaux ou à la main selon le cas, pour débarrasser l’arbre d’une partie (pins) ou de la totalité de son ancien feuillage afin d’améliorer la luminosité sur les branches inférieures et les bourgeons internes.
- Haname bunka (花芽分化) / Sélection des boutons floraux : Pratique visant à limiter ou sélectionner les boutons floraux de l’arbre afin d’en limiter l’impact sur la vigueur de l’arbre, ou d’y privilégier la pousse végétale.
- Eda nuki (枝抜き) / Suppression de branche : Coupe d’une grosse branche dans sa totalité.
- Eda tana (枝棚) / Plateau : Pratique qui consiste à diviser les ramifications terminales par deux, pour les regrouper en forme de plateau ordonné, faisant profiter de la lumière à un maximum de la végétation, et une bonne aération des structures.
- Chokkon (直根) / Racine pivot : Première racine sortant lors de la germination des graines. En bonsaï, elle est la première racine à couper, empêchant de réduire la vitesse de croissance et de faire rentrer l’arbre dans le pot.
- Doubuki eda (胴吹き枝) / Rejets : Lors d’une taille importante, il n’est pas rare de voir apparaître pléthore de bourgeons surtout de l’emprise de l’ancienne branche.
- Giseishi (犠牲枝) / Branche sacrificielle : Branche que l’on fait pousser dans le but de développer le tronc ou la branche à laquelle elle est rattachée avant de la supprimer purement et simplement lorsqu’on a atteint le diamètre souhaité, ou de la transformer en jin.
- Eda tsugi (枝接ぎ) / Greffe de branche : Principe d'implantation d’une nouvelle branche à un emplacement choisi sur un arbre.
Le Jardin Japonais : Un Écrin pour le Bonsaï et la Contemplation

Jamais figé, le jardin japonais évolue avec les saisons, avec la croissance des plantes, mais aussi selon le regard de celui qui le contemple. Sérénité et douceur, voilà ce que les tableaux évoluant au fil du temps inspirent dans les jardins japonais. Inspirés de la nature, de ses montagnes, cours d'eau et paysages, ces jardins offrent un espace de contemplation méditative où chaque élément tient une place essentielle.
Une Forte Symbolique des Éléments
Offrant une expérience à la fois esthétique et spirituelle, le jardin japonais comporte des éléments indispensables, revêtant chacun une symbolique bien particulière.
- L'eau : Élément indispensable à la vie, l'eau tient une place prépondérante dans les jardins japonais. Figurant une rivière, elle peut aussi adopter le relief pour offrir un doux bruit de cascade, ou revêtir un aspect plus paisible sous la forme d'une mare ou d'un bassin et se trouve parfois guidée par le biais d'une fontaine. Associée à l'énergie féminine Yin, elle symbolise la fluidité, le mouvement, mais aussi la pureté et l'écoulement du temps. L'eau reflète à merveille le ciel et les végétaux, elle invite ainsi à la contemplation et apaise l'esprit.
- Les pierres : Symboles de stabilité, de pérennité et par là-même d'éternité, les pierres, associées à l’énergie masculine Yang, représentent la force tranquille. Elles évoquent les montagnes sacrées du Japon, mais aussi des îles et même parfois des divinités. Elles ne sont jamais disposées de manière aléatoire. L'ensemble créé autour des roches doit évoquer un paysage très naturel, harmonieux. Un agencement classique repose souvent sur des groupes impairs, notamment de trois, cinq ou sept pierres.
- Les lanternes : En pierre, plus rarement en métal ou en bois, les lanternes japonaises, ou toro, incarnent les cinq éléments de la cosmologie et symbolisent l'éphémère. Le feu est représenté par la lumière émise dans le corps de la lanterne, la terre est matérialisée par le socle, le pied représente l'eau, alors que l'air et l'esprit sont situés au niveau du chapeau.
- Le sable ou le gravier : Dans les jardins zen où le minéral est dominant, l'eau est représentée par le sable ou le gravier ratissé qui forme alors des ondes. Sable et graviers symbolisent l'eau et son pouvoir de purification. Ils évoquent également le calme, la sobriété, l'infini de l'univers et la paix. L'acte de ratissage de ces éléments minéraux revêt lui-même un caractère spirituel assurant d'atteindre la sérénité intérieure.
- Les végétaux : Outre la symbolique de l'impermanence et des variations de saisons, chaque plante offre une signification qui lui est propre :
- Le bambou, souple et résistant, incarne l'adaptabilité au changement et la persévérance.
- Le pin est associé à la longévité et à la force, alors que l'érable du Japon au feuillage caduc et dont la teinte évolue au fil des saisons inspire le changement d'état.
- Le sakura, plus connu dans notre pays sous le nom de cerisier du Japon, représente quant à lui la renaissance et la beauté éphémère par sa splendide floraison printanière.
- Les mousses, toujours très présentes, jouent un rôle essentiel pour l’évocation du temps qui passe et de la sagesse. Elles symbolisent le fil des années, la douceur et l'humilité, renforçant l'ambiance paisible et contemplative du jardin.
