Le Sorgho Fourrager BMR et la Fertilisation Localisée : Clés d'une Récolte Optimale

Le sorgho fourrager, une plante de la famille des poacées, gagne en popularité dans les itinéraires culturaux des éleveurs de bovins. Souvent présenté comme une culture d'avenir face aux défis climatiques, il se distingue par sa résilience et son efficacité agronomique. Pour en tirer le meilleur parti, la maîtrise de son implantation, de sa fertilisation et de son désherbage est cruciale.

Sorgho BMR Champ

Une Culture Adaptée aux Défis Actuels

Le sorgho a longtemps été sous-estimé, mais des études approfondies menées par des instituts comme Arvalis au cours de la dernière décennie ont mis en lumière ses nombreuses qualités. Sa principale force réside dans sa capacité à résister à la sécheresse, nécessitant 30 % d'eau de moins que le maïs, selon Sorgho-ID, l'association internationale dédiée à cette plante. Cette caractéristique en fait un allié précieux dans la lutte contre l'érosion. De plus, sa faible sensibilité aux ravageurs réduit le besoin en pesticides, et il restitue la moitié de l'azote et du potassium absorbés au sol, contribuant ainsi à la réduction des coûts de production.

Les Atouts Agronomiques du Sorgho

Le sorgho présente trois atouts agronomiques majeurs :

  • Un système racinaire fasciculé, très dense, chevelu et profond pouvant atteindre plus de 1,70 m.
  • Un enroulement des feuilles qui réduit la surface d'évaporation, optimisant l'utilisation de l'eau.
  • La présence de cérrhosée (cire épidermique) qui protège contre l'évapotranspiration.

Ces caractéristiques lui confèrent une efficacité en eau supérieure à celle du maïs, avec 42 kg de matière sèche par hectare et par millimètre d'eau contre 30 pour le maïs. En situation de sécheresse, le sorgho a la capacité de bloquer sa croissance tout en restant vert, attendant la pluie pour repartir. Il valorise également l'azote de manière très efficace, prélevant 240 kg N/ha pour une production de 13 tMS/ha.

Changement climatique : le sorgho, une alternative au maïs ensilage pour alimenter les bovins ?

Les Différents Types de Sorgho Fourrager

Il existe plusieurs types de sorgho fourrager, chacun adapté à des usages spécifiques.

Les Sorghos Fourragers Monocoupes

Ces variétés sont récoltées en une seule fois, nécessitant 100 à 140 jours de végétation. Ils sont principalement valorisés en ensilage pour les ruminants ou en biomasse pour les méthaniseurs. Pour l'alimentation animale, une teneur énergétique élevée est recherchée. Le sorgho ensilage monocoupe se sème généralement deux à trois semaines après le maïs, pas avant la mi-mai, car il a besoin de chaleur au démarrage (au moins 12 à 14 °C dans le sol). Depuis la campagne 2023, les deux groupes historiques d’évaluation des variétés « Monocoupe 1 » et « Monocoupe 2 » ont été fusionnés. Le choix d'une variété monocoupe dépendra du type de valorisation souhaitée et de la valeur énergétique fournie, permettant de distinguer des profils « UFL », « Équilibré » et « Rendement ».

Les Sorghos Fourragers Multicoupes

Destinés à être récoltés plusieurs fois (pâturage, fauche pour enrubannage, foin, affouragement en vert), certains sorghos multicoupes peuvent également être ensilés en une seule fois. On distingue deux catégories :

  • Les hybrides : avec un potentiel de rendement élevé, caractérisés par une morphologie grossière et vigoureuse.
  • Les Sudan Grass : variétés plus précoces avec une capacité de tallage et de repousse élevée, et des tiges et feuilles plus fines.

Ces sorghos constituent un fourrage estival à cycle de végétation court, pouvant être semés en culture principale ou en dérobée d'été. Une première exploitation est possible 45 à 60 jours après semis, avec 1 à 4 coupes sur l'année. Leur valeur alimentaire est proche d'une fétuque élevée, avec une teneur en énergie supérieure à 0,80 UFL par kilo de matière sèche au stade montaison. Il est important de respecter une hauteur minimale de pâturage (40 à 50 cm pour les types Sudan grass, et 50 à 60 cm pour les hybrides) pour éviter la durrhine, une molécule qui peut libérer de l'acide cyanhydrique toxique pour les bovins.

