L'Art des Potiers Anglais et l'Évolution de la Céramique de Bonsaï

Pots de bonsaï variés et techniques de fabrication

L'univers du bonsaï ne se limite pas à la culture minutieuse d'arbres miniatures ; il englobe également l'art de la poterie, un élément crucial pour l'esthétique générale de l'arbre. Les pots de bonsaï, bien plus que de simples contenants, sont des œuvres d'art à part entière qui complètent et rehaussent la beauté de l'arbre. Cet article explore l'histoire, les techniques et les philosophies qui sous-tendent la fabrication des pots de bonsaï, avec un accent particulier sur les potiers anglais et européens qui contribuent à cet art millénaire.

L'Importance du Pot dans la Composition du Bonsaï

Il va sans dire que les pots de bonsaï sont cruciaux pour l'apparence de l'arbre. La relation entre l'arbre et le pot est symbiotique, chaque élément magnifiant l'autre. Un pot de haute qualité, bien choisi, peut transformer un bonsaï en une pièce artistique vivante. Le choix du pot ne se limite pas à sa forme ou à sa couleur, mais s'étend à sa texture, sa patine et même son histoire.

La céramique de haute qualité utilisée dans les bonsaïs est généralement appelée grès. Ces pots sont cuits à un point tel qu'ils deviennent aussi durs que la pierre, ce qui les rend plus résistants aux dommages causés par le gel et le dégel. Cette cuisson à haute température les rend moins poreux et idéaux pour le bonsaï, car ils retiennent moins l'excès d'eau et permettent un meilleur drainage. L'argile à grès existe en différentes couleurs, qui dépendent des matériaux qui la composent. Les céramistes professionnels choisissent leurs pâtes d'argile en fonction de leur qualité tactile, une sensation qui englobe non seulement le toucher direct mais aussi la texture et l'apparence.

L'Évolution Historique des Pots de Bonsaï

L'histoire des pots de bonsaï est intrinsèquement liée à celle du bonsaï lui-même. Dans la Chine ancienne, le bonsaï était appelé "bongan" (plaisir du pot) ou "bonkei" (paysage de pot). Dès la cour de la dynastie des Tang (618-907), on appréciait la contemplation des plantes et des arbres en pots. Ces derniers étaient offerts pour les décors intérieurs, et des fours étaient construits pour les cuire. On pense que la cuisson des poteries pour bonsaï date d'avant les écrits.

Au Japon, la céramique était utilisée dès l'ancienne période Jomon (-10000 jusqu’à -300), avec des techniques de poterie transmises depuis le continent. La cuisson des poteries "Yayoi" (-300 jusqu'à +300) et "Sue" (mi-Kofun (2-6e siècle) et pendant Heian (794-1185)) progresse. Le désir de contempler près de soi les plantes des plaines et des montagnes a perduré. Le plus ancien document fait état d'un type de ganseki qui aurait servi de pot, appelé bonkezan (littéralement : une montagne pour pot provisoire).

Avec la propagation des modes bongan et ganseki depuis le continent, le Japon adopte et estime de nombreux produits culturels des pays développés de l'époque, à savoir la Chine et la Corée. Ces pots attirent rapidement l'attention des classes supérieures du Japon et se vulgarisent parmi les nobles. À cette époque, les pots faits de planches en bois sont principalement utilisés pour les plantes en pots. La plupart des pots de grandes dimensions sont conçus comme des encensoirs. Cependant, vers le début du 14e siècle, le "Hounen shounin eden" (biographie en image de saint Hounen) montre des récipients en forme d'encensoir, ainsi que des pots ronds et profonds. L'influence prononcée des articles chinois de l'époque est due aux nombreux moines zen venus au Japon pour échapper à la tourmente politique chinoise.

Les époques de Muromachi et d'Edo sont culturellement continues jusqu'aux périodes Keichou (1596-1615) et Gêna (1615-1624). Le monde de la céramique subit un bouleversement décisif avec Toyotomi Hideyoshi, qui, lors de la guerre de Corée (1592-1597), fait ramener des potiers coréens captifs, notamment à Kyuushuu.

