Le figuier, cet arbre méditerranéen par excellence, est bien plus qu'une simple plante dans la culture hébraïque et les textes bibliques. Il est un fil conducteur riche en symbolisme, traversant les récits de la Création jusqu'aux enseignements de Jésus, évoquant tour à tour la protection, la prospérité, la fertilité spirituelle et le jugement divin. Son importance dans l'économie de la Palestine est attestée par les nombreux passages bibliques qui en parlent, soit une cinquantaine de fois.

Le Figuier dans la Flore d'Israël et son Histoire
La flore d'Israël présente une extraordinaire diversité, avec environ 2 500 espèces. Parmi elles, la Bible en mentionne près de cent dix, certaines plus de cent fois, d'autres une seule fois. Le figuier figure parmi les plantes que l'on rencontre très souvent. Il est important de savoir qu'il existe une grande diversité de figuiers, vivant en majeure partie en Asie tropicale. Beaucoup d'entre eux, comme le ficus benjamina ou le ficus elastica, ornent aujourd'hui nos appartements.
Le figuier commun (ficus carica) est maintes fois mentionné dans la Bible car il est la seule espèce cultivée pour la saveur de ses fruits depuis des temps immémoriaux. Il peut atteindre jusqu'à cinq mètres. Le figuier sycomore (ficus sycomorus), quant à lui, peut atteindre dix ou quinze mètres, une taille d'ailleurs attestée par le passage de Saint Luc où Jésus entre dans la maison du publicain Zachée : « C’est pourquoi il courut en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par-là. » Le figuier sycomore ne présente pas un grand intérêt utilitaire, ses fruits n'atteignant que 2,5 cm de long, il fut supplanté par le figuier commun.
Les formes sauvages du figuier commun proviendraient probablement du Proche-Orient où il fut cultivé par les Assyriens il y a cinq mille ans. Il est décrit, dans les textes historiques, comme l'un des plus anciens arbres fruitiers. En Crète, les figues étaient déjà connues vers 1600 av. J.-C. Leur culture et leur exportation étaient même réglementées et surveillées par les sycophantes (dénonciateurs de trafiquants de figues). En effet, sa teneur en sucre et en vitamine B1 ainsi qu'en minéraux (calcium, phosphore, fer) en faisait un aliment de grande valeur. Dans l'Antiquité, chez les Arabes et les Égyptiens, le figuier sycomore était un des arbres sacrés. Ses rameaux placés près des morts symbolisaient la vie et la déesse Isis.
Caractéristiques Botaniques et Cycles de Fructification
Le figuier est un arbre de la famille des Moracées, genre ficus, ici ficus Carica L. Le genre comprend plus de 600 espèces dispersées à travers les régions tropicales des deux mondes : arbres ou arbrisseaux lactescents, à feuilles alternes, rarement opposées, entières, dentées ou lobées. Les fleurs, non apparentes, tapissent la cavité interne de la pulpe verte qu'on nomme vulgairement le fruit, et qui est un réceptacle charnu, globuleux ou turbiné, à orifice supérieur entouré de petites écailles. C'est ce que les savants appellent un fruit composé : dans une coupe longitudinale, on voit que la partie comestible est un réceptacle creux sur les parois duquel sont insérés un grand nombre d'akènes provenant chacun d'une fleur.
Le ficus Carica paraît être originaire de l'Asie occidentale, mais il est cultivé depuis les temps les plus reculés dans la région méditerranéenne, d'où l'on dit qu'il fut importé en France par les Phocéens fondateurs de Marseille. Sous climat tropical, par exemple près de la mer Morte, il reste toujours vert comme les conifères. Il a 10 à 12 m de haut, des feuilles caduques, grandes, ordinairement à 5, rarement à 3 lobes, ou entières. Le réceptacle est d'abord acre, rempli d'un suc laiteux, puis devient mou, sucré et succulent ; ce mucilage rend les figues très adoucissantes ; on les administre parfois pour les affections de poitrine. Quant au suc laiteux et acre de l'arbre, il peut servir à faire disparaître les verrues ; il contient du caoutchouc.
