Le Jardin en Permaculture Intensive : Une Approche Holistique pour une Abondance Durable

Dans un monde où les défis environnementaux s'intensifient et l'urbanisation progresse, la permaculture se positionne comme une solution innovante et durable pour le jardinage. Loin d'être une simple méthode de culture, elle incarne une approche holistique visant à créer des systèmes agricoles respectueux de l'environnement, économiquement viables et résilients. Ce terme, qui combine "permanent" et "agriculture", a transformé la perception que des millions de personnes ont de leur rapport à la nature, inspirant une réinvention profonde des pratiques agricoles. Des exemples emblématiques comme la Ferme du Bec Hellouin en France témoignent de l'efficacité de ces pratiques novatrices.

Vue aérienne d'une ferme en permaculture intensive

La permaculture est un système de conception qui imite les écosystèmes naturels pour créer des environnements durables et productifs. Elle repose sur trois grands principes : prendre soin de la Terre, prendre soin des gens, et partager les ressources équitablement. En intégrant la biodiversité, les cycles naturels et les ressources locales, la permaculture vise à créer des systèmes agricoles autonomes qui s'adaptent et évoluent avec leur environnement. Cela permet de cultiver des aliments tout en préservant la santé de notre planète.

L’urgence climatique et la nécessité d’une agriculture durable rendent la permaculture incontournable. Elle permet non seulement de cultiver des aliments, mais aussi de restaurer la biodiversité et de minimiser notre impact sur la planète. C'est une approche qui a gagné en popularité en tant qu'alternative au jardinage classique, offrant une manière de cultiver un potager productif tout en réduisant considérablement les corvées.

Les Fondations de la Permaculture : Histoire et Philosophie

L’histoire de cette approche est fascinante. La permaculture a vu le jour dans les années 1970 grâce à Bill Mollison et David Holmgren, qui ont cherché à créer des systèmes agricoles durables. Leurs travaux ont jeté les bases d'une philosophie qui met l'accent sur l'observation de la nature, la coopération et la régénération des sols. L'idée est de laisser la nature faire, tout en la cadrant un minimum pour répondre aux besoins humains, évitant ainsi de laisser une prairie de chiendent ou une forêt reprendre ses droits si l'on ne fait rien.

Les livres fondateurs, souvent initialement en anglais, ont progressivement trouvé leur place en France, avec des lieux inspirants comme la Ferme du Bec Hellouin en Normandie, la ferme Sainte Marthe en Sologne, ou encore les Amanins dans la Drôme. La Ferme du Bec Hellouin, en particulier, incarne l'excellence en matière de permaculture, prouvant qu'il est possible de produire des récoltes abondantes tout en préservant la biodiversité. L'ouvrage "La révolution d'un seul brin de paille" de Masanobu Fukuoka est également un livre fondateur de l'agriculture naturelle, promouvant une culture sans labour, sans engrais, sans pesticide et sans désherbage, en coopération avec la nature.

Sur le terrain, la permaculture n'est pas une méthode rigide. C'est avant tout une philosophie que chacun est libre d'appliquer à sa façon en fonction de son lieu et de ses besoins. Il n'y a pas une méthode unique de permaculture ; c'est à chacun de réfléchir et de construire sa propre approche, car celle-ci se veut protectrice de la nature et des humains. Les applications peuvent varier considérablement, allant des jardins familiaux en quête d'autosuffisance aux projets de production à plus grande échelle.

Les Principes Fondamentaux de la Permaculture

La permaculture repose sur une éthique et des principes de conception qui guident les actions des praticiens. Trois principes fondamentaux sont à retenir :

  1. Observer et interagir : Avant toute intervention, il est crucial de passer du temps à observer son environnement, de comprendre les écosystèmes présents, les flux d'eau, l'exposition au soleil, le vent, la composition du sol. Un design en permaculture est vivant et s'affine sur des années.

