Le Lierre des Calanques : Une Merveille d'Adaptation et de Diversité Insoupçonnée

Le lierre, plante grimpante au feuillage persistant bien connu, est souvent perçu comme un simple élément ornemental ou, à tort, comme le "bourreau des arbres". Pourtant, au-delà de ces perceptions, le genre Hedera recèle une diversité insoupçonnée, particulièrement dans des environnements exigeants comme le massif des Calanques, entre Marseille et Toulon. Ce massif pourrait-il abriter des lignées originales de lierre, passées inaperçues, dont la taille de certains sujets peut atteindre celle d’un pachyderme ? Cette interrogation soulève la question de savoir si les lierres des Calanques constituent des taxons originaux, espèces, sous-espèces ou écotypes, adaptés à des biotopes particulièrement arides, ensoleillés, ventés et parfois salés.

Lierres sur le mont Puget dans le massif des Calanques

Identification des Espèces de Lierres : Entre Tradition et Innovation

L’étude des lierres du massif des Calanques a débuté par un inventaire des populations sauvages présentes non seulement dans le massif, mais aussi dans les plaines et collines avoisinantes, entre Marseille et Toulon. Pour établir une base de comparaison solide, un témoin local de Hedera helix L. subsp. helix a été identifié dans la hêtraie d’altitude de l’ubac du massif de la Sainte-Baume. Ces lierres d’altitude, vivant entre 700 et 900 m, dans un biotope montagnard, frais et humide, correspondant à des conditions mésophiles, peuvent tenir lieu de référence pour comprendre les spécificités des populations des Calanques.

Lierre arboricole de la Sainte-Baume

Plusieurs taxons du genre Hedera ont été identifiés dans la région. H. helix et H. algeriensis Hibberd sont présents et se distinguent notamment par leurs feuilles. Ces deux espèces sont couramment proposées à la vente en pépinière et introduites dans les parcs et jardins. Le polymorphisme des feuilles dans le genre Hedera, où le même sujet H. helix peut présenter des feuilles comportant un à cinq lobes, rend toutefois la distinction entre certaines espèces, comme H. helix et H. hibernica, particulièrement difficile par la seule observation morphologique.

Comparaison des feuilles de H. helix et H. algeriensis

Face à cette complexité, l’observation microscopique des poils des faces inférieures des feuilles, ou trichomes, à longue durée de vie, a été retenue comme critère de détermination fiable. Un trichome étoilé multiangulé caractérise H. helix, un trichome étoilé plan caractérise H. hibernica, et un trichome écailleux caractérise H. algeriensis. Cette méthode a permis d’écarter l’hypothèse d’une parenté entre les populations de lierres du massif des Calanques et H. hibernica, car tous les lierres poussant dans ce massif portent un trichome étoilé multiangulé proche de celui de H. helix. Cependant, une proportion variable de poils à rayons plats et hélicoïdaux a été observée dans les trichomes des lierres des Calanques, suggérant des particularités.

Trichomes étoilés multiangulés de H. helix

Impact des Espèces Introduites et Hybridations Potentielles

La question de l'implantation des espèces introduites en milieu naturel et de leur hybridation avec les populations locales est cruciale. Les trois taxons allochtones rencontrés (H. algeriensis, H. hibernica et leur hybride) sont tétraploïdes (4x = 96) et s’hybrident entre eux. En revanche, H. helix est diploïde (2x = 48). Cette différence de ploïdie est un facteur clé, car les populations locales de H. helix ne s’hybrident pas avec les espèces introduites, une "chance" qui préserve la pureté génétique des lierres endémiques. Les trichomes et le caryotype indiquent que les populations du massif des Calanques sont apparentées au groupe helix. Il est important de noter que le trichome et le caryotype ne sont pas les seuls critères taxonomiques, comme en témoigne le lierre macaronésien H. azorica, qui possède également un trichome étoilé multiangulé et un caryotype 2x = 48.

Caractères Morphologiques et Anatomiques Discriminants des Lierres des Calanques

Au-delà des trichomes et du caryotype, la recherche de caractères morphologiques discriminants par rapport au témoin H. helix subsp. helix est essentielle. L’observation histologique des feuilles a été privilégiée sur les jeunes rameaux végétatifs, considérés comme la première cible de la sélection naturelle lors de l’installation du plant.