À Edo (aujourd'hui Tokyo), ville fortifiée, la fièvre du jardinage se développe sous l'impulsion des shoguns successifs, tels Ieyasu, Hidetada et Iemitsu, qui apprécient les arbres, les fleurs et les bonsaïs. De nombreux commerçants de plants se concentrent sur ce marché, s'impliquant dans les soins du jardin et la production de diverses plantes en pot. Les céramiques et porcelaines chinoises prédominent, notamment la porcelaine bleue et blanche (sometsuki ou seika) qui remplace les porcelaines classiques. Ces nouveaux types de pots chinois sont importés en grand nombre et utilisés par les classes aisées comme pots à bonsaï, mais restent des articles précieux et chers.

L'époque loue les plantes bigarrées comme les orchidées rares (ichimehyakuryou et senryou), l'omoto ou la sekkoku. Les fours d'Owari, appelés "menton blanc" et "menton noir", sont utilisés pour cuire les pots à orchidées. Les pots ou vasques aux couleurs splendides restent accessibles uniquement aux daimyos ou riches marchands.

Les bunjin bonsaï, qui prospèrent dans la région de Kyoto-Osaka, suivant un principe de raffinement et d'éloignement des choses de ce monde, atteignent un mode de vie artistique. Les pots utilisés pour ces bonsaïs sont produits à Yixing (Chine), avec de nombreux designs chinois. En Chine, la porcelaine occupe la première place, suivie des émaux, les pots en argile étant au dernier rang.

Grâce à des artistes potiers japonais dont l'activité s'étend de la fin du shogunat de Tokugawa jusqu'à Meiji, tels Dainippon Kanzan, Inoue Ryousai, Makuzu Kouzan, Kachuutei Douhachi et Eiraku Zengoro, les pots à plantes pour bonsaï évoluent vers la création de bonki (réceptacle pour bonsaï, devenu un pot pour la contemplation). Les artistes potiers reçoivent des commandes d'amateurs de bonsaï ou d'artistes potiers eux-mêmes passionnés de bonsaï. Des revendeurs de céramiques commandent également des designs. Des pionniers comme Katoun Sanguin font commerce sous leur propre marque. Sandhu Ichiyou fabrique lui-même vasques et pots à bonsaï. Mizuno Masao et Mizuno Shunshou ont travaillé sous la direction de UE Matsu Tossai avant de produire des vasques et des pots originaux.

Les poteries de Tokoname, dont le kaolin est bien adapté, introduisent la technique de l'oshigata et une tradition d'équipements de combustion à grande échelle. Depuis le milieu de la période Meiji, les pots sont produits à l'aide de moules peu profonds et grâce aux échanges avec les cultivateurs de bonsaï. Nakano Gyouzan et d'autres introduisent du sable pourpre de Yixing. Les petits bonsaïs sont à l'origine de potiers comme Matsudaira Yorinaga et Sugimoto Sashichi-o, qui s'attachent à cette amélioration et démocratisation, produisant des pots de petites dimensions. La cuisson est possible dans des fours relativement petits, ne nécessitant pas de grandes quantités de matières premières.

Aujourd'hui, les entreprises spécialisées dans la poterie, les célèbres potiers et de nombreux amateurs réalisent des productions de grande qualité. Chaque pot se distingue par la personnalité de ses formes, de ses émaux ou de l'application de motifs.

Comment créer un bonsaï ?

Poterie de Bonsaï en Angleterre et en Europe : Un Paysage Artistique Diversifié

Le monde de la poterie de bonsaï en Angleterre et en Europe est riche et varié, avec de nombreux artisans dédiés à la création de pots uniques et de haute qualité. Ces potiers, souvent inspirés par la tradition japonaise mais apportant leur propre touche créative, jouent un rôle essentiel dans la communauté du bonsaï.

Artisans Établis et Leurs Philosophies

Un potier né en 1948 en Angleterre a intégré la céramique dès sa formation artistique. Sa passion pour les pots orientaux, présente depuis l'enfance, s'est concrétisée avec le bonsaï en 1979. Dès 1985, il fonde une entreprise de fabrication de pots de bonsaï, qui est à la base de son travail depuis 30 ans. Ses techniques et formes se sont affinées avec le développement de ses propres arbres. Il fabrique des pots de tous styles et collabore avec des collectionneurs pour créer le pot idéal pour leur arbre. Il souligne qu'il est facile pour un potier de créer de magnifiques glaçures, mais peu d'entre elles seront utiles pour le bonsaï.

