La relation entre un stagiaire et son tuteur est au cœur de l'expérience professionnelle et académique. En tant que point de référence pour le stagiaire, le maître de stage a la responsabilité de fournir un soutien, des conseils et une supervision tout au long du stage. Toutefois, avant même que cette collaboration ne débute, une étape cruciale précède souvent l'entretien : la transmission du relevé de notes. Cette exigence, bien que parfois perçue comme un simple formalisme, soulève des questions sur la sélection des candidats et la nature de l'évaluation académique.

La fonction du relevé de notes dans le processus de sélection
La question de la « fameuse cote universitaire » revient régulièrement. Il est évident que lorsque l’on parle de la course aux stages ayant lieu en deuxième année de droit, le relevé de notes est d’une importance capitale afin d’obtenir la chance de vous faire valoir en entrevue. Cependant, cette pratique ne se limite pas au monde juridique ou aux grands cabinets. Votre relevé vous sera demandé pour pratiquement toutes les offres de stage qui seront affichées ; par conséquent, plus votre moyenne sera basse, plus elle vous désavantagera.
Sans entrer dans une étude profonde des comportements humains, les employeurs ou leurs représentants ont tendance à rechercher des gens avec un parcours similaire au leur. Sans dire que systématiquement les gens en entreprise ou en petits cabinets ont eu de moins bons résultats académiques, il y a plus de chances qu’ils présentent un cheminement moins standard et que, par conséquent, ils soient plus enclins à regarder au-delà du relevé de notes.
Il faut toutefois demeurer réaliste : votre relevé de notes demeure une carte importante de votre jeu. Si une cote de 2.7 (la moyenne) n’est pas si désavantageuse, être en dessous de la moyenne n’est jamais bon signe. Si c’est encore possible dans votre cas, maximisez vos efforts afin d’améliorer votre situation pendant votre dernière année universitaire ou encore votre année de Barreau. Il vous restera aussi à bien mettre en valeur les autres aspects de votre candidature afin d’amoindrir les effets négatifs de votre relevé.
Le rôle du maître de stage : au-delà du simple encadrement
Le maître de stage commence généralement par définir les objectifs de stage en collaboration avec l’établissement d’enseignement. Ceux-ci doivent être clairs, réalisables et alignés sur les aspirations du stagiaire. L’une des responsabilités clés du maître de stage est de fournir une supervision régulière. Cela implique d’expliquer les tâches, de fournir un feedback constructif, et de répondre aux questions.
En outre, le maître de stage joue un rôle important dans l’encouragement de l’autonomie de l’élève. Il doit à la fois fournir un soutien et permettre au stagiaire d’expérimenter, de prendre des initiatives et de gérer ses propres tâches. Enfin, il sert de lien entre l’entreprise et l’établissement d’enseignement. Tout d’abord, le tuteur est censé assurer l’encadrement du stagiaire. Il doit être disponible pour répondre à ses questions, et le conseiller lorsqu’il rencontre des difficultés. Sa mission est également de faciliter l’intégration de l’élève au sein de l’entreprise.

