La Fin des Désherbants : Vers des Pratiques Plus Durables pour un Jardinage Respectueux

La gestion des mauvaises herbes est une tâche omniprésente pour les jardiniers, qu'ils soient amateurs ou professionnels. Pendant des décennies, les désherbants à base d'herbicides ont été une solution privilégiée, offrant une efficacité apparente. Cependant, leur utilisation est de plus en plus remise en question en raison de leurs dangers potentiels, notamment d'être potentiellement cancérigènes et de perturber les hormones. Face à ces préoccupations sanitaires et environnementales, une transition vers des approches non chimiques et plus respectueuses du vivant est en cours, marquant un tournant décisif dans la manière de concevoir l'entretien des espaces verts.

L'Ère des Herbicides Chimiques et Ses Contraintes

L'efficacité des désherbants à base d'herbicides est malheureusement affectée par de nombreux facteurs externes. Le "meilleur moment de l'année pour utiliser un désherbant" dépend grandement de ces conditions. Le printemps est un moment efficace pour attraper les mauvaises herbes dans leur saison de pré-croissance, afin de les empêcher de germer. L'automne est tout aussi efficace car, avant l'hiver, c'est à ce moment que les mauvaises herbes sont les plus vulnérables. Le printemps est la meilleure période de l'année pour appliquer le désherbant, c'est parce que vous pouvez attraper les mauvaises herbes dans leur état de pré-croissance, avant qu'elles n'aient eu l'occasion de germer complètement.

calendrier d'application des désherbants

Les herbicides contenus dans les désherbants doivent être absorbés par le sol pour s'activer. Cette absorption ne peut avoir lieu que si le sol est humide de la pluie. L'automne est la deuxième meilleure saison car les désherbants prospèrent grâce aux changements soudains de temps. Plusieurs conditions sont à prendre en considération : vous ne voulez pas que le désherbant se dilue à cause de la pluie, et une rafale de vent peut éloigner le jet de la zone prévue. Le temps chaud et sec favorise la résistance et la croissance des mauvaises herbes, ce qui réduit le mouvement de l'herbicide dans et à travers la plante. Et le temps froid n'est pas non plus pratique, car les plantes décomposent les herbicides en utilisant leur métabolisme, et le métabolisme des plantes ralentit par temps froid. Avec de nombreuses conditions à prendre en considération, il devient relativement délicat de gérer efficacement vos mauvaises herbes.

Il est également important de noter que l'efficacité du désherbant changera en fonction du type de mauvaise herbe dont vous essayez de vous débarrasser. Certaines mauvaises herbes poussent en automne et en hiver et meurent au même printemps et en été, tandis que d'autres poussent dans l'autre sens. Certaines sont plus résistantes et mettront deux années complètes pour terminer un cycle de vie avant de mourir. Par conséquent, lorsque vous demandez "quel est le meilleur moment de l'année pour utiliser un désherbant", la réponse dépendra de la mauvaise herbe spécifique que vous ciblez. Un cycle de traitement des mauvaises herbes correspond à la fréquence à laquelle vous devez utiliser un désherbant pour que la mauvaise herbe soit efficacement exterminée. Les désherbants de prélevée ciblent les mauvaises herbes avant qu'elles ne germent et ne se propagent, tandis que les désherbants de post-levée exterminent les mauvaises herbes au contact. Il est peu probable de n'appliquer le désherbant qu'une seule fois et que cela suffise.

Le Glyphosate : Une Substance Controverse et sa Disparition Progressive

Le glyphosate est un désherbant largement utilisé pour détruire ce que l'on appelle les mauvaises herbes. Au cours du 20e siècle, il a accompagné les développements d'une partie importante de l'agriculture et a été utilisé, dans une moindre mesure, par les jardiniers amateurs, les collectivités et les autres acteurs professionnels pour l'entretien des jardins, espaces végétalisés et infrastructures (JEVI). Très utilisée, cette substance se retrouve désormais de manière généralisée dans l'environnement et, pour le domaine de l'eau, à des valeurs inférieures au seuil de dégradation de la qualité de l'eau dans la majorité des cas. Néanmoins, plusieurs études interrogent depuis quelques années le lien entre l'exposition au glyphosate et le développement de certains types de cancer. C'est pourquoi la France, dans le cadre d'un plan d'action global pour la réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires, a décidé de mettre fin aux principaux usages du glyphosate dès lors que des alternatives existent, tout en accompagnant au mieux les utilisateurs dans l'évolution de leurs pratiques.

