Piqûres d'insectes au jardin : causes, symptômes et remèdes naturels et médicaux

Avec l'arrivée de l'été, une multitude d'insectes piqueurs tels que les moustiques, abeilles, guêpes et frelons deviennent plus actifs, occasionnant parfois des désagréments. Leurs piqûres, bien que souvent bénignes, peuvent gâcher nos moments de détente en extérieur et, dans certains cas, entraîner des réactions plus graves nécessitant une attention médicale. Comprendre les causes, reconnaître les symptômes et savoir comment réagir face à ces piqûres est essentiel pour une gestion efficace et sereine.

illustration d'un jardin avec divers insectes volants

Identifier l'agresseur : piqûre ou morsure ?

Il est important de distinguer une piqûre d'une morsure. On parle généralement de piqûre lorsqu'un insecte utilise son dard pour injecter du venin ou une autre substance dans la peau. C'est le cas des guêpes, des abeilles, des frelons et des moustiques. La piqûre provoque souvent une douleur immédiate, car c'est la substance injectée qui déclenche les symptômes chez la personne piquée. À l'inverse, on parle de morsure lorsqu'un insecte utilise une partie de sa bouche sur la surface de la peau pour se nourrir ou pour se défendre. La réaction cutanée est alors provoquée par la salive de l'insecte. Les araignées, les taons et les tiques mordent plutôt qu'ils ne piquent. Certains insectes peuvent à la fois mordre et piquer. Bien souvent, l'aspect visuel d'une piqûre ou d'une morsure ne permet pas d'identifier l'espèce qui en est à l'origine, même pour les praticiens. Chaque insecte pique ou mord de manière différente, provoquant des réactions qui varient selon l'espèce.

Les différents types de piqûres et leurs particularités

Les piqûres d'insectes peuvent se manifester immédiatement ou apparaître sous quelques heures, et leur disparition peut prendre plus ou moins de temps. Elles peuvent impliquer une irritation, un gonflement, une réaction allergique, des éruptions cutanées et même des douleurs. En fonction de leur nature, elles sont plus ou moins visibles et de tailles différentes.

Piqûres de moustiques

Les moustiques sont des insectes suceurs hématophages qui se nourrissent de sang par l'intermédiaire d'une trompe aspirante. Nous les subissons au moins une fois par an, quasi sans exception, pendant les périodes les plus chaudes de l'année. L'aspect général d'une piqûre de moustique est une petite rougeur arrondie avec un petit point rouge au centre, remarquable par son léger gonflement. S'il y a plusieurs piqûres, celles-ci ne sont généralement pas groupées mais assez éloignées. Ces lésions ont tendance à piquer un peu (au-delà de gratter), et cela est dû à la salive que ces moustiques dégagent lorsqu'ils ont sucé notre sang. La piqûre de moustique est indolore sur le moment, c'est la salive injectée sous la peau qui provoque ensuite des fortes démangeaisons.

Le moustique tigre, reconnaissable à son corps noir rayé de blanc et à ses pattes zébrées, est de plus en plus présent en France. Sa piqûre est non seulement douloureuse, mais elle peut aussi transmettre des maladies comme la dengue, le chikungunya ou le Zika si la personne piquée avant était contaminée. Si des symptômes inhabituels apparaissent (fièvre, douleurs articulaires, éruption cutanée), il est recommandé de consulter un médecin.

Piqûres d'abeilles, guêpes et frelons

Les piqûres de ces insectes (abeille, guêpe, frelon) virent généralement et rapidement au rouge. Elles entraînent un gonflement de la peau et présentent un point rouge et blanc au centre, marqueur de l'endroit où l'insecte a planté son dard. Les piqûres de guêpes, frelons ou abeilles ne sont pas rares pendant l'été. À la belle saison, ces insectes sont attirés par les fleurs, les fruits et l'odeur des aliments. Les pique-niques, barbecues et autres goûters sont autant de situations à risque de piqûre. Les insectes ne piquent que lorsqu'ils se sentent attaqués.

