La Médecine des Plantes : Une Fresque Millénaire de Guérison et de Découvertes

Depuis l'aube de l'humanité, sur tous les continents, les plantes ont servi à guérir les maladies. Ce savoir immémorial s'est transmis de génération en génération, et la médecine moderne, qui ne date guère que du siècle dernier, s'appuie encore très largement sur les traditions les plus anciennes. La phytothérapie, médecine alternative qui promet de soigner naturellement avec les plantes, est reconnue comme l’un des fondements de la médecine traditionnelle. Elle utilise l’ensemble des éléments d’une plante, tandis que l’aromathérapie, une discipline proche, s’appuie surtout sur les extraits aromatiques des plantes.

Il est impossible de savoir précisément à quand remontent les premières utilisations des plantes médicinales, mais il y a fort à parier que les hommes préhistoriques y avaient déjà recours. Le potentiel thérapeutique des plantes demeure immense et encore à peine exploré. Les plantes médicinales sont utilisées depuis des millénaires pour accompagner le bien-être et contribuer à l’équilibre du quotidien.

Histoire de la phytothérapie

Les Racines de la Phytothérapie : De la Préhistoire à l'Antiquité

L’histoire des plantes a commencé à Sumer puis a traversé l’Égypte, puis la Grèce pour finalement se répandre dans d’autres continents. Au cours des différentes époques, les plantes ont été considérées tantôt comme des éléments de rituels, des marchandises essentielles, mais surtout des ingrédients de pharmacopée.

Les Premiers Pas : La Préhistoire et l'Expérimentation Empirique

À la Préhistoire, l’homme consomme des plantes pour se nourrir, mais il expérimente aussi leurs vertus curatives. Les archéologues ont en effet découvert dans des sites funéraires datant de 60 000 ans des traces de l’utilisation de plantes médicinales, notamment de l’ail et de l'achillée millefeuille, probablement pour des rituels ou des soins. L'homme a dû faire face à une impérieuse nécessité : distinguer les plantes utiles de celles qui tuent. Il a appris à les utiliser pour son alimentation (fruits, feuilles, graines, tubercules, racines…), son artisanat (fibres textiles, colorants…) et à reconnaître les espèces d’intérêt médicinal ou les poisons.

L'Égypte Ancienne : Une Pharmacopée Riche en Végétaux

La recherche a montré par exemple que trois millénaires avant notre ère, en Égypte, le papyrus dit Ebers, l’un des plus anciens documents médicaux au monde, rapporte une importante pharmacopée, principalement élaborée à partir de plantes pour traiter la douleur ainsi que diverses affections. Les Égyptiens recherchaient dans les végétaux des qualités relatives à leurs croyances « phytoreligieuses », ainsi que des épices.

L'Asie : La Sagesse Millénaire de la Médecine Traditionnelle Chinoise

La médecine traditionnelle chinoise, qui remonte quant à elle à 5000 ans, repose sur une immense connaissance des plantes. Un traité nommé le Shennong Bencao Jing ou herbier classique de Shennong (patron mythologique des médecins et pharmaciens) mentionne déjà par exemple le gingembre et le ginseng.

La Grèce Antique : Fondements de la Botanique et de la Médecine

Dans la Grèce antique, l’utilisation thérapeutique des plantes a été développée par Hippocrate et Dioscoride, lequel écrit en 77 un recueil intitulé « De materia medica » recensant plus de 500 drogues. Pline l’Ancien et Celse complètent cette liste au 1er siècle de notre ère, tandis que Galien détaille la préparation de ces « médicaments ». Le savant grec Théophraste, fondateur de la botanique, écrit deux ouvrages consacrés aux plantes : l'Histoire des plantes et Des causes des plantes. Trois siècles après J-C, la tradition est de penser que « la providence divine a voulu que l'homme soit accablé de maladies, mais en même temps, elle a pris soin de faire pousser des plantes appropriées à la guérison de chacun de ses maux ».