carte des zones d'interdiction du glyphosate en France

Interdire, réduire et mobiliser des alternatives d'usage courant est l'objectif principal. Concernant les usages par les particuliers et les collectivités, la France poursuit sa politique de forte restriction des utilisations du glyphosate et des produits phytopharmaceutiques, avec la mise en œuvre de la loi Labbé. Ces interdictions ont été élargies au début de l'année 2021. L'objectif est de limiter au maximum l'exposition des citoyens et de l'environnement.

Ainsi, depuis le 1er janvier 2017, les collectivités ne sont plus autorisées à utiliser le glyphosate et les produits phytopharmaceutiques pour l'entretien des espaces verts, des forêts, des voiries ou des promenades accessibles ou ouverts au public. Font figure d'exceptions les produits utilisables en agriculture biologique, de biocontrôle et à faible risque. De la même façon, les jardiniers amateurs n'ont plus le droit d'utiliser des produits phytopharmaceutiques à l'exception des produits utilisables en agriculture biologique, de biocontrôle et à faible risque depuis le 1er janvier 2019. Ces interdictions seront élargies à l'ensemble des lieux de vie, notamment les copropriétés, campings, cimetières, etc., à partir du 1er juillet 2022.

Plusieurs leviers sont activés pour sortir du marché les produits à base de glyphosate, avec l'objectif de réduire son utilisation aux usages qui n'ont pas de solution alternative. L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae) ont été chargés d'identifier les usages pour lesquels des alternatives techniques existent, avec un impact économique et pratique acceptable. Ces évaluations comparatives ont été remises pour les principales cultures consommatrices de glyphosate, la forêt et les usages non agricoles. Elles permettent d'objectiver l'impact économique d'un retrait du glyphosate et des herbicides au sens large, production par production en lien avec les instituts techniques, et de définir de nouvelles conditions d'utilisation des produits contenant du glyphosate (cultures, doses employées, etc.). L'Anses prend désormais en compte les résultats des évaluations comparatives conduites pour renouveler ou délivrer les autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits à base de glyphosate. La limitation des conditions d'emploi et des doses par hectare contribuera à réduire dès 2021 les quantités de glyphosate utilisées en France, d'environ 40 % d'ici la fin de l'année.

À l'échelle européenne, l'instruction de la demande de renouvellement du glyphosate est en cours. En mai 2019, l'évaluation du risque dans le cadre de la demande de renouvellement de l'approbation a été confiée à un consortium de quatre États membres : la Suède (rapporteur pour constituer le dossier de révision éventuelle de la classification harmonisée du glyphosate à l'intention de l'ECHA), la France (sur le volet écotoxicologie), la Hongrie et les Pays-Bas. Le 15 juin 2021, le consortium a transmis son rapport d'évaluation à l'EFSA et la Suède a adressé le dossier de classification à l'ECHA. Un résumé a été publié sur le site de la Commission. Début septembre 2021, une consultation publique de 60 jours devrait être lancée par l'EFSA. La proposition issue de cette évaluation et des consultations devrait être soumise au vote des États membres d'ici fin 2022 / début 2023.

Accompagner les utilisateurs dans la sortie du glyphosate est un enjeu majeur. Après une diminution de 37 % entre 2018 et 2019, les quantités de glyphosate vendues augmentent à nouveau de 42 % entre 2019 et 2020. En moyenne triennale, le niveau des ventes s'établit à 8 151 tonnes/an pour 2018-2020, en légère diminution par rapport à la moyenne 2017-2019. La moyenne triennale est ainsi la plus faible depuis 10 ans : elle diminue de 5,7 % entre 2017-2019 et 2018-2020. La sortie du glyphosate implique des évolutions dans les pratiques et les systèmes de production agricole, au-delà de la substitution du produit. La question du glyphosate n'est plus tant de savoir s'il est raisonnable ou non de se passer de cet herbicide, mais comment et à quelle échéance sortir collectivement de cette dépendance à une substance très largement utilisée dans l'agriculture conventionnelle.

