Les déserts, qui recouvrent d'immenses étendues de notre planète, n'ont pas toujours été les paysages arides et désolés que nous connaissons aujourd'hui. L'histoire géologique et climatique de la Terre révèle des périodes où ces régions étaient verdoyantes et abritaient une faune et une flore abondantes. Cependant, la déforestation, la crise climatique et les pratiques agricoles intensives ont contribué à une désertification alarmante, transformant chaque année 12 millions d'hectares de sol fertile en terres désertiques. Cette progression a des conséquences dramatiques : les sources se tarissent, les arbres meurent et les populations sont contraintes de quitter leurs foyers. Face à ce défi environnemental et humain, la permaculture apparaît comme une approche prometteuse, offrant des solutions pratiques pour restaurer les écosystèmes et faire reverdir des zones arides, tout en assurant l'autonomie alimentaire et un mode de vie durable.

Qu'est-ce que la permaculture ? Une philosophie pour une agriculture durable
Le terme « permaculture » est un composé des vocables « permanente » et « agriculture », désignant ainsi une agriculture de longue durée ou permanente. Au-delà d'une simple technique agricole, c'est un système pratique pour assurer une vie durable et la réhabilitation de la terre et de nos communautés. La permaculture est basée sur l'observation de principes et de modèles naturels, nous aidant à percevoir les systèmes vivants comme un tout, et non une juxtaposition de parties. Elle vise à maximiser les relations entre les éléments au sein d'un cadre éthique. Ces principes, vieux comme le monde, sont souvent saisis intuitivement, mais ont été largement marginalisés par le mode de production et la vision du monde mécanisés et industriels, entraînant des conséquences environnementales catastrophiques. La permaculture se positionne comme une alternative diamétralement opposée à l'économie capitaliste orientée vers le seul profit, qui subordonne totalement les besoins humains et l'environnement.
La permaculture et ses principes Partie 1
L'éthique et les principes fondamentaux de la permaculture
La permaculture repose sur une éthique solide, composée de trois piliers principaux : prendre soin de la Terre, prendre soin des hommes, et partager équitablement les surplus. Ces principes guident toutes les décisions et actions en permaculture, visant à créer des systèmes productifs et résilients qui bénéficient à la fois à l'environnement et aux communautés humaines.
Au-delà de cette éthique, des principes de conception structurent l'approche permaculturelle, inspirés des écosystèmes naturels. Il s'agit notamment de l'observation et de l'interaction avec la nature, de la capture et du stockage de l'énergie, de l'obtention d'un rendement, de l'application de l'autorégulation et de l'acceptation des retours, de l'utilisation et de la valorisation des ressources et des services renouvelables, de la production sans déchets, de la conception à partir des modèles vers les détails, de l'intégration plutôt que de la ségrégation, de l'utilisation de solutions petites et lentes, de l'utilisation et de la valorisation de la diversité, de l'utilisation des bordures et de la valorisation des éléments marginaux, et enfin, de la réponse créative au changement.
Ces principes encouragent une approche holistique de la conception, où chaque élément du système est pensé en relation avec les autres, créant ainsi des cycles et des écosystèmes fermés qui favorisent l'autosuffisance et la résilience. Par exemple, la diversité dans le jardin crée des cycles/écosystèmes fermés qui fournissent à de nombreuses générations une alimentation saine, minimisant le besoin d'intrants extérieurs.
Des exploits de permaculture à travers le monde : transformer les déserts en oasis
Les réussites de la permaculture dans la régénération des terres arides sont nombreuses et inspirantes, démontrant le potentiel de cette approche pour faire reverdir le désert.
Le projet "Faire reverdir le désert" en Jordanie : une preuve éclatante
La Jordanie, un des pays les plus arides du monde, est recouverte à 92% par le désert, et cette surface ne cesse de progresser. Les sources d’eau renouvelables sont utilisées à 120%, menaçant de se tarir à court terme. L’agriculture industrielle, gourmande en intrants chimiques, y consomme 70% de l’eau potable. C'est dans ce contexte difficile que les projets de l'Australien Geoff Lawton et de Nadia Lawton, sa femme jordanienne, montrent que la permaculture permet de faire reverdir le désert.