Les mesures de la surface stomatique et de l'épaisseur des limbes ont montré une forte unité à travers les populations d'H. helix. Cependant, quelques sujets proches du littoral présentent une augmentation de la surface stomatique (11 à 13 %) et un épaississement des feuilles (300 à 400 μm). Ces caractéristiques sont similaires à celles mesurées chez des sujets H. helix poussant dans la forêt de l’université de Harvard, suggérant des adaptations écophysiologiques à des environnements similaires.

Empreinte de stomates et coupe de limbe de feuille de lierre

En ce qui concerne les mensurations des feuilles, la croissance saisonnière dans le massif des Calanques entraîne une grande disparité de leur taille. La mesure des surfaces (aires) des feuilles a été retenue comme signifiante. Les limbes s’inscrivent généralement dans un triangle isocèle. Le rapport des longueurs du pétiole (P) au limbe (L), P/L, a également été utilisé, ce caractère ayant servi pour la diagnose de la sous-espèce espagnole Hedera helix L subsp. rhizomatifera McAllister. Le croisement de ces deux caractères, la surface et le rapport P/L, met en évidence de nettes différences entre les lignées.

Mesures de la surface du limbe et du rapport pétiole/limbe

Les trois lignées observées dans les Calanques ont des surfaces de limbe très significativement plus petites que celles des lierres témoins de la Sainte-Baume. Le rapport P/L des lierres sur paroi du massif des Calanques est très significativement plus faible que celui des autres lignées. Les surfaces moyennes des limbes sont très significativement plus petites chez les lierres d’éboulis et sommets du massif des Calanques. Les populations sur sommets et éboulis, avec des limbes moyens de 1,5 à 3 cm², diffèrent des populations sur paroi, dont les limbes moyens mesurent de l’ordre de 7 cm².

Un échantillon de lierre prélevé près du massif des Calanques a conduit H. McAllister à publier un commentaire sur cette lignée, qu’il a baptisée du nom de cultivar ‘Marseilleveyre’. Ce choix d’intégrer ce lierre dans le champ horticole, et non botanique, tiendrait à la méconnaissance taxonomique actuelle des lignées méditerranéennes à petites feuilles. Une seule sous-espèce originaire du sud de l’Espagne, Hedera helix L. subsp. rhizomatifera McAllister, a été décrite jusqu'à présent.

Outre les feuilles, d'autres caractères anatomiques discriminants existent. L’écorce du tronc de H. helix subsp. helix est fine et se fissure en motifs rectangulaires chez le sujet âgé. En revanche, les sujets âgés du massif des Calanques développent une écorce subérifiée, à fissures présentant des rebords épais. Ce développement précoce du suber s’observe chez les lierres des Calanques. Par ailleurs, ces lierres développent un appareil de fixation réduit, les crampons réalisant rarement le manchon périphérique fréquemment observé chez les lierres mésophiles de la Sainte-Baume.

Comparaison de l'écorce de H. helix subsp. helix et d'un lierre des Calanques

En somme, les lierres du massif des Calanques appartiennent aux lignées méditerranéennes à petites feuilles, dont la taxonomie est encore mal établie. Si la petite taille des feuilles est le caractère le plus évident, d’autres différences botaniques plus discrètes existent, comme la taille relative des pétioles et limbes, la dépigmentation des feuilles, ainsi que la production importante de suber et la faible production de crampons par les troncs. Les contextes écologiques rencontrés sont très éloignés des habitats habituels de H. helix subsp. helix, avec une divergence des biotopes très importante entre la hêtraie fraîche de la Sainte-Baume et les éboulis brûlants du massif des Calanques. Dans le système taxonomique actuel, ces lierres sont supposés appartenir à une même espèce et sous-espèce, H. helix subsp. helix. La compréhension des facteurs écologiques et des réponses adaptatives d’ordre écophysiologique pourrait contribuer à reconsidérer la systématique de l’espèce helix.

