Le reboisement consiste à planter des arbres au sein d’un peuplement déjà existant, ou sur un sol nu ou anciennement boisé. Si elle est réalisée en cohérence avec les intérêts biologiques locaux et les changements globaux, cette démarche a plusieurs avantages. Elle permet de maintenir l’équilibre de l’ensemble des services écosystémiques provenant des espaces forestiers, qu’ils soient économiques, culturels, environnementaux, ou sanitaires. Lorsqu’il s’agit d’un reboisement sur des terres n’ayant pas accueilli d’arbres depuis longtemps, on parle d’afforestation.

Les objectifs fondamentaux du reboisement
Les projets de reboisement peuvent permettre de revaloriser une parcelle dépérissante, dont les fonctions écologiques ont été altérées. Ils peuvent aussi viser à la restauration d'une forêt dégradée suite à un aléa naturel, qui peut être météorologique, dû à une invasion de ravageurs ou à la propagation d’une maladie. Dans tous ces cas, reboiser doit permettre de diversifier les espèces d'arbres, de renaturaliser les terres et de restaurer les forêts en les rendant plus résistantes et résilientes face au changement climatique.
Par ailleurs, les projets de reboisement représentent un enjeu fort pour l'attractivité des paysages. Ils peuvent aussi servir à l’approvisionnement de nombreux produits de la forêt pouvant être utiles à l’être humain, comme le bois d’œuvre, le bois d’énergie, les plantes médicinales, les champignons, etc. En parallèle, l’introduction d’arbres peut améliorer la qualité de l’eau et la fertilité des sols, limiter le ruissellement et l'érosion, et enrichir et préserver la biodiversité. Plus globalement, les projets de reboisement ont pour avantage de transmettre des massifs forestiers aux générations futures, ainsi qu’une culture forestière qui intègre l'adaptation des forêts au climat de demain.
Mise en œuvre technique et gestion des parcelles
Pour un propriétaire forestier, le reboisement d'une parcelle constitue un engagement sur le long terme, voire sur le très long terme. Les bénéfices financiers permis par cette démarche ne sont souvent perceptibles qu’après une ou deux générations. De plus, les changements du climat engendrent des taux d'échec de plus en plus inquiétants. La première étape est d’identifier les objectifs visés par cette démarche. Il convient aussi d’estimer l’ampleur du travail prévu ainsi que le coût du projet au regard des besoins et des objectifs fixés.
L’idéal est de se procurer de jeunes plants de moins de 30 cm au sein de pépinières locales, afin de ne pas les abîmer pendant le transport. Un trou d’environ 40 cm3 doit ensuite être creusé pour que l'arbre puisse pousser dans les meilleures conditions possibles. Dans le cas où ce serait un arbre fruitier, le trou devrait mesurer 1m3. Suite à la mise en terre des plants, la végétation qui pourrait nuire à la croissance des jeunes arbres peut être retirée.
Avoir en sa possession un document de gestion durable, comme le Plan Simple de Gestion, le Règlement Type de Gestion ou le Code des Bonnes Pratiques Sylvicoles, peut être utile pour s’assurer du succès du reboisement. Dans certains cas, ce document de gestion est à présenter obligatoirement au ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, pour prouver que la parcelle respecte la politique forestière en place.
Contextes de plantation et enjeux agricoles
Les plantations peuvent intervenir sur des parcelles forestières utilisées à des fins économiques. Elles peuvent aussi avoir lieu au sein de peuplements affaiblis par un manque de régénération naturelle ou dégradés suite à un aléa climatique, comme une tempête ou une sécheresse, ou biologique, comme une maladie (par exemple, la chalarose du frêne) ou une attaque d'insectes pathogènes (par exemple, le scolyte de l'épicéa). Le boisement d’anciennes terres agricoles est une manière efficace d’augmenter le couvert forestier français tout en restaurant les propriétés écologiques de parcelles abîmées par des années d’exploitation et d’utilisation d’engrais chimiques.