Le premier projet de Geoff Lawton, lancé en 2001, visait à régénérer un terrain de 4 hectares (10 acres) situé dans la région la plus aride du monde, 400 mètres au-dessous du niveau de la mer. Le sol y était fortement dégradé et salinisé. Pour relever ce défi, ils creusèrent 1,5 km de fossés arrondis, suivant les courbes de niveau, afin de capter la moindre goutte de pluie. Ces fossés furent ensuite recouverts d’une épaisse couche de mulch. Sur leur bord supérieur, des arbustes désertiques résistants et fixateurs d'azote furent plantés, tandis que divers arbres fruitiers prirent place sur le bord inférieur. Au début, l'approche non conventionnelle de Lawton et de son équipe, notamment les fossés sinueux, suscita le scepticisme et même des moqueries.
Cependant, des résultats étonnants ne tardèrent pas à apparaître. Au bout de seulement 4 mois, les figuiers donnèrent des fruits, un phénomène considéré comme impossible par les locaux, car il faut normalement trois ans à un figuier pour produire. Le sol, auparavant salinisé, fut désalinisé en utilisant seulement 20% de la quantité d'eau normalement nécessaire pour un tel processus. L'accumulation d'humidité sous le mulch était telle que des champignons, jamais observés de mémoire d'homme dans la région faute d'humidité suffisante, commencèrent à pousser. Le sol reprit vie avec la présence d'insectes et de diverses bestioles, signe clair d'un écosystème en régénération.

Malheureusement, le financement initial du projet n'étant accordé que pour trois ans, ce dernier fut abandonné et son devenir laissé à lui-même. Cependant, Lawton travaille actuellement sur un deuxième projet intitulé « Faire reverdir le désert » à proximité immédiate du premier. Cette fois, il assure lui-même le financement à long terme pour garantir la bonne conduite du projet. Entre-temps, de nombreuses expériences pratiques ont été lancées, et les techniques de permaculture se transmettent de paysan à paysan et de pays en pays, démontrant l'engouement croissant pour ces méthodes. Le nouveau projet de Lawton rencontre un large soutien au sein de la population et même auprès du gouvernement jordanien.
Un exemple frappant de la résilience des systèmes permaculturels est survenu en 2008, lorsque la sécheresse détruisit la récolte d'olives dans toute la Jordanie, à l'exception du village de Bayoudah, qui pratiquait la permaculture. Cette exception illustre la capacité de ces systèmes à mieux résister aux aléas climatiques extrêmes. Le succès de ces initiatives prouve qu'il est possible de créer des oasis verdoyantes et fleuries, même dans des zones climatiques parmi les plus extrêmes du monde.
Le jardin forestier de Romana Garden au Maroc
Dans un petit village de Tagounite, Zagora, au Maroc, le projet Romana Garden cultive un jardin forestier sur un terrain de 1,5 hectare selon les principes de la permaculture. Ce « paradis du jardin forestier » fait œuvre de pionnier et sert de démonstration aux habitants, qui apprennent les bases de la permaculture sur place et sont accompagnés et soutenus dans leurs projets par des permaculteurs concepteurs. Les semis issus du projet sont transmis aux jardiniers locaux.
La mission de Romana Garden est triple :
- Climat : En plantant de nombreux arbres, le CO2 est stocké dans le sol. L’eau précieuse est liée dans les systèmes de permaculture et contribue à augmenter le niveau des eaux souterraines à long terme.
- Moyens de subsistance : La culture de la zone se concentre sur les plantes principalement consommées comme nourriture, permettant aux habitants de redevenir autonomes et de ne plus avoir à acheter des fruits et légumes coûteux issus de l'agriculture conventionnelle.