Un autre potier, né en 1974 dans le nord de la France, a étudié à l'école d'art où il a pratiqué un peu la poterie. Graphiste de profession, c'est le bonsaï qui lui a fait aimer la céramique. Tous ses pots sont faits à la main, son objectif étant de toujours rechercher de nouvelles formes, textures et glaçures. Il ne cherche pas à faire de grande production, la poterie étant avant tout un plaisir.

Victor et son père Glyn, impliqués dans le bonsaï depuis 1980, ont commencé à fabriquer des pots pour leurs propres arbres dans les années 1990. En 1998, encouragés par d'autres passionnés, ils ont commencé à vendre leurs pots commercialement. Tous leurs pots sont faits à la main et émaillés individuellement, garantissant l'unicité de chaque pièce.

Morea, qui travaille la céramique depuis le collège, s'est spécialisée en céramique pendant sa formation d'enseignante en artisanat et peinture en 1980. Depuis 1990, elle travaille comme artiste indépendante dans son atelier à Gennep. Le bonsaï était l'un de ses passe-temps, et elle a commencé à faire des pots pour ses propres arbres. Grâce aux nombreux contacts sur internet et aux discussions interactives, elle a commencé à faire plus de pots de bonsaï. L'approche de Morea est le renouvellement constant, visant à faire de chaque pot un objet céramique unique.

Un artiste céramiste basé dans le centre de la France, spécialisé dans les pots de bonsaï grâce à son mari passionné de bonsaï, crée des pièces uniques en grès. Elle s'assure que les pots, émaillés ou non, sont résistants au gel. Toujours à la recherche de nouveaux matériaux et de nouvelles glaçures, elle se distingue par des pots aux couleurs justes pour le client, uniques et résistants aux basses températures. Elle utilise diverses mixtures de matériaux du monde entier et différentes méthodes de fabrication (tour, moule, fait main) pour des pots de tailles variées, allant de quelques centimètres à 80 cm.

Un potier allemand, né en 1964, a toujours eu un intérêt pour la biologie et la botanique. Il a commencé à faire des pots en 2000, d'abord pour ses propres bonsaïs. Le succès de ses créations l'a rapidement amené à les vendre, et il a même reçu une invitation à une exposition internationale.

Un artiste céramiste français, n'étant pas issu du monde de la poterie, s'est lancé dans cette aventure en 2007, armé du livre "Terres et Glaçures de Daniel Rhodes". Après des débuts difficiles, il a rencontré des personnes clés, comme Brian Allbright et Martine, une pharmacienne et potière amateur féru de chimie des émaux, qui lui ont permis de progresser rapidement. En 2008, il expose pour la première fois à Lyon, puis à Carcassonne en 2009, ses pots ayant évolué.

Pots de bonsaï en grès avec diverses glaçures

Nouveaux Talents et Innovations

Dan, né à Hong Kong en 1938, s'est intéressé au bonsaï en 1969. Autodidacte, il a reçu de nombreux prix internationaux pour ses bonsaïs. Récemment, il s'est étendu à la fabrication de pots de bonsaï artisanaux en grès, principalement "coiled", avec sa femme Cecilia, sous le nom commercial "Esoteric Pots", garantissant que deux pots ne seront jamais identiques.

Un autre potier, né en 1976 au Luxembourg, a découvert l'idée de faire des pots de bonsaï après plus de 15 ans d'intérêt pour cet art. Il a fait ses premières tentatives en 2007. Depuis 2009, cette passion est devenue son deuxième emploi. Il s'efforce de développer continuellement ses pots, travaillant également avec des formes et des surfaces inhabituelles, car un pot de bonsaï n'a pas toujours besoin d'être lisse et régulier. Il n'utilise pas de gabarits ou de moules, garantissant l'unicité de chaque pot.

Patrice Bongrand, sculpteur de profession et passionné de bonsaï depuis plus de 20 ans, a découvert les concepts esthétiques japonais tels que Wabi (simplicité/sobriété), Sabi (marque du temps/rusticité) et Yugen (mystère/élégance/tristesse). Il a commencé à fabriquer des pots de bonsaï, d'abord non émaillés, puis également émaillés. Ses pots sont cuits dans un four Anagama (four japonais traditionnel) à 1320°C.

