Installation d'une vanne de repiquage pour la création d'un circuit d'eau : Guide complet

L'eau, élément vital souvent tenu pour acquis dans nos habitations modernes, devient une préoccupation majeure lorsqu'il s'agit d'aménager un véhicule de loisirs ou de créer un point d'eau spécifique. Contrairement à l'électricité ou au gaz, son circuit est perçu comme moins complexe, pourtant, une installation judicieuse et une bonne compréhension de ses composants sont essentielles. L'installation d'une vanne de repiquage, ou vanne d'arrêt, est une étape fondamentale pour maîtriser son circuit d'eau, qu'il s'agisse d'un aménagement de fourgon ou d'une extension de réseau domestique. Elle permet de couper l'eau à un point précis, facilitant ainsi les interventions et les réparations sans interrompre l'alimentation générale.

I. Comprendre vos besoins en eau et la conception du circuit

Avant d'aborder l'installation d'une vanne de repiquage, il est crucial de déterminer vos exigences en matière d'eau, particulièrement dans le cadre d'un aménagement de van ou de fourgon. La quantité d'eau nécessaire n'est pas « vraiment » importante pour tous les aménagements. Un van avec de petites cuves peut s'en sortir très bien : le van est moins lourd, il y a plus de place pour stocker et il suffit d'aller se remplir plus souvent. Cependant, cela peut devenir problématique dans des pays où les accès à l'eau sont plus rares.

Schéma des besoins en eau quotidiens pour un van aménagé

Pour estimer la quantité d'eau à prévoir par personne et par semaine, il faut multiplier les besoins quotidiens (ou hebdomadaires) par le nombre de voyageurs. Voici quelques estimations :

  • Une douche (pas quotidienne) = 5 à 10L
  • Une vaisselle (x /jour) = 2 à 3L
  • Cuisiner (1 à 6 fois par jour) = 1 à 2L
  • Boire (hors apéritif) = 1L

En se basant sur la fourchette haute de ces estimations, une personne pourrait nécessiter environ 73L par semaine (10L + 42L + 14L + 7L). Si vous avez un bidon de 30L par exemple, vous le remplirez au moins 3 fois par semaine, alors qu'une cuve de 100L vous suffira, si vous êtes seul(e).

Le choix des équipements et la conception du circuit dépendront de l'usage : voyage occasionnel ou vie à l'année dans le véhicule, et des climats rencontrés. Par exemple, se doucher dehors quand il fait -2°C est une lutte que vous repousserez au maximum.

A. Les équipements basiques du circuit d'eau

Le cœur de tout circuit d'eau est la pompe à eau. Il faut être vigilant à plusieurs choses ici que l'on ne connaît pas sans en avoir vu plusieurs dans d'autres vans et aménagements : le bruit de la pompe à eau, le type de pompe, la pression, la fiabilité (donc la marque) et les « fonctionnalités ».

Différents types de pompes à eau pour véhicules de loisirs

Concernant le stockage de l'eau, le choix entre cuves ou bidons dépend de votre projet, de votre fourgon, de vos voyages, du rythme et des périodes. Les cuves sont de gros bidons, pour ceux qui ont de grands besoins en eau, qui ont la place et qui souhaitent les remplir le moins souvent possible. Pour l'eau grise, il faudra trouver l'espace pour l'installer. Elle peut être installée en intérieur comme en extérieur mais doit représenter 50% du volume d'eau propre, ou plus (ne concerne pas les jerrycans). Certains modèles de cuves sont conçus spécifiquement pour un modèle de fourgon comme les Sprinter ou les Transit.

L'évier n'est pas un élément « risqué » et n'est donc pas concerné par des normes spécifiques VASP, vous pouvez donc (pour une fois) utiliser un évier de maison. Cela multiplie les possibilités en termes de modèles, de combinaisons et de budget. Les éviers et lavabos conçus pour les fourgons et camping-cars sont assez chers et les mitigeurs encore plus. Un évier seul démarre à environ 40€ et un bon mitigeur démarre à 20€. Rien ne vous empêche alors d'imaginer une vasque en céramique, c'est très beau et n'étant pas encastré, vous gagnez en place dans le placard sous l'évier. Cependant n'achetez pas les éviers en verre, certains l'ont déjà cassé.