- Culture : Le projet réunit des nomades locaux avec des voyageurs du monde entier, notamment via la plateforme Workaway. Cela offre aux voyageurs l'opportunité de découvrir et d'appliquer un système de jardin forestier en permaculture fonctionnel. Sur la propriété, les fondateurs vivent avec une famille berbère, et les femmes nomades partagent leurs connaissances et compétences avec les voyageurs.
Romana Garden ambitionne également d'acheter un terrain pour construire la première école de permaculture du sud marocain. Le projet est soutenu par un fonds d'impact qui, si l'objectif de financement de 25 000 francs est atteint par plus de 200 supporters, versera 25 000 francs supplémentaires. Ce financement permettrait de démarrer les travaux de construction directement sur la propriété, qui possède sa propre veine d'eau, et de forer un trou profond pour assurer une alimentation en eau indépendante. M'Barek, bricoleur et jardinier, est co-fondateur du projet avec Jessica, conceptrice en permaculture, qui croit en un avenir respectueux du climat grâce aux systèmes de permaculture.

L'approche de Masanobu Fukuoka : l'agriculture naturelle et la revégétalisation des déserts
Masanobu Fukuoka, un philosophe et agriculteur japonais, est célèbre pour sa méthode d'agriculture naturelle, qu'il décrit comme ne nécessitant ni labour, ni fertilisants, ni pesticides, ni désherbage ni élagage. Son approche, exposée dans son livre "La Révolution d'un Seul Brin de Paille", ne demande que très peu de travail tout en obtenant des rendements élevés, grâce à une attention particulière au choix du moment des semis et aux associations de plantes cultivées.
Fukuoka a voyagé à travers le monde, partageant sa vision et ses techniques. Il a notamment interagi avec le responsable du département des déserts des Nations Unies, qui lui a demandé s'il pouvait transformer le désert d'Irak et développer un moyen de faire reverdir le désert. Bien que se considérant comme un "pauvre petit fermier sans pouvoir ni connaissances", Fukuoka a développé des idées pour répondre à ce défi.
Il a observé que l'agriculture européenne et américaine, avec ses troupeaux qui pâturent et ses vignes, a transformé la nature, notamment sur les flancs des collines, provoquant l'érosion des sols et épuisant 80% des terres. Il a également souligné que l'agriculture chimique, malgré l'utilisation de gros tracteurs et de systèmes d'irrigation, ne peut pas changer le désert. Pour lui, la méthode est simple : "tout ce qu'il faut, c'est semer des graines dans le désert".
Fukuoka a partagé une expérience en Éthiopie, où des enfants ont planté des graines pour 100 variétés de plantes et les ont arrosées pendant trois jours. Malgré la température élevée et l'absence d'eau, les racines se sont enfoncées profondément dans le sol. Dix jours ou un mois après, un arrosage modéré est nécessaire pour encourager les racines à descendre encore plus profondément. Des radis Daikon poussent désormais dans cet endroit. Fukuoka a souligné que même dans des régions comme la Somalie et l'Éthiopie, il existe de grandes rivières, contredisant l'idée qu'il n'y a pas d'eau dans le désert.
Il déplore que les gouvernements africains et occidentaux envoient de la nourriture et des vêtements plutôt que des graines, décourageant ainsi les jardins personnels et la petite agriculture au profit de cultures d'exportation comme le café, le thé ou le coton, qui rapportent de l'argent mais ne nourrissent pas directement les populations. Pour lui, il serait bien mieux d'envoyer des graines aux populations locales.
Fukuoka a également suggéré que, plutôt que d'aller dans l'espace, les nations pourraient ensemencer les déserts depuis des avions, en utilisant des graines enrobées pour les protéger du dessèchement et des animaux. Il préconise de mélanger une centaine de variétés d'arbres fruitiers, de légumes et d'acacias, et de tout semer en même temps et rapidement. Il insiste sur l'urgence de cette action, car la diminution des zones fertiles menace la survie de la Terre et le manque d'oxygène qui en résulterait affecterait le monde entier. Pour Fukuoka, il faut "laisser la nature agir, elle se débrouille très bien toute seule. Il suffit de vent et de lumière, de feu et d’eau pour rendre heureux les gens en Éthiopie. Pourquoi aurions-nous besoin de plus ? Notre devoir est de pratiquer l’agriculture à la manière de Dieu."

