Le Noisetier : Un Arbuste Millénaire aux Multiples Facettes

Le noisetier, ou Corylus en latin, est un arbuste buissonnant à bois souple et à feuilles larges, fréquemment rencontré à la campagne, dans les jardins, les bois, les forêts, ou encore les bordures de chemins. Cet arbre sauvage, qui appartient à la famille des Bétulacées, existe sur terre depuis la nuit des temps. À la préhistoire, nos ancêtres connaissaient déjà cet arbre pour ses fruits secs au goût délicat. C'est un arbre des régions tempérées, souvent retrouvé dans les endroits où le sol est riche. Le noisetier commun (Corylus avellana) est le plus répandu en France, mais la famille des noisetiers (Corylus) rassemble une quinzaine d’arbres et arbustes, cultivés principalement pour leur fruit : la noisette.

Chatons de noisetier au printemps

En plus de la production de noisettes, ces arbres sont appréciés pour leur grande diversité et leur rôle écologique crucial. Son nom latin lui vient du latin Corylus, littéralement « capuchon » pour le genre. Historiquement, le noisetier est un arbuste des forêts européennes. Dans la mythologie et les traditions populaires, il est souvent associé à la sagesse et à la fertilité. On raconte que de nombreux druides utilisaient son bois pour tailler leurs baguettes magiques. Certains attribuent même des pouvoirs magiques à cet arbuste, notamment celui de protéger des mauvais sorts. Sa polyvalence lui vaut une incroyable popularité, tant dans le passé qu'aujourd'hui.

Description et Caractéristiques Botaniques

Le noisetier est un arbuste caducifolié qui peut atteindre de 3 à 5 mètres de hauteur, voire plus (jusqu'à 10 mètres pour certaines variétés) lorsqu'il pousse dans des conditions favorables. Il a un port buissonnant avec des branches souples et étalées. Le bois du noisetier est flexible, ce qui le rend très apprécié pour la fabrication de manches d'outils et autres objets artisanaux. Ses feuilles caduques sont larges, dentées et de couleur vert foncé, souvent en forme de cœur. En automne, elles prennent une belle teinte jaune avant de tomber. Il existe un noisetier pourpre pour décorer votre jardin, dont les belles feuilles de couleur pourpre sont très agréables.

Le noisetier est un arbre qui fleurit très tôt, entre les mois de janvier et de mars. Dans certaines régions, les fleurs peuvent même se former à partir du mois de décembre. Ses fleurs sont particulières, car elles forment des rubans tombants qui contiennent de grandes quantités de pollen. Les fleurs mâles, en chatons pendants, apparaissent en hiver et sont jaunes et allongées. Les fleurs femelles, quant à elles, sont beaucoup plus discrètes, prenant la forme de petits bourgeons rouges, et se forment à l’extrémité des rameaux. La fécondation des fleurs se fait de manière croisée, essentiellement par le vent, entre les fleurs mâles et les fleurs femelles. La fructification débute parfois avant le printemps, autour des mois de mars et d’avril. Le noisetier ne peut fructifier que via pollinisation croisée. Pour profiter d’une belle fructification, il est utile ou malin de planter au moins 2 sujets de variétés différentes pour assurer la pollinisation.

Les noisettes, fruits à coque du noisetier, se forment à partir de la fleur. Elles mûrissent durant l'été et se récoltent généralement aux mois d’août ou de septembre, ou même d'octobre pour certaines variétés. Elles peuvent se récolter directement sur l’arbre ou bien au sol, car elles tombent une fois la maturité atteinte. Le fruit est un akène avec la particularité d’être d’une taille supérieure aux akènes des fraisiers et des figuiers. Ici, l’akène est composé d’une seule graine - la noisette - dont l’enveloppe ne s’ouvre pas à maturité, sertie dans une coque ligneuse.

Noisettes mûres sur l'arbre

Conditions de Culture et Plantation

Planter le noisetier et bien le cultiver est simple, mais ce fruitier mérite un peu d’attention pour en tirer le meilleur de lui-même : de délicieuses noisettes. Le noisetier est un arbre robuste qui peut être cultivé partout en France, de l’Est à l’Ouest, grâce à une rusticité de -15°C au moins, voire jusqu'à -20°C pour certaines variétés.