Depuis les années 70, les haies bocagères ont peu à peu disparu des paysages, en dépit de leurs nombreux atouts environnementaux. Aujourd’hui, elles font leur retour au sein de parcelles agricoles. Planter des haies autour et à l’intérieur de parcelles agricoles est source de nombreux bénéfices. En formant un labyrinthe végétal, elles créent de véritables corridors qui permettent le déplacement de la faune d’une zone à une autre. En ramenant une vie diversifiée dans les champs, les haies améliorent également les capacités fonctionnelles de l’écosystème, telles que la résistance aux maladies et aux ravageurs.
L’agroforesterie repose sur l’introduction d’arbres sur des parcelles agricoles. Cette démarche vise à créer un microclimat favorable à l’augmentation de la productivité des cultures tout en améliorant la résilience des différents écosystèmes. Cette méthode permet de réhabiliter la biodiversité au sein des terres agricoles et de prévenir l’érosion des sols. Elle contribue également à la sécurité alimentaire des populations locales ainsi qu’à la diversification des revenus générés par les récoltes.
Réglementations et soutien institutionnel
Les micro-forêts urbaines n’ont pas d’objectif économique mais revêtent un objectif purement environnemental et social. Les labels certifient aux consommateurs et aux industriels que les produits bois qu’ils consomment sont conformes aux normes liées à une gestion durable des forêts. Les communes règlementent et peuvent interdire des projets de reboisement pour différentes raisons, qu’elles soient environnementales ou liées à l’utilisation des terres locales.
En parallèle, si une parcelle forestière de 1 hectare ou plus, située au sein d’un massif de plus de 4 hectares, est récoltée, le propriétaire a l’obligation de reconstituer le peuplement, peu importe sa composition. De plus, il ne faut pas oublier que tous les boisements d'une surface supérieure ou égale à 25 hectares sont soumis à un plan de gestion obligatoire contrôlé par l'Etat. Dans le cadre du Plan de relance national, un plan de reboisement des forêts françaises et de soutien à la filière bois de 200 millions d’euros a été mis en place. Afin de permettre à de nombreux projets forestiers de voir le jour, Reforest’Action propose de financer des projets de restauration, de boisement, d'agroforesterie ou encore d'accompagnement à la régénération naturelle assistée des peuplements.
Planter un arbre fruitier
Résilience climatique et diversité génétique
Le changement climatique représente une menace importante pour la sécurité alimentaire en réduisant la productivité des cultures et en augmentant l'incertitude des récoltes. Mobiliser la diversité des cultures, et celle de leurs parents sauvages, est un moyen efficace d'atténuer l'impact du changement climatique. Cependant, à ce jour, la caractérisation des réponses des arbres fruitiers cultivés, et de leurs parents sauvages, au climat et à la modification des caractéristiques du sol fait défaut.
Ce projet sur 2022-2023 vise à caractériser les réponses (plastiques et adaptatives) des populations sauvages et cultivées d'un arbre fruitier tempéré emblématique, le pommier, au changement climatique et à la modification de la composition du sol. Le projet s'appuie sur la collaboration de laboratoires qui travaillent sur le verger de pommiers sauvages installé en 2020 sur le plateau de Saclay, et disposent de compétences complémentaires pour offrir une vision transdisciplinaire de la réponse des arbres fruitiers au changement climatique et à la modification des sols. Le projet fournira une base pratique pour les programmes de conservation et de sélection des pommiers.
Engagement citoyen et éthique de la reforestation
La déforestation dans les pays en développement pose un grave problème au niveau environnemental, d’où l’intérêt de mener des campagnes de reforestation. Les préoccupations vertes prenant de plus en plus d’importance, les offres de reforestation, d’adoption ou de parrainage d’arbres ainsi que les programmes de plantation d’arbres se sont multipliés sous couvert d’actions caritatives, humanitaires, défiscalisables, etc. La plupart du temps, le coût demandé pour la plantation d’un arbre n’est pas très élevé, cependant cela ne doit pas vous dispenser d’être vigilant sur le profil et les ambitions de la personne morale à qui vous confiez cette mission.
