Les insectes non pollinisateurs : une perspective élargie sur la biodiversité et les services écosystémiques

Les insectes pollinisateurs sont fréquemment mis en avant pour leur rôle essentiel dans le maintien de l'équilibre des écosystèmes et la garantie de notre sécurité alimentaire. En effet, en Europe, pas moins de 84 % des espèces végétales cultivées, telles que le cerisier, l'abricotier, l'amande, le pommier, la courge et les oignons, dépendent de ces insectes sauvages. L'action des pollinisateurs est également indispensable à la survie et à l'évolution de 80 % des plantes à fleurs, qu'elles soient cultivées ou non. Sans eux, la diversité génétique au sein des espèces déclinerait, et, à terme, les espèces elles-mêmes seraient en péril, la seule action du vent ne suffisant généralement pas à la reproduction sexuée.

Cependant, au-delà de ces acteurs bien connus, il est crucial de reconnaître l'importance d'une multitude d'autres insectes qui, bien que n'étant pas systématiquement classés comme "pollinisateurs principaux", jouent des rôles écologiques complexes et souvent sous-estimés. L'étude de ces interactions révèle une toile de vie interconnectée où chaque maillon a son importance, y compris les insectes dont les contributions à la pollinisation ne sont pas toujours évidentes ou directes, mais qui participent néanmoins à la dynamique générale des écosystèmes.

Schéma illustrant la diversité des interactions insectes-plantes

Le mécanisme de la pollinisation et la place des insectes

La reproduction des plantes à fleurs, également appelées angiospermes, repose sur un processus fondamental : la pollinisation. Ce mécanisme implique le transfert du pollen, qui contient les cellules porteuses du matériel génétique mâle, des organes sexuels mâles (les étamines) vers l'organe sexuel femelle (le pistil) de la même fleur ou d'une autre fleur de la même espèce. Une fois le pollen déposé sur le pistil, il pénètre pour féconder la graine immature cachée dans l'ovaire de la fleur.

Il existe différentes méthodes de pollinisation, mais l'entomogamie, c'est-à-dire le transport du pollen par un insecte, est une stratégie particulièrement efficace adoptée par une grande majorité de plantes. Les insectes sont attirés par les fleurs grâce à des signaux visuels, comme les couleurs, et olfactifs, comme les odeurs. En se posant sur la fleur pour butiner le nectar sucré ou le pollen riche en protéines, l'insecte se couvre involontairement de grains de pollen. Lors de la visite d'une autre fleur, souvent de la même espèce, il dépose ces grains, assurant ainsi la fécondation. Cette reproduction sexuée, favorisant le brassage génétique, est essentielle pour l'adaptation des plantes à un environnement changeant. Les fleurs communiquent même leur état, comme le châtaignier qui passe du jaune au rouge après fécondation, signalant aux abeilles qu'elles n'ont plus besoin d'être visitées.

Les insectes pollinisateurs appartiennent à plusieurs ordres majeurs. Les hyménoptères regroupent les abeilles (domestiques et sauvages, comme les bourdons et les anthophores), les guêpes, les fourmis et les frelons. Les lépidoptères sont les papillons, dont la trompe est particulièrement efficace pour prélever le nectar. Les diptères englobent les mouches et les syrphes, qui sont des pollinisateurs étonnamment actifs. Enfin, les coléoptères, tels que les cétoines, les nitidulides, les scarabées, les coccinelles et les hannetons, contribuent également, bien que dans une moindre mesure.

Il est important de noter que de nombreux insectes que l'on ne considère pas toujours comme de "grands pollinisateurs" peuvent néanmoins effectuer de 25 à 50 % du nombre total des visites de fleurs, selon une étude basée sur 1 739 champs de cultures sur les cinq continents. Bien que ces insectes soient parfois moins performants par fleur que les abeilles, ils visitent ces fleurs plus fréquemment, ce qui en fait des acteurs essentiels et un "filet de sécurité" face au déclin des populations d'abeilles.

