Le guide complet pour cultiver et palisser votre mûrier grimpant contre un mur

Si, au jardin, il y a un arbuste agréable à cultiver mais surtout « à déguster », c’est bien le mûrier. La ronce à fruits est un arbuste qui produit facilement des drageaons, c’est sa façon de s’étendre, il marcotte également très facilement. Vous connaissez bien le mûrier sauvage qui pousse spontanément dans les campagnes, le long des chemins dont les fruits sont souvent excellents. Généralement, on utilise le murier le long d’un mur, d’une part il est protégé des vents froids - c’est important dans certaines régions, en fonction des variétés cultivées - mais ensuite ces ronces à fruits décorent, habillent ce mur. On peut d’ailleurs le conduire le long d’un support de pergola ou d’un arceau de passage.

Techniques de palissage et installation du support

Le mûrier est un arbuste buissonnant et très vigoureux qui prend rapidement beaucoup de place dans un jardin. Par ailleurs, le mûrier forme en grandissement de très longs rameaux qui peuvent atteindre jusqu’à plusieurs mètres de hauteur. Palisser la mûre consiste à attacher ses rameaux sur un support au fur et à mesure de leur développement afin de faire pousser cette ronce grimpante en hauteur. Aussi, bien que le mûrier se montre très facile de culture, il est vivement conseillé de le palisser dès sa plantation.

Mais pour les cultiver d’une manière plus optimisée dans une partie réservée au potager, plantez 2 poteaux fermement et tendez plusieurs fils de fer entre les deux. Il est donc très important de conduire les rameaux sur des tuteurs, de manière à identifier facilement les rameaux à couper. Sans cela, le murier très volubile, mélangera les rameaux entre-eux. Fixer un fil de fer à l’un des poteaux. Conduisez les jeunes rameaux sur les fils-tuteurs, forcez-les tous du même côté, répétez l’opération tout au long de l’année, car le mûrier peut avoir une croissance importante.

Schéma de palissage horizontal entre deux poteaux pour mûriers

Il est tout à fait possible de palisser votre arbuste juste après sa plantation. Choisissez une première branche, à la base de l’arbuste, proche d’un fil de fer et nouez-la horizontalement. Sélectionnez un beau rameau et rabattez le vers le sol sans le casser. Je palisse les branches à une hauteur de 2m environ entre 2 poteaux (je coupe rien, je palisse c'est tout), ça peut faire des branches de 4m ! Au mois de février, je réduis la hauteur à 2m et j'épointe tout le reste. A bloc de mûres !!

Plantation et choix des variétés

La meilleure période pour planter un mûrier, c’est l’automne. Si vous plantez plusieurs arbustes, au même endroit, vous le planterez en tranchées plutôt profondes, dans lesquelles vous incorporerez une bonne fumure. Les prix peuvent être très différents.

Il existe différentes variétés selon vos besoins en termes d'épines, de vigueur et de production :

  • « Darrows » : C’est une variété de mûrier à épine, très productive et vigoureuse.
  • « Jumbo » : Variété sans épine, assez vigoureuse et productive. Les fruits sont gros et très noirs, parmi les plus grosses mûres du marché. Généralement la récolte des mûres est progressive mais chez Jumbo il vaut mieux attendre que la majorité des fruits du plant atteignent leur maturité pour faire une grosse récolte, généralement par la suite la récolte est plus menue.
  • « Navajo » : C’est une variété sans épines. Elle produit des rameaux puissants, qui ne nécessite pas la conduite par tuteur. Les fruits sont de taille moyenne mais très savoureux.
  • « Smouthern » : Mûrier à fruits noirs, sans épine. Cette variété bénéficie d’une très belle production.

On lit parfois des choses fausses sur le mûrier blanc, notamment qu’il produit des fruits blancs, sous entendu, exclusivement et de son côté, le Mûrier noir produirait des fruits noirs.

Savoir-faire : le palissage des mûres

Entretien, taille et gestion de la vigueur

Le mûrier produit ses fruits sur le bois de l’année précédente et pendant une année, passé ce temps, ces branches ne produiront plus. Coupez les branches qui ont donné les fruits (rameaux de 2 ans), car elles n’en donneront plus. Concernant donc mon framboisier et mon murier, j'aurais voulu savoir s'il fallait les tailler et si oui, quand ? Oui, mais cela doit être fait en hiver, lorsque la plante est en dormance.

