
Le noisetier (Corylus avellana), un classique des haies champêtres et des vergers familiaux, est réputé pour sa rusticité et sa capacité à résister au froid comme aux chaleurs, produisant une belle quantité de noisettes. Cependant, malgré cette apparente robustesse, il peut parfois dépérir sans raison apparente. Ce phénomène, qui désespère de nombreux jardiniers, résulte bien souvent d’une accumulation de facteurs environnementaux, sanitaires ou de gestion. Lorsque les feuilles jaunissent prématurément, que les branches se dessèchent ou que la production chute brusquement, c’est souvent le signe que quelque chose ne va pas. Comprendre les multiples causes de ce dépérissement est essentiel pour préserver la vitalité de cet arbuste précieux.
La sécheresse : un facteur de stress majeur pour le noisetier
La hausse des températures et l'aggravation de la sécheresse ont un impact considérable sur l'environnement et fragilisent les arbres. Les noisetiers sont des organismes qui consomment une quantité énorme d’eau, l’élément principal de leur diète ; une quantité insuffisante d’eau, voire son absence, aura un impact direct sur leur bonne santé. Le dépérissement lié à la sécheresse peut être d'origine climatique ou anthropique.
Sécheresse climatique et ses manifestations
Les arbres qui croissent dans leur aire naturelle de distribution sont naturellement adaptés aux variations des précipitations. Cependant, lorsque l’écart entre les besoins en eau et l'apport hydrique est plus grand que le mécanisme de compensation naturel de l'arbre, les dommages peuvent perdurer. Les symptômes visibles de l’impact de la sécheresse sur les arbres sont nombreux et vont du simple flétrissement des feuilles au dépérissement et aux fentes de l’écorce. On observe également la nécrose marginale des feuilles (roussissure) ou entre les nervures. Ces symptômes varient en fonction de l’intensité de la sécheresse.
Lorsque la sécheresse perdure, les feuilles se recroquevillent et restent accrochées sur le rameau. Certains arbres garderont leurs dernières énergies pour se fabriquer des bourgeons, d’autres préféreront se départir de leurs feuilles rapidement. Les branches se dégarniront graduellement de leurs feuilles à partir du haut de la cime.

La sécheresse anthropique : l'impact des activités humaines
Le problème de la sécheresse anthropique est différent et souvent plus complexe. Il faut d’abord identifier les causes de la sécheresse, qui peuvent être multiples, et même se superposer. Ainsi, on peut produire une sécheresse artificielle en enterrant les racines des arbres, en recouvrant les racines de béton, d’asphalte ou en les coupant tout simplement. La baisse de la nappe d’eau par drainage est également une cause anthropique de sécheresse. Ces interventions humaines limitent drastiquement l'accès des racines à l'eau, même en présence de précipitations suffisantes.
Gestion de l'eau : excès ou manque
L’eau, élément vital, peut aussi devenir destructrice pour le noisetier si elle est mal gérée, et ainsi ne plus produire de fruits. Un excès d’humidité dans le sol favorise les champignons pathogènes, qui attaquent les racines et bloquent la circulation de la sève. À l’inverse, un manque d’eau prolongé peut provoquer un stress hydrique sévère. En période de canicule, un noisetier jeune peut rapidement dépérir s’il n’est pas arrosé régulièrement.
Sécheresse : pourquoi les arbres meurent de soif en automne
Selon leur emplacement et les conditions climatiques, un arrosage plus fréquent peut s'avérer nécessaire. Il est important d'arroser régulièrement les arbres pendant les périodes de sécheresse et par temps ensoleillé afin d'éviter que le sol ne se dessèche complètement. Dans le cas contraire, les radicelles risquent de dépérir. La règle est la même que pour la plupart des arbres : il vaut mieux arroser abondamment en une seule fois que plusieurs fois avec de petites quantités d'eau. Lorsqu'on arrose au tuyau d'arrosage, une grande partie de l'eau s'infiltre ou s'évapore avant d'atteindre les racines. L'arrosage avec des sacs d'arrosage baumbad premium est particulièrement efficace. Deux orifices situés dans la partie inférieure des sacs permettent une diffusion régulière de l'eau à l'arbre pendant plusieurs heures. Ce système d'irrigation goutte à goutte permet aux racines proches du sol d'absorber l'eau. Le sol reste constamment humide et cette ressource précieuse est préservée, car elle n'est pas gaspillée et n'atteint pas les racines. Remplir un sac d'arrosage permet aux jeunes arbres de disposer d'une quantité suffisante d'eau. Dans le cas d’arbres d’ornement, l’arrosage en profondeur est de mise. Le goutte-à-goutte est efficace pour alimenter les couches profondes du sol pour autant qu’on laisse couler l’eau sur de longues périodes.
