Tailler les rosiers fin mars : conseils pour une floraison éclatante

Les rosiers, avec leurs effluves parfumés et leurs floraisons majestueuses, embellissent merveilleusement les jardins. Pour vous offrir une floraison généreuse et splendide, il est essentiel de prendre soin d'eux. Parmi les étapes indispensables pour l'entretien de cette belle plante, la taille tient un rôle prépondérant. Que vous rêviez de belles fleurs toute l’année avec des variétés comme Dame de cœur, Iceberg ou Cornelia, ou que vous cultiviez un rosier grimpant, buisson, couvre-sol ou arbuste, un entretien correct, incluant la taille au bon moment et de la bonne manière, est la clé. Si vous vous demandez s’il est encore possible de tailler les rosiers fin mars, la réponse est oui, tant que les jeunes pousses ne sont pas trop allongées. Un rosier vigoureux repart souvent très bien, même avec une taille tardive.

Illustration d'un jardin de roses colorées

L'importance de la taille des rosiers

La taille des rosiers est une opération cruciale qui revêt une grande importance. En effet, tailler vos rosiers, idéalement tous les ans, les aide à conserver une certaine vigueur et à développer une silhouette harmonieuse. Un rosier non taillé risque de favoriser la pousse du petit bois qui va étouffer la plante en la privant de lumière. Les rosiers ont besoin d’être structurés de manière à laisser la lumière atteindre le cœur de la plante et le vent circuler librement entre les branches. Autrement, livrés à eux-mêmes, ils risquent de pousser de manière désordonnée et d’étirer leurs rameaux dans tous les sens. Outre le fait de leur conférer une forme assez disgracieuse, les fleurs risquent d’être moins nombreuses ou de petite taille et faneront plus rapidement.

La taille implique surtout de couper les branches mortes ou disgracieuses ainsi que les brindilles trop faibles, qui ne pourront probablement pas donner de fleurs. Même si cela n’est pas toujours indispensable, tailler un vieux rosier lui donne l’opportunité de rajeunir et de concentrer sa sève vers les rameaux les plus forts pour garantir une splendide floraison. En conséquence, tailler un rosier en pot ou en pleine terre est indispensable d’autant plus que cela est assez simple à réaliser, tant que l’on maîtrise les principes de base.

Les périodes clés pour la taille des rosiers

La taille des rosiers se fait à deux grandes périodes de l'année : à l'automne et au printemps. Cependant, les opérations de taille ne doivent pas se limiter à celles du mois de mars. En effet, elles doivent être pratiquées tout au long de la saison culturale, de mars à novembre, selon les besoins de la plante et le type de rosier.

La taille de printemps : le moment idéal

La taille principale des rosiers s’opère à la sortie de l’hiver, en février ou mars selon les régions, lorsque les fortes gelées sont passées. Le début du printemps est la période idéale pour la taille des rosiers, généralement entre février et mars, toujours en dehors des moments où il gèle. Un adage dit même : « Taille tôt ou taille tard : Rien ne vaut la taille de mars ». Profitez des jours qui rallongent et des températures qui remontent en mars pour passer un peu de temps dans le jardin et accorder toute votre attention à vos rosiers.

Bien sûr, vous pouvez agir plus tard, jusqu’en avril, mais toujours en évitant les jours de gel. Il ne faudra jamais attendre davantage sous peine de mettre en péril la floraison. L’une des erreurs les plus fréquentes est de tailler trop tôt, notamment en hiver, ce qui expose les nouvelles pousses au gel. Le fait de tailler assez sévèrement un rosier, comme on le fait généralement sur les rosiers à fleurs remontantes, peut motiver une montée de sève plus précoce, une pousse hâtive qui rend la plante plus sensible aux gelées de fin d’hiver ou de début de printemps. Il est donc crucial d'attendre que tout risque de gelée ait disparu pour s’assurer du bon développement du plant.