Distribution et Adaptation des Lierres en Milieu Aride et Salé

La distribution des lierres de paroi est vaste en termes d’habitats, allant du niveau de la mer jusque sous les sommets. Sur paroi calcaire, comme sur paroi de poudingue à La Ciotat, des lierres poussent à un niveau proche du rivage. Ces sites, souvent abrités du mistral, permettent d’éviter les submersions répétées. Près de Marseille, les zones salées de l’arrière-littoral, sur sol squelettique, hébergent une phrygane primaire et des pelouses thermophiles méditerranéennes. Ces formations ouvertes, peu recouvrantes, ont une dynamique quasi nulle du fait de l’action conjuguée du vent, du flux régulier d’embruns et d’un stress hydrique estival intense. On retrouve quelques lierres en pied de falaise, à l’arrière du liseré de pelouse aride et halophile.

Lierres dans la calanque d'En-Vau et l'anse du Sec à La Ciotat

Les pieds de falaise, comme sur l’île Maïre, peuvent aussi héberger localement Suaeda vera G.F. Gmel., formant un habitat de fourrés halophiles à Jacobaea maritima et Daucus carota L. subsp. maritimus. Les pieds de falaises salées sont colonisés par des ronces à feuilles plus ou moins caduques. Sur l’île Maïre, la falaise exposée au nord est largement colonisée par une douzaine de lierres. Il est à noter que, chez ce lierre insulaire, vitalité et développement semblent optimaux. Ces lierres occupent des surfaces dont les contours sont strictement définis, mais ménagent entre eux des aires nues, avec un pourcentage de recouvrement de l'ordre de 50 %. Sur paroi, un évitement de compétition intra comme interspécifique semble patent. Cependant, quelques rares transgressives rupicoles littorales peuvent végéter çà et là dans les fissures sur les premiers mètres de la falaise, et quelques pieds de Smilax aspera peuvent s’accrocher à la base des lierres. Un noyau de plantes non spécifiques des milieux salés accompagne ces lierres, incluant Centranthus ruber, Euphorbia characias, Smilax aspera, Asparagus acutifolius, Ruscus aculeatus, et Rubia peregrina. La base de falaise porte également de nombreux lichens des zones aérohalines, Rocella phycopis Ach..

Paysage de l'arrière-littoral à Saména et lierres sur l'île Maïre

Le Lierre : Un Allié du Jardin et de l'Écosystème

Au-delà de son intérêt botanique et écologique dans des milieux extrêmes, le lierre constitue une plante ornementale polyvalente, capable de transformer durablement l’esthétique d'un jardin. C'est une solution décorative fiable pour habiller un mur, couvrir un talus ou créer un écran végétal persistant. Grâce à sa croissance régulière, son feuillage décoratif toute l’année et sa grande capacité d’adaptation, il répond à de nombreux besoins. Intégrer le lierre dans un jardin répond à plusieurs objectifs à la fois décoratifs, pratiques et durables. Cette plante offre une solution végétale polyvalente, capable de s’adapter à de nombreux contextes, du petit jardin urbain aux grands espaces paysagers, pour structurer un espace, masquer un support inesthétique ou créer une ambiance naturelle sans multiplier les plantations.

Comment entretenir votre lierre

Le principal atout du lierre réside dans son feuillage persistant, qui garantit une présence végétale toute l’année. Il offre une large diversité de formes et de couleurs de feuillage, du vert foncé au panaché crème. Pour une bonne installation, il est recommandé de l'installer dans une exposition adaptée, de l'arroser régulièrement la première année et de le tailler légèrement pour densifier la végétation. Son pouvoir couvrant élevé en fait une plante idéale pour masquer rapidement un support, créant ainsi un brise-vue naturel, protégeant l'intimité et atténuant les nuisances visuelles.

Le lierre se distingue par sa grande robustesse et sa capacité d’adaptation à des conditions variées. Il tolère l’ombre, les sols pauvres et les périodes de sécheresse une fois bien installé. Un arrosage régulier la première année, un apport de matière organique au printemps et une taille une à deux fois par an pour contrôler la vigueur sont généralement suffisants.

