Le citronnier, ce magnifique petit arbre méditerranéen, enchante les jardins et balcons par son allure ornementale et ses fruits délicieux et vitaminés. Cependant, comme tout végétal, il est sujet à diverses menaces qui peuvent compromettre sa santé et sa productivité. Des ravageurs tels que les pucerons, les cochenilles et les acariens, aux maladies fongiques comme le mal secco et la gommose, en passant par les carences nutritionnelles, un citronnier nécessite une attention particulière pour prospérer. Les citronniers représentent l'une des cultures fruitières les plus répandues et d'importance internationale, non seulement pour leurs fruits frais et leurs jus, mais aussi parce qu'ils sont constamment menacés par de nombreuses espèces et variétés de ravageurs et de maladies. Ces menaces varient en ampleur et en gravité, pouvant mettre en péril la productivité et la longévité du verger.

Identifier et Lutter Contre les Ravageurs Communs
Les citronniers sont la cible de nombreux insectes piqueurs-suceurs et défoliateurs qui, en se nourrissant, affaiblissent l'arbre et le rendent vulnérable à d'autres affections.
Les Pucerons
Les pucerons sont de petits insectes vert clair, noirs ou grisâtres qui colonisent le citronnier au printemps. Ils se regroupent en colonies denses sur les jeunes pousses et sous les feuilles. Leur présence se trahit rapidement : les feuilles s’enroulent sur elles-mêmes, se déforment et finissent par jaunir et se dessécher. Ces parasites piqueurs-suceurs se nourrissent de la sève circulant dans les feuilles en piquant les tissus et en aspirant ce liquide très nutritif. L’arbre est affaibli, et il est même fort possible qu’il ne fructifie plus autant.
Les pucerons se cachent souvent sur le revers des feuilles. Ces parasites produisent une grande quantité de miellat, un déchet sucré, dont la présence provoque le développement de fumagine, un champignon très reconnaissable par son aspect de cendre collante. La fumagine participe à l’affaiblissement du citronnier car elle empêche les feuilles de faire correctement leur travail de photosynthèse.

Pour contrôler les pucerons, une pulvérisation de savon noir dilué sur les feuilles constitue un bon répulsif et aide à nettoyer la fumagine. Mais pour une action réellement « insecticide », vous pouvez utiliser les bons services des coccinelles ou des chrysopes, et surtout de leurs larves. Limitez les apports d’engrais riches en azote, qui dopent le développement des jeunes pousses, car ce sont celles-ci qui attirent les pucerons. Installez auprès de votre citronnier des plantes aromatiques dont les effluves peuvent perturber les pucerons, ou des plantes dont ils raffolent comme la capucine. Coupez aussi régulièrement les pousses très infestées avec des outils propres. L'introduction de coccinelles dans le jardin constitue une méthode naturelle très performante.
Les Cochenilles
Il existe plusieurs espèces de cochenilles sur les agrumes. Les cochenilles farineuses forment des amas blancs cotonneux sur les tiges et sous les feuilles. Les cochenilles à carapace, elles, ressemblent à de petites écailles brunes collées sur les branches. Une attaque de cochenilles se manifeste par un dépôt collant sur les feuilles du citronnier, accompagné d’un jaunissement progressif. La plante perd de sa vigueur et la production de citrons diminue. Un miellat abondant attire les fourmis et favorise le développement d’un champignon noir : la fumagine.
Pour éliminer les cochenilles, mélangez du savon noir avec de l’huile blanche et de l’eau, puis vaporisez l’ensemble sur toute la plante. Un coton imbibé d’alcool permet de les retirer manuellement sur les zones peu accessibles. Renouvelez le traitement tous les 8 à 10 jours. Les insecticides naturels à base d'huiles horticoles peuvent également être efficaces pour éliminer les cochenilles.
Des Cochenilles sur les agrumes
Les Aleurodes (Mouches Blanches)
Les aleurodes, communément appelées mouches blanches, vivent sous les feuilles du citronnier. Lorsque vous secouez les branches, un nuage de petits insectes blancs s’envole. Ces larves et adultes sucent la sève et affaiblissent la plante. Leur présence génère un miellat qui entraîne l’apparition de fumagine sur le feuillage. Les aleurodes pondent sous les feuilles et passent par plusieurs stades larvaires avant de devenir adultes. Leur cycle complet dure environ 3 à 4 semaines selon la température. En se nourrissant de la sève, elles réduisent la circulation de la sève dans tout l’arbre.
