Le Col de Leschaux, culminant à 897 mètres d’altitude, s'impose comme une figure incontournable du paysage cycliste français. Niché stratégiquement entre les massifs du Semnoz et d’Entrevernes, ce col, selon divers articles lus sur la toile, semble être le col le plus grimpé de France. Son attrait ne réside pas seulement dans sa situation géographique privilégiée, mais surtout dans sa capacité à offrir des profils de montée adaptés à tous les niveaux, faisant de lui un terrain d'expression privilégié aussi bien pour le cyclotouriste en quête de contemplation que pour l'athlète recherchant un entraînement régulier.

Le versant classique : L'accessibilité au service du cyclotourisme
Par ses versants classiques, la montée propose un profil à la portée de n’importe quels cyclotouristes. L’ascension la plus emblématique débute depuis Sevrier, sur les bords du Lac d’Annecy, en empruntant la route départementale D912. Cette montée, qui est aussi la plus classique, est très facile et elle est assez roulante avec une pente comprise entre 2,5 et 5% de moyenne durant 11,8 kilomètres.
Cette approche, par sa régularité, permet une gestion de l'effort optimale. Elle constitue la porte d'entrée idéale pour ceux qui souhaitent découvrir les joies des ascensions alpines sans se heurter à des pourcentages extrêmes. Le cycliste peut ainsi se concentrer sur sa cadence et profiter pleinement de la transition entre les rives du lac et les premières hauteurs du massif.
Variantes techniques depuis Sevrier : La recherche du piment
Pour les cyclistes souhaitant varier les plaisirs, toujours depuis Sevrier mais en empruntant la D10, trois variantes permettent de mettre un petit peu de piment par rapport à la montée classique présentée ci-dessus. Ces alternatives offrent une lecture différente du terrain et sollicitent davantage les capacités physiques des pratiquants.
La première variante, longue de 11,7 km, joint directement St-Eustache et la Chapelle-St-Maurice. Depuis la D10a et en rejoignant la D10, la pente démarre doucement jusqu’à 3,5% durant 2,6 km puis va s’accentuer franchement à 7% sur 700 mètres. Un replat de 675 mètres permettra de se préparer pour la suite qui sera plus ardue : durant 5,2 km jusqu’à la Chapelle-St-Maurice, la déclivité variera entre 5,5 et 7%.
La seconde variante, d’une distance de 13,5 km, s’inclinera peu après le départ sur la D10b - 900 m à 2,5% - avec une pente entre 6 et 7% sur 4 kilomètres. Vous pourrez souffler le kilomètre suivant à 4% entre Patérier et Puget et, à la suite, profiter d’une bonne descente de 1,4 km pour rejoindre la D10. Il faudra reprendre l’ascension durant 3,6 km où la déclivité variera entre 5,5 et 7% en passant par St-Eustache et la Chapelle-St-Maurice.
Pour ces deux variantes, il convient de noter deux points principaux : à partir de la Chapelle-St-Maurice, il vous restera 2,5 km très facile car vous enchaînerez d’abord une légère descente suivie d’un faux plat montant qui vous mèneront à un point culminant à 936 mètres d’altitude.

Immersion dans le Massif des Bauges : Le versant savoyard
L’ascension, qui est aussi la plus classique (D912), débute au sein du Massif des Bauges à partir du Pont Detrier qui enjambe le Ruisseau de Bellecombe qui marque la frontière entre la Savoie et la Haute-Savoie. Ce versant offre une ambiance plus sauvage et authentique, typique des paysages baujus.
Une variante est possible, toujours en partant de Pont Detrier mais en empruntant peu après la direction de Bellecombe-en-Bauges. C’est jusqu’à ce village - 5,3 km - que vous grimperez les passages les plus difficiles avec 600 et 900 m à 5,5% et un bon 7,5% sur 700 mètres. C’est la variante la plus longue avec 16,2 km depuis le Pont d’Escorchevel sur la route du Col du Frêne.
L'esprit « Haute-Savoie au Sommet » : Une expérience sans contraintes
Dans le cadre de son plan vélo, le Conseil départemental de la Haute-Savoie propose l’ouverture d’un col mythique aux cyclistes chaque mardi, entre 9h et 12h, pendant la saison estivale. L’initiative « Haute-Savoie au Sommet » invite les cyclistes à gravir des cols emblématiques du département dans des conditions idéales.
Pas de classement, pas de dossard, pas de pression. Juste l’envie de grimper en liberté ! En selle, choisissez votre braquet, trouvez votre rythme, et attaquez les cols mythiques de Haute-Savoie quand vous le souhaitez. Le départ se fait à la pédale, aux points de rendez-vous indiqués dans le calendrier. Cette opération est ouverte à un public large allant des cyclotouristes expérimentés aux débutants qui découvrent la discipline.
L’opération est ouverte à tous, des cyclotouristes chevronnés aux débutants, sans inscription préalable ni frais de participation. Il ne s’agit pas d’une compétition : pas de chronomètre, pas de classement, seulement le plaisir de pédaler à son rythme au cœur des paysages alpins. Dès les premières éditions, l’événement a rencontré un franc succès. Par exemple, lors de la montée du col de Leschaux, plus de 200 cyclistes ont profité de la route réservée pour l’occasion.
Une dynamique territoriale au service des cyclistes
L’opération Haute-Savoie au sommet revient pour dix dates. Quel cycliste n’a jamais rêvé de grimper un col qui lui est réservé ? C’est l’ambition de Haute-Savoie au Sommet. Depuis trois ans, cyclistes débutants et aguerris profitent de routes fermées aux voitures le temps d’une demi-journée pour découvrir les cols mythiques du territoire.
Organisé par le Conseil départemental dans le cadre de son plan vélo, ce projet a attiré l’année passée plus de 3 800 participants. Pour profiter des paysages alpins en toute sérénité, pas besoin d’inscription. Rendez-vous tous les mardis d’été (sauf pour les 16 et 26 juillet), du 30 juin au 25 août, entre 9 h et 12 h. Plus d’informations sur le site du Département de la Haute-Savoie : hautesavoie.fr/. Cette structuration de l'offre cycliste, en favorisant la sécurité et la convivialité, renforce le positionnement du Col de Leschaux non seulement comme un défi sportif, mais comme un espace de loisirs partagés.
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