En décidant de donner pour reconstituer des forêts ou des ilots de verdure, il est légitime d’avoir envie de savoir comment évoluent les arbres plantés dans ce cadre. Certains comme l’association Cœur de forêt vous indiqueront la position GPS de la parcelle de plantation et le numéro de l'arbre planté, quand d’autres, attachés à reconstruire des écosystèmes entiers, invoquent l’impossibilité de personnifier chaque plant compte tenu du grand nombre d'arbres mis en terre. C’est avec les petits ruisseaux que l’on fait les grandes rivières, alors c’est avec les arbres de chacun des contributeurs que l’on crée des forêts.
Différemment, les opérations d’adoption ou de parrainage d’arbres relèvent du mécénat. Lorsqu’il faut former à nouveau des créations paysagères historiques, recomposer des tracés historiques disparus après la tempête de 1999 au château de Versailles (l’Étoile Royale, l’allée royale de Marly…) le coût de reconstitution de cette architecture végétale d’exception est conséquent : achat, transport, plantation et entretien de l’arbre pendant deux ans. De ce fait, la carte du donateur privilégié est mise en avant avec mention de votre nom sur le cartel des donateurs, certificat d’adoption nominatif calligraphié, etc.
Les sommes versées pour la plantation d’arbres ne sont pas toujours déductibles fiscalement. Pour qu’elles le soient, il doit s’agir d’un organisme d’intérêt général (but non lucratif, objet social et gestion désintéressée) prenant la forme d’association ou fondations notamment. Ainsi, en contrepartie de votre don, vous aurez le droit de déduire 66% du versement, du montant de votre impôt sur le revenu, dans la limite de 20% du revenu imposable : par exemple, si vous donnez 100€, après déduction fiscale, cela ne vous coûtera que 34€ puisque vous aurez déduit 66€ de votre impôt. In fine, vos motivations propres pour contribuer au financement d’arbres priment avant tout et s’imposent généralement, quels que soient les avantages fiscaux. Donner 100€ pour soulager sa conscience en ayant en tête que 10 arbres seront plantés demeure insuffisant. Il est important que les programmes s’inscrivent dans des démarches plus globales, tenant compte des populations locales, de l’écosystème, en fuyant la monoculture intensive, avec des engagements sur le long terme.
L'impact social et économique : le modèle Frutopy
La plantation d'arbres fruitiers en Afrique représente bien plus qu'une simple action horticole.
- Planter un arbre fruitier en Afrique avec Frutopy représente une contribution significative à la préservation de l'environnement. Selon le World Resources Institute (WRI), les arbres jouent un rôle essentiel dans l'absorption du dioxyde de carbone (CO2) et contribuent ainsi à la lutte contre le changement climatique.
- La plantation d'arbres fruitiers avec Frutopy ne se limite pas à la croissance des arbres, mais englobe également la création d'emplois durables pour les communautés locales. Selon une étude du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), les projets de reforestation et d'agroforesterie peuvent générer des emplois stables et stimuler l'économie locale.
- Frutopy s'engage à soutenir les communautés locales en facilitant la commercialisation des fruits récoltés. Des partenariats avec les marchés locaux, les supermarchés et les initiatives de commerce équitable permettent aux agriculteurs locaux de vendre leurs produits, créant ainsi une source de revenus stable.
- Planter un arbre fruitier avec Frutopy ne se limite pas aux aspects écologiques et économiques, mais englobe également un impact social positif. Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'agroforesterie, qui inclut la plantation d'arbres fruitiers, contribue à la sécurité alimentaire en diversifiant les sources de nourriture.
- En plantant un arbre fruitier avec Frutopy, chaque individu peut contribuer à une cause plus grande tout en cultivant une satisfaction personnelle. La connexion avec la nature, le sentiment d'avoir agi positivement pour la planète et le renforcement de la conscience environnementale sont des bénéfices intangibles qui accompagnent cette initiative. Contribuer à la durabilité et à la santé de la planète devient ainsi une expérience gratifiante et éducative.

Planter un arbre fruitier en Afrique avec Frutopy va bien au-delà de la simple plantation d'un arbre. C'est un acte concret en faveur de l'écologie, du développement économique, de la sécurité alimentaire et de la conscience environnementale.