B. Les "oubliés" du circuit d'eau

Certains éléments sont souvent omis lors de la conception initiale du circuit, mais ils sont cruciaux pour le bon fonctionnement et la durabilité de l'installation.

Le vase d'expansion est un point important du circuit d'eau car il vous permet d'avoir un débit d'eau constant / régulier après votre pompe à eau et de ne pas avoir d'à-coups qui sont désagréables et mauvais pour le circuit. Les petites surpressions malmènent vos raccords et colliers.

Le clapet anti-retour est un petit équipement auquel on ne pense pas quand on dessine son circuit d'eau car souvent on ne le connaît pas. Pourtant il est important : il évite d'endommager la pompe à eau ou le chauffe-eau en cas de pénurie d'eau. Cela évite aux pompes à eau automatiques de tourner dans le vide quand la cuve est vide.

Les tuyaux sont un élément essentiel. Quand on fait son circuit d'eau, les diamètres importent peu, que ce soit du Ø 10 mm, 12 mm ou 14 mm. Le plus important c'est de se fixer sur un diamètre et de s'y tenir pour faire des économies, et de se baser sur le diamètre intérieur (ou extérieur avec prudence). Il y a plusieurs types de tuyaux, mais deux principaux nous intéressent : les tuyaux d'eau souples et alimentaires. Ce sont eux qui feront l'essentiel du circuit, qui iront de la cuve à la pompe, de la pompe à l'évier, etc.

Les vannes d'arrêt, tout comme le trop-plein et l'évacuation d'urgence, sont des bénédictions pour le jour où tout bascule. Si vous constatez un problème sur votre circuit, la vanne d'arrêt peut limiter la casse.

Schéma d'un circuit d'eau avec les vannes d'arrêt

C. Les équipements optionnels

Pour ceux qui ont le budget, la place et qui veulent parfaire leur installation, plusieurs équipements peuvent être envisagés.

La coupelle de remplissage d'eau n'est pas obligatoire dans les normes ni dans le quotidien, mais elle facilite grandement le remplissage des cuves.

Le distributeur (nourrice) est comme la « multiprise de l'eau ». Vous amenez votre eau au distributeur via la pompe à eau et vous repartez vers les équipements qui demandent de l'eau : évier, douche, chauffe-eau, douchette extérieure. Il est également possible d'en installer une en sortie de chauffe-eau pour distribuer à nouveau l'eau chaude jusqu'aux équipements qui en ont besoin. Le but est de distribuer l'eau aux équipements et d'éviter les multiples « T » ou « Y ».

Il est possible d'avoir de l'eau chaude dans son fourgon, ce qui est indispensable pour ceux qui voyagent par des températures négatives ou vivent à l'année dans leur véhicule aménagé. Ceux qui n'aiment pas voyager « à la dure » apprécieront aussi le confort d'une douche chaude. La question, au cœur du choix, est alors l'alimentation en énergie pour chauffer l'eau. Malgré les avancées technologiques, on est principalement sur les modèles Gaz ou Gasoil afin que vous puissiez chauffer l'eau quelles que soient les conditions. On peut installer un mélangeur thermostatique en sortie de chauffe-eau pour éviter de se brûler (et de faire surchauffer les tuyaux). Il existe aussi les chauffe-eau « maison », c'est-à-dire bricolés, avec un tuyau en PVC peint en noir, que l'on fixe sur le toit, avec un robinet et une petite pompe.

La douche dans le fourgon est un casse-tête selon les aménagements, il n'y a pas énormément de possibilités. Les bacs à douche pour fourgon avec des rebords hauts sont conseillés pour les jours où vous ne serez pas totalement à plat. Le niveau avant la douche est un casse-tête pour s'assurer que l'eau va bien s'écouler.

