Le Bacillus Thuringiensis : Un Allié Naturel pour une Protection Efficace des Cultures

Bacillus thuringiensis microscopie

En 2026, la protection biologique des cultures prend une dimension cruciale face aux enjeux environnementaux. Le Bacillus thuringiensis (Bt) se positionne comme l'allié incontournable des jardiniers soucieux d'allier efficacité et respect de l'écosystème. Cette bactérie naturelle révolutionne la lutte contre les chenilles et larves destructrices, offrant une alternative crédible aux traitements chimiques conventionnels. Bien que de nombreuses personnes considèrent les bactéries uniquement comme des microbes responsables de maladies nocives, elles peuvent également être bénéfiques, par exemple en jouant un rôle crucial dans certains biopesticides microbiens pour empêcher les ravageurs d’attaquer les cultures.

Le Bacillus thuringiensis est l'insecticide biologique de référence contre les chenilles nuisibles au jardin et au verger. C'est un agent de lutte biologique important car il peut tuer de nombreux ravageurs courants qui endommagent les cultures, mais il est relativement inoffensif pour les humains, les animaux et les insectes non nuisibles. Il est utilisé depuis plus de soixante ans pour éliminer les parasites et protéger les plantes des dommages. Aujourd'hui, le Bacillus thuringiensis est utilisé partout dans le monde et est disponible dans différentes formulations, ce qui signifie qu'il peut être utilisé dans différents contextes comme l'agriculture, la foresterie et même en zone urbaine. Cela signifie qu’il peut remplacer les pesticides chimiques dans la lutte contre certains parasites et diminuer l’impact néfaste des pesticides sur l’environnement.

Qu'est-ce que le Bacillus thuringiensis ?

Le Bacillus thuringiensis (BT) est une bactérie sporulée naturellement présente dans les sols du monde entier. C'est une bactérie ubiquiste, c'est-à-dire qu'on la rencontre naturellement partout dans l’environnement : dans le sol, l’eau, l’air ou encore sur le feuillage des plantes. On dit aussi qu’elle est aérobie, ce qui signifie qu’elle se développe en présence d’oxygène. Découverte au début du 20ème siècle, cette bactérie produit des toxines spécifiques qui ciblent exclusivement les larves de lépidoptères, sans affecter les autres insectes, mammifères ou organismes aquatiques.

Découvert pour la première fois au Japon en 1901 par le bactériologiste S. Ishiwata sur une colonie de ver à soie, son premier enregistrement scientifique a eu lieu dans une région de l'Allemagne appelée Thuringe, d'où son nom. Son utilisation a commencé aux États-Unis dans les années 1950 et au Canada dans les années 1970 pour protéger les forêts des insectes nuisibles comme les vers de l'épinette.

Au microscope, le Bacillus thuringiensis apparaît minuscule et en forme de bâtonnet, mesurant 5 micromètres de long et muni de flagelles. C'est un élément si important de la protection des cultures que les techniques utilisées pour sa culture ont été considérablement optimisées au cours des dernières décennies. Il est cultivé dans des réservoirs stérilisés et les facteurs importants pour sa croissance comprennent la température, les niveaux d'oxygène et le type de nutriments. Pour les formulations à pulvériser, le Bacillus thuringiensis est combiné avec de l'eau ou de l'huile minérale et d'autres additifs (tels que des autocollants) qui l'aident à tuer les parasites.

DORYPHORE: On expérimente les alternatives au Bacillus thuringiensis (BT)

Comment le Bacillus thuringiensis tue-t-il les nuisibles ?

Le mécanisme d'action du Bt repose sur la production de cristaux protéiques appelés delta-endotoxines. Durant la phase de formation des spores de son cycle de vie, le Bacillus thuringiensis active des gènes importants appelés "cry" qui lui permettent de créer des structures tridimensionnelles appelées cristaux toxiques pour les larves de ravageurs. Celles-ci sont appelées toxines du cri et sont constituées de parties plus petites appelées protéines du cri.

