La plantation d’un arbre ou d’un arbuste est une démarche qui demande de la précision. Quoi de mieux que de récolter et de savourer ses propres fruits ? Les arbres fruitiers se déclinent en de nombreuses variétés, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les envies. Que vous ayez envie de les déguster crûs, cuits, en desserts, en compote, en tarte… Vos fruits seront à votre portée dans votre jardin comme sur votre balcon et votre terrasse. Avant de planter, il vous faut préparer la terre et la rendre aussi accueillante que possible. Savoir planter un arbre ou un arbuste n'est toujours chose aisée.

Le choix de l’emplacement : une étape fondamentale
Tout d’abord, sélectionnez l’endroit parfait pour installer votre nouvelle plante. Aidez-vous des indications fournies sur son étiquette, notamment en matière d’exposition. Même si la plupart des végétaux apprécient le soleil, certains arbustes se plaisent beaucoup à la mi-ombre. Ôtez les matériaux qui recouvrent la terre à l’endroit où vous prévoyez de placer votre arbre. Comment planter un arbre fruitier ? Avant même de penser à la plantation, le sol se doit d’être prêt et accueillant. Choisissez un endroit bien ensoleillé et bien drainé si possible. Pour faire analyser votre sol, deux méthodes : la plus précise, un test en laboratoire d’analyses agricoles, ou vérifier le pH du sol. Chaque étape de cette préparation est cruciale pour garantir que vos arbres fruitiers aient le meilleur départ possible.
La lutte contre les indésirables : un désherbage méthodique
Un désherbage efficace est la clef d’une plantation réussie. En effet, les adventices sont des végétaux coriaces, capables de gêner la croissance de votre nouvelle plante. Pour venir à bout des chardons, des orties et du liseron, il ne faut surtout pas les couper au ras du sol. Le défrichement demande de l’expérience, du temps et de la patience. Si vous voulez profiter d’un jardin sublime sans effort, confiez votre projet à un expert. Les spécialistes du réseau Daniel Moquet se chargent de transformer votre extérieur en une oasis de verdure. Commencez par retirer la pelouse en grattant simplement la surface de la terre.
L’ameublissement du sol : favoriser l’enracinement
Tout d’abord, il faut savoir qu’un arbre pour s’implanter, être en bonne santé, croître puis fructifier doit pouvoir étendre son système racinaire. Celui-ci est proportionnel au volume aérien. Il est recommandé de travailler son sol en amont de la plantation quand celui-ci est particulièrement tassé. Pourquoi préparer votre sol dès septembre / octobre alors que vous ne planterez pas avant novembre, décembre voire même en début d’année prochaine ? Tout simplement parce que la terre n’est pas toujours prête à accueillir un arbre avec un volume racinaire conséquent et que certains types de terre ont besoin d’un petit coup de pouce pour favoriser la reprise.
Pour reconnaître un sol tassé, vous pouvez soit essayer de creuser et vous allez rapidement prendre conscience de la dureté du sol, ou bien, observer les plantes bio-indicatrices présentes sur le terrain. Muni d’une fourche-bêche ou d’une houe, ameublissez le substrat de façon à favoriser l’enracinement du jeune arbre. Plus votre terrain est argileux, plus cette opération prendra du temps. Lorsque vous achetez des outils pour préparer le sol à la plantation d’un arbre, soyez attentif à la longueur du manche : si celui-ci est trop court, vous risquez d’avoir mal au dos. Pour préparer quelques trous, les outils de jardin classiques suffiront. Munissez-vous d’une pelle, d’une pioche et d’un peu d’huile de coude. Si vous envisagez de planter beaucoup d’arbres, nous vous recommandons de prévoir une mini-pelle.
La technique de préparation du trou de plantation
La partie physique débute : à l’aide d’une pioche, cassez la surface de la terre sur environ 20 cm de profondeur. Après avoir retiré la terre de surface, ameublissez la terre de profondeur, souvent plus compacte. A l’aide d’une barre à mine, fendez la terre, cassez la dernière croûte dure sans retirer de matière. Cela permettra aux futures racines de trouver un chemin en profondeur plus facilement et à l’eau de s’écouler plus rapidement. Replacez la terre de fond en profondeur en cassant au maximum les plus grosses mottes. Finissez par remettre la terre de surface sur le dessus. Il est important de respecter l’ordre des couches car c’est en surface que la terre est fertile. Le trou forme ainsi une petite butte. C’est normal car la matière décompactée prend plus de place. Ne cherchez surtout pas à tasser cette “bosse”, vous gâcheriez tout votre travail.