La douchette et le pommeau de douche sont des éléments de confort. Il faut choisir un modèle pratique : un double levier sur la douchette pour limiter l'arrivée d'eau en plus du robinet permet d'économiser un maximum. Un flexible de douche qui s'encastre dans la paroi est pratique mais à la fois c'est un risque de plus que l'eau s'infiltre.

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II. La vanne d'arrêt : rôle, types et choix

La vanne d'arrêt est un élément essentiel dans toute installation de plomberie. Elle permet de couper l'eau à un point précis du réseau, facilitant ainsi les interventions et les réparations sans avoir à couper l'eau dans toute la maison. Une vanne d'arrêt est un dispositif mécanique qui permet de contrôler le débit de l'eau dans une canalisation. Elle est généralement installée à proximité des appareils sanitaires (évier, lavabo, WC, etc.) ou des points d'accès au réseau d'eau (robinet extérieur, compteur, etc.). Le fonctionnement de la vanne repose sur un mécanisme simple : en tournant la poignée ou le volant, on actionne une pièce mobile (clapet, sphère ou disque) qui vient obturer plus ou moins l'ouverture de la canalisation.

A. Les différents types de vannes d'arrêt

Il existe plusieurs types de vannes d'arrêt disponibles sur le marché. Chacun présente des caractéristiques spécifiques et convient à des usages particuliers.

  • Vanne à clapet : Ce type de vanne est constitué d'un clapet qui se déplace perpendiculairement à l'axe de la canalisation pour fermer ou ouvrir le passage de l'eau.
  • Vanne à sphère : La vanne à sphère est équipée d'une sphère percée d'un orifice qui permet le passage de l'eau. En tournant la poignée, on fait pivoter la sphère pour aligner ou désaligner l'orifice avec la canalisation.
  • Vanne papillon : Cette vanne utilise un disque monté sur un axe pour contrôler le débit de l'eau. En tournant la poignée, on fait pivoter le disque pour fermer ou ouvrir la canalisation.

Pour choisir le bon type de vanne d'arrêt pour votre installation, il est important de prendre en compte plusieurs critères tels que le diamètre des canalisations, la pression et la température du fluide, ainsi que les contraintes d'espace et d'accessibilité.

B. Préparation avant l'installation

Avant de vous lancer dans un projet de plomberie, qu'il s'agisse de réparer des WC, une chasse d'eau ou un ballon d'eau chaude, il est essentiel de bien se préparer. Cela inclut la sélection des outils indispensables et des matériaux adaptés à votre projet. Pour mener à bien vos travaux de plomberie, vous aurez besoin d'un certain nombre d'outils spécifiques : clé à molette, clé à tube, coupe-tube, déboucheur manuel ou électrique, téflon, joint en fibre ou caoutchouc, mètre ruban, niveau à bulle et lampe torche.

Outils essentiels pour l'installation de plomberie

Le choix des matériaux est tout aussi important que celui des outils. En fonction de votre projet, vous devrez sélectionner les matériaux appropriés pour assurer la durabilité et la performance de votre installation. Optez pour des raccords compatibles avec vos tuyaux et adaptés à leur diamètre. Les colliers de fixation permettent de maintenir les tuyaux en place sur les murs ou au sol. En suivant ces conseils et en vous équipant des outils et matériaux adaptés, vous serez prêt à réaliser vos travaux de plomberie en toute sérénité.

III. Étapes clés pour installer une vanne d'arrêt

Dans cet article, nous allons vous guider à travers les étapes clés pour installer une vanne d'arrêt avec succès.

A. Couper l'eau et sécuriser la zone de travail

Avant de commencer l'installation, il est essentiel de couper l'eau et de sécuriser la zone de travail. Fermez le robinet principal d'eau de votre domicile. Assurez-vous que la zone autour du tuyau où vous installerez la vanne d'arrêt est propre et dégagée.