Lorsque les chenilles ingèrent ces spores en se nourrissant des feuilles traitées, les cristaux protéiques produits par la bactérie se dissolvent dans leur intestin alcalin. Les toxines se libèrent, se lient à la paroi intestinale et provoquent des trous qui entraînent la mort du ravageur. Une partie de la toxine cry appelée « domaine cry III » est importante pour permettre aux toxines de se lier aux cellules des larves des ravageurs. L’échange du domaine III du cri peut se produire entre différentes toxines. La liaison de la toxine cry se produit dans l’intestin du ravageur à des endroits appelés vésicules membranaires en brosse, qui ressemblent à de petites bulles à la surface de certaines cellules. Les toxines se lient spécifiquement à des parties de la cellule appelées récepteurs de cadhérine. La séquence d'acides aminés de la toxine détermine sa capacité à se lier au récepteur. En effet, la séquence d’acides aminés détermine la forme des protéines comme les toxines et les récepteurs de cadhérine, leur permettant de s’emboîter comme des pièces de puzzle.

Les chenilles cessent immédiatement de s'alimenter, se déshydratent progressivement et meurent en 24 à 48 heures. Cette action par ingestion garantit une sélectivité parfaite : les insectes prédateurs (coccinelles, chrysopes), les pollinisateurs (abeilles, bourdons) et tous les insectes non-phytophages restent totalement épargnés.

Cibles et efficacité du Bacillus thuringiensis au potager

Le Bacillus thuringiensis démontre une efficacité remarquable contre un large spectre de ravageurs lépidoptères. Il agit spécifiquement pendant la phase larvaire des ravageurs.

Cycle de vie de la piéride du chou

Sur quels végétaux ?

Le Bt est efficace sur une grande variété de végétaux, ce qui en fait un outil polyvalent pour le jardinier :

  • Arbres et arbustes : buis (contre la pyrale du buis, par exemple).
  • Cultures florales et plantes vertes : rosiers (contre les chenilles phytophages).
  • Fruits : fraisier, melon, pastèque, tomate, cerisier, abricotier, pêcher, prunier, olivier, poirier, cognassier, nashi, pommier, amandier, châtaignier, noisetier, noyer, cassissier, framboisier, groseillier, vigne, agrumes, myrtillier, mûres, rhubarbe.
  • Légumes : aubergine, choux (contre la piéride du chou), concombre, cornichon, courgette, piment, potiron, poireau, betterave, laitue, pomme de terre, maïs, céleri, artichaut, tomate, haricot, poireau, ail, échalote, oignon, légumineuses potagères, salade, pissenlit, betterave, endive, épinard, fenouil.

Quels sont les différents ravageurs que le Bacillus thuringiensis peut contrôler ?

Les ravageurs suivants sont d'excellentes cibles pour le Bacillus thuringiensis :