Facteurs environnementaux et de sol
Le noisetier (Corylus avellana), appartenant à la famille des bouleaux et originaire d'Europe et d'Asie occidentale, est consommé depuis des millénaires. Il existe sous forme d'arbre à feuilles caduques ou d'arbuste. On compte une quinzaine d'espèces dans le monde ; en Europe, C. avellana et C. maxima sont particulièrement répandues. Les noisetiers sont peu exigeants, mais préfèrent un emplacement lumineux et ensoleillé. Ils apprécient particulièrement les sols profonds, riches en humus et modérément humides. Leurs racines sont superficielles ; leur système racinaire, très ramifié, se situe près de la surface.
Malgré leur apparente robustesse, les noisetiers sont sensibles à certains déséquilibres du sol et de l'environnement.
Problèmes liés au sol
Un sol trop humide, compact ou mal drainé provoque l’asphyxie des racines, les privant d’oxygène et entraînant un dépérissement progressif. Des carences en nutriments essentiels comme le potassium ou le phosphore peuvent nuire au développement racinaire et affaiblir la floraison. L'apport inaproprié de crotin de cheval frais à la plantation, par exemple, peut brûler le système racinaire. Des gravats laissés dans le sol après une construction, tels que ciment, plâtre, ou autres produits divers, peuvent également altérer la qualité du sol et nuire aux racines. L'urine de chiens ou de chats, ces derniers prenant la terre meuble d'une nouvelle plantation pour une litière, peut aussi être un problème. De plus, en sol sec les toxines sont concentrées et donc plus nuisibles.
Lors de la plantation du noisetier, il est judicieux d’ajouter du compost. Sinon c'est économe et il suffit d'ajouter du compost tous les deux ans pour fertiliser. Un nettoyage autour du pied pour couper court aux infections est également important.
Exposition et autres facteurs environnementaux
L’exposition joue également un rôle crucial. Un noisetier planté dans un endroit trop ombragé ou exposé à des vents desséchants peut vite s’affaiblir. Les variations du climat sont normalement compensées par les mécanismes de défense des arbres contre le manque d’eau. Lorsque l’écart est plus grand que le mécanisme de compensation, les dommages peuvent perdurer. L'inondation par de l'eau salée est un autre facteur environnemental destructeur. L'arrosage à répétition avec de l'eau très froide, provenant d'un puits ou forage, peut bloquer la végétation des plantes.
Maladies et ravageurs du noisetier
La floraison du noisetier commence dès février, avant l'apparition des feuilles. Le noisetier est monoïque : les fleurs mâles et femelles sont portées par le même arbre. Les fleurs mâles, qui se développent à l'automne de l'année précédente, sont les premières à fleurir. Elles sont jaune verdâtre et mesurent de 8 à 10 cm de long. Elles poussent toujours par paires ou par groupes de quatre et sont pendantes aux rameaux. Les fleurs femelles, rouges, sont petites, discrètes et ressemblent à des boutons floraux. Les feuilles du noisetier, vert clair à moyen, sont arrondies à ovoïdes. Elles ont des bords dentelés et sont couvertes de petits poils. Elles mesurent 7 à 13 cm de long et 6 à 10 cm de large. Les arbres donnent des fruits trois à cinq ans après la plantation. Les noix sont mûres de septembre à octobre et sont entourées d'une coque dure.