Steve, de China Mist, situé en périphérie d'un petit village du nord de l'Angleterre, se consacre à la fabrication de pots et de soucoupes de bonsaï. La qualité et l'attention aux détails sont des aspects importants de ses créations. Il est en formation auprès d'Alan Harriman, un individu reconnu dans la communauté britannique du bonsaï, qui a fabriqué des milliers de pots de toutes formes et tailles.

Un potier né en 1964 à Rückersdorf, ayant toujours eu un intérêt pour la biologie et la botanique, a commencé à fabriquer des pots en 2000 pour ses propres bonsaïs. Devant l'intérêt d'autrui, il a commencé à les vendre et a eu la chance d'être invité à une exposition internationale.

Un artiste céramiste vivant et travaillant en Suisse est entièrement dédié au kusamono et à la céramique. Ses passions sont le bonsaï, le Japon, le kusamono et la céramique. Après un voyage au Japon et la visite du jardin de Fumiko Kato, il a été impressionné par la beauté du kusamono. Il a commencé à produire des pots qu'il ne pouvait trouver nulle part ailleurs, et ils étaient étonnamment uniques. Face aux pots de kusamono souvent rugueux ou à parois épaisses, il se concentre sur des formes et des lignes élégantes pour l'avenir.

Depuis 2000, une entreprise est spécialisée dans le bonsaï et les articles connexes, offrant une large gamme de poteries de bonsaï de haute qualité. Ils sont le plus grand importateur de pots de bonsaï de leur région, se rendant en Chine et au Japon pour sélectionner chaque pot un par un dans diverses usines. Ils produisent également des pots de bonsaï uniques faits à la main en coopération avec trois céramistes tchèques, dont Josef Valuch. Leurs pots sont cuits à 1260°C, ce qui les rend résistants au gel, et le design varie d'un pot à l'autre, chaque pot étant unique. Ils peuvent également fabriquer des pots sur mesure.

Un potier met en avant le dictum de Samuel Beckett, qui explique le développement de son travail créatif. Commencé par plaisir il y a plus de 30 ans, l'artisanat et la profondeur spirituelle de la poterie sont devenus sa passion. Il considère les pots de bonsaï comme "le livre de son travail de potier", chaque pot étant une page. Sa passion pour les pots de bonsaï est similaire à celle des arbres de bonsaï, cherchant à créer une expression dramatique, la vieillesse et la patine. Il cherche à unifier les arbres avec leurs pots en des pièces artistiques vivantes, s'assurant que chaque vue et chaque détail du pot sont parfaits.

Marnic, né en Belgique en 1966, a commencé à expérimenter la peinture et la sculpture en 1985. Depuis 1995, il pratique la poterie, principalement le raku et la vaisselle. Il a construit son four à gaz en 2000, puis un four à bois, hybride anagama-noborigama (type japonais), en 2007. En 2010, il a fait ses premiers pas dans la fabrication de pots de bonsaï.

René, né en Belgique en 1945, a eu l'idée de fabriquer des pots de bonsaï grâce à son hobby de longue date. Il a eu des potiers comme amis, dont Andreas van Kerckhove, potier de Danny Use. Le bonsaï et la poterie de bonsaï sont ses deux activités principales à la retraite, le distrayant et l'amusant, et lui permettant de communiquer avec de nombreuses personnes. La force de ses poteries réside dans les couleurs.

Un autre potier a commencé la céramique en 2002, son intérêt initial venant du bonsaï en 1993, où le pot est intrinsèque à l'image et au design final. Il a commencé à fabriquer ses propres pots, améliorant ses compétences avec le temps et la pratique. Après l'achat d'un petit four électrique, il a commencé à fabriquer, émailler et cuire des pots de bonsaï pour son propre plaisir et ses arbres. Bientôt, les membres de son club de bonsaï et une pépinière locale ont commencé à lui demander des pots. Au fil des ans, il a suivi plusieurs cours pour se perfectionner, incluant le tournage et les formules de glaçure. Début 2003, il a acquis un tour de potier et un four à gaz. Il aime les lignes subtiles et les formes discrètes, et ses pièces céramiques doivent avoir beaucoup de "Wabi Sabi", car il voit la beauté dans l'imperfection, chaque pièce racontant une histoire.