  • Piqûre d'abeille : Si vous avez été piqué par une abeille, le dard restera à l'intérieur et vous devrez le retirer avec précaution. L'abeille est le seul insecte à laisser son dard dans la peau de sa victime.
  • Piqûre de guêpe : Si vous avez été piqué par une guêpe, le dard ne restera pas à l'intérieur. Les piqûres de guêpes se reconnaissent à leur douleur immédiate et vive, suivie d'un gonflement rapide autour de la zone touchée. Le gonflement après une piqûre de guêpe dure généralement entre 24 et 48 heures, bien que cette durée puisse s'étendre jusqu'à trois jours selon les cas. Contrairement aux piqûres de moustiques qui démangent quelques jours mais gonflent peu, les piqûres de guêpe provoquent un œdème plus visible.
  • Piqûre de frelon : La piqûre de frelon provoque une douleur très vive et un gonflement rapide, souvent plus important qu'avec d'autres insectes. La douleur intense peut durer quelques heures, tandis qu'une sensation de gêne légère persiste généralement 1 à 3 jours. La douleur intense causée par une piqûre de frelon dure généralement entre 1 et 3 heures.

Morsures de taons

Les piqûres de taons se distinguent par leur douleur particulièrement intense. Contrairement à une idée reçue, les taons ne piquent pas mais mordent : ils arrachent de petits morceaux de chair pour insérer leur trompe et se nourrir de sang. Une tache ou plaque rouge se forme rapidement à l'endroit de la morsure, accompagnée d'un gonflement. Une morsure de taon est en général très douloureuse et provoque une inflammation. Il faut faire particulièrement attention aux abords des points d'eau et des rivières.

Piqûres de fourmis

Les piqûres de fourmis de feu produisent un gonflement, deviennent rouges et présentent généralement un peu de pus. Les lésions peuvent parfois se transformer en cloques et provoquer de vives douleurs. Le véritable problème avec les fourmis est qu'elles évoluent en groupe. Les fourmis de nos contrées piquent rarement. Les espèces "piqueuses" comme les fourmis rouges attaquent avec leur aiguillon, les rousses mordent avec leurs mandibules et déposent de l'acide formique sur la morsure. En dehors des éventuelles réactions allergiques, ces piqûres sont généralement peu douloureuses et sans danger. Toutefois, le venin peut provoquer une irritation de la peau, des cloques et des démangeaisons. L'espèce Manica rubida, présente en altitude, est très venimeuse et provoque une piqûre comparable à celle de la guêpe.

Morsures d'araignées

Les araignées mordent et la marque qu'elles laissent est généralement assez similaire à celle des autres insectes : gonflement, rougeur. La caractéristique qui permet de les identifier est que ces morsures laissent généralement deux crevaisons légèrement séparées. De plus, ces lésions peuvent adopter différentes tailles : plus grandes ou plus petites, en fonction du type d'araignée. La douleur produite par ces piqûres peut mettre du temps à apparaître ou, au contraire, être immédiate. Normalement, il ne s'agit pas d'une douleur très vive : bien que les araignées injectent généralement du poison, ce n'est pas dangereux pour la santé humaine et cela disparaît avec le temps. En France, la majorité des araignées ne présente aucun danger pour l'homme. La plupart des morsures d'araignée ne provoquent qu'une irritation cutanée passagère avec rougeurs, gonflement et démangeaisons. En France, dans le Sud (Corse, Provence, Languedoc, Roussillon) et sur le littoral atlantique (Morbihan), on rencontre une espèce très dangereuse : la malmignatte ou veuve noire d'Europe.

Morsures de tiques

La piqûre de tique se caractérise par une tache rouge très intense, bien que la piqûre en tant que telle soit indolore. La façon la plus évidente de les identifier est de constater que la tique est encore attachée à la peau. En effet, les tiques insèrent leur tête dans la peau de leur victime et restent à se nourrir, jusqu'à ce qu'elles soient extraites. Il est alors très important que la tique soit bien retirée, afin que la tête ne reste pas à l'intérieur et qu'une infection (pouvant devenir dangereuse) ne se déclenche. Les tiques transmettent la bactérie de la maladie de Lyme qui cause, entre autres symptômes, des douleurs articulaires et de la fatigue chronique. Sévissant en forêt mais aussi dans les parcs en ville, les tiques mordent les parties chaudes et humides du corps. De nombreux cas peuvent passer inaperçus, elles frappent dans le dos ou sur le cuir chevelu.