La hauteur limitée d'un mur isolé complique dans un premier temps le choix des plantes. Les plantes à forte croissance sont exclues, ou leur vigueur doit être canalisée horizontalement à l'aide de tuteurs, de tailles, etc. Dès la phase de planification, il convient de déterminer si le sommet du mur sera végétalisé ou non. Il n'est pas possible de concilier tous les facteurs tels que la couverture rapide de la surface, la végétation à feuilles persistantes, le faible entretien, la faible consommation d'eau, l'absence ou le faible coût des tuteurs. Il faut donc établir des priorités. La plantation s'effectuera ensuite en fonction de celles-ci.

Défis environnementaux et gestion de l'eau

Les murs sont presque toujours « fondés » et disposent donc d'une fondation souterraine. Celle-ci divise l'espace disponible pour les racines. Une plante grimpante qui pousse près d'un mur ne dispose alors que d’une moitié d’espace disponible pour ses racines, dans le pire des cas, du moins jusqu'à ce que ses racines aient poussé sous la fondation. L'apport en eau dans le sol est alors également réduit de moitié, comme c'est le cas pour toute végétalisation normale de façade. Mais à cela s'ajoute le fait que le mur absorbe également l'eau du sol et l'évapore, ce qui réduit encore davantage l'apport en eau.

Dans le même temps, les plantes ont des besoins en eau fortement accrus, du moins lorsqu'elles poussent sur le côté chaud (sud) d'un mur. À partir de la simple hypothèse « deux fois moins d'eau disponible, mais deux fois plus de besoins », on peut rapidement déduire que les besoins en eau des végétalisations murales sont multipliés par quatre, et c'est là que la question de l'irrigation entre en jeu. D'un autre côté, un faible apport en eau freine également la croissance excessive de certaines plantes, de sorte que, en termes de masse foliaire, l'équilibre souhaité entre la vigueur de croissance réelle et la surface réellement disponible se stabilise. En cas de doute, il faut toujours essayer !

Protection contre les ravageurs et maladies

Les mûres possèdent, comme les framboises, des « anthocyanines », des flavonoïdes qui produisent les pigments rouges et noirs des fruits. Cependant, la culture n'est pas exempte de risques sanitaires.

  • Pucerons : Les pucerons s’installent au dessous des feuilles, les feuilles se déforment, changent de couleur. Qui dit pucerons… dit fourmis ! Le purin d’orties et le purin de consoude sont des préparations naturelles totalement biologiques, obtenues par macération de feuilles dans l’eau (1 kilo pour 10 litres). Les purins sont utilisés dilués.
  • Ver de la mûre (Byturus tomentosus) : Ce sont les larves de ce coléoptère qui attaquent le mûrier et les ronces en général. Pour accéder au pollen, les coléoptères adultes rongent les boutons floraux. Le purin de tanaisie est une plante qui possède des propriétés naturellement insecticides. En produisant un purin, et en le pulvérisant en préventif et/ou en traitement, on peut facilement éloigner l’insecte de l’arbuste fruitier.
  • Maladies fongiques (champignons) : Ce sont généralement plusieurs champignons qui sont à l’origine de cette maladie. Les traitements cupriques (à base de cuivre) sont efficaces.
  • Pourriture grise : Cette maladie cryptogamique est appelée communément pourriture grise. Généralement elle attaque les boutons floraux ou les fruits. Un duvet blanchâtre peut apparaître, il est responsable de « l’étouffement des boutons » qui tombent. Les traitements à base de soufre sont efficaces.
  • Oïdium : Cette maladie apparaît surtout en été et en automne. Elle touche les fruitiers mais d’autres essences au jardin également. Un duvet blanc apparaît en bout de rameau et sur les feuilles et les fruits.