  2. Capturer et stocker l'énergie : Ce principe est essentiel pour maintenir la durabilité des projets de jardinage. Il s'agit d'optimiser toutes les ressources : récupérer l'eau de pluie, composter les déchets organiques, favoriser l'autosuffisance en raccourcissant les trajets entre le jardin et les ressources, entre la cuisine et le jardin. Tout déchet est une ressource inexploitée.

  3. Appliquer des solutions petites et lentes : Plutôt que des interventions massives, la permaculture privilégie des actions réfléchies, progressives et adaptées au rythme de la nature. Cela favorise la résilience et l'adaptation face aux changements.

Ces principes ne guident pas seulement les pratiques agricoles, mais aident également à cultiver un lien profond avec la nature, contribuant à créer des systèmes harmonieux et durables pour la planète. Certains praticiens vont même plus loin, intégrant des aspects subtils du jardin, des associations avec les dévas des plantes, et les esprits de la nature pour maximiser l'effet vibratoire et l'harmonie.

Infographie illustrant les trois principes éthiques de la permaculture

Concevoir un Jardin en Permaculture : L'Art du Design

La conception d'un jardin en permaculture est un processus créatif qui mêle observation, analyse, et dessin. Il est nécessaire d'avoir des connaissances de base solides sur les principes de la permaculture, les parcours culturaux des plantes, et les associations favorables à la biodiversité.

Pour débuter, une analyse minutieuse de l'espace disponible est primordiale, en observant la lumière, le vent et le sol. Il s'agit de créer des zones qui maximisent l'interaction entre les plantes et les animaux, tout en facilitant la circulation de l'eau. Des éléments comme des buttes de culture, des haies vives et des zones d'eau sont intégrés pour favoriser la biodiversité. Par exemple, une fontaine peut attirer des guêpes et libellules qui agiront comme des "gendarmes" du jardin. Chaque choix est fait en respectant les principes de la permaculture, afin de créer un écosystème durable et productif qui demande peu d’entretien et ressuscite la nature.

Choix de l'Emplacement : Une Étape Cruciale

L’un des aspects les plus cruciaux de la création d’un jardin permaculture est le choix de l'emplacement. Il est essentiel d'observer attentivement l'espace disponible, en prenant en compte la lumière du soleil en fonction de la journée et surtout en fonction des saisons, car le soleil est bas en hiver. Identifier les zones ensoleillées et ombragées tout au long de la journée permet de préparer un plan.

Aucun jardin ou terrain n’est parfait. Qu'il s'agisse de zones de remblai, de haies à l’ombre, de terres sèches ou inondables, d'argile qui se craquèle en été ou de sable qui ne retient pas l'eau et l'humus, il faut faire avec ce que l'on a. L'analyse du vent est également importante, car les zones abritées sont idéales pour protéger les plantes. Une haie haute, par exemple, peut éviter que les plantes ne tombent et favoriser un climat plus doux en hiver, même dans des régions comme les Alpes. De plus, il faut étudier la qualité du sol et l’accès à l’eau, en privilégiant les endroits où l'eau s'accumule naturellement pour les plantes gourmandes et les zones sèches pour les plantes méditerranéennes. Un bon emplacement favorise une interaction harmonieuse entre les éléments du jardin, rendant l'écosystème plus résilient.

Types de Jardins en Permaculture

Le jardin en permaculture est un écosystème diversifié où chaque plante a son rôle, favorisant l'harmonie naturelle. Différents types d'aménagements et d'outils peuvent être explorés pour créer des mini-environnements et des ambiances variées :

  • Le potager en permaculture : Il permet de cultiver des légumes tout en respectant la biodiversité. Des systèmes intensifs peuvent être mis en place, comme une petite zone cultivée intensément avec tout l'espace occupé par des légumes et plantes aromatiques diverses.

  • L'agroforesterie ou jardin forêt : Il s'agit d'intégrer des arbres fruitiers pour fournir des fruits et de l'ombre, cultivant ainsi le jardin en hauteur. Un exemple serait de planter une trentaine de petits arbres fruitiers.