Les Sorghos "Double Usage" et Sucriers

Ces sorghos se caractérisent par une valeur énergétique intermédiaire et une productivité souvent supérieure aux sorghos « ensilage ». Majoritairement sucriers, ils présentent une teneur élevée en sucres solubles (15-20 % de la matière sèche sur vert) mais une teneur en amidon variable. Des variétés comme les sorghos « mâle stérile » (MS) ou « photopériodiques sensibles » (PPS) produisent peu ou pas de grains et ont des teneurs en amidon faibles. Les sorghos MS produisent des panicules sans pollen, tandis que les PPS, sensibles à la photopériode, n'épient que rarement sous nos latitudes, offrant une croissance continue mais une teneur en matière sèche à la récolte souvent faible.

Le Caractère BMR : Un Atout pour la Digestibilité

Le sigle BMR signifie "Brown Mid Rib", ou nervure centrale brune. Ce caractère, visible dès les premiers stades sur les jeunes feuilles, indique une interférence génétique sur la lignification des tissus.

Influence sur la Teneur en Lignine et la Digestibilité

L'alcool synapylique, composant majeur de la lignine (60%), est inhibé chez le sorgho BMR. En conséquence, la teneur en lignine diminue au fur et à mesure que le sorgho se développe, étant jusqu'à 75% plus faible que celle d'un sorgho non BMR. Cette réduction de la lignine a un impact direct et positif sur la digestibilité :

  • Lignine : -40% à -60%
  • Digestibilité : +15% à +30%
  • UFL / UFV : +10% à +15%
  • Ingestion : +10% à +15%

Un sorgho BMR sera ainsi plus riche en amidon et en glucides solubles, permettant d'obtenir le même apport nutritionnel avec une quantité de matière moindre. Il fournit environ 1 UFL/kg de matière sèche et offre une fourniture d'énergie intéressante sans les inconvénients des aliments riches en amidon comme le maïs ensilage (risques d'acidoses).

Feuille de sorgho BMR

Semis et Implantation : Les Fondamentaux

Le semis et le désherbage sont des étapes cruciales qui conditionnent la récolte du sorgho ensilage. La vigueur initiale des graines de sorgho est assez faible.

Conditions Optimales de Semis

  • Température du sol : Le sorgho, plante tropicale, a besoin de chaleur pour démarrer. Il est impératif de semer sur un sol à au moins 12-14 °C. « Avec le sorgho, semer trop tôt, c'est perdre du temps ! », avertit Olivier Estrade de Barenbrug. La période idéale se situe au mois de mai.
  • Profondeur de semis : 2 à 3 cm de profondeur est optimal. Un semis trop superficiel augmente le risque de verse d'ancrage, tandis qu'un semis trop profond rend la levée difficile.
  • Préparation du lit de semence : Le sol doit être propre, réchauffé et rappuyé pour sécuriser la levée. Les sols trop motteux sont à éviter. Le décompactage est systématiquement conseillé avant l’implantation d’un sorgho.
  • Équipement de semis : Les semoirs pneumatiques monograines avec des disques sorghos sont les mieux adaptés pour les variétés monocoupes. Il est essentiel de semer doucement, à petite vitesse (maximum 4 km/h), pour assurer une levée homogène et éviter les problèmes de désherbage.
  • Densité de semis : En conditions favorables, 200 000 à 220 000 graines/ha conviennent avec un écart entre les rangs de 75 à 80 cm. Il est normal de perdre environ 30 % de densité au départ. Pour un semis précoce ou difficile, il est possible d'augmenter jusqu'à 250 000 graines/ha. Si un semoir à céréales est utilisé (écartement minimal de 35 cm), il faut augmenter la densité de semis de 10 à 15 % et rouler très doucement.