Les défis de la désertification et les solutions permaculturelles
La désertification est un processus complexe, souvent exacerbé par des pratiques humaines non durables. Comprendre ces défis est essentiel pour appliquer efficacement les solutions permaculturelles.
Les causes profondes de la désertification
La déforestation et la crise climatique sont des facteurs majeurs de la désertification. La perte des arbres réduit la capacité du sol à retenir l'eau, augmente l'érosion et contribue au réchauffement local. De plus, l'agriculture industrielle, avec son utilisation intensive d'intrants chimiques et de labour, dégrade la structure du sol, tue la vie microbienne et diminue sa fertilité. L'épuisement des sols conduit à un besoin accru de fertilisants et de pesticides chimiques, créant un cercle vicieux.
Dans de nombreuses régions, les politiques agricoles orientées vers l'exportation et les cultures monoculturelles (café, thé, coton) découragent la diversification et l'autonomie alimentaire, rendant les populations vulnérables aux fluctuations du marché et aux pénuries.
Les solutions de la permaculture pour lutter contre la désertification
La permaculture offre une multitude de solutions pour inverser le processus de désertification :
- Régénération des sols : L'absence de labour et l'utilisation de mulch (couche de matière organique) favorisent la vie microbienne du sol, améliorent sa structure, augmentent sa capacité de rétention d'eau et sa fertilité. Comme l'a montré l'expérience de Lawton en Jordanie, cela peut même désaliniser des sols dégradés.
- Gestion de l'eau : Les techniques comme les fossés de contour (keyline design) et les mares collectent et stockent l'eau de pluie, la laissant s'infiltrer lentement dans le sol, augmentant ainsi les nappes phréatiques à long terme. La plantation d'arbres aide également à retenir l'eau et à créer des microclimats plus humides.
- Biodiversité et polyculture : La permaculture promeut la diversité des espèces végétales et animales. Les plantes poussent souvent en équipe, et les associations intelligentes (compagnonnage végétal) augmentent la résilience des systèmes, attirent les pollinisateurs et contrôlent naturellement les "nuisibles", éliminant ainsi le besoin de produits chimiques.
- Jardins forestiers : Ces systèmes imitent la structure d'une forêt naturelle, avec différentes strates de végétation (arbres, arbustes, plantes grimpantes, herbacées, racines). Ils créent des écosystèmes productifs, résilients et riches en biodiversité, fournissant nourriture, bois, médicaments et abri.
- Stockage du CO2 : La plantation massive d'arbres et l'amélioration de la santé des sols contribuent à séquestrer le CO2 atmosphérique, jouant un rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique.
- Autonomie alimentaire : En cultivant une variété de plantes comestibles adaptées au climat local, la permaculture permet aux communautés de devenir autonomes en matière de nourriture, réduisant leur dépendance aux marchés extérieurs et aux produits coûteux de l'agriculture conventionnelle. Cette autonomie alimentaire en ville est également cruciale.
- Transmission des connaissances : Des projets comme Romana Garden et les initiatives inspirées par Fukuoka mettent l'accent sur l'éducation et la transmission des techniques permaculturelles aux populations locales, les rendant acteurs de leur propre avenir.

L'importance de la formation et de la collaboration
La transition vers la permaculture, en particulier dans des environnements désertiques, nécessite une compréhension approfondie et une application méthodique des principes.
Se former avant d'agir
Comme il est dit : "si quelques doutes subsistent, ce sont des peurs infondées. Au contraire, c’est une chance : il vous faut vous former avant d’agir." Ce que l'on peut apprendre en permaculture est valable quel que soit le lieu de vie, soulignant l'universalité de ses principes. Il est crucial de se familiariser avec les techniques spécifiques, les plantes adaptées aux conditions locales et les stratégies de gestion de l'eau. Des cours d'introduction à la permaculture, souvent abordables, offrent une base solide pour comprendre concrètement cette approche. Les experts en permaculture peuvent fournir des informations précieuses, car "vous obtenez le meilleur du meilleur de ces experts".