Une solution unique de substitution n'existe pas. La sortie du glyphosate est une question adressée à l'ensemble de la société, puisqu'il s'agit de savoir comment protéger l'environnement et la santé publique. Il ne s'agit pas non plus de chercher une nouvelle molécule miracle susceptible de se substituer parfaitement au glyphosate (efficacité, coût, impact sur la santé et l'environnement). Il s'agit plutôt d'adopter un ensemble de techniques constituant autant de leviers pour se passer du glyphosate et, d'une façon plus générale, de revoir toute la question de la protection des cultures. Cette approche globale impose de repenser l'ensemble de notre modèle de production, comme le font par exemple chaque année les nombreux agriculteurs qui "sortent du chimique" pour s'investir dans l'agriculture biologique.

De nombreux rapports ont permis d'analyser les usages actuels du glyphosate, désherbant le plus utilisé en France, et d'identifier ses alternatives possibles, mais aussi les freins et leviers à la réduction voire à l'arrêt total de l'utilisation du glyphosate. Si le suivi des quantités vendues ne permet pas d'apprécier dans le détail la consommation du glyphosate, les usages principaux de celui-ci en France sont par contre connus : préparation du sol avant le semis, maîtrise des couverts végétaux, contrôle des mauvaises herbes dans les rangs de vigne ou de fruitiers, nettoyage des abords de parcelles, etc. Or, plusieurs options mécaniques et agronomiques seules ou combinées permettent d'ores et déjà de se passer du glyphosate pour 90% de la surface agricole utile. La mise en œuvre par les agriculteur·rice·s de ces techniques est freinée par l'augmentation du temps de travail et la perturbation des chantiers de travaux qu'elles provoquent, ce qui se traduit in fine par une augmentation des coûts de production.

Comme le note l'INRA, le renoncement au glyphosate "passe et passera par des changements profonds" qui conduiront à modifier en profondeur les systèmes de production et l'organisation économique des exploitations. Les exploitant·e·s agricoles seront amené·e·s à mettre en œuvre des systèmes plus complexes et à renoncer à la relative simplification permise par le glyphosate. La réponse passe par l'évolution du parc matériel et de l'organisation des calendriers de travaux, ou par la diversification des cultures pour échelonner les chantiers de semis. Une minorité d'agriculteur·rice·s (travaillant 10% de la surface agricole utile) demeure sans alternatives opérationnelles. Les impasses identifiées ne peuvent être négligées. Elles renvoient en effet à des situations délicates et sensibles sur le plan social et/ou environnemental. Pour ces personnes-là, l'interdiction du glyphosate risque d'être vécue comme une remise en cause directe de leur activité. Faut-il pour autant envisager des dérogations ? Cela ne paraît pas souhaitable, d'autant que l'on note l'utilisation médiatique faite de ces cas exceptionnels pour bloquer toute évolution de la réglementation concernant le plus grand nombre ! L'enjeu de sortie du glyphosate est avant tout politique. Car si les pouvoirs publics décident d'apporter un soutien économique fort aux agriculteur·rice·s dans cette période de transition, alors la question de l'éventuelle perte de viabilité économique perdra de son acuité. Les mesures d'accompagnement techniques - que l'on retrouve en partie dans le plan de sortie du gouvernement - ne sont pas suffisantes. Il faut prévoir des mesures et mécanismes économiques pour éviter la fragilisation financière des exploitations concernées les plus sensibles (soutien à l'investissement par exemple, rémunération plus juste). La sortie de l'agriculture française du glyphosate est une question de société.

9. Comprendre le droit de l'environnement : le glyphosate dans l’œil du cyclone

Désherbants Sans Herbicide : Une Alternative Prometteuse

Un bon moyen d'éviter les complications liées aux facteurs externes est de se procurer un désherbant qui ne contient pas d'herbicide. Foamstream est un exemple de désherbant sans herbicide qui n'est pas affecté par des facteurs externes tels que la météo. Foamstream est efficace pour tuer les mauvaises herbes, qu'elles soient humides, venteuses, extrêmement froides ou chaudes. Idéalement, vous souhaitez utiliser des désherbants sans herbicide, tels que Foamstream. Lorsque vous enlevez les mauvées herbes, il y a plusieurs choses à considérer en ce qui concerne la période de l'année. Idéalement, vous voulez un désherbant qui soit efficace tout au long de l'année. De plus, votre désherbant devrait nécessiter un minimum de cycles de traitement afin que vous puissiez vous débarrasser de vos mauvaises herbes rapidement et facilement. Pour contrôler et tuer les mauvaises herbes tout au long de l'année, Foamstream est l'une des solutions les plus efficaces disponibles. De plus, si l'on considère le cycle de traitement nécessaire, vous n'avez besoin que de trois traitements par an pour contrôler vos mauvaises herbes.