Semoir de précision sorgho

Écartement et Densité

Les recommandations autour de l’écartement en inter-rangs selon les densités sont les suivantes :

ÉcartementNombre de graines par ha
40 cm220 000 - 240 000
50 cm190 000 - 200 000
60 cm175 000 - 185 000
75 cm165 000 - 170 000

Gestion des Ravageurs au Semis

Le sorgho craint les larves de taupins, notamment derrière prairie, en raison de la faible vigueur initiale de la plantule. Les micro-granulés localisés au semis, contenant du P2O5 rapidement assimilable, conviennent bien pour la phase de croissance du semis au stade 6-8 feuilles, période cruciale pour les rendements. L'utilisation de semences traitées avec un insecticide peut être judicieuse, en particulier si le précédent est une pâture de longue durée. Un anti-limaces est recommandé, ainsi qu'un passage de herse étrille après semis.

Positionnement dans l'Assolement

Le sorgho a besoin d'accomplir la globalité de son cycle végétatif (145 à 165 jours) pour exprimer son potentiel de rendement. Il est conseillé de le positionner en culture principale et d'éviter les sols froids et argileux. Les parcelles exposées au Sud sont à privilégier. Le sorgho s'entendra très bien en précédent de cultures comme le soja, le pois, la féverole, le lupin ou le pois chiche, et peut être associé à une légumineuse pour conjuguer les avantages. En revanche, il faut éviter l'implantation comme précédent de céréales à paille comme le blé d'hiver ou l'orge de printemps.

Fertilisation Localisée : Un Soutien Essentiel

Grâce à son chevelu racinaire important, le sorgho possède une grande capacité d’extraction des éléments du sol. Les préconisations de fumure doivent donc intégrer la fourniture du sol et les apports de matières organiques. Pour aider au démarrage de la plantule, la fertilisation localisée dans la ligne de semis avec des microgranulés riches en phosphore s'avère efficace.

Plan Prévisionnel de Fumure Minérale

Le plan prévisionnel de fumure est un outil de pilotage pour anticiper les besoins des cultures.

Potentiel de rendement (tMS/ha)Azote (unités N/ha)Phosphore (unités P/ha)Potassium (unités K/ha)
10 - 140 - 606045
14 - 180 - 807060
18 - 22 (avec irrigation)0 - 1009075

Pour les variétés multicoupes, 30 à 40 unités d'azote après la levée et après chaque exploitation permettent une bonne production. Un apport de 60 à 80 unités/ha de phosphore (pour limiter les risques de toxicité) et de potasse (pour aider la plante à résister au sec) est généralement suffisant.

Gestion de l'Azote et des Matières Organiques

La verse se gère principalement avec l'azote, la profondeur de semis et le choix de la variété. Il est préférable d'éviter les apports de lisier et de fumier avant un sorgho, car les sorghos valorisent mieux l'azote minéral. Les apports azotés trop importants ou trop tardifs augmentent le risque de verse et peuvent poser des problèmes de maturité en fin de cycle. L'on peut descendre à 35 unités d'azote derrière un trèfle incarnat par exemple. Il est recommandé de réaliser une fumure organique durant l'hiver à hauteur de 30 à 50 tonnes de fumier (selon sa forme et son origine).

Oligo-éléments

Les carences en oligo-éléments se manifestent par des symptômes spécifiques sur les feuilles :

  • Carence en zinc : décoloration totale blanchâtre de la feuille.
  • Carence en magnésium : traits vert pâle dans la longueur de la feuille.
  • Carence en azote : décoloration marron sur le bout de la feuille.

Sorgho fourrager en croissance

Désherbage et Entretien Cultural

Le désherbage est une étape indispensable pour l'implantation du sorgho.

Stratégies de Désherbage

  • Post-semis/Pré-levée : Un désherbage à ce stade est crucial pour limiter la concurrence des adventices, car la faible vigueur au départ de la plantule rend le sorgho vulnérable.
  • Stade 3 feuilles : Un désherbage à ce stade est souvent nécessaire, avec la possibilité d'apporter un biostimulant (vérifier la compatibilité avec le désherbant).
  • Désherbage de rattrapage : Si besoin, un désherbage de rattrapage peut être envisagé.
  • Nettoyage du pulvérisateur : Pensez à nettoyer soigneusement votre pulvérisateur pour éviter toute contamination.