  • Les buttes de permaculture : Ces structures sont fascinantes et optimisent l'espace tout en améliorant la fertilité du sol pour plusieurs années. Elles limitent le travail de la terre, évitent les ravageurs, et permettent de créer des microclimats (ombre de la butte contre plein soleil au Sud). Sepp Holzer est une référence en matière de buttes et terrasses avec ses jardins d’altitude en Autriche.

  • Les bacs en permaculture : Idéaux pour les petits espaces, ils permettent de jardiner verticalement et sans se faire mal au dos. Un potager en carré en permaculture est une solution retenue par de nombreux particuliers.

  • La serre en permaculture : Elle prolonge la saison de culture, permettant d'expérimenter avec des plantes délicates. Certaines serres semi-enterrées peuvent même permettre de cultiver des plantes exotiques et de récolter en hiver. Des expériences merveilleuses ont été menées, comme au jardin d’Avapessa en Corse, où l'on trouve des espèces adaptées de grenades, bananes, canne à sucre, arachides, plaqueminiers, noix de tous les continents, et même des avocats, nèfles, kumquat, mangues, malgré la neige en hiver.

La Méthode du Potager en Permaculture : Un Guide Étape par Étape

Démarrer un potager en permaculture, même pour les débutants, suit une logique progressive.

Plan Potager Permaculture Débutant

Avant de démarrer, il est essentiel de choisir un emplacement ensoleillé et bien drainé. La planification de la disposition du jardin est cruciale, en tenant compte des associations de plantes, des saisons, et des zones de culture en permaculture.

Ensuite, préparez le sol. Cela peut impliquer d'ajouter du compost et de bêcher légèrement. Dans certains cas, il faudra d'abord créer des terrasses avec un tracteur ou imaginer des pièces d’eau pour la biodiversité. Il peut aussi être nécessaire de déroncer, débroussailler, retirer le chiendent, ou même laisser quelques mois du carton au sol pour dégager une zone de culture. L'étude de la profondeur du sol et de l'humus présent est fondamentale, car une prairie des Causses pauvre et caillouteuse diffère grandement d'une pleine de limon en bord de rivière ou d'un sol argileux et lourd en montagne. Le pH du sol joue aussi un rôle important. Si le sol est vraiment trop pauvre, la culture en lasagne, qui consiste à créer une butte avec de multiples couches différentes, peut s'avérer très adaptée pour créer de l'humus et obtenir un sol riche et profond.

Choisissez des semences adaptées à votre climat et semez ou plantez en respectant les saisons. Les arbres doivent être petits pour mieux s'enraciner et s'adapter à la culture en agroforesterie. N'oubliez pas d'intégrer des plantes compagnes pour favoriser la biodiversité. Enfin, arrosez régulièrement et observez l’évolution de votre écosystème.

La Permaculture au Jardin Mois par Mois

La planification saisonnière est essentielle pour un jardin en permaculture épanoui.

  • Janvier : C'est le moment parfait pour planifier votre jardin et choisir vos semences.
  • Février : Les semis peuvent commencer à l'intérieur.
  • Mars : Préparez le sol et semez les premières graines en pleine terre lorsque le temps le permet. Il est judicieux d'avoir du voile P17 à portée de main pour protéger les semis.
  • Avril : Occupez-vous des semis en extérieur et du paillage. Cependant, tant que le terrain est très humide, il faut limiter le paillage pour éviter l'invasion de limaces et protéger les semis.
  • Septembre-Octobre : Repiquez les choux pommés et les verdures asiatiques sous les tomates encore en place.

Ce calendrier perpétuel du jardin-forêt et potager productif aide à ne plus jardiner au hasard et à produire des légumes sains toute l’année.

Optimiser les Pratiques en Permaculture

La permaculture intensive vise à maximiser la production sur une surface donnée tout en respectant les principes écologiques.