- Les bonsaïs souvent mis en valeur sur des socles, évoquent la patience, la discipline et l’humilité, alors que les niwaki, ces arbres taillés selon des formes précises, incarnent la relation entre l’homme et la nature. Leurs silhouettes équilibrées évoquent également la force du temps et la résilience.
- Les carpes koï : Les carpes koï occupent parfois les bassins et étangs des jardins japonais, elles représentent la persévérance, le courage et le succès. Elles sont également associées à la prospérité et à la chance. Bien que ces poissons ne soient pas indispensables dans ce type de jardins, leur présence ajoute une dimension vivante et spirituelle à l’ensemble.
- Les ponts : De forme arquée, les ponts occupent une place essentielle dans les jardins japonais et symbolisent le passage d'un état à un autre, une transition, une transformation aussi bien physique que spirituelle. Dans le jardin, ils ont une fonction esthétique et servent à créer des points de vue surélevés ou à passer d'une atmosphère à l'autre. Notez qu'ils n'enjambent pas forcément une pièce d'eau, on les nomme alors 'ponts secs'.
- Le torii : Le torii est un élément parfois présent dans certains jardins japonais, bien qu'il soit normalement dédié à l'entrée des temples shintoïstes. Souvent peint en rouge, couleur porte-bonheur et protectrice, le torii marque la transition entre le monde des humains et le monde sacré des divinités.
Lexique du Bonsaï : Comprendre le Langage de cet Art
Pour s'immerger pleinement dans l'art du bonsaï, il est essentiel de maîtriser certains termes spécifiques. La langue japonaise, avec ses kanjis et ses différentes prononciations, peut être complexe.
Règles de Lecture du Rōmaji
Le rōmaji est l'écriture du japonais avec l'alphabet latin. Voici quelques règles de base pour une prononciation correcte :
- a = a
- b = b
- ch = tch (comme Tchoupi)
- d = d
- e = é
- f = f
- g = gu (toujours guttural, comme Guérande)
- h = h toujours aspiré, on doit le prononcer !
- i = i
- j = dj
- k = k
- m = m
- n = n
- o = o fermé comme dans "pot"
- p = p
- r = r tellement roulé qu’on dirait un L (si vous n’y arrivez pas, faites un L)
- s = s (pas de z, comme bonSai et non bonzaï)
- sh = ch (comme dans cheminée)
- t = t
- u = ou (et non pas "u" à la française)
- w = w (oua, oui, ouu, oue, ouo)
- y = y (ya, yi, yu, ye, yo)
- z = z ou dz
Chaque syllabe doit être prononcée et chacune vaut un temps. En rōmaji, on a plusieurs façons de rendre une voyelle longue pour lui donner deux temps : le trait au-dessus de la voyelle doublée, ou une lettre qui prolonge son son. Ainsi, par exemple, on pourrait écrire rōmaji aussi roumaji.
- ei = éé (comme sensei se prononce sé-n-sé-é)
- ou = oo (comme rōmaji se prononce lo-o-ma-dji)
En ce qui concerne les consonnes, c’est le même principe, si vous voyez deux fois la même consonne l’une derrière l’autre, faites un temps d’arrêt avant de la doubler : shokkan (se prononcera sho-temps d’arrêt-ka-n).
Enfin les diphtongues françaises comme en, on… n’existent pas en japonais. Ainsi on ne dira pas comme en français “bon-zaï” mais plutôt bo-n-sa-i.
Termes Techniques du Bonsaï
- Akadama tsuchi (赤玉土) / Terre d’Akadama : Type de substrat de base du bonsaï. Il s’agit d’une terre argileuse torréfiée provenant d’Akadama (littéralement bille rouge).
- Aobashou (青葉性) / Sénescence foliaire du vert au rouge : Nom des types de feuilles allant du vert foncé au rouge vif à l’automne.
- Araki (新木) / Arbre fraîchement prélevé (tous types de provenances) : C’est un arbre brut, qui n’a jamais été taillé, mis en forme, cultivé. Il est récolté dans un champ, en plaine, en montagne, bref, de la pleine terre. Ces arbres nécessitent toujours de gros travaux pour être transformés en bonsaï.
- Atama (頭) / Tête : C’est la partie haute de l’arbre.
- Byoubu (屏風) / Paravent : Décoration utilisée dans la pratique de l’exposition au même titre que le kakejiku.
- Byouki no eda (病気の枝) / Branche malade : Une branche affectée par une maladie.
- Choume yousei (頂芽優性) / Arbre à dominance apicale : Les arbres à dominance apicale sont appelés choume yousei au Japon. Ils sont majoritaires dans le règne végétal.
- Chuu joku (中卓) / Tablette de présentation moyenne (hauteur) : Tablette avec les pieds légèrement plus hauts que pour la tablette basse (hira joku). En règle générale, cette hauteur correspond à la moitié de la longueur de la tablette.