Choix de l'Emplacement et du Sol

Le noisetier a besoin de beaucoup de lumière. Il est conseillé de le planter dans un endroit ensoleillé à mi-ombre. Privilégiez un emplacement spacieux avec suffisamment d’espace, car l’arbre va grossir et doit pouvoir être baigné de soleil. Un bon drainage est essentiel, car cet arbuste n'apprécie pas les excès d'eau stagnant autour de ses racines. Il préfère un sol bien drainé, riche en matière organique et légèrement acide à neutre. Bien qu'il tolère différents types de sols, un terrain meuble et riche en humus favorisera une croissance optimale. Il tolère le calcaire mais redoute l’humidité et les sols trop lourds. Un sol toujours frais, mais surtout pas détrempé, plutôt souple, voire caillouteux, sablonneux, éventuellement argileux, est idéal. Éviter les zones trop exposées au vent permet également de protéger les jeunes pousses et de garantir une meilleure fructification à long terme.

Méthodes et Périodes de Plantation

Le noisetier se plante généralement aux mois de septembre, d’octobre ou de novembre, ou plus largement de l'automne à la fin de l'hiver. La plantation du noisetier doit idéalement se faire à l'automne ou au début du printemps. Cette période permet aux racines de bien s’installer avant le début de la croissance printanière.Il existe deux méthodes principales de plantation :

  • En conteneur : Toute l’année sauf de juin à août.
  • À racines nues : D’octobre à mars (ou d'octobre à avril pour certaines sources).

Pour planter un noisetier, c’est très simple ! Le jardinier creuse un trou assez large pour que les racines soient vraiment à l’aise, de 50 à 60 cm de profondeur et de largeur. Enlever les cailloux et les racines de mauvaises herbes. Amendez la terre retirée avec du compost bien décomposé ou une fumure organique bien décomposée (terreau de plantation, compost très mûr, corne broyée…). Un apport de compost bien décomposé ou de fumier est recommandé avant la plantation. Ajoutez au fond du trou de plantation 80 g de corne torréfiée (à peu près une grosse poignée) à mélanger à la terre, et rebouchez de moitié le trou avec de la terre et du terreau plantation ainsi que du fumier composté type Lombricompost (environ 1 pelletée).Si le noisetier est en conteneur, le jardinier doit tremper la motte dans un bac d’eau. Ensuite, il diminue la chevelure racinaire et coupe les racines blessées.Installez le collet du noisetier au niveau du sol (qui correspond à peu près au démarrage des premières branches), comblez le trou de plantation avec la terre et éventuellement du terreau, tassez au pied de l'arbuste en formant une cuvette et arrosez abondamment (10-15 litres d'eau) afin d’assurer une bonne cohésion entre les racines et la terre. Arroser sans plus, sauf pour les plantations après février.Gardez au moins 2 m entre chaque plant pour que la plante ait suffisamment de place pour s’épanouir. Pour permettre un bon développement des arbustes et faciliter l’entretien, il est recommandé de laisser un espace de 4 à 5 mètres entre les noisetiers pour former de belles touffes. Le long d’une clôture, il doit être planté à 2 m de cette dernière, car sa hauteur dépasse plusieurs mètres.Finissez par une taille des rameaux à environ 20 cm de longueur, de préférence au-dessus d’un bourgeon placé vers l’extérieur de la ramure.

Multiplication du Noisetier

Le noisetier se multiplie par semis provoqués ou spontanés dans les réserves hivernales de nombreux rongeurs. Il se multiplie aussi par marcottage. Le jardinier récupère à l’automne des rameaux latéraux déjà racinés. Compte tenu de la capacité de l’arbuste à produire des drageons, le marcottage naturel est la méthode la plus utilisée. Si tel est le cas, vous pouvez désolidariser la branche du pied mère (sécateur propre et désinfecté).

Entretien et Taille du Noisetier

Cet arbre nécessite peu d’entretien, mais il faut le tailler de temps en temps. Un arrosage régulier, surtout pendant les premières années après la plantation et en période de sécheresse, ainsi qu’une taille annuelle légère suffisent à maintenir l’arbuste en bonne santé. Un manque d’eau peut affecter la taille et la qualité des noisettes. Il est conseillé de maintenir le sol humide, mais sans excès pour éviter le pourrissement des racines. N’oubliez pas de pailler le pied de votre noisetier au printemps pour retenir l’humidité et limiter la croissance des mauvaises herbes. Il n’est pas nécessaire d’apporter de fertilisation au sol de votre noisetier, éventuellement à l’automne, ajoutez un lit de compost.