Entretien de la Fertilité Naturelle du Sol

Un sol vivant est un sol suffisamment humide, aéré et riche en matière organique. La mission première est d'en prendre soin en stimulant la vie du sol grâce à l’apport de matière organique : déchets de cuisine, compost, fumier, etc. L'idée que la terre doit se reposer est dépassée. Une très grande importance est attachée à l'entretien de la fertilité naturelle en utilisant des méthodes biologiques et écologiques efficaces, autonomes et économes. Du compost vient en complément pour les cultures exigeantes. Des engrais verts sont aussi cultivés pour protéger la terre et nourrir la vie du sol.

Le sol est toujours occupé par des cultures. Aussitôt récolté, aussitôt ressemé ou replanté. En automne, les engrais verts prennent le relais sur les rares parcelles non occupées par des légumes. L’essentiel du travail de la terre est assuré par les êtres vivants du sol, surtout les bactéries, les champignons, les lombrics, qui sont choyés en les nourrissant avec des paillis tendres et nutritifs. Autrefois dure comme du béton, une terre limoneuse peut ainsi devenir rapidement grumeleuse comme du couscous. En permaculture, la terre n’est jamais retournée ni bêchée.

Schéma des couches d'un sol vivant en permaculture

Gestion de l'Eau

L'eau, source de vie, est considérée en permaculture comme un flux énergétique. Économiser l’eau au potager en permaculture est un enjeu primordial. La récupération des eaux de pluie des toitures et le stockage en citerne, ainsi que la collecte via une mare dans le potager, sont toutes de bonnes solutions. Un arrosage maîtrisé évite les gaspillages d’eau et d’énergie humaine. Des réservoirs placés un peu partout dans le jardin permettent d'économiser efforts et déplacements. Récupérer les eaux de pluie dans des contenants ouverts permet non seulement de disposer d’eau pour l’arrosage, mais aussi d’attirer des oiseaux qui viendront y boire et se débarrasser des insectes indésirables.

Baissières ou Comment récupérer et stocker / gérer l'eau de pluie en Permaculture ? (Swales)

Protection des Cultures et Gestion des Bioagresseurs

La protection des légumes contre les ravageurs est assurée par les auxiliaires, très nombreux dans un jardin bien conçu. Au lieu d’introduire des insectes auxiliaires, solution souvent délicate à mettre en œuvre et coûteuse, il est préférable d'agir pour accueillir les auxiliaires spontanés tout au long de l’année. Contre les maladies, les mesures de prévention et le choix de variétés moins fragiles sont efficaces.

En cas de nécessité, lorsque les conditions climatiques sont favorables aux maladies et aux ravageurs, des méthodes biologiques à l’efficacité prouvée sont utilisées : voiles anti-insectes, pièges, et si nécessaire, fongicides et insecticides autorisés en agriculture biologique, en évitant les dommages collatéraux pour préserver la biodiversité. Il est parfois nécessaire d'intervenir pour sauver les récoltes, plutôt que de rester les bras croisés à regarder les limaces manger les jeunes plants de salades. Il est important de noter que les décoctions, purins, macérations, substances dites de base, huiles essentielles sont souvent jugées trop peu efficaces et trop aléatoires par de nombreux essais techniques en plein champ, notamment ceux réalisés par l’ITAB (Institut technique de l'agriculture biologique). Les huiles essentielles, quant à elles, peuvent être très dangereuses pour la faune sauvage et notamment les insectes auxiliaires.

Gestion des Adventices (Ex- "Mauvaises Herbes")

Les plantes sauvages sont nombreuses dans le potager et encore plus dans les autres parties du jardin. Elles ne sont plus appelées mauvaises herbes, et pour cause ! Nombre d’entre elles sont utiles aux auxiliaires, à la terre qu’elles protègent ou nourrissent, et elles peuvent même nous donner des indications sur la nature de notre sol. Certaines sont même comestibles ! En occupant tout le temps vos espaces avec des cultures, leur propagation est limitée.