Les figuiers ont la particularité de former des fruits à la fois sur les pousses de l'année en cours et sur celles de l'année précédente. Sur les hauteurs autour de Jérusalem, le figuier perd en hiver toutes ses feuilles. Vers fin mars, apparaissent les tendres bourgeons des feuilles nouvelles (voyez l'allusion de Jésus à ce signe du temps, Marc 13:28). À leur point de contact avec le vieux bois poussent en même temps que ces feuilles de petites figues qui croissent jusqu'à la grosseur d'une cerise et tombent en grand nombre aux coups de vent : ce sont les figues vertes, celles de Cantique des Cantiques 2:13 et Apocalypse 6:13, que mange le peuple. Les meilleures espèces de figuiers les conservent jusqu'à maturité, en juin : ce sont les figues précoces, celles d'Osée 9:10, Ésaïe 28:4, Michée 7:1, Nahum 3:12, Jérémie 24:2, très estimées pour leur saveur. Pendant qu'elles mûrissent, surgissent plus haut sur les branches de nouveaux boutons, ceux des figues de la seconde et grande récolte, appelées figues tardives, mûres en août.
Le Phénomène de la Caprification : Un Sacrifice pour la Vie
On appelle caprifiguier le figuier demeuré à l'état sauvage, et caprification une opération curieuse pratiquée dès l'antiquité. D'après Pline, le figuier sauvage engendrait des moucherons qui, en piquant les figues domestiques et en y entrant, y introduisaient la fécondité. Cette fable renferme du vrai ; le naturaliste Tournefort a vu des paysans des îles grecques porter sur les figuiers domestiques des fruits de caprifiguiers à l'époque où les insectes dits cynips, qui y naissent, vont en sortir. Leur but est de faire piquer par l'insecte les fruits cultivés afin d'en hâter la maturation et d'augmenter l'abondance de la récolte.
Qu'il y ait là un phénomène de fécondation artificielle par l'insecte, qui transporterait aux figues cultivées le pollen des figues sauvages (comme le croyait Linné), ou que la caprification soit une pure et simple piqûre activant la maturation des fruits, comme on le croit plutôt de nos jours, c'est un usage très ancien. Le berger Amos le pratiquait sur les figuiers-sycomores (Amos 7:14 ; traduire : je pique des figues sauvages). Cependant, ce procédé, consistant à frotter l'œil de la figue avec de l'huile ou à le piquer avec une aiguille imbibée de ce liquide, semble aujourd'hui tendre à disparaître.
Cette petite histoire étonnante de la caprification, où une minuscule guêpe, en entrant dans la figue pour la féconder, y dépose le pollen et meurt à l'intérieur, est d'une grande richesse symbolique. De ce sacrifice naît la vie. Le figuier, si souvent mentionné dans la Bible, devient alors un véritable appel à la fécondité spirituelle. Quelle image saisissante du mystère du Christ ! Lui aussi a donné sa vie pour féconder le monde. Aux yeux des hommes, sa mort pouvait sembler inutile, un échec. Comme la petite guêpe, Jésus a pénétré dans notre humanité fragile, il y a laissé sa vie.
Quelle est la signification de la parabole du figuier ?
Le Figuier dans l'Ancien Testament : Ombre, Prospérité et Jugement
Dès la première page de la Bible, le figuier est cité ; ses amples feuilles servent à confectionner des ceintures (Genèse 3:7). Le Livre de la Genèse évoque non pas le fruit du figuier, la figue, comme on aurait pu s'y attendre, mais plus étonnamment ses feuilles ! En effet, le Livre de la Genèse nous précise qu'alors qu'Adam et Ève avaient bravé l'interdiction divine de ne point manger au fruit de l'arbre de la connaissance, ils réalisèrent soudainement qu'ils étaient nus. Pour remédier à leur honte, "Ils attachèrent les unes aux autres des feuilles de figuier, et ils s’en firent des pagnes" rappelle la Bible (Genèse 3:7). Le figuier trouve ainsi une première référence, non point en tant que nourriture, mais comme alternative à la nudité primordiale, une évocation bien souvent détournée par les artistes dans leurs œuvres d’art illustrant cette scène, ces derniers ayant recours à une feuille de vigne plus commune en occident !