Les pièges jaunes englués permettent de capturer les adultes et de détecter une infestation en cours. Pour le traitement, utilisez une solution de savon noir vaporisée régulièrement sous les feuilles. L’huile de neem agit aussi comme répulsif naturel. Pour contrôler les aleurodes, vous pouvez utiliser un spray à base de savon insecticide pour les tuer. Les insecticides à base d'huiles de neem ou de pyrèthre peuvent également être efficaces.
Les Araignées Rouges
Les araignées rouges (qui sont en réalité des acariens) piquent les feuilles et sucent le contenu des cellules végétales. C’est ce qui provoque de petites taches jaunes que vous avez repérées. Les feuilles finissent par se dessécher et par tomber. Les araignées rouges sont minuscules, difficilement visibles à l’œil nu. Par contre, vous pouvez voir leurs fines toiles entre les feuilles et les tiges. Les acariens prolifèrent dans les conditions chaudes, sèches et mal ventilées. Un citronnier en pot dans un intérieur chauffé en hiver reste particulièrement vulnérable.
La première mesure à prendre consiste à augmenter l’hygrométrie autour du citronnier : vaporisez régulièrement les feuilles avec de l’eau, car elles se plaisent dans des environnements secs et chauds et craignent l’humidité. L’huile de neem diluée dans l’eau reste un traitement naturel contre les araignées rouges. En cas d’attaque sévère, un acaricide spécifique peut être utilisé.

La Mineuse des Agrumes (Phyllocnistis citrella)
La mineuse des agrumes est un petit lépidoptère qui fait de gros dégâts parmi les agrumes depuis une trentaine d’années. Les jeunes feuilles de vos citronniers ou orangers se tordent et se boursoufflent ? Vous observez de fines galeries argentées serpentant sous l’épiderme du feuillage. Ce petit papillon, venu d’Asie, s’attaque aux nouvelles pousses avec une redoutable efficacité. Ses larves creusent des tunnels dans les feuilles, freinant la croissance des arbres et fragilisant les jeunes plantations.
C’est au printemps que la femelle pond ses œufs, sur le revers des jeunes feuilles, le long de la nervure centrale. Lorsque les larves sortent de leurs œufs, elles pénètrent dans les tissus de la feuille et vont s’en nourrir tout au long de leur croissance, y creusant des galeries. Des symptômes sont déjà visibles assez tôt : des traces argentées ressemblant à de la bave d’escargot sont perceptibles sur les feuilles, et vous pouvez également apercevoir les galeries. Les feuilles attaquées montrent des bords enroulés, puis elles jaunissent et sèchent avant de tomber. Les plaies laissées par la mineuse favorisent l’entrée de bactéries et champignons pathogènes, notamment le chancre bactérien des agrumes (Xanthomonas citri) ou encore l’alternariose.

En prévention, si vous êtes dans une zone à risque ou que l’invasion s’est déjà produite précédemment, vous pouvez installer des pièges à phéromones au début du printemps, qui empêcheront les adultes de s’accoupler. Il est fortement conseillé de couper toutes les feuilles atteintes et de les brûler. La taille régulière des pousses infestées limite la propagation de la mineuse. L’application d’huile de neem sur les jeunes pousses constitue un bon répulsif naturel.
Les Chenilles
Les chenilles sont les larves de papillons qui peuvent se nourrir des feuilles et des fruits des citronniers. Les chenilles qui s’attaquent au citronnier sont souvent celles du machaon, un papillon dont la larve se développe exclusivement sur les agrumes. Elles grignotent les feuilles rapidement, laissant des découpes nettes dans le limbe. En quelques jours, un jeune citronnier peut se retrouver complètement défolié.
La femelle pond ses œufs directement sur les feuilles du citronnier. Les larves éclosent en quelques jours et commencent immédiatement à se nourrir. Elles grandissent vite et muent plusieurs fois avant de se chrysalider. Ce cycle se répète plusieurs fois par saison, notamment au printemps et en été.
Sur un petit citronnier, le ramassage manuel reste la solution la plus simple. Pour les arbres plus grands, un insecticide à base de Bacillus thuringiensis (Bt) s’avère très performant : il agit sur les chenilles sans nuire aux autres insectes utiles.