L'Évolution du Savoir sur les Plantes Médicinales : Du Moyen Âge à la Renaissance

Le Rôle des Moines au Moyen Âge

Au Moyen-Âge, ce sont les moines qui ont assuré la transmission des savoirs médicinaux, notamment grâce à leurs herbiers et aux jardins des monastères. Ces lieux de savoir ont permis de préserver et de développer la connaissance des plantes et de leurs applications thérapeutiques.

La Renaissance et la Révolution de Paracelse

C’est l’alchimiste Paracelse qui introduit à la Renaissance les notions de principes actifs et de spécificité des plantes dans sa théorie des signatures, notamment à partir de l’idée que toute plante est porteuse d’un message. À cette époque, les médicaments sont des mélanges de substances préparés à partir de plantes distillées : sirops, huiles, emplâtres, etc.

Paracelse : vers une médecine universelle ?

Les Découvertes du "Nouveau Monde" et l'Enrichissement de la Pharmacopée

Au XVIème siècle, de nouvelles découvertes végétales issues de l’Amérique viennent compléter le savoir antique. Leur emploi est susceptible d’une élaboration savante où l’extraction et la transformation entrent en jeu. Les plantes du « Nouveau Monde » sont ainsi envisagées et les Indes deviennent un réservoir de ressources naturelles. « L’Europe s’approvisionne en plantes médicinales, (…) et surtout en chocolat (fève de cacao) et en tabac. Ces deux derniers produits, en traversant l’Atlantique, quittent le registre rituel des Indiens pour entrer dans le registre de la médecine des Européens ». Cela est le cas par exemple pour le quinquina et son écorce. Toutefois, les nombreux intermédiaires lors des voyages et du transport des plantes, ainsi que leur rareté, impliquent des falsifications.

Les peuples autochtones d'Amérique possèdent une longue tradition d’utilisation des plantes à visée thérapeutique. Par exemple, la feuille et l'écorce de saule étaient couramment recommandées pour leurs propriétés anti-inflammatoires et antiseptiques. Les tribus d’Amazonie utilisaient la riche diversité de leurs plantes pour lutter contre les infections, les troubles digestifs, ou les maux de tête. À l’instar du caoutchouc, du piment, de la patate douce, de l’ananas ou encore du manioc, le guarana est un exemple de végétal domestiqué il y a plusieurs millénaires au Brésil pour ses propriétés énergisantes. Son nom signifie « principe de la connaissance ».

La Phytothérapie à l'Ère Moderne : Reconnaissance et Innovation

Le passage de l’usage traditionnel des plantes à l’isolement des principes actifs s’est établi à partir des connaissances anciennes. Ainsi, l’utilisation depuis plus de deux siècles de la digitaline, un glycoside issu de la digitale pourprée, a permis de développer un médicament couramment employé pour les troubles cardiaques. Le rôle des plantes dans les traitements de santé naturels et alternatifs est primordial et peut ouvrir la voie à de nouvelles découvertes thérapeutiques.

Les étapes de la découverte de médicaments à base de plantes

La Reconnaissance Institutionnelle

Depuis, la phytothérapie rencontre un succès qui ne faiblit pas : même si l’avènement de la chimie moderne à la fin du XIXe siècle et la découverte des antibiotiques l’ont reléguée, un temps, au second plan. Cette mise à l’écart n’a pas duré longtemps puisque les adeptes du naturel ou les déçus de l’allopathie (terme médical réservé à la médecine conventionnelle) ont vite recommencé à s’intéresser aux plantes. La phytothérapie a été publiquement reconnue par le ministère de la santé français comme une médecine à part entière dans les années 80.

Jean-Marie Pelt et la Passerelle entre Tradition et Science

Pour la première fois, Jean-Marie Pelt dresse ici cette vaste fresque où se rencontrent chamans et sorciers, botanistes chasseurs d'espèces mal connues, chimistes et biologistes qui transforment ces herbes magiques en médicaments nouveaux. Il nous apprend tout sur la bataille du camphre, la naissance de l'aspirine, l'aventure des quinquinas, la découverte des curares aux pouvoirs mystérieux, la victoire des ignames sur les strophantus pour la mise au point de la "pilule", les recherches sur les plantes anticancéreuses, l'histoire mouvementée de l'ergot de seigle et de l'artichaut.