De manière générale, le figuier sera synonyme dans l'Ancien Testament de protection et de repos pour son ombre généreuse. Sous un soleil de plomb, l'ombrage de cet arbre est très apprécié : ses feuilles palmées, en branches retombantes, forment un écran impénétrable, à l'abri duquel l'Oriental aime à se retirer pour y rêver longuement. Nathanaël était ainsi en méditation sous un figuier, quand Jésus le remarqua (Jean 1:48). Pour les rabbins, le figuier était le lieu symbolique de l'étude de la Loi. On y voit donc l'image du croyant fidèle, assidu à la méditation de la Torah.
Sa présence et sa prospérité sont le signe de la faveur divine (Deutéronome 8:8, Michée 4:4), tandis que sa destruction tient une grande place dans les menaces des prophètes (Jérémie 5:17, Habacuc 3:17 etc.). Le tableau de la paix et de la prospérité au temps de Salomon est proverbial : « Chacun habita en sécurité sous sa vigne et sous son figuier tout le long du règne » (1 Rois 4:25, cf. Zacharie 3:10, etc.). De même sous Simon Macchabée (1 Macchabées 14:12).
Les Hébreux fabriquaient des gâteaux de figues (2 Samuel 16:1, 1 Chroniques 12:40) et en séchaient aussi : Abigaïl vint au-devant de David avec 200 paniers de figues sèches et d'autres provisions pour sa troupe, pour apaiser son ressentiment (1 Samuel 25:18, 30:12, Judith 10:5). La figue est citée comme un des fruits les meilleurs (Matthieu 7:16, Jacques 3:12). On lui attribuait des vertus curatives, contre plaies, ulcères, etc. ; on appliqua un emplâtre de figues sur l'ulcère du roi Ézéchias (2 Rois 20:7, Ésaïe 38:21).
Cependant, le figuier et ses fruits peuvent aussi renvoyer à des heures de malheur lorsque les guerres et tempêtes s'annoncent ainsi que le souligne le prophète Isaïe : "Toute l'armée des cieux se liquéfie, les cieux s'enroulent comme un livre ; toute leur armée se flétrit comme se flétrissent les feuilles de la vigne ou les fruits avortés du figuier" (Isaïe 34:4). Lorsque Dieu menace les hommes en raison de leur infidélité, c'est également au figuier et à ses fruits que la Bible fait notamment référence comme au Livre de Jérémie : "Avec eux, je vais en finir - oracle du Seigneur - : pas de raisins dans la vigne, pas de figues sur le figuier, le feuillage est flétri. Eux, je les donnerai aux passants" (Jérémie 8:13).

Le Figuier dans le Nouveau Testament : Paraboles et Jugement de l'Hypocrisie
Le Nouveau Testament livre une curieuse parabole de Jésus sur le figuier. Jésus est surprenant. Il guérit des malades, touche des lépreux, rencontre des publicains, des gens de tous bords. Il pardonne les péchés. Il appelle comme disciples des gens simples, des pêcheurs aux mains calleuses des bords du lac de Galilée ou des gens étiquetés peu recommandables, qu'il juge autrement. Et parmi ses disciples - que l'évangile appelle volontiers "ceux qui suivent Jésus" - il y a aussi des femmes (Luc 8:1-3). En absolue liberté Jésus, le prophète de Galilée, vit sans tabou, ce qui gêne profondément. Il faudra peu de temps aux gens du temple de Jérusalem et aux scribes, les experts de la Loi, pour décider qu'il blasphème, ce qui aux termes de la Loi est passible de mort. Le jour du sabbat, le jour de Dieu, il guérit des hommes et des femmes qui sont sous l'empire de la mort. Quand on lui fait remarquer que c'est un travail, il répond que ce travail de faire passer de la mort à la vie ressemble à Dieu. On lui réitère le verdict, mais il continue. On lui présente un paralysé, il lui pardonne, le délie au plus profond, parce qu'il reconnaît sa soif. Or Dieu seul peut pardonner.