Maladies du Citronnier : Causes et Traitements
Les citronniers sont sensibles à des maladies infectées par des champignons et des bactéries, telles que le chancre des agrumes, la pourriture botrytis, la pourriture des racines, la gale des agrumes, la brûlure bactérienne et la mélanose.
Le Mal Secco
Le mal secco est une maladie due à un champignon (Phoma tracheiphila ou Plenodomus tracheiphilus), qui va boucher les fins vaisseaux à l’intérieur du bois en empêchant la sève de circuler. La branche atteinte va se dessécher, entraînant une décoloration très spécifique des feuilles, tout autour des nervures secondaires de celles-ci. La maladie progresse de l’extrémité des branches vers le tronc. L’arbre peut émettre de nombreux rejets au pied. Le bois présente des taches brunes à l’intérieur quand on le coupe. Les feuilles jaunissent avant de tomber. Le mal secco se transmet par les blessures de taille, les insectes ou la pluie.
Le champignon pénètre le plus souvent dans l’organisme de l’arbre via une blessure. En prévention, appliquez un mastic cicatrisant lorsque vous taillez votre citronnier et désinfectez soigneusement les outils entre les coupes. Il n’y a aucun traitement curatif pour cette maladie. Il est fortement conseillé de couper et brûler les branches atteintes le plus tôt possible, afin d’essayer de stopper le développement du champignon et d’éviter qu’il ne se répande plus avant. Lors de la coupe des branches, une coloration orangée du bois vous confirmera qu’il s’agit bien du mal secco. Si l’arbre est très atteint vous n’aurez malheureusement pas d’autre choix que de l’arracher et de le brûler.
La Gommose
La gommose du citronnier se manifeste par un écoulement de gomme translucide de couleur ambre au niveau du tronc et des branches. Cette maladie fongique, causée par un champignon du genre Phytophthora, résulte souvent de blessures mal cicatrisées ou d’une humidité excessive autour des racines. L’écorce noircit et se décolle progressivement. Le dépérissement s’installe ensuite rapidement.
Le traitement de la gommose nécessite de cureter les plaies sur les grosses branches du citronnier et d’appliquer de la bouillie bordelaise suivie d’un mastic cicatrisant. Pour les branches fines trop atteintes, il faut les couper entièrement. Un bon drainage du sol reste la meilleure prévention contre la gommose : ne laissez jamais l’eau stagner au pied du citronnier.

La Moniliose
La moniliose est une maladie fongique qui se développe sur les fruits et les branches du citronnier, surtout en conditions humides. Les citrons présentent des taches brunes molles qui se couvrent ensuite d’une moisissure grisâtre. Les rameaux touchés dépérissent rapidement. Les pustules blanches disposées en cercles concentriques sont caractéristiques.
Pour traiter la moniliose, pulvérisez une décoction de prêle diluée à 20% en prévention. En traitement curatif, appliquez de la bouillie bordelaise en sortie d’hiver et au début du printemps. Coupez et éliminez tous les fruits et branches infectés dès les premiers symptômes. Désinfectez vos outils entre chaque coupe pour éviter la propagation.
La Fumagine
La fumagine est un champignon noir qui se développe sur le miellat produit par les insectes piqueurs comme les pucerons, cochenilles ou aleurodes. Elle recouvre les feuilles d’un dépôt ressemblant à de la suie, ce qui perturbe la photosynthèse. Ce champignon se manifeste par un dépôt noirâtre et collant sur les feuilles du citronnier.
Pour venir à bout de la fumagine, il faut d’abord éliminer les insectes responsables du miellat avec du savon noir. Ensuite, nettoyez les feuilles avec un chiffon humide ou vaporisez une solution diluée de bicarbonate de soude. Un traitement à base de bouillie bordelaise peut être utilisé en dernier recours.
Les Maladies Virales : Tristeza et Huanglongbing (HLB)
Les citronniers sont également sensibles à des maladies virales pouvant entraîner une chute des fleurs, un affaiblissement du houppier et, dans le pire des cas, la mort de l'arbre entier.
La Tristeza est l’une des maladies virales les plus redoutées sur les agrumes. Elle provoque un jaunissement brutal des feuilles, un dépérissement rapide des branches et une chute massive des fruits. La plante semble littéralement se flétrir sans raison apparente. Les citronniers greffés sur bigaradier sont les plus vulnérables. La Tristeza est transmise principalement par les pucerons, notamment Toxoptera citricida et Aphis gossypii. Il n’existe pas de traitement curatif contre ce virus : un arbre infecté doit être arraché et détruit pour éviter la propagation.