Une autre artiste céramiste est principalement connue pour ses entonnoirs à tarte de collection, mais elle produit également une variété de figurines et d'objets de collection uniques, fonctionnels et décoratifs. La plupart de ses pots de bonsaï sont tournés sur le tour de potier, parfois avec des détails supplémentaires. Elle aime aussi expérimenter des techniques de construction à la main pour des pots d'accentuation et des cascades uniques. Les pots de bonsaï sont marqués de son tampon d'artiste dans l'argile humide avant d'être cuits dans un four électrique. Ils sont résistants au gel et émaillés dans une variété de teintes subtiles.

Une artiste bonsaï et céramique du Derbyshire, influencée par son père qui cultivait des arbres en pots, s'est intéressée au bonsaï au début des années 1990. Ayant toujours apprécié la céramique à l'école, elle a décidé de créer des pots pour ses propres arbres, en apprenant par l'expérience. Elle a rapidement développé une passion pour les pots faits à la main, uniques et individuels, fascinée par l'effet du choix du pot sur l'ensemble de la composition. Sa passion pour les arbres de bonsaï lui donne une perspective unique pour créer des pots, concevant des pots spécifiquement pour un arbre particulier, pour qu'ils semblent faits l'un pour l'autre. Elle fabrique également des pots d'inspiration pour des accents et des plantations accessoires de toutes formes et tailles.

Walsall Studio Ceramics a été fondé par David Jones en 1986. En 2005, Mark Jones, un modeleur de métier devenu potier, l'a rejoint. Ils utilisent de nombreuses méthodes, des pots moulés aux pots faits à la main.

Les poteries "Terrajade" sont en grès et cuites à environ 1280°C, garantissant leur caractère ingénieux. La production est spécialisée dans les poteries pour bonsaï et pour les contenants d'art floral et d'Ikebana.

Un potier basé dans les Hauts-de-France (FR) crée des pièces céramiques artisanales uniques pour bonsaï, signées et numérotées. Chaque pièce est une création unique, des petits pots de Kusamono aux grands conteneurs de bonsaï. Il façonne des formes uniques (rondes, ovales, rectangulaires) ainsi que des designs plus originaux comme des pots en forme de rocher ou inspirés de la poterie traditionnelle japonaise, comme le Mokko. Ce qu'il aime particulièrement dans la poterie, c'est la recherche de glaçures et la découverte de couleurs et textures uniques.

Collection de pots de bonsaï en céramique artisanale

Esthétique et Techniques de la Céramique de Bonsaï

Un diplômé en beaux-arts de l'Université Alfred de New York, une école d'art céramique de renommée mondiale, offre un aperçu unique des techniques et de la production de céramiques de bonsaï. Comprendre les aspects fondamentaux de la céramique de bonsaï est crucial pour appréhender la relation entre les arbres et les pots. Il ne s'agit pas seulement d'acheter un pot auprès d'un fabricant célèbre, mais de comprendre l'esthétique et les techniques impliquées dans le processus de fabrication et d'utilisation du pot.

La Patine et le Vieillissement des Pots

Le processus de vieillissement d'un pot affecte sa patine, c'est-à-dire son âge. Le résidu du passage du temps est une idée philosophique dans la culture du bonsaï qui ne peut être falsifiée rapidement. Les textures de l'écorce et la patine des pots anciens ont une grande valeur car elles expriment le passage du temps. Au Japon, on suppose que toutes les céramiques utilisées à l’extérieur présenteront des imperfections dues à l’âge et à l’utilisation, tandis qu’en Occident, on s’attend souvent à la perfection.

Les éclats et les fissures sont considérés différemment. Les éclats sont moins problématiques tant qu'ils ne sont pas neufs et ne se démarquent pas trop. Cependant, les fissures sont considérées comme potentiellement problématiques et peuvent entraîner une défaillance, en particulier dans les climats froids. Les pots fissurés peuvent toujours être précieux, mais des précautions supplémentaires doivent être prises lors de leur manipulation et pendant les mois les plus froids pour éviter d'autres dommages. Lors du choix d’une façade pour un pot, les défauts les moins visibles doivent être pris en compte.

Un pot plus ancien avec plus de patine est plus lisse et a une sensation plus riche et plus humide, en particulier sur les bords où il a été usé par l'usage. En revanche, un tout nouveau pot est sec au toucher. En résumé, lorsqu'il s'agit de patine sur des pots vernissés, la couleur est la principale préoccupation et en représente 90 %, tandis que la texture ne représente que 10 %.