Jean-Marie Pelt, professeur de biologie végétale et de pharmacognosie à l'université de Metz, président du Conseil d'administration de l'Institut européen d'écologie, premier adjoint au maire de Metz, a publié depuis 1956 une centaine de communications scientifiques et de travaux généraux portant notamment sur l'écologie végétale, l'ethno-botanique, les plantes médicinales et, depuis 1972, sur les problèmes généraux d'environnement. Les lecteurs de "Les Plantes: amours et civilisations végétales" retrouveront ici toutes les qualités d'un auteur qui sait concilier la rigueur du scientifique, l'audace du philosophe et l'ardeur de l'homme d'action.

Loin de dédaigner les conseils pratiques, il nous dit comment reconnaître et utiliser ces précieux végétaux. On découvrira aussi comment s'allient techniques de pointe et antiques savoir-faire, comment les instruments les plus modernes permettent de confirmer les "remèdes de bonne femme", de les améliorer et d'en tirer de nouvelles connaissances.

Qu'est-ce qu'une Plante Médicinale ? Définition et Usage

Une plante est dite médicinale lorsqu’une ou plusieurs de ses parties - feuilles, racines, graines, bulbes, fruits ou fleurs - contiennent des substances actives naturelles reconnues pour soutenir certaines fonctions de l’organisme. Les plantes médicinales proviennent de la nature, que ce soit dans les forêts, les champs, ou cultivées dans des jardins ou potagers spécialisés. Les plantes médicinales font partie des remèdes naturels les plus anciens au monde.

Structure d'une plante médicinale

Les Formes d'Utilisation en Phytothérapie

Les médicaments de phytothérapie sont titrés en principes actifs. Selon des phytothérapeutes, la façon la plus simple et efficace de profiter des bienfaits d’une plante reste la tisane. La plante est séchée de façon à conserver les principes actifs, et plus particulièrement ceux qui sont hydrosolubles (solubles dans l’eau).

D'autres formes sont également très répandues :

  • Poudres de plantes fraîches cryobroyées : Certains fabricants proposent des poudres de plantes fraîches cryobroyées, permettant de conserver un maximum de principes actifs.
  • Teinture mère : Elle est obtenue par macération des plantes fraîches dans de l’alcool.
  • Suspension Intégrale de Plante Fraîche (SIPF) : C’est une forme récente, obtenue par cryobroyage d’une plante fraîche juste après sa récolte, qui est ensuite mise en suspension dans de l’alcool à 30°. Elle permet de conserver l’ensemble des molécules actives de la plante.
  • Extrait de Plante Standardisé (EPS) : L’EPS est dérivé de la SIPF. La plante fraîche est d’abord cryobroyée.
  • Extraits Fluides (EF) : Ils sont préparés par « lixiviation », c’est-à-dire par extraction du principe actif contenu dans une poudre de plante sèche par passages répétés dans de l’alcool. Cette forme est plus concentrée que les formes précédentes. Comme toutes les préparations liquides en général, l’extrait fluide a une bonne stabilité dans le temps.
  • Extraits Secs (ES) : Pratiques et transportables, les ES offrent une forte concentration en principes actifs (au moins 5 fois plus que la poudre) mais ont le désavantage de présenter une mauvaise stabilité dans le temps et des prix souvent élevés. Ils sont souvent confondus avec des poudres.
  • Gemmothérapie : C’est le domaine de la gemmothérapie, ou médecine des bourgeons.
  • Huiles Essentielles : Les huiles essentielles sont obtenues par la distillation à la vapeur d’eau de l’essence des plantes aromatiques. Correctement employées, elles sont particulièrement efficaces. Cependant, les huiles essentielles peuvent être toxiques, et leur utilisation requiert une grande prudence.