Le rôle oublié des pollinisateurs | Reportage CNRS

Au-delà des abeilles : la richesse insoupçonnée des diptères et autres insectes

Alors que l'abeille à miel européenne (Apis mellifera) est souvent considérée comme l'insecte pollinisateur le plus populaire et le plus familier, il existe une multitude d'autres insectes qui contribuent de manière significative à ce service écologique vital. Les abeilles domestiques sont familières, mais leurs cousines sauvages, aux apparences et comportements divers, sont moins connues. Ces alliées sont de véritables pollinisateurs et étonnent par leur apparence et leur comportement. Rien qu'en France, on compte un millier d'espèces d'abeilles sauvages, qui ne produisent pas de miel et vivent, pour la plupart, en solitaire.

Cependant, l'attention portée ces dernières années aux abeilles, reines de la pollinisation, a parfois éclipsé le rôle crucial d'autres groupes d'insectes. Ces dernières sont en effet en déclin depuis la mondialisation à cause des pesticides, des hybridations entre espèces et des attaques des différentes espèces de prédateurs exotiques comme le frelon asiatique. Bien que les abeilles soient essentielles à l’équilibre de nos écosystèmes, ce ne sont pas les seuls pollinisateurs indispensables à disparaître de nos jardins.

Parmi les ordres les plus représentés, les diptères, qui incluent les mouches et les moustiques, sont souvent considérés comme nos pires ennemis. Malheureusement, ce sont les seuls diptères connus du grand public. Il existe néanmoins une immense variété de diptères : 100 000 espèces ont été recensées dans le monde. Les diptères sont des insectes à une seule paire d’ailes, contrairement aux autres insectes qui en comptent deux. Cette deuxième paire est souvent atrophiée en forme de petits bâtonnets et sert de balancier. Grâce à ces deux membres, les diptères ont une stabilité remarquable, leur permettant d’effectuer des vols stationnaires. Ils sont reconnaissables grâce à leurs yeux proéminents, qui sont composés de multitudes de facettes, ou mini-yeux. Certains diptères ont des yeux tellement gros qu’ils peuvent voir simultanément devant, derrière et sur les côtés.

Selon leur morphologie et leur mode d’alimentation, les diptères ont des rôles plus ou moins importants dans la pollinisation. Les bombyles sont particulièrement bien adaptés car ils possèdent une trompe très longue, qui leur permet d’aspirer le nectar d’un grand nombre de fleurs. Ils sont de plus recouverts de longs poils qui leur donnent une allure de bourdon. Les poils sont des attrape-pollens très efficaces, ce qui fait de lui un grand transporteur de pollen. La moitié des diptères font partie de la famille des Syrphidae, ou syrphes. Ils ressemblent pour la plupart à des guêpes : rayures jaunes et noires, taille fine, mais comme toute mouche, ils n’ont pas de dard. La ressemblance est parfois tellement flagrante qu’on les confond aisément avec leurs cousines. On peut alors parler de mimétisme. Ce stratagème a pour but de ressembler le plus possible à une guêpe ou à une abeille, pour impressionner les potentiels prédateurs. Leurs yeux sont toujours plus gros que ceux des guêpes. Les mâles ont les yeux qui se touchent et ceux des femelles sont un peu plus écartés.

L’une des espèces les plus courantes, Sphaerophoria scripta ou syrphe porte-plume, se reconnaît à son abdomen fin, se finissant en plume à écrire. Les adultes se nourrissent de nectar de nombreuses fleurs comme le pissenlit et l’origan. Les larves, quant à elles, se nourrissent exclusivement de pucerons, comme de nombreuses autres larves de syrphes. Ces dernières ont la particularité de se nourrir de 50 à 100 espèces de pucerons différentes. Le deuxième syrphe le plus commun est Episyrphus balteus, ou syrphe ceinturé. Cette espèce présente des doubles bandes noires sur le corps. La première est bien marquée et droite, la deuxième est en forme d’accolades. Au stade larvaire, ce syrphe se nourrit aussi de pucerons, et jusqu’à 150 espèces différentes.