Techniques de Fabrication et Valeur des Pots

La relation fondamentale entre le fabricant et la valeur ou le prix du pot est principalement déterminée par les techniques et les compétences impliquées dans la production du produit. Par exemple, un pot produit en série à l'aide d'un moule à presse mécanique pourrait être créé 500 fois en 30 minutes, tandis qu'un pot fait à la main pourrait prendre trois semaines à une seule personne. Le niveau de compétence impliqué dans la poterie artisanale est très différent et se reflète dans le prix.

Un outil unique permet de choisir le bon pot pour un arbre en dix questions, en suggérant la forme, la taille, l'émail et la couleur les mieux adaptés.

La Qualité de la Glaçure

Le contrôle de l'application du glaçage est visible par l'absence de coulures à l'extérieur des pots Koyo, mais par des bords d'égouttement cohérents sur le rebord intérieur. Ceci est une indication d’une mauvaise technique et devrait réduire la valeur du pot. Une application habile du vernis doit donner une épaisseur constante sur toutes les surfaces. Lorsque vous utilisez certains émaux, tels que les émaux en cristal vert-bleu, il est courant de voir un bord de couleur plus claire sur le pot.

Si vous examinez un pot "Shuhou" et remarquez des marques de piqûres sur la glaçure, c'est intentionnel et cela ajoute de la valeur au pot. Shuhou est connu pour avoir une glaçure grêlée, qui contribue à la qualité de la patine et de la texture. Les marques de grêles sur un pot "Reihou", par contre, n'étaient pas intentionnelles. Il est important de rechercher les marques involontaires, les gouttes incontrôlées et les fines taches dans l'application du vernis où le corps de l'argile est visible. Il est essentiel de développer la capacité de dépanner et d’évaluer les pots en fonction de leur valeur, plutôt que de se fier simplement à la reconnaissance de leur nom.

Événements et Ressources pour les Passionnés

Le monde du bonsaï et de la poterie est animé par de nombreux événements et ressources.

Expositions et Concours

Le UKBA BonsaiExpo UK 2026 accueillera le 1er Concours de Céramiques de Bonsaï du Royaume-Uni. Un hommage sera rendu à Bryan Albright, l'un des potiers de bonsaï les plus influents du Royaume-Uni, décédé récemment. L'EBPC (European Bonsai Potters Collective) sera également présent, proposant de nouveaux pots de grands artistes européens.

Le trophée 2025 en Belgique, le Bonsai Fest à Newark (Royaume-Uni), le UKBA/UK MiniBonsai à Cobham (Royaume-Uni), le Bonsai EXPO Show à Crawley (Royaume-Uni) et le Heathrow Bonsai Show (Royaume-Uni) sont quelques-uns des événements prévus.

Pépinières et Boutiques Spécialisées

  • Bonsai Plaza est une destination pour les arbres bonsaïs d'extérieur et les fournitures, offrant une collection de spécimens méticuleusement sélectionnés, des variétés à fleurs aux majestueux conifères, ainsi qu'une gamme complète d'outils, d'accessoires et de ressources d'experts.
  • Bonsaï Center à Nice propose un grand choix de bonsaïs et de poteries.
  • Wabi-Sabi près de Toulon (Var) propose exposition et vente de bonsaïs d'importation japonaise et d'essences méditerranéennes, ainsi que des outils, fils de ligature et poteries.
  • Pépinière du Mandarin à Flayosc (83) propose quelques bonsaïs et jeunes plans de feuillus pour forêts.
  • Centro di Bonsaï en Italie, la pépinière de Valter Frediani, propose bonsaïs et pré-bonsaïs.
  • Paris Bonsaï offre la vente en ligne sur Paris.
  • Le Jardin de Moji est une boutique en ligne pour tout le nécessaire pour le bonsaï.

Forums et Communautés

  • La Fédération Française de Bonsaï fournit des informations sur la FFB, les adresses des clubs, les dates des manifestations et les publications.
  • Parlons Bonsaï offre des réponses aux questions des passionnés.
  • Bonsaï Empire est un site intéressant avec informations, photos, conseils et un forum de discussion.
  • Ibonsai.net propose un forum, un espace de discussion par messagerie instantanée et la possibilité de créer une galerie photo.
  • L'EBPC Direct permet de découvrir les potiers préférés et d'en apprendre davantage sur d'autres.

Diversité de pots de bonsaï avec des arbres

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