Indications et Précautions en Phytothérapie

Les plantes médicinales contiennent des principes actifs qui possèdent une action biologique directe sur l’organisme. La phytothérapie possède des indications très variées. Comme l’homéopathie et l’aromathérapie, la phytothérapie soigne de nombreux maux du quotidien. Elle n’a en revanche aucune indication dans le traitement des maladies graves ou chroniques. En première intention, on estime que 3/4 des maladies et des troubles peu graves pourraient être résolus grâce à l’utilisation de produits naturels. Les plantes peuvent tout accompagner, mais ne peuvent pas tout guérir !

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Conseils pour une Utilisation Sûre et Efficace

Bien qu’il puisse être tentant de réaliser sa propre cueillette, surtout à l’occasion de balades en forêt, ce type de comportement est à proscrire. Certaines plantes qui ressemblent fortement à des plantes inoffensives peuvent pourtant être très toxiques. Comme nous le savons, Internet regorge de nombreux sites en ligne pour commercialiser des plantes à des prix défiant parfois toute concurrence. Naturel ne veut pas dire sans danger. Selon la forme utilisée de la plante, la concentration en principes actifs peut varier du tout au rien. Avant d’entamer tout type de traitement, il est donc fortement recommandé de consulter un médecin, surtout dans le cas des femmes enceintes ou des jeunes enfants.

Pour s’orienter vers un spécialiste qualifié, la première option vers laquelle bon nombre se dirigent reste Internet. D’autre part, le bouche-à-oreille reste aussi une alternative de choix.

Plantes médicinales et dangers de l'auto-médication

Panorama de Plantes Médicinales et leurs Usages

La collection ethnobotanique rassemble des espèces indigènes communes et des espèces exotiques naturalisées dans nos régions. Voici quelques exemples de plantes et de leurs propriétés, utilisées dans le domaine de la phytothérapie :