Depuis le 1er janvier 2019, date d'entrée en vigueur de la loi Labbé, les pesticides de synthèse sont interdits à la vente pour les particuliers. Ils sont remplacés par des produits appelés "de biocontrôle", c'est-à-dire des produits composés de substances naturelles. Ils sont repérés par la mention "EAJ", Emploi Autorisé dans les Jardins, pour les différencier des produits autorisés pour les professionnels. Ces désherbants naturels sont constitués d'acide pélargonique (un acide gras végétal issu notamment des géraniums de balcon, les pélargoniums, mais aussi du tournesol, du colza ou encore du rosier), d'acide caprique (acide gras que l'on peut trouver notamment dans le lait de chèvre et dans le lait de coco), d'acide caprylique (autre acide gras qui est présent dans l'huile de coco et dans l'huile de palme ainsi que dans le lait maternel) et d'acide acétique (un produit issu de la fermentation naturelle de sucres tels que fruits ou amidon de maïs).

Ces produits peuvent être vendus dans des pulvérisateurs gradués, ils sont alors prêts à l'emploi, mais ils existent également sous forme concentrée, en tubes pré-dosés, à diluer dans de l'eau. Ces derniers sont plus économiques et plus pratiques pour les grandes surfaces. Pour une bonne efficacité, ces produits doivent être appliqués tous les printemps, afin que le stock de graines de ces indésirables diminue. Le moindre manquement met à bas tous les efforts accomplis les années précédentes ! Il est important d'interdire l'accès aux zones traitées aux enfants et aux animaux domestiques jusqu'à leur séchage complet, en moyenne 6 heures. Et évitez l'application d'acide pélargonique durant la floraison pour éviter d'éventuelles atteintes pour les abeilles.

schéma de l'action des désherbants naturels

L'acide acétique a une action corrosive (du fait de son pH très bas) sur les tissus vivants et il détruit la membrane protectrice présente sur les feuilles et toutes les parties aériennes, provoquant à court terme la déshydratation des tissus de la plante et l'impossibilité de poursuivre la photosynthèse. Malgré son agressivité, il se dégrade totalement dans le sol, libérant seulement des molécules d'eau et d'oxygène, ce qui le rend inoffensif aux doses indiquées par les fabricants. Cet herbicide de contact sera utilisé de préférence au printemps, voire au début de l'été, pour que les végétaux visés soient encore jeunes, idéalement moins de 2 semaines. Ils sont en effet moins robustes et moins bien implantés dans le sol. Les adventices annuelles sont plus faciles à éradiquer que les vivaces, celles-ci nécessitant généralement plusieurs passages, tout comme les adventices déjà adultes. Il est possible, pour les plus résistantes, d'injecter l'acide acétique dans le sol (qui doit être sec), au milieu du collet des plantes, afin que le produit atteigne les racines. Il est conseillé d'agir un jour ensoleillé et sans vent, sur des plantes sèches. La pluie diluerait et disperserait le produit, qui serait moins efficace. La température doit être douce, 15° minimum, et le soleil favorise l'action de l'acide. N'hésitez pas à tremper toutes les parties de la plante. Si d'autres plantes, non indésirables, sont à proximité, attention à bien diriger votre jet. Il y a cependant peu de risques pour elles si elles ne reçoivent que des éclaboussures. L'acide acétique vise les plantes à larges feuilles et les graminées. Les pissenlits semblent par contre résister à l'acide acétique. Il peut être employé sur des surfaces non cultivées, le potager est donc à éviter en cours de culture. Il est adapté pour désherber autour des arbres. L'acide acétique peut être employé comme désherbant définitif sur une grande surface. Dans ce cas, préparez un pulvérisateur avec de l'acide acétique pur, à raison de 100 ml (à 10 %) pour 1 mètre carré. Attention, ce désherbant n'est pas sélectif, il va éliminer toute la végétation de la surface. Les indésirables au milieu du gazon ou d'un massif peuvent également être traitées à l'acide acétique. L'acide acétique peut servir à désherber les allées, ainsi que les zones pavées ou gravillonnées.