Expérimentation : vers un verger circulaire et résilient
Imaginons un verger circulaire d’espèces d’arbres fruitiers diversifiées, afin qu’elles collaborent les unes avec les autres pour contrer les pathogènes. Le verger expérimental bio est en test à Gotheron dans la commune de Saint-Marcel-lès-Valence. D’un hectare et demi et planté en cercles concentriques en février 2018, il devrait porter ses premiers fruits en 2020. L’Institut d’agronomie fait le pari de la diversité des espèces pour réguler les attaques parasitaires ou les maladies potentielles.
La forme de plantation en cercles, qu’ont adoptée les ingénieurs, a pour but de protéger la production de fruits. L’objectif est que les bio-agresseurs aient du mal à arriver jusqu’aux arbres du centre. Pour éviter aux ennemis de se déplacer d’arbre en arbre et de se multiplier, il faut mettre en place une biorégulation. La ceinture extérieure est donc une barrière végétale composée d’arbres hauts : châtaigniers ou noyers qui ont un rôle de brise-vent, ainsi que des arbustes bas où les rongeurs et les oiseaux peuvent gîter.
Avançant vers le centre, le deuxième cercle se compose de plantes-pièges : des pommiers précoces et résistants (variété Flora-Akane), dont la tâche est de fixer les pucerons qui auraient réussi à franchir la première haie. Le troisième cercle est planté de figuiers, noisetiers, grenadiers, néfliers, kakis, framboisiers pour empêcher que les feuilles mortes des pommiers du cercle précédent soient poussées vers le centre. Viennent ensuite six rangs plantés en spirale où alternent des arbres de fruits à noyaux et à pépins : abricotiers, pêchers, pruniers et pommiers.
La clé du succès tient aussi à la diversité des espèces complantées. Dans le verger expérimental, les abricotiers voisinent avec des pêchers, et tous sont de variété rustique, peu sensibles aux ravageurs et aux maladies. C’est ainsi qu’en cas d’attaque du champignon « monilia » sur la fleur de l’abricotier, il ne se répandrait pas sur plus de quatre ou cinq arbres, car il n’affecte pas le pêcher. Afin de limiter l’installation des maladies et l’agression des ravageurs, on installe des abris à chauve-souris pour se débarrasser des insectes indésirables. Pour éliminer les campagnols, des perchoirs à rapaces sont installés. Au sol, la luzerne, semée en inter-rang, fertilisera le sol en captant l’azote de l’air.
Reforestation en Amazonie : une approche intégrée
L’Amazonie équatorienne est une région où l’exploitation des fruitiers est très peu développée. Pourtant, replanter des arbres fruitiers permettant la production, la transformation, la commercialisation et la consommation de fruits est à la fois une alternative pour un développement durable, mais également un moyen de lutter contre la déforestation. Les fruits ont un intérêt nutritionnel très important dans une région où le régime alimentaire est basé sur le manioc et la banane plantain.
Aux prémices du projet, une large étude visant à déterminer les espèces pertinentes a été menée auprès de différents acteurs. Notamment auprès du centre de recherche agronomique équatorien (INIAP), qui au début nous vendait des graines de variétés de fruits sélectionnées pour leurs qualités gustatives particulièrement intéressantes et leur forte capacité de production. Nous avons à disposition aujourd’hui dans notre agro forêt près de 100 espèces fruitières pérennes. Étant donné qu’environ la moitié des espèces sont exotiques donc méconnues dans la région, des échantillons de fruits bruts ou des produits transformés (confitures, jus…) sont rapportés lors des travaux collectifs de pépinière afin de les faire goûter aux agriculteurs pour qu’ils connaissent tous les fruits qu’ils vont planter.
La liste des espèces fruitières distribuées aux bénéficiaires des projets de reforestation comprend une trentaine d’espèces, dont des agrumes (oranges, mandarines, citron, pamplemousse). Le nombre de plantes cultivées pour chaque espèce dépend de l’intérêt économique, des qualités gustatives et nutritives, de la propagation, de l’adaptation et de la culture de chaque espèce dans la région. Mais même si nous les orientons et faisons valoir l’intérêt de chaque espèce et l’importance de la biodiversité, le principal décideur reste l’agriculteur qui va planter dans son terrain.