Sa polyvalence exceptionnelle permet de l'utiliser comme couvre-sol, plante grimpante ou végétal en pot, selon l’effet recherché et l’espace disponible. Utilisé en couvre-sol, il forme rapidement un tapis végétal dense qui limite la pousse des adventices et protège le sol de l’érosion. Pour cela, il est conseillé d'espacer les plants de 30 à 50 cm, d'arroser régulièrement la première année et de pailler pour favoriser l’enracinement. Une taille légère est utile pour densifier la couverture et éviter qu'il n’empiète sur les plantes voisines.

En tant que plante grimpante, le lierre est idéal pour habiller les supports verticaux. Grâce à son système de fixation naturel, il s’accroche aux murs, aux clôtures et aux pergolas sans nécessiter de palissage complexe. Il est important de vérifier l’état du support avant la plantation, de guider les jeunes tiges au départ et de tailler régulièrement pour contrôler la vigueur. Il est préférable d'éviter de le laisser pénétrer sous les tuiles ou dans les joints fragiles.

En pot ou en bac, le lierre devient un élément décoratif mobile, adapté aux balcons, terrasses et patios. Il convient alors de choisir un contenant suffisamment large et profond, d’utiliser un substrat drainant et riche, et de placer le pot à une exposition adaptée.

Variétés de Lierre et Leurs Usages

Le choix de la variété conditionne directement le rendu esthétique, la vigueur de croissance et la facilité d’entretien. Tous les lierres ne présentent pas le même port, la même couleur de feuillage ni la même capacité de couverture. Il est important d'analyser la surface à couvrir, la luminosité du site et le niveau de maîtrise souhaité.

Les lierres verts sont les plus répandus et les plus robustes, offrant une croissance régulière, une excellente résistance au froid et une grande capacité d’adaptation aux sols ordinaires. Ils sont idéaux en situation ombragée ou mi-ombragée. Les lierres panachés, avec leurs feuilles bordées de crème, de jaune ou de blanc, apportent un intérêt ornemental marqué, éclairant les zones sombres et créant des contrastes décoratifs. Ces variétés se développent bien à la lumière tamisée, protégées du soleil brûlant, et dans un sol riche en humus.

Selon l’espace disponible, on peut choisir un lierre à port compact ou à vigueur élevée. Les variétés compactes conviennent aux petits jardins, aux bacs et aux zones à contrôler strictement. La vigueur est limitée par une taille régulière, et les tiges peuvent être guidées pour structurer la végétation.

Le lierre commun, Hedera helix, est le seul représentant européen de sa famille, les Araliacées, qui regroupe principalement des espèces des régions subtropicales, sous forme d'arbres, de buissons, de lianes ou de plantes herbacées. Il ne faut pas le confondre avec le Lierre terrestre (Glechoma hederacea), une plante herbacée de la famille des Lamiacées, qui doit son nom à son pouvoir couvre-sol.

Une variété appréciée est l'Hedera helix 'Needlepoint', qui se distingue par l’originalité de ses feuilles découpées en plusieurs lobes bien démarqués, avec une extrémité pointue, lui valant son nom. Ce lierre des bois, à feuillage persistant vert foncé, est rustique et résiste bien au froid. Il a une croissance modérée et atteint 2 à 3 m de hauteur à maturité, idéal en couvre-sol pour créer un tapis ou des bordures, ou en pot pour décorer balcons et terrasses. Sa floraison peu visible à la fin de l'été est mellifère et attire les insectes butineurs.

D'autres variétés existent, comme celle au feuillage fin, persistant, vert sombre et brillant, avec trois gros lobes arrondis qui ne sont pas complètement séparés, évoquant des "pattes de canard". Ou encore une variété au feuillage très décoratif et original, chaque feuille étant découpée en cinq lobes effilés ou plus et panachée. Une autre présente un feuillage vert tendre, de taille moyenne, avec cinq lobes terminés en pointe.