Les acides gras détruisent tout d'abord l'enveloppe protectrice des végétaux, puis celle qui isole les cellules à l'intérieur de leur organisme. Suivez bien le mode d'emploi du fabricant. Les conditions d'application, notamment, sont assez précises : l'application doit se faire par temps doux (10 à 15° au moins), sans vent ni pluie. Plus la température est élevée et le temps sec (ce qui entraîne un stress hydrique de la plante) plus le produit se montre efficace. Il est donné pour éliminer chiendent, prêle, plantain, liserons, orties (bien que ses longues racines traçantes rendent peu efficace à long terme l'utilisation d'un désherbant définitif pour l'ortie), chardons, lorsqu'ils sont jeunes, entre 5 et 10 cm pour le maximum d'efficacité. La période d'utilisation se situe entre le début du printemps et la fin de l'automne. Généralement 2 applications par an maximum sont recommandées. Ces acides gras, souvent utilisés ensemble, sont également des désherbants définitifs qui agissent par contact, éliminant la plante grâce au même processus que l'acide pélargonique : destruction de la couche cireuse protectrice, destruction des membranes protectrices des cellules, dessèchement des tissus végétaux. C'est au printemps qu'il est conseillé d'utiliser ces produits, sur des végétaux encore jeunes, plus fragiles. Pour de plus grandes adventices, ainsi que les vivaces, l'application sera à répéter plusieurs fois. N'utilisez pas ce produit sur une surface imperméable à cause du ruissellement. Il est important de noter que toutes les informations concernant ces produits sont génériques, suivez impérativement les indications du fabricant concernant leur dosage et les conditions d'utilisation. Pour appliquer ces produits sur les herbes indésirables à traiter, vous aurez besoin d'un pulvérisateur.

9. Comprendre le droit de l'environnement : le glyphosate dans l’œil du cyclone

D'Autres Manières de Désherber : Des Solutions Durables et Respectueuses

L'utilisation de produits désherbants n'est pas la seule méthode pour se débarrasser des plantes indésirables ; elle peut être un complément à un jardinage responsable qui met en œuvre des méthodes douces.

Le Désherbage Thermique

Désherbeur thermique à gaz ou électrique, tous deux font subir la même chose aux herbes adventices : la chaleur intense et dirigée précisément fait éclater les cellules des plantes, les faisant mourir en quelques jours. Pour une efficacité optimum, le désherbage thermique est utilisé lorsque la plante est jeune, des adventices bien installées seront plus difficiles à détruire. Il faut éviter de "brûler" la plante, ce qui risquerait de provoquer un développement important en réaction à l'agression. Un bon coup de chaud suffit à endommager le végétal sans agression brutale. Plusieurs passages peuvent parfois être nécessaires, mais lorsque cette méthode est bien appliquée, le désherbage est définitif. Il est important de savoir qu'il arrive souvent que la chaleur aux alentours de la plante visée fasse germer des graines d'autres adventices. Il suffit de faire un passage sur ces très jeunes plantes pour les éliminer.

Le Désherbage Manuel

Un désherbage efficace est un désherbage effectué au bon moment. Il est important d'éliminer les herbes indésirables avant qu'elles ne montent à graines, tout votre travail serait alors à recommencer, avec un plus grand nombre de plantes. Certaines adventices seront efficacement éliminées si elles sont arrachées au printemps, tels le chiendent, le liseron ou la ronce. De plus, le sol normalement humide et les plantes jeunes rendent la tâche plus facile. Les adventices sont en effet plus faciles à arracher lorsque le sol est humide, cela aide à retirer la totalité de leur système racinaire, faute de quoi nombre d'entre elles repousseront aussitôt. L'automne est cependant une bonne période pour désherber, surtout dans les régions à hivers doux ou en cas de sol compact, qui reste tiède plus longtemps. Cela vous évitera de voir ces indésirables se développer tout au long de la mauvaise saison.