  • Absinthe : Portant le même nom qu’une boisson alcoolisée, l’absinthe est une plante à la réputation sulfureuse.
  • Actée à grappes noires : Elle est proposée contre les troubles mineurs liés à la ménopause, en particulier les bouffées de chaleur.
  • Ail : Depuis des siècles, l'ail est à la fois un aliment essentiel dans de nombreuses traditions culinaires et une plante utilisée en phytothérapie.
  • Algues (fucus, laminaire, varech) : De nombreux compléments alimentaires contiennent des algues. Le plus souvent, il s’agit de fucus vésiculeux (Fucus vesiculosus), de laminaires (Rhodymenia, Laminaria) ou de varech (Macrocystis).
  • Aloès (Aloe vera) : L’aloès est une plante qui permet deux usages distincts, selon que l’on utilise sa sève (latex) séchée ou le gel translucide présent au cœur de ses feuilles. Séchée, la sève est un laxatif puissant.
  • Anis vert : En Europe, au-delà de son usage culinaire, l’anis vert est traditionnellement utilisé en phytothérapie pour soulager les douleurs abdominales et la toux, et favoriser la montée de lait.
  • Arnica : L’arnica des montagnes est l’une des plantes les plus connues dans le monde de la phytothérapie.
  • Aubépine : L’aubépine est présente dans un grand nombre de médicaments de phytothérapie. Elle est proposée pour soulager les troubles du sommeil légers et la nervosité.
  • Avoine : L’avoine est une céréale cultivée par l’homme depuis des millénaires pour son alimentation et celle du bétail.
  • Bardane : En phytothérapie, la bardane est utilisée pour ses propriétés diurétiques et pour traiter les problèmes de peau grasse ou infectée.
  • Boldo : Le boldo est présent dans de très nombreux médicaments de phytothérapie destinés à favoriser la digestion et à lutter contre la constipation.
  • Bouillon-blanc : Le bouillon-blanc est l'une des plantes les plus communes des prés et des talus. Apaisante, elle est traditionnellement utilisée pour calmer les toux sèches, les maux de ventre et les irritations de la peau ou de la bouche.
  • Bouleau : Feuilles, sève, bourgeons, écorce, tout est utilisé dans le bouleau.
  • Bourdaine : La bourdaine est une plante laxative puissante dont l’utilisation est à réserver aux constipations occasionnelles.
  • Canneberge : La canneberge, autrefois cantonnée en Amérique du Nord, est désormais populaire en Europe comme aliment et comme produit de phytothérapie destiné à prévenir les infections urinaires.
  • Cascara : Le cascara est une plante laxative puissante dont l’utilisation est à réserver aux constipations occasionnelles.
  • Chardon-Marie : Comme l’artichaut et les autres plantes dites « amères », le chardon-Marie est traditionnellement utilisé pour soulager les troubles digestifs liés à une insuffisance de production de bile.
  • Curcuma : Le curcuma est une plante utilisée depuis des siècles en cuisine et en médecine traditionnelle. Il agit essentiellement en favorisant la production de bile par le foie et en stimulant sa sécrétion dans l’intestin.
  • Fenouil : En Europe, au-delà de son usage culinaire, le fenouil est traditionnellement utilisé en phytothérapie pour soulager la toux, les douleurs abdominales, les digestions difficiles et les coliques du nourrisson.
  • Fenugrec (Trigonella foenum-graecum) : Une plante très largement cultivée dans le Bassin méditerranéen, en Inde et en Chine.
  • Gattilier : Le gattilier est une plante méditerranéenne commune qui est utilisée depuis l’Antiquité.
  • Genévrier : Les baies de genévrier sont un ingrédient bien connu des cuisiniers. En phytothérapie, elles sont utilisées comme diurétique et pour soulager les troubles digestifs.
  • Gentiane jaune : Les liqueurs apéritives à base de gentiane jaune sont consommées depuis plusieurs siècles.
  • Germe de blé : Le germe de blé est la partie du grain de blé (Triticum vulgaris) qui renferme l’embryon de la future plante.
  • Gingembre : Le gingembre est une plante utilisée depuis des siècles en Asie, en cuisine comme en médecine traditionnelle.
  • Ginkgo : Le ginkgo fait partie des plantes qui ont fait l’objet d’un grand nombre d’études cliniques sous la forme d’extraits standardisés.
  • Ginseng : Le ginseng fait partie des plantes médicinales dites « adaptogènes », c’est-à-dire qui aideraient l’organisme à répondre aux agressions et aux déséquilibres dont il est l’objet.
  • Guimauve : La guimauve utilisée en phytothérapie n’a plus aucun lien avec la confiserie commerciale du même nom (dont la recette employait autrefois la racine de cette plante).
  • Hamamélis : L’hamamélis est un arbuste dont les feuilles et l’écorce entrent dans la composition de nombreux produits de phytothérapie.
  • Harpagophyton : Depuis une dizaine d’années, l’harpagophyton est devenu un ingrédient fréquent dans les produits de phytothérapie, en particulier dans les compléments alimentaires.
  • Houblon : En Europe, l’usage du houblon pour la fabrication de la bière remonte au VIIe siècle.
  • Lierre grimpant : Le lierre grimpant est l’une des plantes les plus communes en ville comme à la campagne. En phytothérapie, le lierre grimpant est utilisé pour dégager les voies respiratoires et apaiser la toux.