La permaculture et ses principes Partie 1
La collaboration interculturelle et la transmission des savoirs
Les projets de permaculture sont souvent des lieux de rencontre et d'échange. Romana Garden, par exemple, réunit des nomades locaux avec des voyageurs du monde entier. Les femmes nomades d’origine partagent leurs connaissances et leurs compétences avec les voyageurs, créant un enrichissement mutuel. Cette collaboration est essentielle pour intégrer les savoirs traditionnels et les innovations modernes.
La transmission des techniques de permaculture de paysan à paysan et de pays à pays est une force motrice pour l'adoption généralisée de ces pratiques. Les "concepteurs en permaculture" jouent un rôle crucial en accompagnant et en soutenant les projets locaux. Le développement d'écoles de permaculture, comme celle envisagée au Maroc, est également fondamental pour formaliser cette transmission de connaissances.
Au-delà de l'agriculture : un changement de paradigme pour un avenir durable
La permaculture n'est pas seulement une technique agricole, c'est une vision du monde qui remet en question les modèles de production et de consommation dominants. Elle invite à repenser notre relation à la nature et à nos communautés.
L'abandon des produits chimiques et la reconnaissance de la malbouffe
Le constat est clair : "C’est officiellement fini : vous ne pourrez plus jamais jardiner avec des produits chimiques ! C’est incroyable mais vrai ! Ne les utilisez pas !" Cette affirmation forte souligne la nécessité d'abandonner les pratiques agricoles qui détruisent les sols et la biodiversité. De plus, les professeurs ont constaté que "les maladies sont la conséquence d’une malbouffe beaucoup plus que d’autres choses", mettant en évidence le lien direct entre une alimentation saine, issue de l'agriculture naturelle, et la santé humaine. La permaculture, en produisant une alimentation saine et diversifiée, contribue directement à cette amélioration de la santé.
Le réensauvagement urbain et la régénérescence des écosystèmes
L'exemple de Deema Assaf en Jordanie illustre l'extension des principes de la permaculture au-delà des zones rurales. Consciente que son travail d'architecte contribuait à la bétonisation croissante de la Jordanie, elle a fondé Tayyun, une association qui étudie le réensauvagement urbain et la régénérescence des écosystèmes des villes. Son objectif est de végétaliser son pays, même si la déforestation et la crise climatique n'ont laissé que 1% de couverture arborée. Elle est convaincue que la Jordanie possédait jadis des forêts denses, abritant des éléphants, des rhinocéros et des lions asiatiques. Cette quête de réensauvagement urbain est une application directe des principes permaculturels dans un contexte citadin, soulignant la pertinence de cette approche pour des environnements variés.
Un appel à l'action pour un monde plus vert
Le message de Masanobu Fukuoka, exprimé avec passion, résonne comme un appel urgent à l'action. Il rappelle que "le monde en arrive à un point très dangereux" et que la rapidité de l'épuisement des sols dans des régions comme l'Afrique affectera la planète entière par le manque d'oxygène. Il critique les aides internationales qui, en privilégiant l'envoi de nourriture et de vêtements plutôt que de graines, maintiennent les populations dans une dépendance plutôt que de les rendre autonomes.
Pour Fukuoka, la solution est simple : "semer des graines". Il croit que "notre devoir est de pratiquer l’agriculture à la manière de Dieu", en laissant la nature agir, car elle "se débrouille très bien toute seule". Ce n'est pas une question de moyens technologiques complexes, mais de revenir aux principes fondamentaux de la nature. La permaculture offre cette voie, non seulement pour faire reverdir le désert, mais aussi pour restaurer notre lien avec la Terre et créer un avenir plus résilient et équitable pour tous.
tags: #permaculture #reverdir #le #desert