Prévoyez un trou de 60 cm x 60 cm minimum pour un scion ou une quenouille et 80 cm x 80 cm minimum pour un sujet en demi-tige. Pour un arbre fruitier à planter de manière isolée, il vous faudra prendre soin de faire un trou, trois semaines environ avant la plantation. Une méthode plus douce pour travailler votre terrain consiste à semer des plantes qui effectueront le travail de décompaction à votre place. La luzerne par exemple, le tournesol ou encore le radis chinois sont des plantes dont les racines et les pivots vont littéralement fendre la terre, créant ainsi des passages que suivront les racines de vos futurs fruitiers.
L’enrichissement et la gestion de la matière organique
Vous voici à l’étape la plus essentielle de votre préparation : l’enrichissement du sol. Quelle que soit la nature de votre terrain, vous le rendrez plus fertile avec un apport généreux de compost. Celui-ci peut s’acheter tout prêt ou être fabriqué dans un composteur de jardin. Il ne vous reste plus qu’à mélanger le substrat afin d’y faire pénétrer la matière organique. La bêche, la fourche-bêche et la serfouette permettent de brasser la terre avec efficacité. Attendez quelques jours avant de planter un arbre. Le sol aura ainsi le temps de se tasser naturellement. Toutefois, au moment de la préparation initiale du trou, il est inutile d’ajouter du compost ou du fumier. Le but est de faciliter le développement des futures racines en travaillant la structure du sol mais tout apport de matière organique serait pur gaspillage. La terre sera de nouveau mélangée lors de la plantation.

Le calendrier et les conditions de plantation
Le moment de la plantation est essentiel. Il doit correspondre aux besoins de l’arbre et aux conditions climatiques. La meilleure époque pour la plantation se situe à l’automne, après la chute des feuilles, fin octobre et novembre, tant que le sol n’est pas encore gelé. Théoriquement, la période de plantation va de novembre à mars, mais il est conseillé, si on ne l’a pas fait à l’automne, d’attendre la fin de l’hiver. Le meilleur moment est généralement l’automne ou le début de l’hiver, lorsque le sol est humide et les températures sont douces. Tout dépend de l’âge et de la forme de votre arbre. L’acte d’arracher et de replanter est un stress pour l’arbre. Ces étapes visent à minimiser ce stress pour assurer un démarrage sain et vigoureux.
Les gestes de protection et d’accompagnement de l’arbre
Avant la plantation, vous pouvez réaliser ce qu’on appelle un pralinage. C’est à dire un mélange liquide d’argile et de fumier (bouse de vache généralement) dans le quel vous tremperez les racines de l’arbre fruitier. Cette opération simple permet de réhydrater les racines et les radicelles et de les enrober d’une couche protectrice favorisant la reprise. Lors de la plantation, il sera important de raccourcir les racines trop longues ou endommagées. Cela permettra à l’arbre de mieux s’enraciner dans sa terre d’accueil. Manipulez l’arbre par le pot ou le tronc (porte-greffe), pas par les branches.
Une astuce consiste à arroser le trou avant plantation. Les horticulteurs soignent chaque détail ou l’arrosent abondamment, puis laissent l’eau s’infiltrer. Ce pré-arrosage change tout : les racines ne sont plus collées contre une terre sèche. Une fois le trou entièrement rebouché, tirez délicatement sur le porte-greffe afin de mettre le collet au niveau du sol. Appliquez un paillis organique autour de l’arbre. Le tuteur doit être mis en place en même temps que l’arbre. Prévoyez un tuteur d’une longueur égale à la hauteur du sujet augmentée de 50-60 cm. Attachez enfin l’arbre au tuteur à l’aide de liens spécifiques. N’oubliez pas d’ajouter des protections anti-rongeurs (lapin) et cervidés (chevreuils) autour du tronc si nécessaire.
L’entretien post-plantation
Après la plantation, arrosez abondamment, au moins 10 à 20 litres d’eau, même s’il pleut. Aménagez une cuvette autour du pied avec le reste de la terre pour recevoir l’eau d’arrosage. Arrosez régulièrement votre arbre durant la période estivale. Je sais que c’est difficile et que l’envie de goûter un délicieux fruit est tentante mais, pour la pousse de l’arbre fruitier, il est préférable d’enlever les fleurs ou fruits la première année. Dans les jours qui suivent, des radicelles se forment. Mais au-dessus, rien ne bouge. Cela peut être dû à plusieurs facteurs, dont l’âge de l’arbre, les conditions de croissance, les soins apportés, le manque de pollinisation et une mauvaise taille. Non, il n’est généralement pas nécessaire d’engrais au moment de la plantation. Un sol bien préparé devrait suffire dans les premières étapes. Chaque arbre est unique, tout comme les conditions dans lesquelles il est planté. La préparation du sol avant plantation poursuit deux objectifs majeurs : permettre aux racines des jeunes plants de prospecter au mieux le sol et de leur garantir un développement optimal durant la période d’installation. Il s’agit là d’un enjeu majeur, d’autant plus dans un contexte de conditions climatiques futures plus sèches. Il est donc nécessaire de mettre toutes les chances de son côté pour que les plantations réussissent.
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