La taille du noisetier

Principes de Taille

La taille du noisetier est très simple : elle consiste à nettoyer périodiquement les arbustes pour les garder vigoureux et fructifères. Attention à ne pas trop le tailler, car l’arbre redoute les tailles trop importantes et cela pourrait nuire à votre récolte de noisettes. Ne taillez pas votre noisetier au moins pendant 5 ans après la plantation. Une fois ce délai passé, taillez le noisetier sans excès. La taille est recommandée en hiver, hors période de gel, afin de favoriser la formation de nouveaux rejets et d’aérer la ramure. Effectuer cette opération en février-mars. Le noisetier ne se taille pas n’importe comment. Il ne faut pas rabattre en hauteur. Tous les quatre à cinq ans, le jardinier enlève les vieilles structures qui sont de couleur foncées. Les jeunes sont brun-clair. Les grosses structures sont coupées à ras, ce qui va favoriser le départ de nouvelles et optimiser le développement des autres. En faisant ce recépage partiel, l’arbuste garde son port naturel. Si la taille se fait en hauteur, l’arbuste s’imagine que le sol commence là. De nouvelles poussent vigoureuses vont démarrer rapidement au point de coupe, et le bas va se dégarnir. La disharmonie règne dans la haie !

  • Taille de formation : La première taille a lieu à la plantation. Pour cela, coupez les rameaux d’environ un tiers de leur longueur. Pour un noisetier d’une seule branche (après une bouture ou un marcottage), la première taille est là pour favoriser la production de la structure de l’arbre, c’est-à-dire les branches charpentières.
  • Taille d’entretien : Supprimez les bois morts et réduisez les jeunes pousses de la moitié de leur taille. Retirez les vieilles branches ou le bois mort. Coupez les jeunes pousses pour éclaircir l’arbre et limiter sa croissance en enlevant une pousse sur deux. Pour éviter les maladies sur votre arbre, couper les branches qui seraient trop près du sol pour éviter qu’elles se contaminent avec des maladies au contact du sol. Taillez-le environ tous les 4 ans afin de contenir sa taille et d’améliorer les récoltes.
  • Taille de fructification : La taille de fructification du noisetier intervient lorsque la production de fruits ralentit. C’est une taille importante qui n’est pratiquée que tous les vingt années. Coupez toutes les branches.Contentez-vous de supprimer les branches les plus âgées en les coupant au ras du sol, et de couper les rameaux qui encombrent le centre du buisson pour garder un port aéré et harmonieux. Mastiquer les plaies de taille majeures avec un produit cicatrisant. Les plus gros déchets de taille servent de tuteur ou de bûchettes pour le barbecue ou la cheminée. Les branches moyennes servent pour créer ou reconstituer des plessis.

Variétés de Noisetiers et leurs Particularités

Les noisetiers sont des arbres fréquents dans les jardins. En plus de la production de noisettes, ces arbres sont appréciés pour leur grande diversité.

  • Noisetier commun (Corylus avellana) : C’est le noisetier le plus répandu en France. Grand arbuste vigoureux et touffu d’environ 4 à 5 m de haut, une fois adulte. Ses fleurs s’épanouissent en janvier-février et les noisettes mûrissent généralement durant le mois de septembre. Très résistant au froid et peu exigeant quant à la nature du sol, ce fruitier tolère le calcaire mais redoute l’humidité et les sols trop lourds.
  • Noisetier tortueux : Il est connu pour sa floraison en chatons en fin d’hiver.
  • Noisetier du Japon ou Faux Noisetier (Corylopsis) : Un très bel arbuste au port retombant qui mesure de 1,5 à 4 m de hauteur.
  • Variété précoce de début septembre : Fruits allongés, assez gros et la coque assez claire.
  • Corylus Buttler : Récolte au mois d’octobre. Avec ses belles feuilles de couleur pourpre, ce noisetier est très agréable au jardin. Il résiste bien aux faibles températures jusqu’à -15 °C. C’est un arbre vigoureux qui peut atteindre plusieurs mètres. Il est conseillé de le cultiver avec les variétés suivantes : Corylus Ennis, Corylus Bolwiller.
  • Corylus Bolwiller : Variété très cultivée. La récolte est également précoce, dès septembre. Les fruits sont ronds avec une petite pointe, légèrement sucrés. Vous pouvez le cultiver avec les variétés suivantes : Corylus Buttler, Corylus Longue d’Espagne.
  • Corylus Longue d’Espagne : Récolte tout début octobre. Les fruits sont moyens et la coque tire sur le rouille/rouge. Les fruits sont de belle qualité gustative et légèrement sucrés. Il peut être cultivé avec Corylus Nottingham et Corylus Buttler.