Piqûres de puces

Les piqûres des puces produisent de petits monticules rouges sur la peau. Ce qui les caractérise, c'est qu'elles sont généralement plusieurs à la fois et sont toutes regroupées les unes à côté des autres. Celles-ci produisent une démangeaison immédiate et intense : il est difficile de ne pas gratter. Si la réaction est forte ou allergique, ces piqûres peuvent avoir des effets considérables ! Les puces sont présentes pendant la période estivale qui se situe entre avril et fin septembre (voir octobre si le climat est encore doux). Les puces sont présentes principalement sur le sol (et le canapé, car elles peuvent sauter jusqu'à environ 90 cm de hauteur). Les piqûres s'apparentent à des boutons légèrement boursouflés et rougeâtres. La particularité est que les piqûres de puces sont très désagréables et grattent énormément (surtout lors de la douche). Le nombre de piqûres varie en fonction du niveau d'infestation.

Piqûres de punaises de lit

Les piqûres de punaises de lit sont généralement multiples et se produisent en groupe. La rougeur induite est en fait une réaction de la peau contre la salive de ces insectes. Un autre signe de présence de punaises de lit est qu'elles laissent généralement de petites traces de sang sur votre peau après s'être nourries. À l'exception des réactions allergiques, celles-ci ne produisent "que" des démangeaisons mais entraînent plutôt des séquelles psychologiques (peur d'aller se coucher et se faire piquer). La punaise de lit est présente toute l'année, peu importe la saison. La température extérieure ainsi que les saisons n'ont aucun impact sur les punaises de lit. Un signe intéressant est le fait de constater des piqûres au réveil (le matin ou après la sieste). Un autre signe significatif, et cela s'adresse aux personnes portant un pyjama : la punaise de lit pique à n'importe quels endroits du corps dès lors qu'ils sont accessibles. Par exemple, une personne dormant en pyjama et avec des chaussettes aura tendance à se faire piquer aux mains, poignets, cou et nuque.

Piqûres de chenilles

De fin mai à début juin, les chenilles processionnaires du chêne - que l'on trouve partout en Europe - sont couvertes de poils toxiques qui, si on les touche, provoquent une éruption cutanée qui démange.

Piqûres d'aoûtats

Les aoûtats adultes sont des petits acariens blancs à jaunes du genre Trombicula, visibles à l'œil nu (3 mm) qui vivent dans l'herbe. Sans réel danger pour nous, ce sont leurs larves rouge vif qui posent problème, car elles se comportent comme des insectes piqueurs et suceurs et s'accrochent à l'homme ou aux animaux pour se nourrir. Les aoûtats prolifèrent pendant les mois de forte chaleur, généralement en août car le temps sec les maintient en forme. Les larves se nichent sous la peau et provoquent la formation de petites papules rougeâtres de 2 à 3 mm qui peuvent parfois se détacher au bout de 24 h. Mais le plus souvent, elles vont provoquer des démangeaisons intenses susceptibles de perdurer plus d'une semaine ! Ces prurits seront accompagnés (ou non) de boutons, d'un érythème étendu et parfois pourront déclencher une urticaire allergique.

Causes et mécanismes des piqûres d'insectes

La plupart des insectes n'attaquent généralement pas les humains, à moins qu'ils ne se sentent provoqués. En effet, de nombreuses morsures et piqûres sont défensives. Les insectes piquent pour protéger leurs ruches, leurs nids, ou lorsqu'ils sont accidentellement touchés ou dérangés (c'est pourquoi les ruches et les nids ne doivent pas être dérangés ou approchés). Une piqûre ou une morsure injecte du venin (composé de protéines et d'autres substances) susceptibles de déclencher une réaction allergique chez la victime. Le gonflement après une piqûre d'insecte correspond à une réaction inflammatoire normale du système immunitaire. Lorsque l'insecte injecte son venin ou sa salive dans la peau, le corps déclenche une réponse défensive qui provoque un œdème localisé.

Facteurs attirant les insectes piqueurs

À la belle saison, les insectes attirés par les fleurs et les fruits le sont également par l'odeur des aliments. Les pique-niques, barbecue et autres goûters sont autant de situations à risque de piqûre. Les guêpes sont attirées par certaines odeurs, notamment celle des aliments. Les canettes de soda attirent les guêpes. Les poubelles, surtout si elles contiennent des restes de nourriture, peuvent attirer les guêpes. Éviter certaines couleurs est aussi important : les guêpes sont attirées par les couleurs vives et les motifs floraux.