Infographie des traitements biologiques pour les maladies du mûrier

Valorisation de la récolte

Le meilleur moyen de conserver votre récolte de mûres non-transformées, c’est la congélation. Le fruit est généralement bien conservé, attention que le sachet ne soit pas ## Le Mûrier Grimpant : Guide Complet pour le Palissage et l'Entretien Mural

Le mûrier, arbuste agréable à cultiver et surtout « à déguster », est une ronce à fruits qui produit facilement des drageons et marcotte aisément, une manière naturelle de s’étendre. Il est bien connu sous sa forme sauvage, poussant spontanément le long des chemins de campagne, avec des fruits souvent excellents. Mais pour une culture optimisée, notamment le long d'un mur, le palissage est essentiel. Cette technique permet non seulement de protéger l'arbuste des vents froids, un avantage crucial dans certaines régions selon les variétés cultivées, mais aussi de décorer et d’habiller élégamment la façade.

Mûrier palissé sur un mur

Pourquoi et comment palisser un mûrier grimpant ?

Le mûrier est un arbuste buissonnant et très vigoureux, capable de prendre rapidement beaucoup de place dans un jardin. Il développe de très longs rameaux qui peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur. Palisser la mûre consiste à attacher ses rameaux sur un support au fur et à mesure de leur développement afin de faire pousser cette ronce grimpante en hauteur. Le mûrier est fréquemment utilisé le long d’un mur. Bien que rustiques, toutes les variétés de mûres ne disposent pas de la même résistance au froid, et une telle implantation protège le fruitier du vent. De plus, les ronces à fruits sont parfaites pour habiller le mur contre lequel elles sont plantées. Il est même possible de conduire le mûrier le long d’un support de pergola ou d’un arceau de passage.

Le mûrier produit ses fruits sur le bois de l’année précédente et pendant une année ; passé ce temps, ces branches ne produiront plus. Il est donc très important de conduire les rameaux sur des tuteurs, de manière à identifier facilement les rameaux à couper. Sans cela, le mûrier, très volubile, mélangera les rameaux entre eux. Il est tout à fait possible de palisser votre arbuste juste après sa plantation.

Schéma de palissage d'un mûrier

Préparation et installation du support

Pour palisser votre mûrier, il est conseillé de planter deux poteaux fermement et de tendre plusieurs fils de fer entre eux. Un système d’accrochage solidement fixé est essentiel. En effet, les mûriers grimpants étant de grande envergure, le support devra être en mesure de supporter le poids de la plante à l’âge adulte. Pour les murs en pierre naturelle ou en brique, il est vivement recommandé de placer les vis de fixation à au moins 20 cm les uns des autres, ainsi qu'entre les points d'ancrage et la couronne et les bords du mur, pour éviter l'apparition de fissures. Même entre 25 et 40 cm des bords, il est préférable de ne pas utiliser des chevilles à expansion et d'utiliser à la place du mortier composite pour sceller les vis dans la paroi.

Pour fixer les fils d’acier, marquez les différentes hauteurs à l’aide d’un laser pour être bien droit. Mettez sur chaque fil un serre-câble à une extrémité et un tendeur à l’autre extrémité. Les treillis en bois, esthétiques et naturels, les câbles en acier, discrets et robustes, ou les tuteurs métalliques, parfaits pour un style moderne, peuvent servir de supports.

Savoir-faire : le palissage des mûres

Techniques de palissage

Une fois le support en place, fixez un fil de fer à l’un des poteaux. Conduisez les jeunes rameaux sur les fils-tuteurs, forcez-les tous du même côté, et répétez l’opération tout au long de l’année, car le mûrier peut avoir une croissance importante. Choisissez une première branche, à la base de l’arbuste, proche d’un fil de fer, et nouez-la horizontalement. Sélectionnez un beau rameau et rabattez-le vers le sol sans le casser.

Le palissage des branches charpentières (les plus robustes) se fait de manière horizontale ou en éventail. En guidant ces branches principales à l’horizontale, cela permettra d’encourager le développement des branches latérales, pour créer au fil des années un résultat esthétique.

Plantation et entretien du mûrier

La meilleure période pour planter un mûrier, c’est l’automne. Si vous plantez plusieurs arbustes au même endroit, il est préférable de les planter en tranchées plutôt profondes, dans lesquelles vous incorporerez une bonne fumure.

