Face à la nécessité de se chauffer cet hiver en dépensant le moins d’argent possible tout en économisant un maximum d’énergie, de nombreuses solutions émergent. Depuis quelques années, c’est le poêle à granulés de bois qui tient la tête du classement, mais les pellets sont devenus une denrée très rare et très chère. Connaissez-vous l’existence du poêle à bois déchiqueté ? Que l’on appelle aussi poêle à copeaux ou à plaquettes, cette solution, souvent utilisée comme chauffage d’appoint, représente une alternative écologique et économique pour pallier le manque de granulés.

Le fonctionnement du poêle à bois déchiqueté
Comme son nom l’indique, le poêle à copeaux utilise comme combustible des déchets de bois, et non du « bois reconstitué en pellets ». Le poêle fonctionne de manière très écologique puisqu’il utilise des déchets de bois que l’on appelle aussi plaquettes forestières. Le processus est similaire à celui d’un poêle à granulés : il s'opère au moyen d’une vis d’admission qui achemine le combustible du silo jusqu’à la chambre de combustion. La chaleur est ensuite transférée au fourneau, qui chauffe votre pièce.
Ce type de poêle doit être impérativement installé par un professionnel. Il est un peu encombrant, car le silo à bois doit être placé à proximité du fourneau. Même s’il peut être situé à un autre étage ou à 20 mètres du poêle, il faut tout de même prévoir l’espace nécessaire. Le bois déchiqueté nécessite en effet environ trois fois plus de place pour le stockage que les pellets en moyenne.
Avantages économiques et écologiques
Les principaux avantages de ce type de poêle sont écologiques et financiers. Les déchets de bois étaient encore très peu valorisés il y a quelques années ; c’est donc une manière de recycler ce qui ne l’était pas. Actuellement, les copeaux de bois sont parmi les produits de chauffage les moins chers du marché.
Côté prix, ils sont assez abordables et devraient vous permettre d’économiser environ 30% d’énergie par an. Le bois déchiqueté est un combustible indigène et bon marché. Avec le bois déchiqueté, vous chauffez en harmonie avec le cercle de la nature. Il est exclusivement produit à base de bois issu des forêts locales ou de résidus de bois en provenance de scieries. La production de bois déchiqueté ne génère que 2,3 % d’énergie grise (énergie nécessaire à la production, au transport, au stockage).

Investissement et installation
À l’achat, le poêle à copeaux coûte plus cher qu’un poêle à bois classique, car il nécessite un local de stockage et une technique de transport. Pour une maison de 100 m², si vous l’utilisez comme chauffage principal, le coût d’installation varie entre 5 000 et 10 000€. Si vous optez pour un poêle d’appoint, la facture redescend entre 1 000 et 3 000€ pour un fonctionnement de 3 à 6 heures par jour au maximum. Il existe cependant une inconnue, liée à la conjoncture actuelle, puisque le prix du bois fluctue énormément, et plutôt à la hausse.
Les enjeux de la combustion et de la pollution
Si le bois est assurément une énergie renouvelable, il peut être très polluant quand il sert de combustible de chauffage. En hiver, 70 % des émissions de particules fines dans certaines vallées proviennent du chauffage individuel au bois. Le chauffage au bois peut être très polluant et nocif pour la santé si l'appareil est ancien ou mal utilisé.
80 % des émissions polluantes ont lieu pendant les 10 à 15 minutes qui suivent l’allumage à froid et lors des rechargements en bois. Cette pollution élevée tient aussi à l’emploi de bois trop humide, à des essences de bois peu adaptées, au vieillissement des appareils et beaucoup au fonctionnement à allure réduite.
Critères de performance : bien choisir son appareil
Pour que le chauffage au bois devienne plus performant et peu polluant, il est conseillé de se tourner vers des systèmes automatiques.
- Le poêle de masse : C’est le seul appareil à bûches offrant une combustion parfaitement maîtrisée. Il fonctionne à plein régime, et ses matériaux accumulateurs restituent la chaleur pendant 12 à 24 heures.
- La chaudière à granulés : Elle offre de très hauts rendements, ne pollue quasiment pas et ne présente guère plus de contraintes qu’un chauffage au propane ou au fioul.
- Les appareils à éviter : La cheminée ouverte est le mode de chauffage le moins efficace : 85 % de l'énergie part dans les fumées, produisant des gaz polluants et des émissions de particules fines très élevées.
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Les règles d'or pour un chauffage responsable
La qualité du combustible est capitale. Pour qu’il brûle le plus efficacement possible, le bois doit présenter une humidité résiduelle maximale de 25 % sur masse sèche. Un humidimètre permet de vérifier si les bûches sont suffisamment sèches. S’il est lourd, s’il y a de la mousse, des champignons, de l’écorce qui ne se détache pas, il est trop humide. S’il est léger et fendillé, et que cogner deux bûches l’une contre l’autre les fait résonner dans un bruit sec, il est prêt à l’emploi.
Le granulé simplifie la vie, il est vendu bien sec, a un haut pouvoir calorifique et pollue peu. La production française est certifiée à plus de 95 % en NF, DIN plus ou EN plus. En ce qui concerne le bois déchiqueté, la qualité dépend de son humidité et de sa teneur en écorces ou corps étrangers. Plus le bois est sec et moins il comporte d’éléments parasites, plus le rendement est élevé.
Subventions et avenir du bois énergie
Le remplacement de votre chauffage est soutenu par divers programmes de subventions cantonaux et nationaux. Le chauffage au bois est neutre en termes de CO2 : lors de sa combustion, seule la quantité de dioxyde de carbone absorbée pendant la croissance de l’arbre est libérée dans l’environnement. À une époque où le coût des combustibles fossiles ne cesse d’augmenter, se chauffer au bois signifie également faire des économies. Les prix des granulés, des bûches et des copeaux de bois sont restés relativement bas et constants par rapport au gaz et au mazout.
En misant sur des technologies modernes, telles que le chauffage automatique aux copeaux, vous soutenez non seulement la sylviculture locale, mais vous investissez également dans une solution de chauffage durable. Les chaudières modernes avec label de qualité répondent aux exigences relatives à la qualité de l’air, garantissant une combustion propre et une gestion efficace des ressources forestières.