Il est important de planter dans votre jardin plusieurs variétés pour entraîner la pollinisation de vos arbres et profiter d’une belle fructification.

Maladies et Ravageurs du Noisetier

Il faut également penser à traiter votre noisetier contre les ravageurs. L’idéal c’est l’anticipation et l'observation régulière des arbustes.

Puceron sur une feuille de noisetier

Maladies

  • Anthracnose : Une maladie qui atteint les feuilles du noisetier, comme ses rameaux et ses branches.
  • Oïdium : Touche généralement le dessous des feuilles. Des taches jaunes apparaissent sur la face supérieure dans un deuxième temps. Puis, point caractéristique de l’oïdium, les dépôts blancs poudreux s’étendent jusqu’à recouvrir la totalité de la surface de la feuille. Les feuilles peuvent aller jusqu’à se déformer, s’enrouler et tomber.
  • Chancre du noisetier : Une maladie fongique qui provoque des lésions sur les branches et les troncs.

Ravageurs

  • Curculio nucum (Balanin du noisetier) : Un petit coléoptère qui se nourrit et se développe sur toutes les parties du noisetier. Après l’accouplement, la femelle pond un œuf dans une jeune noisette. La larve éclose se nourrit du fruit, de la noisette, jusqu’à ce qu’elle se décroche de l’arbre et tombe. La larve sort alors de la noisette dont elle a la capacité de forer un trou grâce à ses mandibules. Elle va rester un long moment dans le sol enfouie dans une sorte de nid (jusqu’à 4 ans). Puis elle va muer en nymphe et puis en coléoptère, l’insecte adulte.
    • Lutte : Griffer le sol en hiver, car le balanin passe l’hiver dans la terre et craint le froid. En automne, retirez les feuilles en dessous de l’arbre et grattez la terre superficiellement. Chassez les larves le cas échéant, et pourquoi pas mettre une poule… Dès le début du printemps, ajoutez des bandes de colle glue sur les troncs et les branches des arbres. Plus tard, vers la fin du mois de mai, placez une bâche blanche ou claire au sol, sous et autour du noisetier. Secouez fortement l’arbuste de manière à faire tomber les insectes dont le balanin ! Récupérez-les et si vous ne voulez pas les éliminer… Déplacez-les… loin. Observez bien les jeunes noisettes et cherchez des noisettes trouées. Retirez-les et brûlez-les. Faites pareil si des fruits sont tombés au sol. Attirez les oiseaux et les auxiliaires dans votre jardin (le merle, les grives apprécient les insectes… mais les musaraignes ou le hérisson les larves. Des graines pour les oiseaux, un point d’eau et pourquoi pas un nichoir. Faites un tas avec des branchages coupés, c’est un endroit dont les insectes se serviront d’abri. Dans ces insectes, il pourrait y avoir un prédateur du balanin.
  • Capricorne du noisetier (Oberea linearis) : Un petit insecte fin et allongé brun noir. La femelle adulte pond des œufs sous l’écorce du noisetier et d’autres espèces comme le noyer par exemple. Une fois écloses, les larves se nourrissent du bois. Avec l’hiver, elles hibernent puis au réveil, recommencent à se nourrir du bois de l’arbre qui dépérit. Quand l’attaque est importante ou récurrente, l’arbuste peut en souffrir fortement, parfois en mourir.
    • Lutte : Observer les arbustes de près. En cas de noisettes trouées sur l’arbre, supprimez les noisettes, elles sont colonisées. Nettoyez le sol de toutes les noisettes déjà tombées pour limiter qu’elles se cachent dans le sol. Avoir des poules peut être intéressant, elles sauront aller chercher les larves dans le sol.
  • Pucerons : Ces insectes suceurs de sève affaiblissent les jeunes pousses. Le puceron vert a un cycle de vie court, avec plusieurs cycles par an. Les pontes sont faites à la base des bourgeons.
    • Lutte : Il faut mettre de la glue sur le tronc et les branches pour empêcher le plus possible que les fourmis colonisent l’arbre et permettre que des insectes auxiliaires soient présents dans le jardin.