  • Chenilles phytophages : Efficace contre pyrale du buis, chenilles processionnaires, piéride du chou, tordeuses et toutes les chenilles phytophages. La piéride du chou constitue l'une des principales cibles, ces chenilles blanches et vertes pouvant anéantir une récolte de brassicacées en quelques jours.
  • Chenilles foreuses des fruits : Ces larves creusent des galeries dans les fruits, causant des dégâts importants et rendant les récoltes impropres à la consommation.
  • Insectes xylophages : Bien que principalement ciblé sur les lépidoptères, certaines souches peuvent avoir une action sur des larves xylophages spécifiques.
  • Tordeuses de la grappe (vigne) : Ces chenilles causent des dommages aux grappes de raisins, entraînant des pertes de récolte.
  • Tordeuse des bourgeons de l'épinette (Choristoneura fumiferana) : Ces ravageurs constituent un type de papillon particulièrement problématique dans les forêts canadiennes où ils causent des dommages importants aux feuilles des épinettes et des sapins baumiers. Ce sont les larves de la tordeuse des bourgeons de l’épinette qui causent des dégâts aux plantes.
  • La spongieuse (Lymantria dispar) : Les larves de la spongieuse (également appelée spongieuse) sont responsables de dégâts considérables dans les forêts d'Amérique du Nord et d'ailleurs. En grand nombre, elles peuvent provoquer une défoliation importante (perte de feuilles) chez divers types d'arbres, affectant considérablement à la fois les forêts et les paysages urbains.
  • Pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis) : Cette espèce de papillon cause des dégâts importants aux cultures de maïs. Les adultes pondent leurs œufs sur la face inférieure des feuilles et, lorsque les larves éclosent, elles attaquent la culture et causent des dégâts. La pyrale du maïs peut traverser plusieurs cycles de vie en une seule année.
  • Arpenteuse du chou (Trichoplusie ni) : Les larves de ces papillons attaquent le chou et les cultures similaires, et sont appelées « arpenteuses » en raison du mouvement en boucle particulier qu’elles effectuent lorsqu’elles rampent. Comme la pyrale du maïs, les adultes pondent des œufs sur la face inférieure des feuilles dont les larves se nourrissent ensuite, provoquant des dégâts importants.

Les chenilles processionnaires du pin représentent également une cible privilégiée, particulièrement problématiques dans les jardins où cohabitent arbres d'ornement et potagers. Le Bt permet de traiter ces nuisibles sans risquer d'intoxiquer les animaux domestiques ou la faune environnante.

Les différentes souches de Bacillus thuringiensis

Il existe de nombreuses variétés de Bacillus thuringiensis, également connues sous le nom de sous-espèces. Chaque souche (par exemple Bt kurstaki, Bt aizawai, etc.) cible un groupe d’insectes précis. Ainsi, les lépidoptères sont plus sensibles aux souches Kurstaki et Aizawa ; les coléoptères, eux, aux souches San Diego et Tenebrionsis ; enfin les diptères aux souches Israelensis. Et chaque homologation est faite pour traiter une espèce précise à une dose précise. C’est pourquoi il est essentiel de bien reconnaitre l’insecte ravageur et son cycle de vie avant d’entreprendre un traitement, pour que celui-ci soit bien adapté et donc efficace. Par exemple, les insecticides biologiques « Btk » utilisent une sous-espèce appelée « kurstaki ».

Guide d'application pratique du Bacillus thuringiensis

L'application du traitement Bacillus thuringiensis requiert le respect de protocoles précis pour optimiser son efficacité. L'efficacité du Bt dépend considérablement du timing d'application.

Préparation et dosage

Le bacille étant un organisme vivant, il est proposé sous forme de poudre à diluer dans l’eau. Vous le trouverez en jardinerie, magasins spécialisés et sur les sites internet dédiés au jardin et aux végétaux. La formulation hydrosoluble simplifie considérablement la préparation de la bouillie. Les sachets prédosés se dissolvent directement dans l'eau du pulvérisateur, éliminant les risques de sous ou surdosage. Cette innovation technique garantit une répartition homogène des spores sur l'ensemble de la végétation traitée.

Jetez le ou les sachets-doses nécessaires au traitement dans le pulvérisateur contenant un fond d'eau. Attendez 2 à 5 minutes que les sachets-doses se dissolvent et complétez le remplissage pour atteindre le volume total nécessaire au traitement. Le bacille de Thuringe se dilue dans de l’eau, de préférence de pluie, pour être pulvérisé sur les végétaux. Respectez scrupuleusement la dose indiquée par le fabricant : surdoser n’augmente pas l’efficacité et peut au contraire déséquilibrer l’écosystème.

Quand et comment traiter ?