Prévenir les piqures

Symptômes courants et réactions spécifiques

Généralement, les piqûres d'insectes provoquent une douleur, un gonflement et des rougeurs juste autour de la piqûre (c'est ce qu'on appelle une réaction locale) mais l'intensité de ces symptômes dépend de l'insecte concerné, de la zone du corps piquée et du terrain allergique. Ces réactions cutanées sont la réponse du système immunitaire à la salive ou au venin injectés dans la peau par l'insecte. Elles disparaissent généralement en quelques heures ou quelques jours. Une sensation de brûlure après une piqûre d'insecte est normale pour certaines espèces. Les piqûres de taons et de frelons provoquent souvent une douleur intense accompagnée d'une sensation de brûlure qui peut durer plusieurs heures. Les guêpes et les abeilles injectent également un venin qui génère cette impression désagréable. Cette réaction disparaît généralement en un à deux jours.

Quand une piqûre devient-elle préoccupante ?

Plusieurs signes doivent vous alerter après une piqûre d'insecte. Une fièvre modérée ou forte, une grande fatigue, des douleurs musculaires ou articulaires, des maux de tête ou une conjonctivite nécessitent une consultation médicale rapide. Si le gonflement s'étend au-delà de 3 cm autour de la zone piquée, si la rougeur augmente progressivement ou si du pus apparaît, cela peut révéler une infection. Une piqûre inexpliquée qui évolue de manière inhabituelle (formation d'une plaque rouge en cercle, par exemple) peut aussi signaler une complication, notamment dans le cas d'une morsure de tique porteuse de la maladie de Lyme.

Si le gonflement persiste au-delà de quelques jours, s'aggrave ou s'accompagne de symptômes tels que fièvre, rougeur circulaire extensive, douleur intense ou difficulté à respirer, une consultation médicale s'impose. Si le gonflement après une piqûre de guêpe persiste au-delà de trois jours, s'aggrave ou dépasse 10 cm de diamètre, consultez un professionnel de santé.

Réactions toxiques

Si la victime a été piquée un grand nombre de fois (attaque par un essaim, par exemple), la quantité de venin totale peut être importante et entraîner une réaction toxique. Celle-ci est responsable de troubles digestifs, maux de tête, chutes de tension. Il faudra alors consulter un médecin rapidement pour surveiller l'évolution de la situation. Au-delà de 20 piqûres simultanées chez l'adulte (plus de 4 ou 5 chez l'enfant), il est conseillé de se rendre dans un service d'urgences pour surveillance. Chez les adultes non allergiques, on évalue la dose létale de venin à 40 piqûres par kilo de poids corporel et à 15 piqûres par kilo chez les enfants.

Réactions allergiques (anaphylaxie)

En cas d'allergie, la réaction sera rapide et potentiellement fatale. Attention, on peut devenir allergique à tout âge. Ce type de réaction est donc imprévisible, même si elle reste rare. En cas de réaction allergique, la victime présentera rapidement un gonflement et des démangeaisons au niveau de la piqûre, mais aussi une réaction sur tout le corps de type urticaire, des troubles respiratoires (œdème du larynx, de la langue, bronchospasme), des troubles cardiaques et des chutes de tension, des troubles digestifs et neurologiques (vertige, perte de connaissance). Le pronostic vital est alors engagé. Une prise en charge hospitalière en urgence est indispensable.

Les symptômes d'une allergie aux piqûres d'insectes peuvent varier d'une personne à l'autre. Ces symptômes peuvent indiquer une réaction allergique sévère, appelée anaphylaxie, qui nécessite une intervention médicale urgente. En cas de réactions sévères, l'usage d'un auto-injecteur d'épinéphrine, souvent appelé stylo d'adrénaline, est indispensable. C'est un dispositif facile à utiliser qui administre une dose de traitement pour contrer rapidement les symptômes d'une réaction allergique grave.

Piqûres infectées

Parfois, une infection cutanée se développe après une morsure / piqûre, notamment si vous vous grattez beaucoup. Cela peut endommager la peau et permettre aux germes (bactéries) de pénétrer. Les signes d'infection sont l'apparition autour de la morsure / piqûre : d'une rougeur, d'une sensibilité, d'une décharge jaune (c'est ce qu'on appelle le pus). Sur une période de plusieurs jours, l'infection peut se propager et, parfois, devenir grave. En revanche, une rougeur et un gonflement qui se propagent rapidement sont plus susceptibles d'être dus à une allergie. Une infection après une piqûre survient lorsque des bactéries pénètrent dans la plaie et se multiplient. Les signes à surveiller comprennent une rougeur persistante qui s'étend, une enflure croissante, une douleur intense ou une sensation de chaleur autour de la piqûre.