Le HLB (Huanglongbing), aussi appelé dragon jaune ou greening des agrumes, est causé par la bactérie Candidatus Liberibacter asiaticus (Citrus citri). C’est l’une des maladies les plus destructrices au monde pour les citronniers et l’ensemble des agrumes. Les feuilles jaunissent de façon asymétrique, les fruits poussent difformes et ne mûrissent pas correctement. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour : les arbres atteints doivent être arrachés et détruits. La maladie se propage via un insecte vecteur, le psylle Diaphorina citri, heureusement peu présent en France.
Gérer les Carences et Mauvaises Conditions de Culture
Au-delà des attaques de ravageurs et de maladies, le jaunissement des feuilles du citronnier peut également être le signe de carences nutritionnelles ou de conditions de culture inappropriées.
Carences Nutritionnelles : La Chlorose
La chlorose est une carence, dont les symptômes sont très faciles à reconnaître, car les feuilles se décolorent au niveau des zones éloignées des nervures, tandis que les nervures principales et secondaires restent vertes. C’est généralement une carence en fer qui est responsable de cette maladie. Elle est le plus souvent due à un sol trop calcaire, qui va rendre le fer présent non assimilable par les plantes.
Comment traiter la chlorose du citronnier ? Le moyen le plus rapide est d’apporter du fer assimilable, les produits anti-chlorose sont faciles à trouver dans votre jardinerie. Cependant cela ne fera pas disparaître le problème, et pour que votre plante continue à se développer vous serez obligé de lui faire ces apports indéfiniment. Il est donc judicieux d’agir à la source. Si votre citronnier est cultivé en pot, il suffit de le rempoter en choisissant un terreau pour plantes méditerranéennes, qui préfèrent les sols plutôt acides. C’est plus difficile pour un citronnier planté en pleine terre, mais la solution est la même : il faut le déterrer et soit le changer de place, si vous disposez d’une zone où le sol est plus adapté, soit creuser un trou large et profond, le recouvrir d’une bâche épaisse et le remplir de terre de bruyère et de votre terre de jardin, en tant pour tant.

Excès et/ou Manque d’Eau
Une succession de manque et d’excès en eau provoquent un stress hydrique qui fait jaunir les feuilles. Un sol pas assez drainant, très compact, produit les mêmes effets : en hiver ou lorsqu’il pleut beaucoup le sol est gorgé d’eau, en été il est sec et croûteux en surface et ne laisse plus l’eau s’infiltrer. Un pot mal drainé va lui aussi provoquer des excès d’eau au niveau des racines. À savoir : un excès d’eau peut également entraîner une chlorose.
Réalisez des arrosages réguliers, en fonction des besoins de l’arbre. Pour être sûr d’arroser au bon moment, plantez le doigt dans la terre sur 1 cm, si vous sentez de l’humidité vous pouvez attendre, si au contraire c’est sec il est temps d’arroser. Et le citronnier montre qu’il a soif en enroulant ses feuilles vers l’intérieur, et qu’il a trop d’eau en roulant ses feuilles vers l’extérieur. Si vous avez placé une soucoupe sous le pot, placez des cales à l’intérieur de celle-ci afin de surélever le pot. À moins de la supprimer tout simplement. Arrosez avec de l’eau à température ambiante, et si possible de l’eau de pluie ou au moins de l’eau du réseau qui a reposé 24 heures.

Problème d’Emplacement
Le citronnier, sans être particulièrement fragile, est assez exigeant. Il n’apprécie pas du tout les courants d’air, qui assèchent ses feuilles et accentuent la chaleur ou le froid. Les changements brusques de température ne sont pas non plus à son goût. À savoir : le citronnier n’est pas une plante d’intérieur, il ne supporte pas la chaleur sèche qui y règne, surtout en hiver, qui peut faire jaunir ses feuilles. Son hivernage doit être fait dans une pièce non chauffée.
Si votre citronnier est en pot, vous lui trouverez un emplacement à l’abri des vents dominants. Et lorsque vous lui faites prendre ses quartiers d’été ou d’hiver, agissez progressivement. Vous pouvez par exemple commencer par ne le sortir que la journée au printemps, pour qu’il n’ait pas à subir brutalement des nuits encore froides après le confort d’une véranda ou d’un logement. Si votre citronnier est en pleine terre, vous pouvez planter des végétaux qui le protégeront du vent, ou installer des panneaux judicieusement placés. Vous surveillerez la météo pour pouvoir le couvrir d’un voile d'hivernage en cas d’un gel subi, surtout au printemps où le soleil peut réchauffer très rapidement l’atmosphère.