Sécateur coupant une branche de rosier

La taille d’été : l’entretien après floraison

En été, vous pouvez supprimer les fleurs fanées sur les variétés de rosiers à floraisons remontantes, pour favoriser leur renouvellement. Coupez la rose fanée des rosiers à grandes fleurs 10 à 15 cm sous la fleur, juste au-dessus d’une feuille « entière » à 5 folioles. Pour les rosiers qui fleurissent en grappes, même s’il est possible d’ôter les fleurs une à une, le plus simple consiste à supprimer tout le bouquet, une dizaine de centimètres sous le bouquet, toujours au-dessus d’une feuille « entière » à 5 folioles. Vous pouvez tailler juste sous la fleur, ou tailler de préférence juste au-dessus d’une feuille tournée vers l’extérieur du rosier et comportant 5 folioles (5 petites feuilles assemblées entre-elles plutôt que 3). Supprimez régulièrement les fleurs fanées tout au long de l’été. Pour les rosiers non remontants, la taille s’effectue après la floraison, vers la fin du mois de juillet.

La taille d’automne : une intervention légère

La taille d’automne est une taille de nettoyage facultative. Elle consiste juste à éliminer le bout des branches un peu trop longues, possiblement chargées de fruits, pour obtenir un jardin très « propre » et net. Contrairement à la tradition, la taille d'automne ne doit pas être aussi sévère que celle de printemps. Une taille légère permet d’éliminer les branches mortes ou malades et de nettoyer la plante avant l’hiver. Certaines personnes préfèrent cependant garder cet aspect naturel tout l’hiver, ce qui peut aussi plaire aux oiseaux et à la faune sauvage, car certains fruits de rosiers sont même décoratifs. Coupez carrément les branches défleuries en automne.

La taille d’hiver : avec précaution

Les tailles hivernales sont possibles si elles sont modérées, sur les rosiers arbustifs, de préférence ceux qui forment de gros arbustes qui ne fleurissent qu’une fois par an. Elles sont aussi possibles sur les rosiers à fleurs remontantes, en cas d’hiver doux, lorsqu’il ne gèle pas, mais elles sont plutôt à réserver aux régions tempérées, où les températures hivernales sont assez douces. Il est possible de tailler un rosier durant l’hiver à condition que la taille soit modérée et en cas d’hiver doux. Il ne faut surtout pas tailler en période de gel. Taillez vos rosiers en novembre pour empêcher qu’ils ne puissent se dégarnir par le haut.

Préparation et outils de taille

Pour tailler les rosiers au printemps ou pour couper les roses fanées, il est indispensable de disposer d’un bon outillage et surtout de bien le désinfecter avant toute utilisation, afin d’éviter tout risque de transmission de maladie. En effet, un outil sale peut transporter des maladies d’un rosier à l’autre.

Nettoyer ses outils de jardin

Stérilisation des outils

Stérilisez vos outils de jardinage afin d’éviter tout risque de maladies. En nettoyant votre outil de taille avec un chiffon imprégné d’alcool à 90° ou d’alcool à brûler, vous éliminerez les éventuels virus et bactéries. Le trempage systématique de la lame du sécateur dans l’alcool pour la désinfecter ne se pratique pas nécessairement après chaque coupe nette. Cependant, si vos rosiers ont été malades, il est impératif de désinfecter vos outils.

Les outils nécessaires

Les principaux outils du tailleur sont les suivants : le sécateur, l’ébrancheur, la scie égoïne, la cisaille, le couteau, la gouge ou la serpette. Le sécateur est employé pour la taille proprement dite. Si une branche est un peu épaisse, vous pouvez utiliser un coupe-branches ou ébrancheur, qui vous sera également fort utile pour vos plantes grimpantes. De cette façon, vous n’avez pas à fournir un gros effort sur la branche récalcitrante et ne risquez pas de l’abîmer.

La bonne technique de coupe

Tenez le sécateur dans la bonne position : c’est-à-dire la lame au contact du bois qui va rester et la contrelame sur la partie qui va tomber. Ainsi, votre rosier cicatrisera mieux. La coupe doit être nette et en biseau à environ un centimètre d'un œil poussant vers l’extérieur. Le biseau doit être dirigé à l’opposé du bourgeon, afin que l’eau de pluie ne ruisselle pas sur l’œil mais s’écoule bien loin de lui. De cette façon, la coupe sera plus nette et votre plante va mieux cicatriser. Il est recommandé de couper légèrement en biseau en plaçant la lame coupante du côté de la partie à conserver et de veiller à ce que la contre-lame (ou enclume) puisse écraser le rameau qui va tomber.