Premiers gestes et remèdes naturels

Réagir vite et bien est primordial. Une piqûre doit être considérée comme une petite plaie, et il est donc important de la désinfecter.

Actions immédiates

  • Retirer le dard (si présent) : S'il s'agit d'une piqûre d'abeille, seul insecte à laisser son dard dans la peau de sa victime, commencez par retirer ce dard dès que possible : il ressemble à un petit point noir. En effet, le sac à venin met une minute à se vider entièrement : plus vous le retirez vite, moins la quantité de venin injectée sera importante. N'utilisez pas une pince qui presserait cette glande à venin, mais préférez gratter la zone parallèlement à la peau à l'aide de votre ongle ou d'une carte en plastique type carte de crédit. Pour retirer le dard correctement, grattez délicatement la peau avec votre ongle ou le bord d'une carte de crédit dans différentes directions jusqu'à ce qu'il se détache.
  • Nettoyer et désinfecter : Pour cela, commencer par laver la zone de piqûre à l'eau et au savon. Ensuite, séchez par tamponnements pour ne pas aggraver la douleur. Désinfectez avec un produit à base de chlorhexidine.
  • Appliquer du froid : Si possible, glacez la zone (aliments surgelés, glaçons enveloppés dans un torchon propre). L'application d'une compresse froide permet de réduire l'inflammation et d'apaiser les démangeaisons. Maintenez-la sur la zone piquée pendant 15 à 20 minutes maximum. Cela soulagera la plupart des douleurs dues à des piqûres.
  • Appliquer de la chaleur (pour le venin) : Le venin est sensible aux variations de température : si possible, approchez de la zone piquée une source de chaleur (cigarette allumée, sèche-cheveux…). Cela contribuera à dénaturer le venin et limitera la douleur et les gonflements.
  • Surélever le membre : Si la piqûre a touché une main, retirez les bagues pour éviter un effet garrot. Si possible, surélevez le membre touché.
  • Éviter de gratter : Le grattage aggrave l'inflammation, augmente la douleur et favorise le risque d'infection cutanée.

Remèdes naturels

Il existe plusieurs façons de traiter les piqûres d'insectes, et ce, de manière naturelle.

  • Miel : Le miel est un antibactérien ainsi qu'un anti-inflammatoire. Allié à la lavande, il est le parfait allié pour lutter contre ces désagréments.
  • Huiles essentielles : L'huile essentielle de lavande aspic est particulièrement recommandée pour les piqûres avec venin (abeilles, guêpes, frelons). Elle soulage la douleur et favorise l'apaisement cutané. La lavande possède des propriétés antalgiques et calmantes grâce au linalol qu'elle contient. L'huile essentielle de lavande diluée dans une huile végétale peut également soulager l'inconfort. L'huile essentielle d'eucalyptus citronné peut aussi être utilisée pour calmer les démangeaisons liées aux piqûres de moustiques. Les huiles essentielles d'arbre à thé (tea tree), de lavande vraie et de géranium rosat calment l'irritation et la douleur, elles peuvent être utilisées seules ou en mélange. Elles seront appliquées pures, ou diluées à 50 % avec de l'huile de millepertuis, 2 ou 3 fois par jour.
  • Vinaigre de cidre : Le vinaigre est un remède de grand-mère particulièrement efficace. Grâce à ses propriétés antiseptiques, il désinfecte la piqûre et soulage instantanément les démangeaisons. L'application de compresses imprégnées d'alcool, de teinture de calendula ou de vinaigre peuvent être appliquées 2 ou 3 fois par jour à l'endroit de la piqûre.
  • Bicarbonate de soude : Le bicarbonate de soude constitue une autre solution naturelle accessible. Mélangez-le avec de l'eau avec un peu de bicarbonate de soude pour former une pâte épaisse, puis appliquez-la sur la piqûre.
  • Propolis : La Propolis, grâce à son action anesthésiante, est aussi un véritable remède naturel contre les piqûres d'abeille. Un produit à base de Propolis (crème, huile) pourra soulager une piqûre d'insecte.
  • Plantain : Le suc de quelques feuilles fraîches froissées de plantain aura un effet calmant immédiat. Le plantain est reconnu pour ses propriétés calmantes et anti-infectieuses.
  • Homéopathie : En homéopathie, Apis 7 CH est indiqué quand la piqûre entraîne un œdème rose à rouge, que le froid soulage, mais qu'une pression aggrave. Apis 5 CH est approprié en cas d'œdème rosé associé à des douleurs brûlantes et aiguës et qu'une application froide soulage. Les granules de Ledum palustre 7 CH sont indiquées en cas de démangeaisons soulagées par le froid, mais aggravées par la chaleur du lit. En homéopathie, Formica rufa 5 CH est l'antidote des piqûres de fourmis rouges avec sensation de rougeur, brûlure et démangeaisons.
  • Autre : L'huile de millepertuis peut aussi soulager "le feu" et l'irritation.