Une grande variété d’espèces est visible au Jardin. Certains ont le corps bien plus trapu en forme de bourdon, d’autres ont des pattes peu élégantes comme les Syrrita. Certaines ont des couleurs peu communes comme le Paragus noir à bout rouge. Ils sont parfois tellement petits qu’il est impossible de les reconnaître à l’œil nu. De par la diversité des espèces, ce groupe à lui tout seul a un rôle de régulateur de nos écosystèmes. La plupart des syrphes adultes contribuent à la reproduction des plantes. Les larves, quant à elles, sont soit coprophages et détritiphages - c’est-à-dire qu’elles se nourrissent d’excréments et de déchets organiques - soit aphidiphages, ce qui signifie qu’elles se nourrissent de pucerons. La première catégorie de larves a un rôle de recycleur : elles nettoient et enrichissent le sol. Les syrphes sont donc à la fois d’excellents pollinisateurs à l’âge adulte et de redoutables chasseurs au stade larvaire.

Pour finir sur les diptères, il est intéressant de mentionner des mouches tout à fait remarquables : les Asilides ou mouches à moustache. Ce sont de grosses mouches, pouvant atteindre trois centimètres de long, uniquement carnivores et particulièrement poilues. On les reconnaît à la touffe de poils qu’elles portent entre les deux yeux, appelée moustache. La larve se nourrit d’excréments, tandis que les adultes s’attaquent à des insectes parfois plus grands qu’eux : papillons, mites, libellules, punaises et même des guêpes et des abeilles. La famille des diptères est bien plus complexe qu’on peut le croire. Bien que ces insectes soient dépourvus de dard, ils peuvent être de redoutables chasseurs d’insectes nuisibles, et sont pour la plupart de grands pollinisateurs. Nos jardins favorisent leur prolifération car ils offrent de nombreuses fleurs sauvages méditerranéennes dont ces insectes raffolent.

Les coléoptères, tels que les scarabées, les coccinelles, les hannetons, les longicornes, les buprestes, les téléphores, et les mordéllides, sont également des acteurs discrets mais importants de la pollinisation. Ces insectes collaborent avec certaines fleurs pour leur reproduction, soulignant la diversité des interactions entomophiles.

Image d'un syrphe sur une fleur

Un rôle écologique crucial pour l'ensemble de la biodiversité

Les insectes pollinisateurs sont les partenaires des plantes à fleurs. Leur association a façonné nos paysages et notre environnement. Environ 70 à 90 % des plantes à fleurs, c'est-à-dire quelques 250 000 espèces, dépendent au moins en partie de la pollinisation animale pour leur fécondation. Cette observation a été soulignée par Colin Fontaine, biologiste et chercheur en écologie au CNRS et au Muséum national d’Histoire naturelle.

Les premières plantes à fleurs sont apparues il y a 140 millions d'années, sous le règne des dinosaures. Elles ont alors initié une véritable révolution autour de leur relation avec les insectes et les champignons qui poussent au niveau de leurs racines. Elles ont façonné le paysage, donnant naissance aux forêts tropicales humides et aux prairies. Mais aussi nourri quantité de petits mammifères, dont les ancêtres d'Homo sapiens. Aujourd'hui, 90 % des plantes terrestres sont des plantes à fleurs, qui jouent un rôle prépondérant dans l'écosystème terrestre. Parce qu'elles sont capables de produire de la matière organique à partir de matière minérale, elles sont à la base de la plupart des chaînes alimentaires. Leurs tissus nourrissent les herbivores, leurs fruits et leurs graines sont l'aliment principal des oiseaux, de nombreux mammifères, des chauves-souris, etc. Les insectes, leurs alliés, sont ingérés par quantité d'amphibiens, de reptiles, d’oiseaux.

Les fleurs influencent aussi le climat. Elles possèdent en effet une capacité supérieure aux autres plantes pour pomper l'eau du sol et l'exhaler par leurs feuilles. Ce faisant, elles participent à l'établissement d'un climat plus humide dans les zones de forêts tropicales.