Le timing d'intervention s'avère crucial : traitez dès l'apparition des jeunes chenilles, bien plus sensibles que les chenilles âgées. Les stades larvaires avancés résistent davantage et nécessitent des doses plus importantes. Traiter préventivement (avant éclosion des œufs ou dès l'apparition des larves ou chenilles). Rappelez-vous que Bacillus thuringiensis est un produit curatif et non préventif : il est inutile de traiter des plantes qui ne présentent aucun signe de présence de chenilles. Un traitement précoce avec du Bacillus thuringiensis s'avère toujours plus efficace qu'une intervention tardive sur des larves développées.

Pour une protection optimale, le produit doit être appliqué sur l'ensemble du végétal à l'aide d'un pulvérisateur à lance classique. Traitez l'ensemble de la végétation sur ses deux faces (extérieurs et intérieurs des feuilles) et en l'absence de pluie dans les 3 heures. Assurez une couverture complète des feuilles, y compris la face inférieure. L'efficacité de ce produit dépend de la quantité de produit ingérée par les ravageurs. La qualité de la pulvérisation est donc un facteur clé de la réussite du traitement : elle doit être homogène et privilégier la couverture complète des cultures traitées.

Pulvérisation de traitement sur un végétal

Fréquence et conditions de traitement

La toxine produite par la bactérie a une rémanence faible : les rayons ultraviolets la détruisent en quelques heures ou quelques jours. Traitez de préférence en fin de journée pour éviter la dégradation UV des spores. Renouvelez le traitement environ 7 jours après le premier traitement ou en cas de fortes pluies. Respectez un délai de 7 à 14 jours entre les applications selon la pression parasitaire. Évitez les traitements par temps pluvieux ou venteux. Renouveler l'application après une pluie importante.

La persistance d'action varie entre 7 et 15 jours selon les conditions climatiques. Les spores résistent bien à la chaleur mais se dégradent sous l'action des rayons UV, justifiant les applications en soirée pour maximiser la rémanence du traitement.

Délai avant récolte

Le délai d'emploi avant récolte est de 3 jours. L'absence de délai avant récolte constitue un avantage majeur par rapport aux insecticides conventionnels. Cette caractéristique permet de traiter les légumes à feuilles même proches de la récolte, sans risque de résidus sur les produits consommés.

Stockage

Entreposez la boîte dans un endroit sec, sombre, tempéré (20 à 25 °C) et hors de portée des enfants.

Intégration dans la protection intégrée

Le Bacillus thuringiensis s'intègre parfaitement dans une stratégie de protection intégrée des cultures. Cette approche combine plusieurs méthodes de lutte pour réduire la dépendance aux pesticides tout en maintenant l'efficacité agronomique.

Piège à phéromones dans un jardin

Pour détecter précisément le bon moment d'intervention, nous recommandons vivement de coupler les traitements Bt avec nos solutions de détection et piégeage. Les pièges à phéromones installés préventivement capturent les papillons adultes et révèlent les périodes de ponte. Cette stratégie combinée optimise l'efficacité tout en réduisant les traitements. L'association avec des pièges à phéromones permet de détecter précocement les vols d'adultes et d'anticiper les pontes. Cette surveillance aide à programmer les traitements BT au moment optimal, juste après l'éclosion des œufs.

Les pièges installés en continu capturent massivement les adultes (réduction de la pression), détectent les vols (anticipation des éclosions), et guident les interventions Bt au moment optimal. Plutôt que des traitements préventifs répétés "au cas où", vous intervenez précisément quand c'est nécessaire, avec un produit qui agit au stade le plus vulnérable du ravageur.

Les techniques de jardinage préventives complètent efficacement l'action du Bacillus thuringiensis. La rotation des cultures, l'élimination des résidus végétaux infectés et l'encouragement de la biodiversité fonctionnelle créent un environnement défavorable aux ravageurs.