Plantation de mûriers en tranchée

Taille du mûrier

La taille est une étape cruciale pour la bonne fructification du mûrier. Au mois de février, il est conseillé de réduire la hauteur à environ 2 mètres et d'épointer tout le reste. Il est important de couper les branches qui ont déjà donné des fruits (rameaux de 2 ans), car elles n’en donneront plus. Cela permet de stimuler la production de nouvelles branches fructifères. Contrairement au framboisier, le mûrier peut être taillé en hiver lorsque la plante est en dormance.

Exigences environnementales

Le mûrier peut être planté dans un coin à l'ombre, mais pour une croissance optimale, il apprécie le soleil. Les murs sont presque toujours « fondés » et disposent donc d'une fondation souterraine. Celle-ci divise l'espace disponible pour les racines. Une plante grimpante qui pousse près d'un mur ne dispose alors que d'un espace limité pour ses racines, dans le pire des cas seulement la moitié de ce qui serait disponible sans fondation. L'apport en eau dans le sol est alors également réduit de moitié, comme c'est le cas pour toute végétalisation normale de façade. Mais à cela s'ajoute le fait que le mur absorbe également l'eau du sol et l'évapore, ce qui réduit encore davantage l'apport en eau.

Dans le même temps, les plantes ont des besoins en eau fortement accrus, du moins lorsqu'elles poussent sur le côté chaud (sud) d'un mur. À partir de la simple hypothèse « deux fois moins d'eau disponible, mais deux fois plus de besoins », on peut rapidement déduire que les besoins en eau des végétalisations murales sont multipliés par quatre, et c'est là que la question de l'irrigation entre en jeu. D'un autre côté, un faible apport en eau freine également la croissance excessive de certaines plantes, de sorte que, en termes de masse foliaire, l'équilibre souhaité entre la vigueur de croissance réelle et la surface réellement disponible se stabilise. En cas de doute, il faut toujours essayer !

Certains murs, par exemple ceux en béton, n'ont pas de couronnement et n'en ont pas besoin. Mais les tuiles, les dalles en pierre naturelle ou les briques en mortier sont également courantes. Il faut empêcher les pousses des plantes grimpantes de pousser sous une tôle ou dans des fissures et des crevasses de toute sorte, car elles pourraient alors causer des dommages au bâtiment en raison de leur épaisseur. Il est encore plus sûr de garder les couronnements de murs sensibles totalement exempts de végétation !

Schéma de l'impact d'un mur sur l'eau et les racines

Variétés de mûriers pour le palissage mural

Il existe plusieurs variétés de mûriers, certaines avec des épines, d'autres sans, offrant des caractéristiques différentes en termes de vigueur et de production.

  • « Darrows » : C’est une variété de mûrier à épines, très productive et vigoureuse.
  • « Jumbo » : Cette variété sans épines est assez vigoureuse et productive. Ses fruits sont gros et très noirs, parmi les plus grosses mûres du marché. Généralement, la récolte des mûres est progressive, mais chez 'Jumbo', il vaut mieux attendre que la majorité des fruits du plant atteignent leur maturité pour faire une grosse récolte ; par la suite, la récolte est plus menue.
  • « Navajo » : C’est une variété sans épines. Elle produit des rameaux puissants, qui ne nécessitent pas la conduite par tuteur. Les fruits sont de taille moyenne mais très savoureux.
  • « Smouthern » : Mûrier à fruits noirs, sans épines, cette variété bénéficie d’une très belle production.

Il est à noter que l'on lit parfois des choses fausses sur le mûrier blanc, notamment qu'il produirait exclusivement des fruits blancs, et que le mûrier noir produirait de son côté des fruits noirs.

Maladies et ravageurs du mûrier

Comme toute plante cultivée, le mûrier peut être sujet à diverses maladies et attaques de ravageurs.

Insectes ravageurs du mûrier

Pucerons

Les pucerons s’installent au-dessous des feuilles, provoquant leur déformation et un changement de couleur. Qui dit pucerons dit souvent fourmis, qui les élèvent pour leur miellat. Pour traiter les pucerons de manière biologique, le purin d’orties et le purin de consoude sont des préparations naturelles totalement biologiques, obtenues par macération de feuilles dans l’eau (1 kilo pour 10 litres). Les purins sont utilisés dilués.