Toutefois, le noisetier montre une faiblesse, principalement lors du retour de croissance printanier : sa sensibilité aux attaques de ravageurs et aux maladies. Bactériose du noisetier, taches foliaires, moniliose, pucerons ou acariens, autant de problèmes qu’il est possible d’éviter avec un bon entretien automnal.
Maladies fongiques
De nombreuses affections fongiques peuvent toucher les noisetiers. Parmi les champignons parasites du noisetier, on peut citer Sphaceloma coryli (Ascomycota Dothideomycetes), responsable de l'anthracnose. Cette maladie est l'une des plus courantes et est due au champignon Sphaceloma coryli. Il se développe très vite et affaiblit la plante qui ne produit plus correctement. On peut l’observer sur les tiges et les feuilles sous forme de grandes taches beiges à brunes, presque translucides avec des bords jaunes à pourpre. Les taches sont couvertes de gouttes orangées d’une sorte de mucus qui contiennent les spores du champignon. Cette maladie est reconnaissable par des taches sur les fruits couleur fauve. Sur les feuilles, on voit des taches jaunâtres se recouvrant par la suite d'un feutrage blanchâtre. En fin de saison, on remarque des ponctuations noires disséminées au niveau des taches. Ce champignon peut provoquer des nécroses importantes sur les involucres et les fruits, ce qui interdit leur vente. Il se propage plus facilement dans les cas de blessure, notamment à cause des piqûres de Balanin, et survit ensuite dans les bourgeons dormants.
Monostichella coryli (anc. Gloeosporium coryli) serait plus un champignon opportuniste et s'attaque surtout aux inflorescences et aux bourgeons.La brûlure orientale (maladie non présente en Europe) est causée par le champignon Anisogramma anomala (Ascomycota Sordariomycetes) considéré comme parasite de quarantaine car il détruit l'arbre.L'oïdium, provoqué par Phyllactinia guttata, a peu d'importance économique car cette maladie apparaît plutôt en fin de saison. Il est reconnaissable à son voile blanc sur les feuilles, ralentit la croissance et épuise l’arbre sur plusieurs saisons.Monilinia fructigena et Botrytis cinerea peuvent s'attaquer aux noisettes en juin-juillet. Botrytis cinerea provoque des taches, des nécroses et un affaiblissement global. Le champignon Botrytis cinerea provoque une coloration brune de tout ou une partie des chatons. On peut aussi voir un brunissement des écailles des bourgeons qui ne débourrent que peu ou pas, se dessèchent ou chutent, et qui présentent de petites excroissances noires. En cas d’attaque sévère, les rameaux se dégarnissent et meurent. La moniliose peut quant à elle s’attaquer aux fleurs dès leur éclosion.Le chancre à Cytospora corylicola (Ascomycota Sordariomycetes) est une maladie qui peut être observée dans les vieux vergers du Sud de l'Europe.Le noisetier est aussi sensible aux pourridiés (voir la fiche sur Rosellinia necatrix).Les taches foliaires, souvent dues à Phyllosticta coryli, nuisent à la photosynthèse et fragilisent l’arbuste. Les feuilles tombées sont parfois porteuses de champignons comme la rouille ou Phyllosticta coryli. Or, en se décomposant sur place, les spores vont demeurer sur le sol et recontaminer les jeunes feuilles dès le printemps.
Maladies bactériennes
Chez les bactéries, c'est Xanthomonas arboricola pv. corylina qui provoque la nécrose bactérienne responsable de dégâts non négligeables. Cette maladie est favorisée par les gelées du printemps. L’infection causée par la bactériose est détectable sur les feuilles par de petites taches brunes huileuses qui sont entourées d’un halo vert tirant sur le jaune. Les lésions des feuilles finissent par se fondre vers leur extrémité. Si les coques des fruits sont touchées, la maladie se manifeste par l’apparition de taches brun foncé ou noires. La maladie provoque aussi des chancres mauves plus ou moins enfoncés qui peuvent encercler une branche et la faire mourir. Lors de fortes humidités, un liquide collant suinte des tissus infectés. Le chancre bactérien provoque des crevasses sur les branches, accompagnées de coulées de gomme et d’un dépérissement rapide des rameaux.Le dépérissement bactérien du noisetier (Pseudomonas avellanae) est très grave puisqu'il entraîne la mort de l'arbre.