La Malédiction du Figuier Stérile
Dans l'épisode du figuier, deux histoires s'enchevêtrent. L'évangéliste Marc affectionne cette façon d'écrire (voir par exemple Marc 5:21-43). Les deux histoires sont la malédiction et le dessèchement du figuier, et le jugement sur le temple. Les deux s'éclairent mutuellement. Ce qui se passe pour le figuier éclaire ce qui se joue pour le temple, dans lequel Jésus vient d'entrer : plus jamais il ne portera de fruit, car il a déçu l'attente. Ce qui se passe pour le figuier est donc symbolique de ce qui se passe pour le temple.
Jésus, ayant faim, aperçut un figuier et se dirigea vers lui pour en cueillir les fruits. L'évangile de Marc rapporte qu'alors, constatant l'absence de fruits, Jésus se mit à maudire l'arbre : "Que jamais plus personne ne mange de tes fruits !" (Marc 11:14). Peu après, repassant par le lieu du figuier, Pierre constata avec stupeur : "Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché".
Mais ce n'était pas la saison du fruit ! Pourquoi une malédiction du figuier qui ne porte pas de fruit, alors qu'en fait ce n'est pas la saison du fruit ? Le figuier, aussi bien que la vigne (cf. Isaïe 5), sont des figures que la Bible aime pour désigner Israël. Du figuier ou de la vigne, c'est-à-dire de son peuple, Dieu attend le bon fruit. Et il n'est pas le seul : tous attendent de la religion du temple qu'elle abreuve leur soif intérieure, leur désir de la rencontre de Dieu. Mais on leur a placé trop d'obstacles.
Le figuier portant des feuilles, qui viennent avec les premiers fruits, aurait dû avoir quelques figues, au moins des vertes du printemps, car, dit Marc (Marc 11:13), ce n'était pas la saison des figues (d'été). Mais il n'avait que l'apparence et non la réalité. La leçon religieuse porte moins sur la stérilité que sur les prétentions injustifiées, c'est-à-dire sur l'hypocrisie, qui mérite la malédiction. Un figuier lent à commencer à produire, mais que l'on continue à soigner, dans l'espoir qu'il finira par porter du fruit, sert à Jésus d'illustration pour montrer la patience de Dieu envers le peuple d'Israël en particulier, et en général envers les pécheurs (Luc 13:6-9).
L'incident de la malédiction du figuier stérile, et qui est une parabole en action (donnée près de Bethphagé, nom qui signifie : maison des figues), annonce le châtiment réservé à Israël, qui n'a pas répondu aux soins dont Dieu l'a entouré (Matthieu 21:19).
Le Jugement du Temple et l'Exclusion
"On", c'est la Loi, rappelée durement par les scribes et les pharisiens. Eux durcissent la Loi, comme si Dieu en demandait toujours plus, au risque d'exclure. Ainsi ils ont malmené le temple, y plaçant trop de parvis comme des barrières de pureté. Et ils sont nombreux les hors-gabarit de la Loi, les exclus des lois de pureté et du temple. Jésus s'insurge contre cette exclusion et la combat avec vigueur.
Déjà du temps de Jérémie, 6 siècles avant Jésus, le peuple se vouait au temple en de véritables incantations, tout en malmenant l'alliance dans une pratique sociale dévoyée, d'exclusion, de tromperie, de piétinement du pauvre. Jérémie avait annoncé la chute de ce temple et même de la ville (Jérémie 7). Et elle eut lieu ! Jésus annonce une pareille fin du temple. Cette maison est une maison de prière pour les nations, dit Jésus.
Or il est sec, jusqu'aux racines. Il ne porte pas le fruit de miséricorde attendu. C'en est fini de lui. Le temps des fruits ou de la moisson évoque souvent dans la Bible le temps du jugement que l'on appelle eschatologique, c'est-à-dire de la fin des temps. Le geste de Jésus anticipe la fin. Il se comporte en fils - de Dieu - et voit à la manière de Dieu.

Jésus, le Figuier de Vie
Le geste et la parole de malédiction de Jésus sont une sorte de parabole. Ils sont un geste symbolique, explicatif. Ils laissent apparaître visuellement ce que l'on ne voit pas mais qui est : ce temple est fini. Séché sur pied. Car il n'y a pas sur lui un seul signe de fruit. Ce temple n'est plus le temple de Dieu. Désormais ce sera la personne de Jésus qui rassemblera, comme un arbre de vie, tous ceux qui veulent avoir part au fruit.