Binage et Traitements Insecticides

  • Binage : Le binage au stade 3/4 feuilles permet de détruire les repousses d'adventices, tandis qu'au stade 6/10 feuilles, il réchauffe et aère le sol, dynamisant le développement du sorgho.
  • Traitements insecticides : Un insecticide au stade 6/8 feuilles permet de traiter les noctuelles. Au stade 6/10 feuilles, il est efficace contre les pucerons, cicadelles et pyrales, et peut aussi cibler les sésamies si les feuilles sont en cornet.
  • Lutte intégrée : En général, il est conseillé de pratiquer la lutte intégrée pour prévenir les attaques de ravageurs. Cela inclut le choix de variétés résistantes, l'utilisation de semences traitées et la rotation des cultures.

Irrigation : Un Complément Stratégique

L'irrigation peut être nécessaire pour optimiser le rendement du sorgho, surtout en cas de potentiel de rendement élevé.

Quand et Comment Irriguer ?

  • Avant la floraison : L'irrigation est particulièrement bénéfique avant la floraison, période critique pour la constitution du rendement.
  • Période à éviter : Il n'est généralement pas nécessaire d'irriguer après le 10 août.
  • Quantité d'apport : Un apport de 25 mm est intéressant. Il n'est pas utile d'apporter plus de 25 mm en une seule fois, car les excès d'eau sont préjudiciables.

Récolte et Conservation : Assurer la Qualité du Fourrage

La récolte du sorgho est une étape clé pour garantir sa valeur alimentaire et sa bonne conservation.

Quand Récolter le Sorgho Monocoupe ?

Le sorgho monocoupe s'ensile idéalement entre 28 % et 32 % de matière sèche (MS), soit environ 110 à 150 jours après le semis. Ce stade garantit un bon compromis entre rendement, valeur alimentaire et conservation.

  • Indicateurs de maturité : La maturation de la panicule (épi) s'effectue du bas vers le haut. Pour les variétés sans épis, le test du torchon est utile : tordre une tige ; si le jus coule, le taux de MS est inférieur à 20 %. Dès qu'il ne coule plus, l'ensilage est possible. Les feuilles, pouvant rester vertes longtemps, ne sont pas un bon indicateur. Certaines variétés, comme les BMR PPS, continuent de pousser jusqu'à la baisse des températures.
  • Période de récolte : Généralement, la récolte a lieu entre le 25 septembre et le 10 octobre, soit 3 à 4 semaines après celle du maïs ensilé.

Quand Récolter le Sorgho Multicoupe ?

Les sorghos multicoupes permettent plusieurs récoltes successives :

  • Première coupe : Dès que la plante atteint 1 m à 1,2 m de hauteur.
  • Coupes suivantes : Environ 40 à 50 jours d'intervalle, selon les conditions climatiques. Pour les variétés multicoupes, il est recommandé de faucher avant l'apparition des panicules florales pour une qualité d'ensilage optimale.

Récolte du sorgho ensilage

Techniques d'Ensilage et de Conservation

  • Préparation de l'ensileuse : Il est conseillé de retirer l'éclateur de l'ensileuse et de hacher à 3-5 cm.
  • Tassage du silo : Ne pas trop tasser au silo.
  • Taux de matière sèche : Un ensilage trop précoce génère un fourrage trop humide, difficile à conserver. Si le taux de matière sèche est insuffisant, les jus du silo risquent de couler, nécessitant une fosse de récupération des jus.
  • Optimisation de la matière sèche : La pulpe de betterave déshydratée peut remonter le taux de matière sèche (5 à 6 kg de pulpe par point manquant et par tonne de fourrage vert). Des éleveurs ont aussi réussi à étaler des couches de foin à la pailleuse (1 tonne de foin par hectare peut remonter le taux de MS de 1,5 à 2 points, rendant le fourrage très appétent).
  • Stockage combiné : Il est possible de stocker les ensilages de sorgho et de maïs dans un même silo (une couche de sorgho au-dessus du maïs). Arvalis a même testé l'association directe maïs et sorgho BMR au champ (4 rangs/4 rangs), sécurisant le sorgho BMR sensible à la verse, mais réduisant les possibilités de désherbage.
  • Qualité et durée de conservation : Riche en sucre, le sorgho s’ensile, se tasse et se conserve très bien sans conservateur. Sa richesse en sucres favorise une fermentation rapide. La conservation peut durer plus de 6 mois avec peu de pertes. Une bonne gestion de l’humidité et du tassage garantit une qualité sanitaire optimale.

