Le pont de Pruniers est situé sur la Maine en aval de la ville d'Angers, reliant Pruniers (Bouchemaine), en rive droite, à Sainte-Gemmes-sur-Loire, en rive gauche. Cet ancien pont ferroviaire, aussi appelé pont du Petit Anjou en raison de sa destination initiale, est construit en 1908 (Époque contemporaine) pour la ligne de chemin de fer du Petit-Anjou reliant Angers et Candé. Il est ouvert un an plus tard, en 1909. L'ouvrage est en acier, pont métallique de type pont cage d'une longueur totale de 152 mètres, sur 4 mètres de largeur et 6 mètres de hauteur, avec un poids total de 260 tonnes. Cet ouvrage repose sur quatre appuis, deux culées en rives et deux piles en rivière. Il est constitué de trois travées (46,60 mètres de long pour les travées de rive et 58,20 mètres pour la travée centrale).

Un héritage ferroviaire en Anjou
Le pont fait partie du réseau départemental du train du Petit Anjou qui venait de Candé. Durant la Seconde Guerre Mondiale, le petit train, le Petit Anjou, continuera d’emprunter le pont. Après la guerre, le pont et le petit train vont rester en service jusqu’au 20 août 1947. Le pont de Pruniers devient piéton dans les années 1960, désormais réservé au passage des piétons et des cyclistes. Ce lieu est très utilisé par ceux qui font la Loire à vélo et les vélotafeurs qui vont travailler à Angers.
Le rôle stratégique durant la Seconde Guerre mondiale
Le pont de Pruniers, à Bouchemaine, près d’Angers (Maine-et-Loire) est un monument emblématique de la Libération d’Angers en août 1944, lors de la Seconde Guerre mondiale. Le pont, situé dans la périphérie de l’agglomération d’Angers, subit des bombardements durant la Seconde Guerre mondiale, en juillet et août 1944, le détruisant partiellement. Le 8 août, les troupes commandées par le général George Patton arrivent près d’Angers. Mais la veille, les forces allemandes ont fait sauter tous les ponts enjambant la Maine. Néanmoins, un wagon bourré d’explosifs est placé au milieu de ce pont par les Allemands afin de pouvoir le faire sauter.
Deux jeunes français, Louis Bordier et Pierre Labbé (ou Pierre-Yves Labbé), se rendent auprès des forces américaines (Saint-Jean-de-Linières) pour les renseigner sur l’existence du pont de Pruniers qui n’est pas encore détruit par l’ennemi. C’est le 6 août 1944 à 16h, que les Américains réussirent à contrôler le site. Grâce aux informations recueillies, les Américains neutralisent la garde allemande et après une nuit de combat, prennent possession du viaduc au matin du 09 août. Cet ouvrage est également bien connu des historiens pour avoir été pris aux Allemands le 8 août 1944 par les soldats américains du 3e bataillon commandé par le Capitaine Robert « Herb » Williams. À ce moment-là, les troupes allemandes se retirent très provisoirement sur la commune de Sainte-Gemmes-sur-Loire d’où elles seront délogées après de violents combats. Il reste la seule voie d’accès vers Angers et permet aux forces alliées d’y traverser la Maine le 9 août pour prendre à revers les troupes ennemies malgré une forte résistance de la section allemande qui défend le pont puis à Sainte-Gemmes-sur-Loire.
80 ans de la libération : le pont de Pruniers fut l'une des clefs de la libération d'Angers
Mémoire et commémoration
Vers la fin des années 1980, une stèle est érigée sur la rive gauche en hommage aux troupes américaines ayant libéré Angers en 1944. Des stèles rendent hommage à la cinquième division d’infanterie US. À noter qu’un Piper L4H Grasshopper, appartenant à Espace Air Passion, a survolé le pont de Pruniers au moment de son inauguration. Cet appareil américain datant de la Seconde Guerre mondiale a participé aux opérations en lien avec la libération de la France en 1944. À Bouchemaine, le pont de Pruniers est un monument emblématique de la Libération d’Angers. Là, des combats meurtriers ont eu lieu entre les troupes américaines et allemandes.