Le tuteur a la responsabilité d’évaluer le travail du stagiaire. Il doit donc mettre en place des critères d’évaluation, et donner régulièrement des feedbacks constructifs au stagiaire. En somme, le rôle du maître de stage est à la fois de soutenir et de défier le stagiaire, de lui fournir un environnement sûr, et de l’aider à tirer le meilleur parti de son expérience de stage. En effet, il est l’interface entre le monde académique et le monde professionnel. Il facilite la transition de l’étudiant du cadre scolaire au monde du travail en lui fournissant des conseils applicables.
Développement des compétences et accompagnement professionnel
Le maître de stage peut aider l’élève à développer des compétences professionnelles. Lorsqu’un élève entre sur le marché de l’emploi pour la première fois, il peut lui manquer certaines capacités, comme la capacité à travailler en équipe, à gérer son temps efficacement, à résoudre des problèmes complexes, à prendre des initiatives et à agir sous pression. Le maître de stage, grâce à son expérience, peut le guider dans le développement de ces compétences.
Il peut aider l’étudiant à établir des contacts professionnels. Il peut le présenter à des collègues, ce qui peut s’avérer précieux pour son avenir. Enfin, un bon maître de stage peut inspirer l’élève. En partageant ses propres expériences, défis et réussites, il peut lui montrer ce qu’il est possible d’accomplir avec du dévouement. Il doit avoir une bonne connaissance du domaine dans lequel vous effectuez votre formation, et une certaine expérience dans la supervision.
Prenons le cas d’un stagiaire en marketing digital : un tuteur efficace peut l’aider à se familiariser avec diverses plateformes et outils numériques, et à développer des compétences pratiques dans la gestion de campagnes publicitaires en ligne. Citons également un étudiant en ressources humaines : un tuteur expérimenté pourrait lui apprendre à naviguer dans les complexités de la gestion des conflits, de la dotation et du développement du personnel, et à comprendre les lois et réglementations relatives à l’emploi. Enfin, dans le cas d’un apprenti en finances, un tuteur compétent pourrait l’aider à comprendre les fondamentaux de l’analyse financière et de la gestion des risques.
La dualité des tuteurs : académique et professionnel
Comme le dit Patrick, enseignant en DUT techniques de commercialisation, « la complémentarité des deux tuteurs s’explique d’elle-même devant la dualité des tâches à remplir : le rapport de stage d’une part, la réalisation professionnelle d’autre part ». En clair, les étudiants ont deux tuteurs, l’un enseignant, l’autre professionnel, parce qu’on leur demande deux travaux différents : d’abord, une mission dans l’entreprise, ensuite un rapport.
Le stage en lui-même a un but professionnel ; l’objectif de l’entreprise est d’ordre économique. Le rapport, quant à lui, a pour fonction d’analyser une expérience ; son but est d’ordre pédagogique. Concrètement, le tuteur entreprise aide et encadre l’étudiant sur place, il veille au bon déroulement du stage : en un mot, il assure la formation du stagiaire. Le tuteur enseignant peut lui aussi être amené à aider l’étudiant si celui-ci est bloqué, s’il ne trouve pas la réponse dans l’entreprise, mais il est surtout là pour le guider dans la rédaction de son rapport de stage. Il veille à ce que les exigences du diplôme soient bien respectées.
L'attestation de fin de stage : un document officiel indispensable
Vous venez de finir votre stage. L’heure est arrivée de quitter votre entreprise. Mais avant de partir, vous pouvez demander à votre tuteur de stage et/ou aux ressources humaines une attestation de fin de stage ! Aussi appelé certificat de stage, l’attestation de fin de stage est un document officiel donné par l’entreprise où vous avez réalisé votre stage.
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Ce document permet d’attester de votre présence et de votre travail effectué ! Le certificat de stage va également mentionner votre poste, les diverses missions que vous avez effectuées et pourquoi pas les compétences acquises ainsi que les appréciations de votre tuteur sur votre stage. L’attestation de stage n’est pas à négliger ! En effet, il est possible que votre établissement scolaire ou de formation vous réclame votre certificat de stage. Le document permettra à votre école de s’assurer du bon déroulé de votre stage. Et il peut vous être utile si vous devez vous inscrire dans un nouvel établissement.
Depuis la loi du 10 juillet 2014, chaque organisme accueillant des stagiaires est dans l’obligation de leur donner à la fin de leur stage une attestation de fin de stage. Cette attestation a plusieurs avantages pour vous : valider officiellement votre stage, valoriser votre expérience professionnelle, et servir de référence pour vos prochains stages voire emplois.
Distinction entre convention et attestation
La convention de stage et l’attestation de fin de stage sont deux documents liés à votre expérience de stage, mais ils n’ont pourtant pas la même utilité. La convention de stage atteste d’un accord légal entre vous, étudiant, votre établissement d’enseignement et l’entreprise. Grâce à cette convention, les conditions du stage, les objectifs pédagogiques, les missions, la durée du contrat de stage, la gratification et même les horaires sont indiqués noir sur blanc.
L’attestation de fin de stage, quant à elle, vous est délivrée à la fin de votre stage par l’entreprise qui vous a accueilli. Elle permet de certifier que vous avez effectué un stage au sein de la société. On retrouve sur ce document la période de votre stage, les missions que vous avez accomplies, les compétences que vous avez développées et d’autres informations pertinentes. Vous pouvez utiliser votre attestation de fin de stage comme preuve d’expérience professionnelle dans votre CV et vous en servir pour vos futures recherches d’emploi.

Le rapport de stage comme outil de réflexion
Un rapport de stage ou un mémoire peut être demandé à l’étudiant pour valider sa pratique en entreprise. Il est important qu’il sache précisément ce qu’on attend de lui dans ce document et donc de s’adresser en priorité à l’équipe pédagogique, en particulier à son enseignant responsable de stage.
De manière générale, le rapport de stage doit être une réflexion de l’étudiant sur son expérience en milieu professionnel. Il doit ainsi pouvoir prendre du recul sur cette expérience afin de démontrer : sa compréhension de la structure et ses activités, l’assimilation de connaissances pratiques, le développement de ses compétences en milieu professionnel (organisation, esprit d’équipe, gestion de projet), la méthodologie utilisée, les difficultés rencontrées, les résultats obtenus, le degré d’autonomie, et ce qu’il a pu apporter à l’organisme.
Gestion des difficultés et médiation
Les rapports avec votre directeur de recherche ou l’entreprise dans laquelle vous effectuez votre stage peuvent ne pas se dérouler comme prévu. Dans ce cas, rien ne sert de paniquer, il existe des solutions de repli. Si vous constatez des divergences avec votre enseignant, la première chose à faire est évidemment d’aller lui parler rapidement : pour réclamer plus de suivi, ou pour réexpliquer et justifier vos idées sur votre sujet de recherche.
Essayez de trouver un consensus : si vous vous plaignez du peu d’encadrement, rappelez-vous d’abord que vous devez absolument faire preuve d’autonomie. Vérifiez bien que vous ne sollicitez pas trop votre tuteur, que son aide ou ses encouragements vous sont, au moment présent, vraiment vitaux. Si le désaccord est irrémédiable, vous pouvez aussi jouer la carte du pragmatisme.
En cas de difficultés avec l’entreprise, ne pas prendre le premier stage venu est bien la meilleure garantie contre les abus. Ceux-ci sont malheureusement assez fréquents : raison de plus pour faire l’effort de se renseigner sur la politique des stages de l’entreprise avant de se décider. Si le problème persiste, contactez votre tuteur enseignant : il parviendra certainement à mettre au point les modalités de votre stage avec le tuteur de l’entreprise. En dernier recours, vous pouvez éventuellement arrêter le stage et demander à changer d’entreprise. Dans tous les cas, il est exclu de ne pas prévenir de son départ : il serait très mal vu par exemple de ne plus venir du jour au lendemain, sans un mot d’explication.