Ver de la mûre (Byturus tomentosus)

Le Byturus tomentosus est le nom scientifique du ver de la mûre. Ce sont les larves de ce coléoptère qui attaquent le mûrier et les ronces en général. Pour accéder au pollen, les coléoptères adultes rongent les boutons floraux. Pour les traitements, le purin de tanaisie est efficace. La tanaisie est une plante qui possède des propriétés naturellement insecticides. En produisant un purin et en le pulvérisant en préventif et/ou en traitement, on peut facilement éloigner l’insecte de l’arbuste fruitier.

Anthracnose

Cette maladie est généralement causée par plusieurs champignons. Les traitements cupriques (à base de cuivre) sont efficaces pour la combattre de manière biologique.

Pourriture grise (Botrytis cinerea)

Cette maladie cryptogamique est communément appelée pourriture grise. Généralement, elle attaque les boutons floraux ou les fruits. Un duvet blanchâtre peut apparaître, responsable de « l’étouffement des boutons » qui tombent. Les traitements biologiques à base de soufre sont efficaces.

Oïdium

Cette maladie apparaît surtout en été et en automne. Elle touche les fruitiers mais aussi d’autres essences au jardin. Un duvet blanc apparaît en bout de rameau et sur les feuilles et les fruits.

Feuilles de mûrier atteintes d'oïdium

Récolte et conservation des mûres

La récolte des mûres est un moment agréable, et il existe plusieurs méthodes pour conserver ces fruits délicieux. Les mûres possèdent, comme les framboises, des « anthocyanines », des flavonoïdes qui produisent les pigments rouges et noirs des fruits.

Le meilleur moyen de conserver votre récolte de mûres non-transformées, c’est la congélation. Le fruit est généralement bien conservé, mais attention à ce que le sachet ne soit pas trop chahuté au congélateur sous peine de retrouver une partie des framboises abîmées.

Il est également possible de faire des confitures et des gelées. Les jus ou les coulis sont d'autres options, et vous pouvez d'ailleurs congeler les coulis, ce qui est un bon moyen de conserver le produit sans lui ajouter de sucre.

Savoir-faire : le palissage des mûres

Considérations générales pour la végétalisation des murs

La végétalisation d'un mur est une manière classique d'embellir son jardin. Autrefois, pour profiter de la lumière et de la chaleur, chaque mur ensoleillé disponible était recouvert de vignes cultivées selon différentes méthodes.

Les espaliers sont des arbres auxquels on donne une forme stricte pour optimiser l'espace. Ils sont traditionnellement plantés au pied d'un mur de pierre dans les régions plus fraîches du centre de l’Europe, la chaleur emmagasinée par les pierres permettant aux fruits de mieux mûrir. Dans l'architecture baroque, des murs de talutage étaient construits uniquement pour y faire pousser des plantes. En plus des treillages d’espaliers en bois, on utilisait aussi des fils de fer tendus à l'horizontale.

Plantes grimpantes à racines-crampons ou à ventouses

Pour habiller les murs, la solution la plus facile est d'utiliser des plantes qui s’accrochent seules aux parois, comme par exemple la vigne vierge ; il n’y a pas besoin de la palisser ou d'installer un support supplémentaire. Le mur doit cependant être dans un état impeccable lorsqu'on y fait pousser ce type de plante : il ne doit pas y avoir d'infiltration d'eau par la couronne, et les joints du mur doivent être parfaitement étanches pour éviter que les pousses des plantes ne puissent s'y introduire et compromettre la solidité du bâti. L’hortensia grimpant et l’euonymus sont des plantes moins agressives avec moins de risques pour les bâtiments.

Plantes retombantes

De nombreuses plantes grimpantes peuvent également pousser en retrait et devenir alors des « plantes retombantes ». Cette caractéristique peut être mise à profit pour végétaliser le sommet d'un mur, la végétation retombant alors sur le côté opposé au point de plantation et continuant à pousser vers le bas, comme un rideau. Dans le cas de murs qui soutiennent un niveau de terre plus élevé (« murs de soutènement »), la végétalisation peut également être plantée tout en haut et pousser ensuite en surplombant le côté visible du mur. Le cotonéaster et le jasmin d'hiver, mais aussi le lierre et de nombreuses « vignes ornementales rouges » sont particulièrement prédestinés à ce type de végétalisation.