Les graines de fruits récoltées sont semées dans des platebandes de germination. Ces platebandes, construites sur le terrain d’Ishpingo, sont ombragées à 50%. Elles contiennent une terre d’excellente qualité qui optimisera la germination des graines en évitant leur pourriture et en leur proportionnant tous les nutriments nécessaires à la bonne croissance de la jeune plantule. Le nombre de graines semées est calculé en fonction de la quantité de plantes demandées par les agriculteurs participant au projet de reforestation de l’année en cours ainsi que du pourcentage de germination et de mortalité de chaque espèce lors de son développement en pépinière.
Les fruitiers sont cultivés dans la même pépinière que les espèces de bois d’œuvre. Nous prenons soins de replanter les arbres fruitiers dans la partie la plus au soleil car ces espèces sont plus héliophiles que les espèces de bois d’œuvre. Quand les plantes atteignent entre 50 et 80 cm elles sont distribuées aux agriculteurs. Lors de la distribution des plantes, nous présentons les différents modèles agroforestiers. Mais une fois les plantes distribuées l’agriculteur est libre de replanter les arbres fruitiers comme il le souhaite.
Modèles techniques d'intégration agroforestière
Selon la situation de l’agriculteur et de sa ferme, le modèle qui lui conviendra le mieux sera appliqué. Dans tous les cas, nous conseillons fortement l’alternance des différentes espèces de fruitiers pour éviter les maladies et optimiser l’espace.
- Plantation aléatoire dans une ferme déjà entièrement reboisée : Certains agriculteurs ont des petites fermes (inférieures à 5 hectares) et ne possèdent plus d’espace pour semer.
- Plantation dans des parcelles anciennes de cacao : En remplacement des cacaoyers morts, l’agriculteur utilisera ces terres pour planter les arbres fruitiers en association avec des espèces à cycle court.
- Plantation en association avec le manioc : Un mois avant la plantation des fruitiers, il désherbera la parcelle et plantera du manioc. Dès que la couverture végétale sera suffisante, il plantera les jeunes arbres. Cette méthode est celle qui a les meilleurs résultats de survie et de croissance car la culture du manioc oblige l’agriculteur à maintenir le terrain sans aucune mauvaise herbe.
- Plantation en association avec de la banane plantain : Cette association demande une anticipation de 3 mois car la croissance de la banane plantain est plus lente. Les bananiers sont plantés tous les 2 mètres. Quand les bananiers sont suffisamment grands les fruitiers sont plantés à au moins 1 mètre des bananiers.
- Plantation en ligne en alternance avec des cacaos greffés : Cela permet de diminuer la concentration en cacao, cause de nombreuses maladies qui conduisent à l’utilisation de produits chimiques dans une région où l’agriculture est encore essentiellement organique.
- Plantation dans un pâturage : Si l’agriculteur veut reconvertir ses terres d’élevage en terres agricoles, il peut envisager d’y pratiquer la plantation de fruitiers. C’est le modèle le plus difficile car les plantes seront en plein soleil et la compétition avec les herbes de pâturage telles le Dalis est très rude durant les 2 premières années.
L’équipe d’Ishpingo accompagne les agriculteurs de manière individuelle pendant et après la plantation, notamment lors de l’entretien et du suivi des jeunes plants. C’est l’occasion pour nous de fournir une formation plus personnalisée à nos bénéficiaires lors de laquelle nous lui faisons part de l’itinéraire technique à adopter pour chaque espèce et des bonnes pratiques phytosanitaires à mettre en place. Une fois leurs arbres fruitiers entrés en production, nous constatons bien souvent que les bénéficiaires distribuent des graines aux voisins et à la famille afin qu’ils les plantent chez eux. Cela est très encourageant car il permet non seulement une augmentation de la biodiversité dans des fermes voisines aux bénéficiaires du projet mais en plus il montre que la reforestation se poursuit au-delà des activités directes de l’association.