Le Lierre et l'Arbre : Une Coexistence Souvent Mal Comprise

Contrairement aux idées reçues, le lierre n'est pas un "bourreau des arbres". Ses racines ne servent qu’à s’agripper et ne traversent jamais les écorces. Il ne parasite pas l’arbre en puisant sa sève, ni ne l'étouffe en le privant d'air. En réalité, le lierre, dans sa jeunesse, alors qu'il rampe au sol, recherche l'ombre et va orienter sa progression vers les endroits les plus sombres, ce qui lui permet d'arriver jusqu'à la base d'un tronc où s'amorcera sa montée. Une fois l'arbre trouvé, il commence sa longue ascension pour profiter pleinement de son support en y étalant de nombreuses tiges feuillées vers l'extérieur. Pleinement développé, le lierre finit par avoir l'allure du feuillage d'un arbre. Toutes ses tiges feuillées étant relativement lourdes, elles nécessitent un excellent système de fixation pour ne pas finir par se détacher sous le poids. Des études ont montré que le lierre est capable de s'accrocher sur de multiples supports à condition qu'ils offrent un minimum de rugosité.

Le lierre devient adulte sur l'arbre et déploie des stratégies ingénieuses pour attirer les insectes pollinisateurs malgré l'ombre. Il ne fleurit qu’une fois arrivé sur son support, ce qui lui donne une hauteur augmentant sa visibilité. Ses fleurs sont regroupées en ombelles arrondies au bout de tiges qui s'écartent du tronc. Pour assurer la venue des pollinisateurs, ses fleurs sont également munies de disques nectarifères très nourrissants. Enfin, sa floraison automnale offre un nectar bienvenu après une fin d'été pauvre en fleurs.

L'ombelle, ce type d'inflorescence, est caractéristique des Araliacées, famille à laquelle appartient le lierre, ainsi que des Apiacées, les classant dans l'ordre commun des Apiales. Les fleurs du lierre présentent de nombreux points communs avec celles des deux familles : un pistil couvert par un disque nectarifère au centre duquel dépassent deux styles collés, cinq étamines, cinq pétales égaux et cinq sépales réduits. Fait remarquable, le pistil du lierre a une partie au-dessus des pétales (couverte par le disque nectarifère) et le reste en dessous, on dit alors que l'ovaire est semi-infère.

En réalité, le feuillage du lierre protège l'écorce de l'arbre, et il est également très utile pour la forêt en servant d'abri à de nombreux animaux, comme le papillon citron.

Cependant, le lierre peut avoir un impact négatif sur les arbres porteurs dans certaines circonstances spécifiques. Si un lierre installé sur un arbre réussit à atteindre la canopée, il accède alors à la lumière totale et va déployer ses ramures et son feuillage, entrant en compétition pour la lumière avec l’arbre et prenant le dessus en couvrant le feuillage de son hôte. Un autre effet collatéral du lierre installé vers la cime concerne le risque de faire casser l’arbre lors d’épisodes de vent fort ou de gel intense. En effet, la boule volumineuse d’un lierre installée dans la cime, avec son feuillage présent même en hiver, offre une prise au vent accrue et devient très lourde en cas de formation de glace sur les feuilles.

Plantation et Entretien du Lierre

La plantation du lierre peut se faire toute l'année, en dehors des périodes de grands froids. Il est recommandé de retirer la plante de son pot, de tremper la motte 15 minutes dans l'eau, puis de creuser un trou trois fois plus grand que la motte. Il est utile de mélanger à la terre un sac de terreau enrichi d'engrais et d'enterrer la motte assez profondément (5 cm en-dessous du niveau du sol). Pour assurer une bonne santé et de belles couleurs, fertilisez votre lierre en mélangeant dans la terre un engrais organique (corne broyée, guano, sang séché…), à raison de deux bonnes poignées par plante. Un paillage au pied de la plante peut aider à réduire le travail de désherbage.

Étapes de la plantation du lierre

Le lierre ne demande pas d’entretien majeur, mais si vous ne souhaitez pas qu’il devienne envahissant, il peut être taillé à n'importe quelle saison. Il est plus ou moins rustique selon les variétés et s'adapte à tous les sols, toutes les surfaces et toutes les expositions. On retrouve souvent le lierre sauvage dans les sous-bois ou dans les espaces en friche. Ses propriétés médicinales auraient été exploitées depuis l’Antiquité, notamment chez les Romains. Ses petites baies rondes et noires qui mûrissent après la floraison estivale sont toxiques et doivent être manipulées avec précaution.

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