Restauration et avenir du site
Au fil du temps, l’ouvrage est gagné par la corrosion. « Il fallait faire quelque chose dans le respect d’un lieu, le pont de Pruniers, qui a marqué l’histoire de l’Anjou », insiste Florence Dabin. Ce jeudi après-midi 2 février 2023, la présidente du département de Maine-et-Loire rappelle que cet ouvrage allait bénéficier d’importants travaux de réhabilitation, évalués à 1,2 million d’euros. Lancé il y a presque un an, le 18 septembre dernier, ce chantier de réhabilitation et de rénovation prévoyait en particulier le renouvellement de la protection anticorrosion, des réparations sur le tablier en béton de l’ouvrage ainsi que la réfection de son étanchéité. Quelques reprises ponctuelles sur la structure métallique avaient également été envisagées. Ensuite, les premières mises à nu de diagonales (pièces métalliques formant les côtés du pont) ont montré que les réparations nécessaires allaient devoir être plus nombreuses que celles initialement envisagées. C’est donc la fin d’un long feuilleton qui va permettre au Pont de Pruniers, qui surplombe la Maine entre Bouchemaine et Sainte-Gemmes-sur-Loire, de retrouver son lustre d’antan. Sa restauration sera couplée à la réalisation de la passerelle du pont de Bouchemaine, qui doit être faite en 2025. À partir de cet été, une remise en peinture va le rafraîchir, la chaussée va être refaite. Enfin, il recevra une meilleure signalisation afin d’en augmenter la fréquentation.

Découvrir le patrimoine environnant
À la Pointe, le Prévôt joue un rôle essentiel dans le contrôle du commerce du sel. Y siègent le « Bureau des Fermes » et à proximité, « le corps de garde ». C’est ici que sont comparées et enregistrées par procès-verbal les quantités initialement déclarées. Et gare à la fraude ! Depuis le XVIIIème siècle, cette gentilhommière en pierre de tuffeau domine majestueusement le confluent de la Loire et de la Maine. Notre Dame de Ruzebouc n’est autre que l’ancien Grenier à Sel. Non content de taxer exagérément le sel, l’Etat oblige la population à en consommer une quantité minimale ! Entreposé dans le grenier à sel, non loin de la Prévôté, il est placé sous bonne garde des gabelous. Le chemin de halage était autrefois utilisé par les mariniers pour remonter leur bateau (gabare) à contre-courant. Saint Symphorien a été construite au milieu du cimetière, entouré de murailles. Ses origines sont antérieures au XIème siècle. Marchez et découvrez le sentier d’interprétation du village de la Pointe. L’histoire du sel, de la vie d’antan dans ce village dynamique. Pour compléter votre visite, un livret est disponible à l’accueil de la Mairie. Elle se trouve au bord d’un des chemins touristiques les plus fréquentés de nos Coteaux. La fontaine est très ancienne, probablement d’origine païenne, devenue ensuite lieu de dévotion, elle reste aujourd’hui très visitée. La petite chapelle qui la surplombe depuis 1880 portait l’inscription, aujourd’hui effacée : « Notre Dame d’Espiré, priez pour nous ». Pourquoi est-elle appelée depuis longtemps « Sainte Guénette » ? Ce monument n’est autre que la Vierge portant son divin enfant. L’enfant a la main tendue vers Angers avec un rameau d’olivier en tant que palme de la libération. Il semble dire « ne craignez rien, je vous garde ». Il symbolise le remerciement des habitants de Pruniers pour l’absence de morts dans la population. Si vous passez dans le coin, faites une petite halte pour voir ce pont, lieu historique et stratégique du secteur. Un petit parking permet de se garer, pour les enfants pas de soucis majeur et ce à n’importe quel âge. Pour les personnes à mobilité réduite, le pont est accessible et les alentours également, sauf les chemins de randonnée. Pas de tenue vestimentaire particulière, sauf si vous voulez vous aventurer dans les vallées pleines de végétations. Enfin, si vous souhaitez retrouver tous mes articles, n’hésitez pas à cliquer sur le MENU/CATÉGORIE, dans la colonne de droite ou pour les portables et certaines tablettes en bas de page. Ainsi, vous les retrouverez répertoriés par rubriques et départements.