- Daigi (台木) / Porte greffe : La base recevant la greffe. Il possède le système racinaire et fait profiter le greffon de sa vigueur. Utilisé pour la multiplication (vitesse de croissance accrue) ou pour la création d’un sujet (remplacement de feuillage, faire un arbre avec une espèce naturellement faible, etc.).
- Eda (枝) / Branche : Structure secondaire, aussi appelée charpentière.
- Eda jun (枝順) / Organisation des branches : Terme qui désigne le bon ordre et la bonne proportion des branches, leur espacement et leurs tailles respectives, relatives les unes aux autres et par rapport au tronc également. Le parfait équilibre de l’eda jun est primordial autant que la bonne conicité du tronc.
- Eda kiri hasami (枝切りはさみ) / Pince à branches - Sécateur : Outil permettant la taille de branches, à la grande multitude de formes, concaves, obliques, etc.
- Funensei (不稔性) / Stérilité : Incapacité à produire des graines/noyaux ou pépins, malgré la floraison ou la production de fruits.
- Futokoro (フトコロ) / Sans équivalent en français : Terme désignant la partie de contact entre la branche et le tronc.
- Go ten kazari (五点飾り) / Présentation à cinq éléments : En exposition, il s’agit d’une présentation à cinq éléments comprenant un arbre principal (shuboku) et quatre accompagnements (uke).
- Gyaku eda (逆枝) / Branche inversée : Concerne plus souvent le système tertiaire, il s’agit des branches poussant dans le sens inverse de la structure à laquelle elles sont attachées.
- Hachi (鉢) / Pot : Nom des pots en japonais.
- Hachi age (鉢上げ) / Mise en pot : Le fait de mettre un arbre dans un pot avec du substrat.
- Hachi utsuri (鉢映り) / Accord pot / arbre : Le mot donné à l’association du pot avec l’arbre.
- Hamizu (葉水) / Bassinage : Mot à mot c’est l’eau sur les feuilles, il s’agit du bassinage, le fait d’arroser le feuillage de l’arbre.
- Han higake (半日陰) / Mi-ombre : Type d’exposition. Désigne environ trois heures d'ensoleillement direct par jour, surtout sans soleil d'ouest.
- Haname (花芽) / Boutons floraux : Type de bourgeon dont sortira une fleur, de taille et de forme différente des bourgeons à feuilles et parfois à branches.
- Hanamono rui (花物類) / Arbres à fleurs : Type d’arbre qui émettent des fleurs sans forcément émettre un fruit.
- Hanuki (葉抜き) / Éclaircissement du feuillage : Effeuillage partiel d’un arbre pour égaliser la vigueur, la luminosité, et réduire la vigueur en supprimant les anciennes feuilles. Principalement appliqué sur les pins noirs, les pins rouges et les érables.
- Harigane hasami (針金はさみ) / Coupe-fil : Outil permettant la coupe et le débit de fil de ligature.
- Hashou (葉性) / Feuillus : Arbres de type feuillus (comprenez non conifère, non fruitier et non fleuri).
- Hata age mono (畑上げもの) / Arbre de pleine terre : Arbre planté en pleine terre dans un but de croissance et de développement rapide.
- Hayake (葉焼け) / Brûlure des feuilles : Par manque d’ombre, certaines feuilles trop délicates peuvent se retrouver brûlées par les rayons du soleil.
- Heikou eda (平行枝) / Branches parallèles : Effet indésiré de deux branches, l’une au-dessus de l’autre, sans avoir au côté opposé du tronc une branche en quinconce qui brise l’effet.
- Hira joku (平卓) / Tablette de présentation basse : Tablette convenant à la présentation d'un arbre massif sur terrain plat ou dans un paysage rural de montagne.
- Hogozai (保護剤) / Agent protecteur : Définit les moyens de protections contre les parasites et/ou xylophages, maladies ou champignons néfastes aux arbres.
- Ichi no eda (一の枝) / Première branche : C’est la première branche en partant de la base de l’arbre. Son rôle peut être secondaire, tertiaire ou autre. Elle reste néanmoins la plus importante, étant celle qui induit le mouvement, la forme ou la direction de l’arbre.
- Ikimichi (生き道) / Veine vivante : Dans le cas d’un arbre composé de parties mortes et vivantes (shari, jin), l’ikimichi désigne la partie vivante.
- Imi eda (忌み枝) / Branches indésirables : Nom général donné à toutes les branches dites “indésirables”, ou inesthétiques.
Le terme banzai désigne quelque chose de complètement différent. Ce mot est composé du caractère 万 MAN (qui devient BAN) qui veut dire dix mille, et 歳 SAI (qui devient ZAI) et qui veut dire ans. Lorsque les Japonais utilisent le terme JIN, à quoi font-ils référence ? Le mot "JIN" signifie Dieu ou Divinité. Lorsqu'une partie d'un arbre meurt, c'est généralement dû à un élément naturel, tel que la foudre, le vent, le feu. Les Japonais associent cet événement avec l'intervention d'une entité suprême.
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