La question des semences paysannes est au cœur des débats sur la biodiversité, l'agriculture durable et l'autonomie alimentaire. Ces semences, libres de droits de propriété et sélectionnées de façon naturelle dans les fermes et les jardins, représentent un patrimoine essentiel à préserver. Elles se distinguent radicalement des hybrides F1, des clones et autres organismes génétiquement modifiés (OGM) industriels.

Le Réseau H.A.Z.I Sarea et la Défense des Variétés Paysannes
Le réseau H.A.Z.I Sarea s'engage activement pour la défense de la diversité des variétés paysannes et des pratiques culturales qui les accompagnent. Ce réseau, à l'origine, est né de l'initiative de paysans qui ont cultivé, reproduit et échangé plusieurs espèces, telles que le blé et le maïs, ainsi que les savoir-faire associés. Leur action vise à défendre le droit fondamental de reproduire et d’échanger des variétés libres de droits et sélectionnées spécifiquement dans le territoire où elles sont cultivées.
L'association B.L.E (Biharko Lurraren Elkartea), un acteur clé au sein de ce mouvement, a organisé une série de cinq rencontres dans le Pays basque français. Ces événements ont permis d'échanger sur le réseau, d'informer le public sur l'évolution de la législation concernant les semences, et de présenter les actions concrètes menées par le réseau en faveur des semences paysannes.
Nicolas Mendiboure, un paysan maraîcher en agriculture biologique à Irissarry, souligne l'importance de cette démarche : « À l’origine de ce réseau, il y a des paysans qui ont cultivé, reproduit, échangé plusieurs espèces (blé, maïs) et savoir-faire, et défendu leurs droits de reproduire et d’échanger des variétés libres de droits et sélectionnées dans le territoire dans lequel elles sont cultivées. »
La mission principale de H.A.Z.I Sarea est de sensibiliser le public aux semences paysannes afin de permettre leur sauvegarde et leur développement. Pour ce faire, un programme de recensement des variétés paysannes cultivées sur le territoire, tant dans les fermes que dans les jardins, a été mis en place.
La Conservation Dynamique des Variétés et l'Échange
Au-delà du simple recensement, le réseau a instauré un programme de conservation dynamique des variétés. Nicolas Mendiboure insiste sur un point crucial : « Il est important que cela soit basé sur l’échange, et que les semences soient replantées chaque année. Ce n’est pas un musée. » Cette approche garantit la vitalité et l'adaptation continue des semences, évitant qu'elles ne deviennent de simples objets de collection statiques.
Pour faciliter l'utilisation des semences paysannes, le réseau H.A.Z.I Sarea propose diverses initiatives, notamment des bourses aux graines. Ces plateformes offrent les moyens concrets d'accéder à ces semences. Le réseau met également en place un référencement des variétés qui y sont disponibles, organise des temps d'échanges et des formations, a rédigé une charte technique et propose des ressources techniques. Un partage numérique et interactif d’informations liées à la biodiversité cultivée est aussi mis en œuvre, favorisant la diffusion des connaissances et des pratiques.
L'association B.L.E (Biharko Lurraren Elkartea) propose, quant à elle, au grand public et aux professionnels des journées dédiées à la biodiversité cultivée, offrant des opportunités d'apprentissage et de partage.
Les semences paysannes, enfin autorisées - L’Édito carré de Mathieu Vidard
Vandana Shiva et la Lutte Contre les OGM
La militante écoféministe indienne Vandana Shiva est une figure emblématique de la lutte pour la préservation des semences et contre les OGM. À la suite d'un repas partagé avec les produits du magasin de producteurs Gohetxia, le collectif Hazia a invité le public à découvrir les enjeux autour de la conservation des semences. Un documentaire a été consacré aux combats de Vandana Shiva, qui est également conférencière et écrivaine.
Elle dirige la Fondation de la recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles (Research Foundation for Science, Technology and Natural Resource Policy), et est particulièrement connue pour sa lutte incessante contre les OGM depuis 1997. Ses travaux mettent en lumière les dangers des monocultures industrielles et la nécessité de protéger les savoirs traditionnels et les variétés locales.