Précautions supplémentaires

Pour la taille de votre plante, n’oubliez pas de vous munir de gants de jardinage afin d’éviter de vous blesser avec les épines. Après la taille, il est vivement conseillé d’enlever les déchets de la taille, branches et feuilles, et de les brûler, car ils sont porteurs de parasites. Si vos rosiers ont été malades, évitez le compost. Évacuez ou brûlez (si c’est autorisé). N’oubliez pas de brûler vos tailles afin de faire disparaître maladies et parasites qui auraient pu séjourner ou apparaître au cours de l’hiver.

Gros plan sur un rosier fraîchement taillé

Les différents types de rosiers et leurs tailles spécifiques

Il existe différentes espèces et variétés de rosiers que l’on distingue en quelques grandes familles : les miniatures, les couvre-sols, les rosiers buissons, les arbustifs, les grimpants et lianes, et enfin les rosiers tiges et pleureurs. Ainsi, au-delà de la couleur et du parfum de la fleur, il est aussi important de bien savoir choisir la variété qui vous conviendra en fonction de vos attentes, de votre localisation et de vos envies.

Rosiers remontants et non remontants

Contrairement à une idée reçue, « remontant » ne signifie pas que votre plante est grimpante. Cela signifie que celle-ci vous permettra de profiter de sa jolie floraison plusieurs fois dans l’année, avec ou sans pause estivale. Une variété de rosier est dite « remontante » lorsqu’elle fleurit pratiquement toute l’année sur le « bois de l’année ». En réalité, un rameau ayant fleuri et correctement retaillé formera de nouvelles pousses qui porteront de nouvelles fleurs huit à neuf semaines plus tard. Certaines années particulièrement douces à l’automne permettent ainsi d’obtenir jusqu’à trois périodes de floraison.

Par contre, une variété « non remontante » est celle qui ne fleurit qu’une seule fois entre mai et septembre sur le « bois de l’année précédente », durant quatre à cinq semaines. Les rosiers botaniques et les rosiers anciens non remontants ne doivent surtout pas être taillés en mars. Si vous possédez une espèce non remontante (c’est-à-dire qui ne fleurit qu’une fois dans l’année), n’hésitez pas à procéder à la taille dès que la floraison est terminée, c’est-à-dire à la fin de l’été.

Schéma des différents types de rosiers

Rosiers buissons ou arbustes

Le rosier arbuste, appelé aussi « rosier buisson », est le rosier le plus courant dans nos jardins. Ses avantages : il a un port buissonnant, il ne monte pas très haut en général et peut être à grandes fleurs. Mesurant entre 60 et 120 cm selon la variété, le rosier buisson se caractérise par son port évasé. Pour ces deux familles, vous devez garder plusieurs branches principales dont le nombre peut varier entre 3 et 7. L’objectif est de favoriser les jeunes pousses en réduisant les pousses ligneuses. Pour cela, vous devez couper entre 3 et 5 yeux. Ce qui représente en moyenne une distance de 15 à 20 centimètres. Pour la forme en buisson, il faudra aussi dégager le centre de l’arbuste de façon à permettre à l’air et à la lumière de passer et d’éviter un surcroît d’humidité.

Pour ces rosiers, la taille est à faire en mars. Taillez-les en raccourcissant les branches d’un quart de leur longueur et en supprimant les branches mortes, les vieilles branches et celles en mauvaise santé. Les bourgeons doivent être taillés à 3 yeux. Il faut raccourcir les pousses de l’année précédente d’environ un ou deux tiers et éliminer les bois abîmés et les branches qui s’entrecroisent de façon à donner une belle harmonie à l’arbuste.

Rosiers grimpants

Les rosiers grimpants sont souvent accolés à un mur ou une pergola. Ils sont palissés et attachés à leur support, avec les branches étalées pour en occuper toute la surface. La taille doit s’effectuer en fin d’hiver, quand la végétation reprend, lors de l'apparition des premiers bourgeons et des premières pousses. Il est conseillé de conserver continuellement 5 ou 6 rameaux principaux. Ils vont alors constituer les branches charpentières de votre plant. Par contre, vous allez rabattre les tiges qui partent sur les côtés à 5 ou 6 yeux, c’est-à-dire entre 30 et 40 centimètres.