Choix des plantes pour murs "techniques"

Des études ont été menées pour identifier les plantes grimpantes particulièrement adaptées aux murs « techniques », c'est-à-dire celles qui supportent particulièrement bien la chaleur, la sécheresse et le manque d'entretien. L'Institut bavarois de viticulture et d'horticulture a mené une expérience à long terme de 1994 à 2011 sur un mur antibruit de 700 m de long. Au début, les plantes ont été légèrement arrosées et fertilisées, puis la végétalisation a été laissée à elle-même. Sur 41 espèces de plantes grimpantes, seules 4 se sont révélées « sans réserve recommandables » après 15 ans : deux espèces de vignes (Vitis vinifera et Vitis amurensis), ainsi que la liane grecque (Periploca graeca) et la renouée (Polygonum aubertii).

Supports et fixation sur différents types de murs

Les murs anciens et longs sont souvent dotés de piliers tous les 3 mètres environ, ou du moins de « renforts », c'est-à-dire des épaississements d'un seul côté. Il est souvent facile d'y fixer des fils métalliques horizontaux ou des câbles métalliques. Il est encore plus facile de fixer des tuteurs dans des murs en béton, car il est possible de percer pratiquement partout sans aucun problème.

Presque toutes les plantes grimpantes, à l'exception de certaines comme le lierre ou la vigne vierge, ont besoin d’un support sur lequel elles seront palissées à la main pour les guider en hauteur. Les treillis modulables permettent de créer ce type d'installation. On peut également envisager des cadres en bois vissés au mur et munis de fil métallique. Toutefois, en zone urbaine, les câbles horizontaux risquent d’être utilisés comme une échelle.

Accrocher une plante grimpante à son support

Il existe de nombreuses variétés de plantes grimpantes : les volubiles, comme le chèvrefeuille ou les clématites, s’enroulent autour de leur support, d’autres s’attachent d’elles-mêmes, notamment le lierre ou la vigne vierge.

Pour accrocher une plante grimpante, percez le mur pour y placer quatre chevilles. Insérez une petite cale entre le treillis et le mur pour que l’air puisse circuler derrière la plante. Si ce n'est pas fourni avec le support, des tasseaux de bois feront l’affaire. Fixez le treillis, les deux fixations du haut puis les deux du dessous. Les futures tiges vont s’enrouler, mais les existantes ne peuvent plus le faire. Il est donc nécessaire de les accrocher, en les répartissant bien sur la largeur pour garnir le bas. Pour la hauteur, la plante s’en chargera. Utilisez de préférence une ficelle biodégradable qui n’abîmera pas la tige de la plante et attachez fermement.

Fixation d'un treillis mural

Autres plantes grimpantes pour murs

Pour embellir un mur, les rosiers grimpants sont des alliés précieux, permettant de transformer un espace extérieur ou d’ajouter une touche de couleur à votre mur. Certaines variétés de rosiers grimpants sont particulièrement plus adaptées pour être palissées contre un mur.

  • Rosier ancien ‘Ghislaine Féligonde’ : Connu pour ses grandes fleurs rose saumon, ce rosier est parfait pour habiller un mur de manière élégante.
  • Rosiers banks alba, lutea ou rosea : Rosier liane grimpant de grande végétation à la floraison printanière en avril-mai en une multitude de petits pompons blancs, jaunes ou roses. Il dispose d’un feuillage caduc vert foncé, qui peut être persistant en climat doux.
  • Rosiers liane ‘Veilchenblau’ : Cette variété est idéale pour couvrir de grandes surfaces, car elle pousse rapidement.

Planter un rosier grimpant contre un mur permet de créer un décor vertical, d’habiller une façade, et d’offrir un refuge pour les insectes pollinisateurs. Les rosiers sont des plantes grimpantes plutôt simples à associer grâce à leur beauté, mais aussi leur capacité à se marier à d'autres végétaux. Pour protéger votre mur, vous pouvez utiliser des crochets solides et des fixations adaptées aux façades. Avant de commencer le palissage, veillez à acquérir en amont un lien souple, qui permettra de ne pas blesser le jeune plant.

Mur végétalisé avec des rosiers grimpants

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