Le RSP : Un Rassemblement d'Acteurs pour la Biodiversité Cultivée
Le Réseau Semences Paysannes (RSP) est une alliance diversifiée qui regroupe principalement les organisations bio et paysannes nationales. Il inclut également des associations dédiées à la préservation et au renouvellement de la biodiversité cultivée, des associations de producteurs, des artisans-semenciers et des ONG. Cette coalition d'acteurs œuvre conjointement pour la promotion et la sauvegarde des semences paysannes.
Pour ceux qui souhaitent explorer le monde foisonnant des semences, depuis les champs jusqu'en cuisine, ou approfondir des sujets spécifiques, le RSP met à disposition un ensemble de publications. Celles-ci comprennent des livres, des brochures, des expositions, des cahiers techniques et des DVD, offrant une richesse d'informations et de perspectives sur cette thématique cruciale.
L'Importance Historique de la Graine
La graine a voyagé depuis le Néolithique jusqu'à nos jours, agissant comme le principal vecteur de diffusion et d'adaptation de l'ensemble des plantes nourricières actuelles. Son rôle est fondamental dans l'évolution de l'agriculture et la capacité de l'humanité à se nourrir. La protection de cette biodiversité cultivée est donc une question de souveraineté alimentaire et de résilience face aux défis environnementaux futurs.
Comprendre les Informations Légales et Administratives des Structures Engagées
Les structures œuvrant pour les semences paysannes, comme toute entité organisée, sont soumises à un cadre légal et administratif précis. Toutes les structures référencées sur notre site sont inscrites à un ou plusieurs référentiels publics, tels que la base Sirene, le RNE ou le RNA.
L’Extrait RNE, qui est le justificatif d’immatriculation de l’entreprise, contient des données équivalentes à celles d'un extrait KBIS/D1. Une structure peut être inscrite dans la base Sirene tenue par l’Insee, par exemple, depuis le 28/10/1994, avec une mise à jour récente au 06/12/2025. De même, elle peut être immatriculée au Registre National des Entreprises (RNE) tenu par l’INPI, avec une date d'immatriculation identique et une mise à jour au 19/05/2024.
L'extrait RNE fournit des informations détaillées, incluant la dénomination de la structure, son numéro SIREN, le numéro SIRET du siège social, le numéro de TVA intracommunautaire et le numéro EORI. Le numéro EORI (Economic Operator Registration and Identification) est un identifiant unique communautaire indispensable pour l'identification de l'entreprise dans ses relations avec les autorités douanières.
L'activité principale de la structure est désignée par un code NAF/APE. Il est important de noter que le code NAF 2025, une variable issue de la nouvelle nomenclature d’activités de l’Insee, sera applicable à partir du 1ᵉʳ janvier 2027 et coexistera jusqu’à la fin 2026 avec la NAF actuellement en vigueur. Des informations supplémentaires sur la nomenclature NAF 2025 sont disponibles sur le site de l'Insee.
L'adresse postale de la structure, sa forme juridique, son effectif salarié, ainsi que sa catégorie d'entreprise sont également des données importantes. L’effectif salarié, une variable basée sur des données de l’Insee (tranche d’effectifs salariés arrêtées au 31/12 de l’année n-2, et le caractère employeur des établissements via l'URSSAF), permet de classifier la structure. Il peut arriver qu'une structure soit une unité non employeuse, c'est-à-dire sans salarié au cours de l'année de référence et sans effectif au 31/12. La catégorie d'entreprise, calculée par l'Insee, est une variable statistique qui, pour une unité légale appartenant à un groupe, est calculée au niveau du groupe. Ces données ne sont pas destinées à des fins administratives.
La date de création de la structure est une donnée clé. Les conventions collectives applicables peuvent être renseignées ou non. Les informations sont régulièrement mises à jour, comme l'indiquent les dates de mise à jour au 15/05/2026. Les sources de ces informations proviennent d'organismes officiels tels que l'INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques), VIES (VAT Information Exchange System), les Douanes et l'INPI (Institut National de la Propriété Industrielle).

Une structure est une entreprise immatriculée au Registre National des Entreprises (RNE), qui liste les entreprises de France et est tenu par l’INPI. Des détails tels que la date d’immatriculation et la date de début d’activité (qui peut être non renseignée) sont disponibles. La nature de l’entreprise et les dirigeants sont également précisés.
Les annonces BODACC (Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales) et les observations au RNE assurent la publicité des actes enregistrés pour une entreprise, couvrant les procédures collectives, les ventes, les créations, les modifications, les radiations et le dépôt des comptes. Ces informations sont mises à jour, par exemple, au 11/05/2026, et proviennent principalement de l'INPI.
Chaque établissement d'une structure est également identifié par son adresse, son numéro SIRET et une clé NIC. L'activité principale de la société (NAF/APE) et l'activité principale de l’établissement (NAF/APE), avec son code NAF/APE spécifique, sont des informations détaillées. Comme pour la structure principale, le code NAF 2025 sera applicable pour les établissements à partir du 1ᵉʳ janvier 2027 et coexistera jusqu’à la fin 2026. La forme juridique, la date de création de la société et la date de création de l’établissement sont également précisées. La convention collective de l’établissement peut être non renseignée. Des justificatifs d’existence, tels que l'avis de situation Insee de l'établissement, sont téléchargeables. Ces informations sont régulièrement mises à jour, comme au 15/05/2026, avec l'Insee et VIES comme sources. Une structure peut posséder un ou plusieurs établissements, et il est précisé combien sont en activité. Par exemple, une structure possède 1 établissement dont 1 est en activité.