Les herbes indésirables envahissantes ou gênantes sont maîtrisées très facilement et sans peine grâce aux techniques de faux-semis, de semis en ligne et surtout grâce au paillage, c’est-à-dire la couverture quasi permanente du sol. Pour pailler, on utilise uniquement les déchets végétaux du jardin (feuilles mortes, tontes, rameaux et branchages, restes de cultures). Le paillage systématique entre les plantations évite la pousse des adventices et limite l’évaporation de l’eau, permettant une économie sérieuse d'environ trois arrosages sur quatre. Les micro-organismes et petits insectes peuvent y travailler à décomposer les éléments disponibles, le taux d’humidité et la température sont plus stables, ce qui réduit le stress des plantes.

Le Bois Raméal Fragmenté (BRF) et Autres Amendements Naturels

Le Bois Raméal Fragmenté est issu de rameaux jeunes, de moins de deux ans, qui ont été broyés. Ce broyage permet aux champignons de pénétrer rapidement dans le bois (ils ne peuvent pas pénétrer dans l’écorce) et de le digérer. Ce BRF étalé à la surface du sol rend le sol fertile et prend soin des végétaux, en y développant mycélium et humus. Le BRF est utilisé et fabriqué au jardin bio à partir des tailles de haies par exemple, améliorant considérablement la qualité du sol.

Les feuilles mortes, très semblables au "paillis" qui couvre le sol des forêts, sol idéal s'il en est, doivent être récupérées du jardin ou même au bord des routes et utilisées au pied des végétaux. Il est cependant recommandé d'éviter les feuilles mortes des noyers et des fruitiers.

Les tontes d’herbe, riches en azote, sont particulièrement adaptées aux haricots, pois, laitues, pommes de terre et autres plantes gourmandes. Il est conseillé de faire sécher la tonte deux ou trois jours au soleil avant de l’utiliser en paillis de 10 cm, pour une couverture durable.

Les engrais verts, couvrant un sol nu et le rendant plus perméable grâce à leurs racines, apportent en plus, une fois fauchés ou recouverts par un paillis, des nutriments indispensables aux végétaux.

Choix des Plantes et Associations au Potager

Le choix des plantes est un élément crucial dans la réussite de son potager en permaculture.

Les Légumes Perpétuels et Autres Espèces Durables

Dans une société où l'on recherche plus de loisirs et moins de corvées, la permaculture s'impose comme une alternative. Il est donc crucial de privilégier des espèces et des variétés dont l’entretien est minime, voire nul.

  • Les plantes et légumes vivaces font partie intégrante des conceptions permaculturelles, du fait qu’elles n’ont pas besoin d’être replantées chaque année, et elles ont généralement besoin de moins d’entretien, voire pas du tout. On peut citer le chou marin, le plantain corne de cerf, la rhubarbe, le topinambour, le raifort, la livèche, l’ail des ours. L'asperge, légume vivace excellent, a toute sa place dans un potager en permaculture.

  • Les plantes annuelles ou bisannuelles qui se ressèment spontanément : Pour cela, il est simplement nécessaire de laisser un plant monter à graines en fin de saison. C’est le cas de l’épinard-fraise, de l’arroche rouge, de la bette, de la bourrache, de la chicorée sauvage, du chrysanthème comestible, de la mâche, du pourpier. Produire ses propres graines dans son jardin en permaculture est à la fois ludique, réjouissant, gratifiant et libérateur.

  • Les plantes couvre-sol d’accompagnement : Elles s’étalent sur le sol sur seulement quelques centimètres de hauteur. La densité de leur feuillage recouvre complètement le sol, empêchant physiquement toute mauvaise herbe de pousser. On peut citer la pulmonaire, les œillets, l’alysse jaune ou encore la rue officinale.

  • Les légumes du Japon : Invitez les légumes du Japon dans votre potager pour découvrir les saveurs incomparables de la cuisine nippone.

Selon les besoins, des variétés anciennes ou modernes sont sélectionnées, et parfois des variétés hybrides résistantes aux maladies si elles sont adaptées. Chaque année, de nouvelles variétés, notamment de tomates, de pommes de terre, et de haricots, sont testées.