Pour les rosiers grimpants à floraison remontante, l’idéal est tout d’abord de détacher les rameaux de leur support. Les vieux rameaux sont supprimés à la base. Les plus « belles » pousses sont maintenues en nombre égal au nombre de rameaux vieux éliminés. Souvent elles se divisent en plusieurs rameaux de deuxième ordre. On ne garde que les deux rameaux les plus beaux pour que la sève issue du rameau de premier ordre profite au minimum de pousses ; celles-ci sont alors taillées aux deux tiers de leur longueur. Quant aux rameaux intermédiaires qui ont certainement produit des rameaux latéraux, ils sont taillés sur trois à sept yeux. Pour les rosiers grimpants à floraison non remontante, il n’y a, en principe, aucune taille à réaliser en mars, si ce n’est celle qui consiste à éliminer tous les trois ans et à leur base les très vieux rameaux qui couraient le long de leur support, idéalement horizontal.

Rosiers miniatures, anciens ou couvre-sols

Pour tailler un mini rosier, il faut adopter la même méthode que pour les variétés buissonnantes. Taillez vos rosiers miniatures au mois de mars en supprimant les petites tiges et ne conservez que 3 à 5 branches principales. Dans le cas des rosiers couvre-sol, il est préférable d’attendre quelques années après la plantation et de n’effectuer la coupe que tous les 2 ou 3 ans. Cela dépend essentiellement du niveau d’envahissement de vos plants. Vous devez toujours conserver entre 3 et 4 branches. Pour cela, il est conseillé de choisir celles qui possèdent le plus important diamètre et qui se trouvent autour de la base de votre plant. Il vous reste alors à sectionner juste au-dessus du bourgeon qui est tourné vers l’extérieur. Enfin, il faut éliminer le bois mort ainsi que les autres branches. Les rosiers paysagers forment souvent des boules denses ou des coussins à bois fin et très ramifié. Ils se taillent facilement à la cisaille, puis on enlève le bois mort dans la mesure du possible. Le but est de laisser quelques bourgeons à la base des branches et d’harmoniser leur forme, pour les garder jeunes et bien florifères.

Rosiers tiges et pleureurs

En ce qui concerne les formes arbustives, elles doivent être taillées afin de conserver une hauteur de 60 centimètres pendant les 3 premières années après leur mise en terre. Ce délai leur permet de prendre des forces et de bien s’enraciner. Ensuite, vous pouvez les laisser grandir et utiliser le sécateur uniquement pour enlever les branches trop âgées ou le bois mort. Les espèces dites « pleureur », doivent être coupées assez courtes. Tailler les rosiers en novembre vous permet alors d’empêcher qu’ils ne puissent se dégarnir par le haut. Le rosier tige est généralement greffé et peut être miniature, buisson à grandes fleurs ou à fleurs groupées. Souvent, les fleurs retombent sur une tige assez haute. Concernant la taille, il faut conserver 5 à 7 branches principales et supprimer les bois morts ou malades.

Principes généraux de la taille

La taille du rosier, quel qu’il soit, consiste à dégager son cœur et à éliminer les branches qui se croisent. Ainsi, la plante est moins exposée aux maladies et aux insectes. Il faut toujours couper au-dessus d’un œil extérieur et privilégier les bourgeons qui se développent vers l’extérieur.

La pré-taille

La pré-taille consiste à couper le bois mort et les vieilles branches et à aérer le centre du rosier. Taillez à ras les branches mortes, malades ou chétives.

Gérer les gourmands

Les gourmands sont des pousses vigoureuses qui partent généralement du pied du rosier ou sous le point de greffe (souvent identifiable par un renflement à la base de la plante). Ils ne produisent pas ou peu de fleurs et épuisent la plante en énergie. Pour les reconnaître facilement, observez bien leur origine (sous le point de greffe). Ils ne sont pas taillés ; par contre, ils sont arrachés à leur naissance sur la racine porteuse avec une gouge, une serpette ou un large couteau bien aiguisé.

Taille selon la vigueur du rosier

Il faut toujours tailler plus long les rameaux forts ou vigoureux et raccourcir davantage les pousses qui sont grêles ou faibles. Ce principe est systématiquement appliqué à toute variété vigoureuse qui est donc toujours taillée longue par rapport à une variété faible. Ainsi, si on taille trop court un rosier greffé sur Rosa canina, de nombreux « gourmands » ou « sauvageons » vont apparaître sur ce dernier. À l’inverse, si on taille trop long un rosier greffé sur Rosa laxa ou Rosa multiflora, alors la plante vieillira plus rapidement et devra être plus vite remplacée.