Avertissements : l'efficacité de certaines médecines douces reste sujette à débat, les preuves scientifiques étant encore discutées. Ces pratiques ne doivent jamais se substituer à un traitement médical ni à l'avis d'un professionnel de santé.

table des remèdes naturels pour piqûres d'insectes

Traitements médicaux et quand consulter

Dans la majorité des cas, la piqûre provoque seulement une réaction locale, c'est-à-dire un petit gonflement rouge, accompagné de démangeaisons. Ils disparaissent en quelques heures. Pour lutter contre les démangeaisons et l'inflammation, demandez conseil à votre pharmacien. Il pourra vous proposer une crème à base d'antihistaminiques et/ou de dermocorticoïdes. Du paracétamol pourra soulager les sensations douloureuses. Les crèmes et gels antihistaminiques constituent un traitement de première intention. Disponibles sans ordonnance, ces produits aident à réduire l'inflammation, les démangeaisons et la douleur. Pour les démangeaisons importantes ou mal supportées, un traitement antihistaminique oral peut être nécessaire.

Quand consulter un médecin ?

  • Réaction allergique connue ou symptômes de gravité : Si la personne souffre d'une allergie connue, si elle manifeste des difficultés respiratoires ou si un gonflement croissant est observé à l'endroit de la piqûre, il est conseillé de consulter un médecin. Consultez immédiatement un professionnel de santé si vous observez des difficultés respiratoires, une éruption cutanée généralisée ou un gonflement du visage et de la langue.
  • Piqûres multiples : Pour les piqûres multiples (plus de 4 ou 5 chez l'enfant, plus de 20 chez l'adulte), un rendez-vous médical est nécessaire, même sans allergie connue. Au-delà de dix piqûres, appeler les urgences.
  • Symptômes inhabituels ou aggravés : Si la sensation de brûlure s'intensifie, si le gonflement s'étend de manière importante ou si des symptômes tels que fièvre, difficultés respiratoires ou malaise apparaissent, consultez rapidement un professionnel de santé. Si un bouton apparaît suite à une piqûre d'insecte, gardez la zone propre et évitez de gratter pour prévenir toute infection. Si l'inflammation s'étend, si le bouton devient douloureux, chaud au toucher ou si du pus commence à s'écouler, une infection après une piqûre est probable.
  • Piqûre de tique : Les risques de transmission de la maladie de Lyme obligent à consulter un médecin. Si vous découvrez une tique sur vous ou votre enfant, ne pas l'arracher si vous n'avez pas de tire-tique. Seul cet outil spécifique permet d'enlever le parasite avec sa tête. Si cette dernière reste dans la peau, de nombreuses bactéries contenues dans ses glandes salivaires seront libérées.
  • Méconnaissance de l'insecte : Si vous ne savez pas ce qui vous a mordu ou piqué, il est important de continuer à surveiller attentivement la zone pour vous assurer qu'elle ne s'infecte pas. Appelez votre médecin s'il y a une plaie ouverte ou ulcéreuse, qui peut suggérer une morsure d'araignée venimeuse.
  • Symptômes sur tout le corps : Si vous commencez à ressentir des symptômes qui ne se limitent pas au site de la morsure ou de la piqûre (ou si vous avez des antécédents de réactions graves), consultez immédiatement un médecin.