  • Lin : Les graines de lin sont utilisées pour leurs propriétés laxatives dans diverses médecines traditionnelles.
  • Marronnier d’Inde : Le marronnier d’Inde est un arbre qui pousse fréquemment dans les jardins et sur le bord des routes.
  • Maté : L’infusion de maté est largement utilisée en Amérique du Sud pour combattre la fatigue. En Uruguay et au Paraguay, elle est plus consommée que le thé ou le café.
  • Mélilot : Le mélilot est une plante courante des champs et des talus.
  • Mélisse : La mélisse est utilisée contre les maux de ventre depuis la Grèce antique.
  • Menthe poivrée : La menthe poivrée est une plante médicinale relativement récente, cultivée et utilisée surtout depuis le XVIIe siècle.
  • Millepertuis : Le millepertuis est une des plantes dont les propriétés thérapeutiques ont été abondamment étudiées.
  • Orthosiphon : Parmi les plantes qui augmentent le volume des urines, l’orthosiphon est l’une des plus fréquemment rencontrées dans les produits de phytothérapie européens et asiatiques.
  • Ortie dioïque : Qui ne connaît l’ortie et la brûlure cuisante de ses feuilles ? En phytothérapie, l’ortie est utilisée à la fois pour ses feuilles et pour sa racine qui ont chacune des usages bien distincts.
  • Passiflore : La passiflore entre dans la composition de nombreux produits de phytothérapie destinés à soulager les troubles légers du sommeil, en particulier ceux liés à l’anxiété.
  • Petit-houx : Le petit-houx, également appelé « fragon » ou « faux-houx », est un arbuste commun dans le Bassin méditerranéen et au Moyen-Orient.
  • Petite centaurée : La petite centaurée est une plante commune des prés et des talus. En phytothérapie, cette plante est traditionnellement utilisée pour stimuler l’appétit, faciliter la digestion et lutter contre la fatigue.
  • Pissenlit : Cette plante très commune est consommée en salade depuis des siècles.
  • Prêle des champs : Autrefois très populaire parmi les plantes utilisées pour leurs propriétés thérapeutiques, la prêle des champs est devenue d’un usage plus anecdotique.
  • Psyllium (ispaghul) : Depuis l’Antiquité, les propriétés laxatives douces des graines des plantes appartenant à la famille des Plantago sont bien connues.
  • Rhubarbe de Chine : Utilisée par la médecine chinoise depuis 4.000 ans, la rhubarbe de Chine est une plante laxative puissante dont l’utilisation est à réserver aux constipations occasionnelles.
  • Romarin : Comme la sauge et le thym, le romarin est une plante emblématique de la cuisine méditerranéenne. Les Grecs anciens en vantaient déjà les mérites pour la santé.
  • Sauge officinale : « Qui a de la sauge dans son jardin n’a pas besoin de médecin », disent les Provençaux. Depuis l’Antiquité, la sauge est considérée comme la plante médicinale par excellence.
  • Saule blanc : Pour qui veut illustrer l’intérêt thérapeutique des plantes, l’exemple du saule blanc est emblématique.
  • Séné : Le séné est une plante laxative puissante dont l’utilisation est à réserver aux constipations occasionnelles.
  • Solidage européen : Également appelé « verge d’or », le solidage est une plante traditionnellement utilisée comme diurétique dans le cadre du traitement des infections et des calculs urinaires.
  • Souci des jardins (calendula) : Le souci est une fleur familière des jardins et des bouquets. En phytothérapie et en cosmétologie, elle est généralement désignée par son nom latin, Calendula.
  • Sureau noir : Le sureau noir est utilisé en phytothérapie depuis des siècles, mais également en cuisine pour faire des vins, des jus ou des confitures.
  • Théier : Le thé, et en particulier le thé vert, est abondamment vanté dans les médias pour une multitude d’éventuels bienfaits.
  • Thym : Le thym est une plante utilisée couramment, en cuisine comme en phytothérapie.
  • Valériane : En Europe, l’usage de la valériane pour favoriser un sommeil de qualité remonte à l’Antiquité.
  • Vigne rouge : La vigne rouge fait partie des plantes les plus intéressantes sur le plan scientifique.
  • Yam (igname sauvage) : La tige souterraine de l’igname sauvage (yam ou wild yam) est présente dans de nombreux compléments alimentaires.

Les plantes emblématiques de la phytothérapie

Un lien millénaire s’est tissé entre l'homme et les plantes médicinales depuis les premières traces de leur usage empirique jusqu’à la recherche contemporaine de leurs mécanismes d’action. Qu’il s’agisse d’effets antioxydants, de propriétés antivirales, d’actions anti-inflammatoires ou sédatives etc., le potentiel des plantes offre des perspectives de recherches et d’applications thérapeutiques toujours prometteuses. L'intégration en nutraceutique de plantes médicinales ancestrales est l’occasion de valoriser la phytothérapie et ses bienfaits au détriment de certains traitements chimiques synthétiques aux multiples effets secondaires.

La pharmacopée représente un recueil encyclopédique réunissant toutes les substances pouvant figurer dans la composition des médicaments.

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