Maladies virales
Un virus responsable de la mosaïque du feuillage (Apple mosaic virus) peut entraîner 10 à 20% de pertes de la récolte.
Ravageurs du noisetier
Parmi les très nombreux insectes et acariens s'attaquant au noisetier, seules quelques espèces ont une importance économique à cause de leur nuisibilité.
- Acariens : L'acarien des bourgeons, Phytoptus avellanae, est un petit acarien qui, par ses piqûres, détériore les bourgeons et les empêche de se développer. Les galles formées par le phytopte du noisetier sont également fréquentes.
- Coléoptères : Le ver de la noisette ou balanin (Curculio nucum) est un charançon qui peut causer de gros dégâts en verger en piquant les jeunes noisettes pour se nourrir. C'est un insecte de type coléoptère dont la femelle pond les œufs vers le mois de mai dans les noisettes. Il est à l’allure étonnante avec ses deux billes noires à la place des yeux.
- Punaises : Gonocerus acuteangulatus (punaise des noisettes) et Pantilius tunicatus (punaise des chatons) ainsi que la punaise verte des bois (Palomena prasina) font partie des nombreuses punaises que l'on peut rencontrer sur noisetier. Gonocerus acuteangulatus est une grande punaise étroite de 12 à 15 mm de longueur. La première espèce peut provoquer de grands dommages en modifiant le goût des amandons. Les « noisettes punaisées » ont une coque d’apparence normale, mais renferment un amandon déformé et non comestible (amertume et goût acide).
- Pucerons : Parmi les pucerons, on peut citer Myzocallis coryli (puceron jaune des feuilles) et Corylobium avellanae (puceron vert des pousses). Ce puceron est globuleux, de couleur vert pâle à légèrement rosé. Le dépistage de sa présence est assez difficile à réaliser car il se fond dans son environnement. Il colonise presque exclusivement les extrémités en train de se développer et les rameaux fructifères. Les organes végétaux qui sont attaqués par le puceron ne sont généralement pas déformés mais ils seront souillés par un abondant miellat qui favorise le développement de la fumagine. Les colonies de pucerons cendrés sont également fréquentes.
- Chenilles : La tenthrède ou mouche à scie, Craesus septentrionalis (Linnaeus 1758) (Hymenoptera Tenthredinidae) par les dégâts causés par les chenilles qui dévorent les feuilles, n'a qu'un effet limité ainsi que d’autres chenilles de papillons tels que la phalène hivernale, la phalène emplumée, Colotois pennaria (Linnaeus, 1761) (Lepidoptera Geometridae) ou la cheimatobie (Operophtera brumata) qui dévorent les feuilles de rameaux entiers.

Pratiques de gestion et erreurs du jardinier
Certaines pratiques du jardinier, bien qu’intentionnées, nuisent au bon développement du noisetier.
Problèmes liés à la plantation et à l'entretien initial
L'absence ou l'insuffisance de taille de la ramure est très importante, avant plantation, ou au départ de la végétation de la première année de plantation. Un arrosage à la plantation, avec un arrosoir utilisé précédemment pour du désherbage total des allées, et non rincé après cette opération, peut causer des dommages irréparables. Les griffures de chats, qui font leurs griffes sur le bas des troncs d'arbres sur tige, peuvent également être des portes d'entrée pour les pathogènes.
Erreurs de taille et de fertilisation
La taille, si elle est mal conduite, peut également causer du tort. Une coupe sévère en été ou des blessures non cicatrisées exposent le noisetier aux maladies.La fertilisation excessive, notamment en azote, favorise la pousse de feuilles au détriment des racines et des fruits. Ce déséquilibre rend la plante plus sensible aux attaques et à la sécheresse.