Traitements spécifiques

Le traitement des réactions graves aux piqûres ou aux morsures doit être effectué au service des urgences. Le traitement peut commencer par l'épinéphrine, la diphenhydramine et les stéroïdes (médicaments de la famille de la cortisone), généralement administrés par voie intraveineuse. Des antibiotiques oraux peuvent être administrés pour les infections. Pour les personnes gravement atteintes / malades, une intraveineuse sera démarrée, de l'oxygène sera administré et un moniteur cardiaque sera utilisé jusqu'à ce que les symptômes se soient améliorés grâce aux médicaments. Pour les réactions uniquement locales, un traitement à base d'antihistaminique et/ou de cortisone en application locale, peut-être envisagé après avis médical. Pour les personnes ayant déjà eu une réaction allergique sévère, une immunothérapie peut être envisagée.

Médicaments comme facteurs de risque

Certains médicaments peuvent interférer avec les réactions biologiques provoquées par une piqûre d'insecte, ou limiter l'action du traitement d'urgence utilisé en cas d'allergie. Les personnes traitées par des médicaments Inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) peuvent souffrir de réactions systémiques (c'est-à-dire de tout le corps) plus importantes à la suite d'une piqûre de guêpe, de frelon ou d'abeille. Les médicaments bêtabloquants s'opposent à l'action de l'adrénaline, qui constitue le traitement d'urgence en cas de choc anaphylactique provoqué par une piqûre d'insecte notamment. Il est donc important de signaler aux secours que la victime est traitée par ces médicaments, la prise en charge n'en sera que plus efficace.

schéma de l'action de l'adrénaline sur le corps

Prévention des piqûres d'insectes

Le meilleur moyen de prévenir l'inconfort des piqûres et de potentielles complications est de prendre toutes les mesures pour les éviter.

Protection individuelle

  • Vêtements couvrants : Évitez les vêtements de couleurs noires ou vives, le parfum ou la laque. Lorsque vous êtes à l'extérieur, surtout pendant les heures d'activité des moustiques (soirée et nuit), portez des vêtements longs et clairs pour limiter les zones de peau exposées. N'oubliez pas que ces mesures sont encore plus cruciales si vous vous trouvez dans une région où les moustiques sont porteurs de maladies comme la dengue ou le paludisme.
  • Répulsifs : Utilisez des répulsifs en spray sur les zones du corps découvertes, en évitant de les appliquer sur une peau irritée, près des yeux, de la bouche ou sur les mains des enfants. Appliquez sur la peau des huiles essentielles (lavande ou géranium) diluées dans une huile végétale ou utilisez-les en diffusion (citronnelle). Bon à savoir : certains produits anti-moustiques sont déconseillés aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 2 ans. Demandez conseil à votre pharmacien.
  • Garder son calme : Si une guêpe se trouve à proximité, évitez les mouvements brusques qui pourraient la provoquer. Si des abeilles ou des guêpes arrivent en grand nombre, ne les chassez pas en gesticulant. Les insectes piquent d'autant plus facilement.
  • Trousses d'urgence : Si vous êtes allergique, ne jamais sortir sans une trousse d'urgence, contenant un antihistaminique et un corticoïde oral voire de l'adrénaline injectable.