Il n'y a aucun désherbant définitif pour les ronces, seul le désherbage manuel et régulier peut en venir à bout. En effet, cette plante ligneuse et rapidement pourvue d'épines se développe très rapidement, possède une profonde racine pivotante et se marcotte seule. Il faut la couper à ras, voire profondément si possible, dès que vous voyez une pousse, et y revenir très régulièrement afin de permettre à vos plantations aux alentours de prendre sa place. Le faux-semis est une méthode couramment employée par les jardiniers : au printemps, travaillez légèrement votre terre. Les graines vont être activées par l'air et la lumière et vont germer rapidement. Vous n'aurez plus qu'à passer le sarcloir sur la surface pour que celle-ci soit dégagée.

outils de désherbage manuel

Utilisez les bons outils pour désherber : le couteau à désherber et la gouge se montrent efficaces pour les orties, les pissenlits ou le trèfle, tandis que vous utiliserez une fourche-bêche pour venir à bout du chiendent avec ses racines traçantes et cassantes. Adaptez également vos outils à la surface à désherber : au potager ou dans les massifs, vous attaquerez une plante à la fois, à l'aide d'un couteau ou d'une gouge, tandis que vous préfèrerez le sarcloir et la binette pour aller plus vite dans les espaces nus. Une fois ces indésirables arrachées ou coupées, utilisez-les ! Elles peuvent faire un bon paillage ou alimenter le tas de compost dès lors qu'elles ne sont pas en graines.

Couvrir le Sol : Une Stratégie Préventive

C'est sur un sol laissé nu (même s'il s'agit d'une toute petite surface) que se développent majoritairement les plantes indésirables. Une fois réalisé votre travail de désherbage, il est donc crucial de couvrir le sol entre vos plantations. Vous avez le choix entre plusieurs méthodes :

Le paillage est réputé pour empêcher les adventices de pousser, car elles sont alors privées de lumière. Il faut cependant, pour que cela soit efficace, que le paillis soit très épais, minimum 15 cm, et suffisamment dense. Cependant, la présence d'un paillis, quel qu'il soit, a toujours son utilité : il garde le sol bien meuble, les indésirables sont donc plus faciles à arracher, et elles sont aussi plus visibles. Les matériaux de paillage sont très variés : paille, écorces, coques de cacao, minéraux divers, compost, déchets verts, paillettes de lin… Vous pouvez également opter pour des toiles biodégradables dans votre potager.

Pour un désherbage total, vous pouvez opter pour la solution de bâchage du sol, qui est une alternative au paillage : étalez sur la zone ciblée une bâche, des cartons ou encore des tapis et laissez tel quel durant plusieurs mois. Lorsque vous découvrirez la zone, elle sera nue, mais aussi bien meuble et pleine de vie. Plantez des engrais verts (moutarde, trèfle, phacélie, luzerne…) dès qu'une surface est libre, ils empêcheront les indésirables de l'envahir. Une fois adultes, ils seront fauchés et fourniront un matériau de paillage nourrissant. Leurs racines elles-aussi nourriront le sol.

exemples de plantes couvre-sol

Pour vos massifs, utilisez chaque espace vide pour y installer des plantes couvre-sol : géraniums vivaces, santoline, lamium, genévrier, saxifrage, sedum, lierre… Ne tondez pas votre gazon trop court, une tonte haute entraîne une concurrence importante entre les graminées et les adventices qui pourront moins facilement se développer. Certains végétaux émettent des substances qui inhibent la germination, notamment le ciste ou le phlomis. Leur présence empêchera les graines échappées des adventices de germer dans vos plates-bandes.

Et pour favoriser la biodiversité, gardez une zone de votre jardin garnie de toutes ces plantes spontanées, elles abritent et nourrissent nombre d'auxiliaires du jardin. Quant à l'ortie si envahissante, elle compose un précieux purin ou un paillage riche en azote.

Le désherbage est la corvée majeure du jardinier, qui passe de longues heures à se battre contre des plantes qui ne sont pas bienvenues au milieu du potager, de la pelouse ou des massifs. Ce travail pénible et chronophage, qui n'a pas de fin, est heureusement allégé par l'usage de désherbants définitifs, composés de substances naturelles. Ils n'ont cependant pas une innocuité totale et doivent être employés modérément et avec quelques précautions. Le jardinier éco-responsable veillera cependant à laisser quelques unes de ces herbes folles, qui enrichissent la biodiversité de son jardin !

9. Comprendre le droit de l'environnement : le glyphosate dans l’œil du cyclone

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