Stratégies de Lutte Intégrée et Biologique
Avec l'accroissement de la sensibilisation à l'environnement, la demande croissante de fruits exempts de résidus par les consommateurs et la menace du développement de résistances aux produits chimiques, un changement radical s'est produit dans l'évolution des approches de gestion durable et intégrée des ravageurs et des maladies. Ces approches comprennent notamment des mesures culturales de lutte contre les ravageurs du citron, telles que la taille, l'assainissement et une irrigation appropriée, ainsi que des méthodes biologiques de lutte contre les ravageurs du citron grâce à l'utilisation d'insectes bénéfiques, de champignons et de bactéries.

Bio-Insecticides et Bio-Fongicides
BEVERIA WP est un bioinsecticide très efficace contenant le champignon bénéfique Beauveria bassiana, spécifiquement formulé pour contrôler une grande variété de ravageurs courants tels que les pucerons, les cochenilles, les acariens, les aleurodes, les cochenilles farineuses et les thrips. Les spores fongiques de BEVERIA WP s'accrochent au corps de ces ravageurs, se développent et pénètrent dans leur cuticule externe, entraînant la mort de l'insecte en quelques jours. BEVERIA WP est sélectif et sans danger pour les pollinisateurs, les insectes utiles et l'environnement.
BT THURICIDE est un bioinsecticide très efficace et durable utilisé pour réguler divers insectes nuisibles tels que les mouches des fruits, les chenilles et les cicadelles. Le Bacillus thuringiensis (Bt) en est l'ingrédient actif ; il s'agit d'une bactérie du sol présente à l'état naturel qui produit des protéines cristallines toxiques pour certaines larves d'insectes. Les protéines de Bt perturbent leur système digestif, ce qui entraîne l'arrêt de leur alimentation et leur mort en quelques jours. Cette action biologique est extrêmement spécifique.
MET ZONE est un bioinsecticide qui utilise le champignon bénéfique Metarhizium anisopliae pour la lutte biologique contre les charançons, tels que le charançon des racines des agrumes. Appliqué au sol, les spores fongiques entrent en contact avec les larves et les adultes du charançon, germent et pénètrent dans l'enveloppe externe de l'insecte, le tuant sans laisser de résidus nocifs.
NEMA PRO est un nématicide biologique dont le composant actif est le Purpureocillium lilacinum, utilisé pour contrôler le nématode des agrumes (Tylenchulus semipenetrans). Appliqué sur le sol, le champignon bénéfique colonise la zone racinaire et parasite les œufs et les juvéniles du nématode, réduisant ainsi efficacement la population de nématodes.
FloraEgis est un biofongicide dont l'ingrédient actif est le Trichoderma harzianum, utilisé pour contrôler la pourriture botrytis. En pulvérisation foliaire, FloraEgis colonise rapidement la surface des plantes, éliminant ainsi le pathogène Botrytis en occupant l'espace et les nutriments, et en produisant des composés antifongiques.
Pour les principales maladies bactériennes et fongiques telles que le chancre des agrumes, la gale du citron, la brûlure bactérienne et la mélanose, des bactéries bénéfiques telles que le BACILLUS AMYLOLIQUEFACIENS et le BACILLUS SUBTILIS peuvent être utilisées en tant qu'agents de biocontrôle. Elles concurrencent les organismes pathogènes et produisent des antibiotiques et des enzymes naturels.
HarzShield est un produit organique à large spectre dont l'ingrédient actif est le champignon bénéfique Trichoderma harzianum, utilisé pour contrôler un large éventail de maladies destructrices des agrumes et des cultures fruitières, telles que la pourriture racinaire/gommosis due à Phytophthora, la tache grasse, la tache brune d'Alternaria, la pourriture racinaire par Armillaria, l'anthracnose et la tache noire des agrumes.
Bio-Fertilisants et Stimulants de Croissance
Metilo contient la bactérie Methylobacterium, capable de convertir l'azote atmosphérique en formes facilement absorbables par les racines des citronniers. Cela aide la plante à se développer vigoureusement, à présenter un beau feuillage et à favoriser une meilleure fructification sans recourir à des apports synthétiques d'azote.