Valeurs Alimentaires et Intérêt pour les Bovins

La valeur alimentaire du sorgho est stable quelles que soient les conditions climatiques, et augmente avec la maturation de la plante.

Comparaison des Valeurs Alimentaires

ComposantSorgho non BMRSorgho BMRMaïs
Amidon3,606,6033,60
dMO70,580,872,7
Glucides solubles1824,508
ADL2,700,602,50
UFL0,911,060,93
UFV0,660,930,8
NDF575444
ADF28,726,325,6
Cellulose27,8024,0018,70
MAT7,38,17,3
PDIE426765
PDIN455045
PDIA161816
Matières minérales5,15,23,4

Un Concentré d'Énergie "Sans" Amidon

Le sorgho est un concentré d'énergie avec 25 à 28 % de sucre (glucose, saccharose, lévulose) et 1 UFL par kilo de matière sèche. Grâce à sa faible teneur en amidon (2 à 8 %), il réduit considérablement le risque d'acidose, de mammites, de boiteries et d'autres déséquilibres métaboliques chez les bovins. En incorporant 30 à 50 % de sorgho dans la ration, on obtient une teneur totale en amidon proche de 18 à 20 %. C'est le seul aliment qui ne déconcentre pas la ration : 30 % de sorgho associé au maïs permet d'atteindre environ 1 UFL, ce qui est supérieur au méteil (0,80 UFL), à l'ensilage RGI (0,93 UFL) ou au foin de luzerne (0,68 UFL).

Fibres et Cellulose Très Digestibles

Avec un taux de NDF entre 52 et 57 % et un taux de cellulose entre 24 et 28 %, le sorgho optimise la rumination :

  • La production de salive est maximisée.
  • Le pH du rumen est mieux régulé.
  • Le tapis fibreux du rumen est plus dense.
  • Les grains de l'ensilage de maïs sont mieux dégradés, et l'amidon by-pass est réduit.

Une digestibilité de la matière organique (dMO) comprise entre 76 et 82 % accélère le transit digestif, réduisant la satiété et augmentant l'ingestion de 15 %.

Augmentation de l'Ingestion et Effets sur les Bovins

L'incorporation de 30 % de sorgho dans la ration améliore la digestibilité et le transit, entraînant une augmentation de l'ingestion de 10 à 15 %. Le sorgho est donc un complément idéal au maïs ensilé, évitant l'excès d'amidon sans réduire la concentration énergétique, tout en améliorant l'efficacité alimentaire du maïs.

  • Vaches laitières : Augmentation de la production laitière, amélioration de la santé du cheptel, hausse des taux butyreux et protéique, ainsi que des omégas 3 et 6. Réduction du taux cellulaire dans le lait, baisse des coûts sanitaires et amélioration de la fécondité.
  • Génisses : Augmente le niveau d'ingestion, favorisant le développement du squelette et des muscles. L'objectif d'un vêlage à 2 ans est atteignable.
  • Vaches de réforme et finition : L'intégration de 30 % de sorgho améliore la finition des bovins, avec un gain moyen quotidien (GMQ) de 1 940 grammes.
  • Vaches allaitantes : Le sorgho, contrairement au maïs ensilé qui fait engraisser les bêtes, améliore la cyclicité, la reproduction et la fertilité (un veau par an, réduction de l'intervalle vêlage-vêlage de 30 à 40 jours). L'état corporel des vaches s'améliore.
  • Veaux sous la mère : Augmentation de l'ingestion, développement du squelette et des muscles. Les veaux peuvent atteindre jusqu'à 270 jours et 360 kg au sevrage, avec des GMQ frôlant les 1 150 grammes par jour et un gain de 75 € par veau.
  • Taurillons : Augmente la croissance des taurillons (GMQ de 1 400 à 1 600 g/jour) et des indices de carcasse (9,7 kg MS/kg de gain de poids de carcasse). La mortalité par acidose est fortement réduite.

Pour optimiser l'intégration du sorgho dans les rations, il est recommandé de consulter un nutritionniste indépendant qui pourra ajuster la complémentation en fonction des autres constituants.

Changement climatique : le sorgho, une alternative au maïs ensilage pour alimenter les bovins ?

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