En plus de leur rôle direct dans la pollinisation, de nombreux insectes contribuent à la régulation des écosystèmes. Comme mentionné précédemment, les larves de syrphes sont de redoutables chasseurs de pucerons, jouant un rôle de contrôle biologique important dans l'agriculture et les jardins. D'autres larves d'insectes, qu'elles soient coprophages ou détritiphages, participent au nettoyage et à l'enrichissement des sols en décomposant les excréments et les déchets organiques. Ces fonctions sont cruciales pour le cycle des nutriments et la santé générale des écosystèmes.

Le déclin des populations d'insectes et ses implications

Le constat est alarmant : le nombre d'espèces d'insectes pollinisateurs et la taille des populations de nombreuses espèces diminuent. Dans certains endroits, cette baisse est de l’ordre de 70 % à 90 %. Si le phénomène est encore difficile à chiffrer globalement, la réalité du déclin est indéniable. Selon le rapport de 2016 de l'IPBES, « en Europe, 9 % des espèces d’abeilles et de papillons sont menacés et les populations diminuent pour 37 % des abeilles et 31 % des papillons ».

Les raisons de ce déclin sont multiples et interconnectées. L'urbanisation a réduit et fragmenté l'habitat naturel des insectes, et la lumière des villes les affecte. Cependant, c'est surtout l'agriculture intensive développée pour nourrir les populations après la Seconde Guerre mondiale qui est pointée du doigt. Elle a détruit les haies et éradiqué les fleurs sauvages dont se régalent les insectes. La monoculture a diminué la diversité des fleurs et de leurs visiteurs. Les pesticides sont également accusés d'intoxiquer les populations d'insectes. Plusieurs études montrent que les abeilles domestiques et sauvages sont affectées par l'usage des pesticides néonicotinoïdes, entraînant des difficultés à s'orienter et une mortalité excessive. En 2018, la majorité des États de l'Union européenne a donc voté leur interdiction. Cependant, en France, les betteraviers ont négocié une dérogation temporaire, ce qui soulève des controverses.

Le changement climatique global a tendance à modifier le calendrier des pollinisateurs et des plantes, créant des décalages entre leurs cycles respectifs qui, parfois, ne correspondent plus du tout. Conséquence : les pollinisateurs ne sont plus forcément actifs au moment où leur plante préférée peut les nourrir et a besoin d'être fécondée. Les populations d'abeilles domestiques (Apis mellifera) souffrent d'un mal particulier : dans plusieurs régions du monde, mais pas partout, des colonies entières meurent. Elles sont victimes non seulement des pesticides, mais aussi de maladies (comme l'acarien Varroa) dont la propagation est favorisée par la concentration des abeilles dans les ruches où elles sont élevées.

La disparition des pollinisateurs, qu'ils soient connus ou méconnus, représente une menace majeure pour la biodiversité et l'agriculture. Le déclin des insectes pollinisateurs menace les écosystèmes : sans eux, les plantes à fleurs risquent de disparaître. Et tous les animaux qui en dépendent : les oiseaux qui mangent leurs graines, les amphibiens qui mangent les insectes, les herbivores qui s'en délectent, etc. Les zones tropicales seraient les plus affectées par la chute de leur biodiversité. Marc-André Selosse, biologiste et professeur au Muséum national d’Histoire naturelle, souligne que « l'émergence des angiospermes a structuré la biodiversité. La conséquence, comme dans toute interaction, c'est le risque de co-extinction : quand une plante ou un insecte disparaît, il y a un risque d'extinction de toutes les espèces qui lui sont liées. »

Environ 70 à 75 % des plantes cultivées dépendent de la pollinisation entomophile, soit 35 % du tonnage de la production agricole mondiale, selon l'IPBES. Sont concernés les arbres fruitiers, les baies, les légumes et les oléagineux, les protéagineux, les épices, le café et le cacao. Colin Fontaine résume bien la situation en affirmant que « sans les pollinisateurs, ce qu'on perd, c'est la confiture sur la tartine. Tout ce qui fait la saveur, le goût, le côté plaisant de la nourriture dépend des pollinisateurs. »