Les noisetiers peuvent être taillés, mais ce n'est pas indispensable. Pour garantir une bonne récolte, la taille s'effectue en automne, après la moisson. Il est recommandé de s'équiper d’un bon sécateur et d’un coupe-branche bien affûtés et désinfectés pour éviter de propager des maladies invisibles d’un arbuste à l’autre. Il faut commencer la taille du noisetier en supprimant le bois mort, cassé ou manifestement malade. Ce sont de véritables portes d’entrée pour les agents pathogènes, notamment fongiques. Il faut ensuite tailler les branches qui se croisent ou qui poussent vers l’intérieur. L’air circulera mieux au cœur de la ramure, limitant l’humidité persistante propice aux maladies cryptogamiques. Si le noisetier produit beaucoup de rejets de souche, mieux vaut en retirer une partie afin d’éviter que l’arbuste ne devienne trop touffu, au détriment des rameaux principaux (les plus productifs). Là encore, pour éviter toute propagation, évacuez ces bois. Ne les broyez pas pour le compost ou le paillage.

Épuisement et vieillissement
Il arrive qu’un noisetier bien établi dépérisse soudainement après plusieurs années. Ce phénomène peut s’expliquer par un vieillissement racinaire ou un épuisement du sol, surtout si aucun amendement n’a été apporté depuis la plantation. Certains sujets issus de multiplication intensive ou de greffage présentent aussi une durée de vie plus courte. Ils peuvent développer des faiblesses génétiques ou être sensibles à des maladies spécifiques.
Compétition et espace insuffisant
Enfin, planter un noisetier dans un espace trop confiné ou en compétition avec d’autres arbres peut limiter ses ressources. Ses racines n’ont pas l’espace nécessaire pour s’étendre et puiser ce dont il a besoin.
Prévention et gestion du dépérissement
Pour préserver ses noisetiers, quelques mesures simples mais efficaces peuvent faire la différence.
Choix de l'emplacement et du sol
Bien choisir l’emplacement, avec un sol drainant et une bonne exposition, est la base d’une plantation réussie. Les noisetiers apprécient particulièrement les sols profonds, riches en humus et modérément humides.
Entretien régulier et surveillance
Il est important de surveiller régulièrement l’état du feuillage, l’aspect des jeunes pousses et la vitalité du tronc. À la moindre anomalie, un diagnostic rapide permet d’intervenir avant que la situation n’empire.
Un entretien automnal est crucial pour anticiper les maladies du printemps. Nettoyer autour du pied pour couper court aux infections est essentiel. Les feuilles tombées sont parfois porteuses de champignons comme la rouille ou Phyllosticta coryli, responsable des taches foliaires. Or, en se décomposant sur place, les spores vont demeurer sur le sol et recontaminer les jeunes feuilles dès le printemps. Il est donc primordial de ramasser les feuilles mortes et de les évacuer, surtout si elles présentent des signes de maladie. Ne les mettez pas au compost non plus, leur compostage pourrait disséminer les spores à d’autres parties du jardin.
Même vigilance avec les noisettes desséchées ou véreuses encore accrochées aux branches. Ces fruits momifiés peuvent abriter des champignons ou des larves d’insectes, notamment celles du balanin des noisettes. Leur élimination réduit considérablement le risque de contamination croisée avec les jeunes fruits au printemps suivant. Les hautes herbes conservent l’humidité autour du tronc, un abri idéal pour les parasites. Procédez donc à un désherbage manuel ou thermique, en évitant tout recours aux herbicides chimiques. Un léger griffage du sol suffit pour relever à l’air libre les larves enfouies, en particulier celles des ravageurs du sol, comme le balanin.
Ce nettoyage rigoureux et cette taille d’automne ont un objectif clair : réduire les foyers hivernants de maladies et de parasites. Car beaucoup d’entre eux trouvent refuge dès l’automne, sous forme de spores, œufs ou larves, dans les feuilles mortes, les bois secs ou les jeunes rameaux. C’est d’autant plus important qu’au printemps, certaines maladies risquent d’affaiblir sérieusement le noisetier. En éliminant les parties malades et en allégeant la végétation, on limite fortement leur développement.
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