Le figuier est, avec la vigne et l'olivier, l'un des arbres les plus présents dans la Bible. Arbre méditerranéen par excellence, il évoque la douceur, la paix et l'abondance : « Ils demeureront chacun sous sa vigne et son figuier, et personne pour les troubler. » (Michée 4:4). Mais il est aussi le signe du jugement de Dieu : quand la vigne et le figuier ne donnent plus de fruits, c'est l'image d'un peuple qui s'éloigne de son Créateur.
Le figuier est un miroir de notre propre vie spirituelle. Sommes-nous stériles ou féconds ? Portons-nous des fruits de conversion, d'amour, de justice ? La patience de Dieu nous accompagne, mais vient le temps où il nous demande de choisir. Soit nous laissons notre vie se dessécher. Soit nous accueillons sa grâce pour qu'elle devienne féconde. Le Christ, par son sacrifice, a déjà fécondé le monde. Il a fait jaillir une source de vie que rien ne pourra éteindre.
La Saison du Disciple : Porter du Fruit Spirituel
En filigrane de ce récit se donne à lire un véritable petit guide, une géographie du disciple. Il est attendu de lui qu'il ait la même faim spirituelle que Jésus ici (v. 12). Mais aussi qu'il porte du fruit, c'est-à-dire qu'il mène une vie qui a le goût de l'évangile (v. 14), en ayant des racines profondes et vivantes (v. 20), c'est-à-dire une foi solide (v. 22). Qu'il aille donc à la source, d'une prière confiante (v. 24). À la source aussi du pardon donné (v. 25). Voilà le disciple selon Jésus, le disciple selon le cœur de Dieu.
Comme tout arbre, le figuier porte en lui une symbolique spirituelle : il peut être luxuriant et fécond, ou au contraire stérile et desséché. En lui se joue l'alternative de notre vie : porter du fruit ou rester infructueux. Dans la tradition biblique, le figuier stérile renvoie au cœur humain qui refuse de donner sa part d'amour et de justice. Jésus lui-même raconte une parabole éclairante : celle du figuier stérile (Luc 13:6-9). Le maître de la vigne veut l'arracher, puisqu'il ne donne aucun fruit. Mais le vigneron plaide pour lui : « Laisse-le encore cette année, le temps que je bêche tout autour et que je mette du fumier. » Ce récit révèle le cœur de Dieu : il ne condamne pas d'emblée, il patiente, il espère, il donne encore du temps pour la conversion (cf. 2 Pierre 3:9). Sa miséricorde précède toujours son jugement. Mais il attend des fruits.
Jésus nous dit ainsi : « Instruisez-vous de la comparaison avec le figuier ! Dès que ses rameaux s’emplissent de sève et que ses feuilles poussent, vous savez que l’été est proche. De la même manière lorsque vous verrez tout cela, vous connaîtrez que la fin du monde est à la porte. » (Matthieu 24:32-33.) De son côté Saint Luc nous rapporte l’exhortation de Jésus à la conversion, par la parabole du figuier stérile (Luc 13:6-9).
Aujourd'hui, la Terre d'Israël ne manque pas de figues. C'est le fruit le plus apprécié, car c'est un symbole d'abondance. Il est très sucré et le grand manteau de feuilles du figuier offre un coin ombragé où se protéger de la chaleur du soleil du Moyen-Orient. Lorsque Jésus est arrivé à Jérusalem, il était contrarié par le fait que le temple ne ressemblait plus à un lieu sacré. Il enseigna à ses disciples que le Royaume des Cieux, la vraie « maison de prière pour toutes les nations », remplacerait l'actuel temple. Jésus, qui était un prophète pacifique, n'avait nullement l'intention de détruire le temple. L'Évangile selon Marc nous dit que Jésus « ne trouva que des feuilles, car ce n'était pas la saison des figues » (Marc 11:13). Mais maintenant, pour la première fois depuis 2 000 ans, les Juifs sont retournés sur leur terre et le figuier donne de nouveau de délicieux fruits. Le temps est venu de savourer la version la plus authentique de la parole de Dieu.