Infographie sur les causes du déclin des insectes pollinisateurs

Les actions pour la sauvegarde des insectes et la sensibilisation

Face à cette crise, il est impératif d'agir à tous les niveaux. La lutte contre la disparition progressive de ces espèces discrètes ne doit plus attendre et doit toucher tous les décideurs et professionnels. Il existe de nombreuses solutions pour enrayer cette crise des insectes. À Besançon, par exemple, la municipalité a initié des assises nationales des insectes pollinisateurs. Dans cette ville, on repense le fleurissement, la gestion différenciée des espaces verts. Auparavant, on privilégiait des fleurs annuelles très jolies mais qui consommaient énormément d'eau, et on en changeait trois ou quatre fois par saison.

Chaque citoyen peut agir, à son échelle, pour la sauvegarde des abeilles et donc de la biodiversité. « Il est temps de regarder en face la nourriture et son impact sur l'environnement. Il y a un mode de production agricole dominant qui est basé sur un arasement de la nature, pour utiliser les champs comme de grands pots de fleur. On peut agir sur nos courses. Chaque propriétaire d'espace vert, que ce soit un jardin, un balcon, une terrasse ou un pied d'immeuble, peut aussi agir. Si la seule personne qui passe sur un espace tondu, c'est la personne qui tond, c'est qu'on a perdu », rappelle Hugues Mouret, directeur scientifique d'Arthropologia.

Des programmes de science participative, comme le SPIPOLL (Suivi photographique des insectes pollinisateurs) mis en place par le Muséum national d’Histoire naturelle et l’Office pour les insectes et leur environnement, invitent chacun à photographier pendant 20 minutes tous les insectes butinant une plante en fleur de son choix et à poster les photos sur le site du programme. Ces initiatives permettent non seulement de collecter des données précieuses pour la recherche, mais aussi de sensibiliser le public à la diversité et à l'importance des insectes.

Des événements comme le « Jeu de piste château Pams » ou l'exposition « Irremplaçables INSECTES pollinisateurs » à la médiathèque de Prades, ainsi que des projections de films documentaires tels que « Les abeilles sauvages » et « Les papillons de France en liberté », contribuent à informer et à engager le public. Ces actions visent à faire prendre conscience de la richesse de la biodiversité entomologique et de la nécessité de la protéger. Stéphane Jaulin, de l'Office pour la Protection des Insectes et animateur du plan régional pollinisateur, souligne l'importance de ces temps d'échange.

Les scientifiques n'ont pas suffisamment exploré le rôle des insectes autres que les abeilles pour la pollinisation, estime Margie Mayfield, une écologiste des plantes de l'Université de Queensland en Australie, un des co-auteurs d'une étude sur ce sujet. Cette dépendance à la seule pollinisation des cultures par les abeilles est une stratégie risquée, souligne la chercheuse, en raison des nombreuses menaces qui pèsent sur les ruches. Elle préconise d'utiliser les conclusions de ces travaux pour encourager des changements dans les pratiques agricoles comme éviter l'utilisation de certains pesticides qui détruisent ces autres pollinisateurs. Les récoltes comme les mangues, les kiwis, le café ou le colza ne dépendent pas des abeilles mais des mouches, des papillons, des scarabées, des guêpes et des fourmis pour leur pollinisation, ont déterminé les auteurs de l'étude. Ces autres insectes qui pollinisent les cultures sont de ce fait une assurance contre le déclin des populations d'abeilles observés un peu partout dans le monde.

En France métropolitaine, on compte au bas mot 20 à 25 000 insectes qui vont se nourrir dans les fleurs ; on les dit floricoles. Ce panel inclut une grande diversité d'hyménoptères (abeilles, bourdons, fourmis, ichneumons, micro-hyménoptères, tenthrèdes), de diptères (mouches, syrphes, muscides, calliphorides, moustiques), et de coléoptères (scarabées, longicornes, buprestes, téléphores, mordéllides, coccinelles). Comprendre et valoriser la contribution de chacun de ces groupes est essentiel pour une approche holistique de la conservation de la biodiversité.

Le rôle oublié des pollinisateurs | Reportage CNRS

tags: #insecte #non #pollinisateur