Protection de l'habitat et de l'environnement

  • Moustiquaires : Installez des moustiquaires aux portes et fenêtres de votre logement. Dormez sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide, surtout si vous effectuez un séjour dans une zone dite endémique (c'est-à-dire une région géographique où vit une espèce de moustique spécifique, porteur de maladies pour l'homme comme la dengue, le paludisme, le chikungunya). Pensez à mettre une moustiquaire sur la poussette de bébé pour le protéger.
  • Éliminer les eaux stagnantes : Éliminez les eaux stagnantes autour de votre domicile (pots de fleurs, gouttières, etc.) pour empêcher la reproduction des moustiques. Au jardin, placer tout objet retenant l'eau de pluie sous abri (pot, coupelle, poubelle…), les canalisations ou gouttières seront vidangées et nettoyées et les réservoirs d'eau seront recouverts.
  • Plantes répulsives : Plantez des plantes répulsives, comme la citronnelle, la lavande, le géranium ou le basilic, dans votre jardin ou en pots sur votre terrasse. L'odeur de tomates, de géraniums ou de menthe plantés sur les rebords de fenêtre éloigne les insectes. Les plants de menthe, citronnelle ou mélisse ont un effet répulsif contre les aoûtats.
  • Gestion des déchets et aliments : Surveillance de l'environnement : Les guêpes sont attirées par certaines odeurs, notamment celle des aliments. Prudence avec les boissons sucrées : Les canettes de soda attirent les guêpes. Gestion des déchets : Les poubelles, surtout si elles contiennent des restes de nourriture, peuvent attirer les guêpes. N'exposez pas trop d'aliments sucrés qui attirent les guêpes et les abeilles.
  • Pièges à guêpes : Des pièges à guêpes peuvent être disposés à distance des lieux de vie.
  • Lutter contre les nuisibles spécifiques :
    • Punaises de lit : Si vous constatez des piqûres au réveil, il est fort probable que des punaises de lit soient présentes dans votre literie. Inspectez minutieusement votre matelas à la recherche de petites taches noires (déjections) ou de traces de sang sur les draps. Lavez immédiatement toute la literie à haute température (minimum 60°C) et passez l'aspirateur sur le matelas, le sommier et les alentours du lit. Se débarrasser des punaises de lit peut s'avérer difficile car ces insectes sont récalcitrants, il est prudent de faire appel à un professionnel pour éradiquer le fléau.
    • Puces : Pour stopper le développement et la reproduction des puces, il faudra traiter systématiquement l'animal porteur. Au jardin, on pourra planter préventivement des tanaisies et des lavandes et répandre régulièrement de la terre de diatomée. Une pulvérisation de vinaigre d'alcool ou d'huile essentielle de lavandin (diluée à 30 %) viendra contrarier les nids. Dans la maison, il faut détruire les larves qui se logent dans les recoins poussiéreux à l'abri de la lumière. Le sol et les tapis peuvent être traités avec des huiles essentielles de cèdre ou de géranium (à 20 % dans une solution alcoolique). Renouveler l'opération tous les 15 jours.
    • Tiques : Au jardin, mieux vaut garder l'herbe courte, traiter les chiens et ne pas entreposer des bûches ramassées en forêt. Pour vérifier si votre gazon est infesté, traîner un drap blanc sur le sol : s'il y a des tiques, elles s'y accrocheront. En forêt, porter des vêtements couvrants, notamment au niveau des jambes. Ne pas sortir des sentiers balisés. Ne pas s'asseoir directement sur l'herbe et utiliser un drap blanc lorsque vous pique-niquez.
    • Mites : Il faut traiter les maisons dès le mois d'avril afin d'éloigner les mites de vêtements. Des petits sachets de camphre, de cèdre rouge ou de lavande dans les placards les éloigneront.

Comportements à adopter en extérieur

  • Heures d'activité : Évitez les activités extérieures aux heures où les insectes sont les plus actifs (le soir et la nuit).
  • Lumière : Évitez d'allumer la lumière le soir, elle attire les insectes.
  • Nids d'insectes : Ne dérangez pas les abeilles et les guêpes. Pour rappel, elles ne piquent que pour défendre leur ruche ou leur nid. Marchez rapidement suffit souvent à éviter les guêpes ou les abeilles car ces insectes volent lentement.
  • Précaution dans les lieux sombres : Pour éviter les morsures d'araignée, rester sur vos gardes lorsque vous vous trouvez dans des lieux sombres où elles aiment se cacher (greniers, sous-sols). Porter des gants si vous devez y travailler. Penser à retourner et à secouer vos chaussures avant de les enfiler, surtout si elles ont séjourné à l'extérieur.

Le pronostic des piqûres d'insectes

La plupart des personnes réagissent bien au traitement à domicile ou d'urgence pour les morsures ou les piqûres d'insectes. Les personnes ayant des réactions allergiques très graves (ou celles qui ne répondent pas au traitement initial) devront souvent être hospitalisées pour un traitement et une surveillance supplémentaire. Bien que rare, gardez à l'esprit qu'un épisode sévère peut être fatal malgré un traitement médical adapté. Pour les personnes qui contractent une maladie transmise par des piqûres ou des piqûres d'insectes, les perspectives dépendent : de la maladie transmise, de la rapidité avec laquelle elle est diagnostiquée, de son traitement (de manière appropriée) et de l'état de santé général de l'individu. Les perspectives ou les pronostics de ces maladies peuvent varier de bons à parfois mauvais si les organes sont endommagés de façon permanente.

infographie sur les étapes de réaction à une piqûre grave

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