Avantages et inconvénients de l'utilisation du Bacillus thuringiensis

Infographie avantages inconvénients Bacillus thuringiensis

Avantages

  • Lutte antiparasitaire ciblée : Le Bacillus thuringiensis offre une lutte ciblée contre les ravageurs d'une variété d'espèces nuisibles tout en étant relativement inoffensif pour les humains, les animaux et les insectes non nuisibles. Cette activité spécifique est rendue possible par son mode d'action à travers la production de la toxine cry. Le Bacillus thuringiensis ne s'attaque qu'aux larves de papillons, préservant totalement les insectes auxiliaires comme les coccinelles, chrysopes et parasitoïdes essentiels à l'équilibre du jardin.
  • Écologique : Le Bacillus thuringiensis est un microbe naturellement présent dans le sol et l’eau. Cela signifie qu'il est entièrement biodégradable et ne cause pas de dommages à l'environnement comme les pesticides chimiques. Son approche ciblée signifie qu’elle n’entraîne pas de perte de biodiversité, un effet néfaste courant des pesticides chimiques. De plus, son efficacité dans la lutte contre les ravageurs signifie qu’il a remplacé les pesticides chimiques dans de nombreux cas. Cela accroît encore l'effet positif que Bacillus thuringiensis a sur l'environnement. Aucune toxicité pour les mammifères, oiseaux, poissons ou abeilles. La biodégradabilité naturelle évite toute accumulation dans les sols ou les nappes phréatiques.
  • Compatibilité avec l'agriculture biologique : Homologué pour l'agriculture biologique, ce traitement respecte les cahiers des charges les plus stricts et permet de maintenir la certification bio des productions potagères.
  • Sécurité pour l'environnement : Aux doses et usages recommandés au jardin, le Bt est considéré comme peu risqué pour l’humain et les animaux domestiques.
  • Plusieurs souches : Le Bacillus thuringiensis est disponible en différentes souches, ce qui étend sa capacité à cibler différents ravageurs.
  • Avantages économiques : L'adoption du Bacillus thuringiensis génère des bénéfices économiques durables pour les jardiniers et maraîchers. La réduction des pertes de récolte compense largement le coût initial du traitement, particulièrement sur les cultures à haute valeur ajoutée comme les légumes-feuilles ou les fruits.

Inconvénients

  • Coût : Les produits qui utilisent le Bacillus thuringiensis peuvent être plus coûteux que les pesticides chimiques dans certains cas. Cela signifie qu’ils ne constituent peut-être pas une option viable en tant que traitement autonome. Cependant, leur utilisation dans le cadre d’un système intégré de lutte antiparasitaire peut s’avérer plus rentable.
  • La résistance : L'utilisation à long terme du Bacillus thuringiensis contre certains ravageurs a conduit ces ravageurs à développer une résistance aux toxines criardes. Cela peut entraîner de nouvelles pertes de récoltes ou une défoliation des forêts. Les solutions à la résistance des ravageurs incluent le remplacement par d’autres types de Bacillus thuringiensis qui utilisent différentes toxines cry, ou à d’autres biopesticides avec différents modes d’action.

Exemple de produit : Insecticide biologique du potager et des fruits au Bacillus Thuringiensis, Solabiol, 15g

Cet insecticide biologique est un micro-organisme vivant : le Bacillus Thuringiensis. Utilisable en agriculture biologique, la matière active appelée Delfin, agit par ingestion et provoque chez les larves un arrêt rapide et définitif de leur nutrition, entraînant la mort. Le produit est utilisable en agriculture biologique, permet jusqu'à 30 litres de traitement avec 15 g, et offre 6 applications maximum par an avec 6 doses de 2,5 grammes. Il est fabriqué en France. La composition est Bacillus thuringiensis var.kurstaki serotype 3a 3b - 32000 000UIA/G. AMM n°2030175. Granulé dispersable dans des sachets hydrosoluble (WG-SB) Certis Europe BV (78280 Guyancourt Cedex). Classement : Xi Irritant.

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