Le Compagnonnage des Plantes

Au potager, prendre soin de bien associer des "plantes compagnes" à vos cultures permet d’obtenir de belles récoltes et d’avoir un beau jardin en excluant l’utilisation d’engrais chimiques et pesticides. Cette technique appelée « compagnonnage » consiste tout simplement à associer, au sein de mêmes cultures, des plantes compagnes qui peuvent s’échanger divers services, comme par exemple avoir une action répulsive ou toxique sur des insectes spécifiques. Les plantes compagnes se protègent ou s’aident les unes les autres.

L'Importance des Auxiliaires et de la Biodiversité

Prendre soin des insectes du jardin est un acte à ne pas prendre à la légère lorsque l’on souhaite avoir un potager productif et en accord avec la nature. En effet, la biodiversité du jardin abrite de nombreux insectes auxiliaires, très utiles pour lutter contre les parasites, mais aussi des insectes pollinisateurs indispensables pour obtenir de bonnes récoltes. L’hôtel à insectes constitue ce qui se fait de mieux en matière d’hébergement pour ces auxiliaires du jardin. Favoriser tous les types d'auxiliaires au jardin, des plus petits, est essentiel. Le lierre commun, par exemple, habille n'importe quel support tout au long de l'année et constitue un refuge pour la biodiversité.

Au-delà du Potager : L'Intégration de la Vie Animale et les Éléments du Jardin

L'Intégration des Animaux

Si vous n’avez pas de poules mais que vous avez l’espace et l’envie d’en intégrer à votre jardin, c’est une excellente ambition à condition d’être bien accompagné ou formé. Des poules vous nourrissent, se délectent des limaces, fertilisent le sol et se nourrissent de vos déchets.

Éléments Paysagers Utiles

Des éléments comme le cognassier du Japon peuvent servir de brise-vue en été, produire de jolies fleurs en fin d’hiver et des fruits appréciés des oiseaux. Le lierre commun habille n’importe quel support tout au long de l’année, et constitue un refuge pour la biodiversité.

Utilisation de l'Espace

Cultiver sur la plus petite surface possible est un principe clé. D'une surface totale de 380 m² pour 220 m² réellement cultivés en légumes, un potager bio peut être organisé en trois grandes parcelles bordées d’allées engazonnées et de plates-bandes de fleurs vivaces et arbustives destinées à embellir le jardin et à accueillir les auxiliaires indispensables pour la protection ou la lutte biologique. Les cultures s’enchaînent sur chaque parcelle avec au moins deux récoltes par an. Le sol est toujours occupé par des cultures. Aussitôt récolté, aussitôt ressemé ou replanté. En automne, les engrais verts prennent le relais sur les rares parcelles non occupées par des légumes.

Créer une Communauté et Partager les Connaissances

Rejoindre une communauté est un atout précieux. Sur les forums, il est possible de partager ses expériences, trucs et astuces, de poser des questions sur le jardin, les matériaux écologiques ou l’alimentation saine, et de partager ses connaissances et faire des retours sur ses propres expériences. Rejoignez la communauté Terre vivante et venez échanger sur nos forums pour qu’ensemble nous trouvions des solutions à tous vos questionnements.

Chaque deux mois, des revues proposent 100 pages d'informations pour récolter des idées, comprendre et agir. Un dictionnaire des plantes, légumes et fruits, mais aussi des matériaux écologiques et des soins naturels est une ressource précieuse pour tout savoir sur le crosne ou le coqueret du Pérou, à quoi sert un cataplasme ou quel type de chaux privilégier pour les constructions.

Groupe de jardiniers en permaculture échangeant des conseils

Le jardin en permaculture, qu'il soit intensif ou non, est une démarche continue d'apprentissage et d'adaptation. Il s'agit de s'inspirer de la nature, de comprendre ses mécanismes, et de les appliquer de manière intelligente et respectueuse pour créer des systèmes productifs et durables, source de plaisir et d'autonomie.

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