Certaines variétés, notamment les rosiers vigoureux ou à grandes fleurs, se taillent plutôt long. On conserve alors plusieurs yeux sur les tiges principales afin de préserver leur port naturel et leur capacité à produire de longues pousses florifères. Les rosiers modernes, hybrides de thé ou floribundas, supportent très bien une taille courte. On rabat alors les tiges de façon plus sévère pour encourager l’émission de jeunes pousses vigoureuses, gages d’une floraison abondante. Pour les rosiers robustes, arbustifs ou remontants, une taille légère, d’entretien ou de nettoyage, suffit pour qu’ils gardent une forme souple et harmonieuse. Il suffit donc de raccourcir les pousses de l’année précédente et supprimer les branches qui s’entrecroisent pour laisser passer l’air et la lumière. Pour les rosiers fluets, fragiles et un peu frêles : il faut ici une taille sévère. Plus un arbuste est faible et plus il a besoin d’être taillé court. Il faut donc supprimer les bois morts, les branches trop âgées (elles sont plus foncées) et celles qui vous paraissent fragiles. Ne conserver que 4 ou 5 branches bien vertes et couper au-dessus du troisième ou cinquième œil (compter en partant du sol), œil tourné vers l’extérieur du rosier.

Rosiers trop hauts

Lorsque des rosiers ont poussé trop haut, il est important de les tailler pour conserver une forme équilibrée et favoriser la floraison. Commencez par réduire la hauteur des tiges principales d’environ un tiers à la moitié, en coupant juste au-dessus d’un bourgeon tourné vers l’extérieur. Cette taille permet de canaliser l’énergie vers les jeunes pousses et d’aérer la structure du rosier. Conservez 3 à 5 yeux sur les branches les plus grosses, c’est-à-dire les branches principales. Et taillez plus court les branches de plus faibles diamètres.

Infographie sur les principes de taille des rosiers

Entretien après la taille et fertilisation

Après la taille, l'entretien ne s'arrête pas. Pour une floraison magnifique, il est important de nourrir vos rosiers.

Apports d'engrais

N'oubliez pas de rajouter de temps à autre de l'engrais naturel pour rosier. Un apport d’engrais régulier lui donnera de la force et de la vivacité et permettra d'obtenir une magnifique floraison. Les apports d'engrais, compost ou tout autre amendement naturel, sont importants pour assurer une bonne fertilisation de votre rosier. Pour finir, dégagez le point de greffe qui avait été butté à l’automne et apportez un bon engrais organique.

Observations post-taille

Ce qui est certain, c’est que plus votre attention sera portée à vos rosiers, plus vous constaterez des répercussions sur sa floraison. Heureusement, rien qu’en observant comment le rosier croît et fleurit, l’amateur peut être éclairé quant à la taille du rosier à réaliser. Si le rosier refait une nouvelle pousse florale, dès que la couleur des « pétales » apparaît entre les « sépales » du bouton, le rameau en voie de floraison est coupé sur une longueur suffisante pour le placer dans un vase.

Légendes et croyances anciennes liées à la taille

Certains textes anciens sont beaucoup plus précis concernant les périodes de taille. En effet, durant tout le moyen âge, on croyait que le monde avait été créé le 18 mars. En regard à ce jour, le calendrier indiquait : primus dies mundi. Les anciens avaient sans doute de bonnes raisons pour associer la taille de la vigne au mois de mars : les grands froids sont passés, la sève commence à monter empêchant les parasites de s’introduire dans les plaies de la taille. Pour ce qui concerne plus spécifiquement le rosier, contrairement à la vigne, l’intérêt pour la taille est relativement récent. Il correspond à l’arrivée au 18ème siècle des roses chinoises à floraison remontante.

Si vous êtes un adepte du jardinage selon les phases de la Lune, repérez sur votre calendrier lunaire les jours Fleur du mois en cours et quand l’astre est en lune descendante. La sève sera alors concentrée au niveau des racines, la cicatrisation des plaies de taille se fera mieux. Pour cette année, la taille du rosier pourrait se faire préférentiellement les 13, 22 et 23 février dans les climats chauds comme sur le pourtour méditerranéen, et les 12, 13, 21 et 22 du mois de mars et les 8, 9 et 18 du mois d’avril dans les régions plus froides. Les meilleurs jours en lune descendante et en jour fleurs, seront les 12 et 13 février en climat chaud, les 11 et 12 mars, et on pourra encore le faire les 7, 8 et 16 avril.

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