BACILLUS MUCILAGINOSUS est un biofertilisant prometteur pour améliorer l'absorption du potassium et du silicium par les citronniers. Cette bactérie du sol produit des acides organiques et des enzymes qui dissolvent les minéraux de potassium et de silicate, rendant ainsi ces nutriments disponibles pour les racines des citronniers.
Mesures Culturales et Préventives
Un citronnier bien entretenu résiste mieux aux parasites et maladies. La taille annuelle des branches mortes ou croisées améliore la circulation de l’air dans le feuillage et réduit les conditions favorables aux champignons. Arrosez régulièrement sans excès, car un sol trop humide favorise les maladies racinaires. Planter des fleurs mellifères autour du citronnier attire les insectes auxiliaires comme les coccinelles ou les chrysopes, qui se nourrissent naturellement de pucerons et de cochenilles. Un jardin riche en biodiversité régule lui-même une grande partie des attaques de parasites.
Un citronnier en pot nécessite une surveillance plus rapprochée qu’un arbre en pleine terre : le substrat se dessèche vite, ce qui favorise les araignées rouges, et l’accumulation d’eau en soucoupe attire les champignons. En pleine terre, choisir un emplacement bien drainé et ensoleillé limite considérablement les risques. Plus vous détectez tôt une attaque ou une maladie, plus la solution sera simple à mettre en place. Inspectez régulièrement le dessous des feuilles, les jeunes pousses et les branches. Un passage hebdomadaire suffit à repérer les premiers symptômes avant qu’ils ne s’aggravent.
Des Cochenilles sur les agrumes
Traitements Naturels et Biologiques Complémentaires
Le savon noir est sans doute le traitement le plus polyvalent du jardinier. Dilué dans l’eau (environ 5 ml pour 1 litre), il étouffe les insectes à corps mou comme les pucerons, aleurodes et cochenilles. L’ajout d’huile végétale ou d’huile de neem renforce l’action du savon noir en formant un film suffocant sur les parasites.
Le purin d’ortie fermenté dilué à 10% stimule les défenses naturelles du citronnier et éloigne certains insectes. La décoction de prêle, riche en silice, renforce les tissus végétaux et présente une action fongicide intéressante contre les champignons. L’ail macéré dans l’eau est un répulsif naturel contre les pucerons et autres petits insectes.
La bouillie bordelaise, combinant sulfate de cuivre et chaux éteinte, est un fongicide autorisé en agriculture biologique. Elle prévient moniliose, gommose et chancre des agrumes. Appliquez-la en sortie d’hiver et au début du printemps, avant l’apparition des premiers symptômes.
Le recours à un insecticide ou fongicide chimique ne se justifie que lorsque les solutions naturelles ont échoué et que l’infestation menace sérieusement la survie de l’arbre. Choisissez un produit homologué en jardinage, adapté aux agrumes, et respectez scrupuleusement les doses conseillées. N’utilisez jamais un insecticide chimique en période de floraison pour ne pas nuire aux pollinisateurs.
Questions Fréquemment Posées
Q: La fumagine se manifeste par un dépôt noirâtre et collant sur les feuilles du citronnier, ressemblant à de la suie. Que faire ?
R: Ce champignon se développe sur le miellat sécrété par les pucerons et cochenilles. Pour l'éliminer, il faut d'abord traiter les ravageurs responsables du miellat avec du savon noir dilué. Ensuite, nettoyez les feuilles avec un chiffon humide.
Q: Que faire si les fruits du citronnier pourrissent sur l’arbre ?
R: La pourriture des fruits sur l’arbre indique une attaque de moniliose. Coupez immédiatement toutes les branches portant des fruits malades et brûlez-les. Un traitement préventif à la bouillie bordelaise peut être appliqué en sortie d'hiver.
Q: Pourquoi les feuilles du citronnier deviennent-elles collantes ?
R: Des feuilles collantes sur le citronnier signalent la présence de pucerons, cochenilles ou aleurodes qui sécrètent du miellat. Ce liquide sucré attire les fourmis et favorise le développement de la fumagine. Inspectez le revers des feuilles pour identifier les ravageurs et appliquez un traitement à base de savon noir.
Q: À quelle période traiter un citronnier malade ?
R: Traitez les maladies du citronnier dès l’apparition des premiers symptômes, idéalement au printemps et en automne. Évitez les traitements par temps de pluie, de gel ou de forte chaleur.
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