Récolte et Utilisation des Noisettes

La récolte des noisettes se fait généralement à l’automne, de septembre à octobre. Les fruits sont récoltés lorsqu’ils tombent naturellement au sol ou lorsqu’ils sont facilement détachables de l’arbuste. Les noisettes doivent être séchées à l’air libre pendant quelques semaines avant d’être stockées dans un endroit sec et frais pour une longue conservation. Au printemps, étaler un drap ou une bâche sous les noisetiers et secouer les branches (en tapant quelques coups avec un bâton par exemple) pour en faire tomber adultes et jeunes noisettes attaquées puis les éliminer.

Noisettes dans un panier

Qualités Nutritionnelles et Culinaires

Les noisettes produites par ces arbres fruitiers sont riches en graisses essentielles au développement du cerveau et au maintien des réseaux neuronaux impliqués dans la mémoire. Elles sont également délicieuses, nature ou intégrées dans de savoureuses recettes. Les noisettes sont très polyvalentes en cuisine. Elles peuvent être consommées crues, grillées, ou transformées en poudre pour la pâtisserie. Elles sont également utilisées pour produire du beurre de noisette, de l’huile de noisette ou encore de la pâte à tartiner. Elles sont particulièrement prisées pendant les fêtes de fin d’année où elles occupent une place de choix sur les tables festives.

Les noisettes sont riches en vitamines (notamment la vitamine E), en minéraux (magnésium, calcium, potassium) et en acides gras mono-insaturés, qui sont bénéfiques pour la santé. Elles sont également une excellente source de protéines végétales et de fibres. Les noisettes sont reconnues pour leurs propriétés antioxydantes et cardioprotectrices. Elles contribuent à la réduction du mauvais cholestérol grâce à leur teneur en acides gras insaturés. En phytothérapie, les noisettes sont utilisées pour leurs effets bénéfiques sur la santé digestive et la peau.

Le Noisetier dans la Biodiversité

Au sein de la biodiversité locale, le noisetier joue un rôle crucial. Son feuillage dense offre refuge et nourriture à une multitude d'espèces animales. C'est un arbre robuste, très important pour la survie de la faune sauvage, car il sert de gîte et de couvert. Les écureuils adorent grimper dans ses branches, tandis que les oiseaux y trouvent une source bienvenue de protection et de matériaux pour leurs nids. De plus, certaines chenilles de papillons se nourrissent exclusivement des feuilles du noisetier, contribuant ainsi à la chaîne alimentaire naturelle et à la fertilisation croisée entre différentes espèces végétales. C'est donc un véritable havre de vie pour la faune environnante. On retrouve parfois cet arbre dans les truffières, car celui-ci permet de favoriser la pousse de ces champignons prisés.

Écureuil mangeant une noisette

Interactions avec d'autres Plantes et Environnement

Planter un noisetier près d'autres arbres fruitiers peut encourager une pollinisation croisée bénéfique pour tous les spécimens alentours. Par ailleurs, ses racines profondes réduisent la concurrence pour l'eau avec les plantes voisines moins profondes, créant ainsi un environnement harmonieux. Associé avec des plantes couvre-sol comme la menthe sauvage ou le thym, le noisetier peut contribuer à créer un écosystème équilibré et résistant aux maladies. Ses racines retiennent le sol, ce qui en fait une bonne barrière naturelle contre l'érosion. Ses branches fournissent une couverture idéale pour les oiseaux et autres petits animaux. Le noisetier est planté isolé, en bosquet ou en haie libre. Il l’est aussi dans les haies champêtres séparant 2 champs ou en haie libre comme végétaux en clôture. Le noisetier (ou Corylus avellana) est un arbuste généreux, facile au jardin où l’on peut le planter en massif comme en haie champêtre comestible où il régalera la famille comme les auxiliaires du jardin, comme les écureuils si le jardin est à proximité d’une zone naturelle comme un bois ou encore une forêt.

Acheter un Jeune Pousse de Noisetier

Pour vous procurer un noisetier de qualité, il est recommandé de visiter une pépinière spécialisée. Ces professionnels proposent souvent une large gamme de variétés adaptées à différents climats et besoins spécifiques. Acquérir un arbuste de cette manière garantit une meilleure reprise et une santé durable pour votre plante. En consultant régulièrement les salons et foires aux plantes, vous pourrez aussi dénicher des noisetiers parfois rares ou peu communs, apportant une touche unique à votre jardin. N'hésitez pas à demander conseil directement aux producteurs pour optimiser l'installation de votre nouvel arbuste.

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