B. Positionner et fixer la vanne d'arrêt

Une fois que vous avez coupé l'eau et sécurisé la zone de travail, il est temps de positionner et fixer la vanne d'arrêt. Choisissez l'emplacement idéal en sélectionnant un endroit facilement accessible sur le tuyau pour installer la vanne d'arrêt. Positionnez la vanne sur le tuyau à l'emplacement choisi. Fixez la vanne en utilisant les fixations fournies avec la vanne d'arrêt pour la fixer solidement au tuyau.

C. Raccorder les tuyaux et vérifier l'étanchéité

Enfin, il est temps de raccorder les tuyaux et de vérifier l'étanchéité de votre installation. Connectez les tuyaux d'entrée et de sortie à la vanne d'arrêt en suivant les instructions du fabricant. Une fois que vous avez raccordé les tuyaux, ouvrez lentement le robinet principal d'eau pour vérifier si des fuites apparaissent autour de la vanne d'arrêt. En suivant ces étapes clés, vous devriez être en mesure d'installer une vanne d'arrêt avec succès et en toute sécurité.

IV. Installation spécifique d'un robinet de puisage (vanne de repiquage externe)

Installer un robinet de puisage n’est pas un travail très compliqué. Une telle installation présente un intérêt certain, car les caves des maisons modernes sont souvent sous-équipées en prises d’eau. Pour poser ce modèle de robinet à l’extérieur (ce qui est indispensable pour l’arrosage d’un jardin), il faut limiter le plus possible le cheminement de la canalisation à l’extérieur.

A. Détermination de l'emplacement et fixation de la potence

La première opération consiste à déterminer avec précision l’emplacement du robinet, après avoir tracé, à l’aide d’un cordeau de maçon, le cheminement de la canalisation. La potence du robinet se fixe par vissage. Dans le cas présent, si le mur est en briques, il faudra percer puis cheviller pour obtenir une fixation parfaite.

B. Raccordement de la canalisation

Cette potence est équipée d’une arrivée d’eau latérale. Le raccordement avec la canalisation se fait par collet battu. La liaison définitive entre la canalisation et la potence du robinet se fait par l’intermédiaire du boulon prisonnier, propre à tout collet battu. Serrez-le convenablement avec une clé à molette. Pour permettre un serrage complet, n’oubliez pas que la canalisation doit être encore libre dans ses colliers de fixation.

C. Étanchéité et installation du robinet

Avant de poser le robinet lui-même sur sa potence, il faut assurer entre les deux pièces une étanchéité parfaite. La méthode traditionnelle consistait à placer de la filasse enduite de suif dans le filetage. De nos jours, l'utilisation de téflon est également très répandue. Il suffit maintenant de visser, à la main, le robinet sur sa potence. Il est normal, compte tenu de la présence de la filasse ou du Téflon, que le filetage soit un peu difficile à visser. Attention au sens d’installation de la potence et notamment au côté d’alimentation, car il serait dommage, à cette étape de l’installation, que le nez du robinet se trouve… en l’air ! La plupart des robinets de puisage (surtout ceux destinés à l’extérieur) comportent un filetage en extrémité de nez.

V. Normes de sécurité, entretien et détection des problèmes

Dans le domaine de la plomberie, il est essentiel de respecter certaines règles et normes pour garantir une installation sécurisée et durable. Le respect des normes de sécurité est primordial lors d'une installation ou d'une réparation dans le domaine de la plomberie.

A. Respect des normes de sécurité et anticipation des problèmes

Utiliser des matériaux certifiés : Assurez-vous que tous les matériaux utilisés sont conformes aux normes en vigueur et portent les marquages appropriés.Identifier les zones à risque : Repérez les zones où des problèmes pourraient survenir, comme les points de connexion entre différents matériaux, les endroits où l'eau pourrait stagner ou encore les zones exposées au gel.Assurer une ventilation adéquate : Une ventilation insuffisante peut entraîner des problèmes d'humidité et favoriser le développement de moisissures.Maintenir régulièrement vos installations : Un entretien régulier permet d'éviter l'apparition de problèmes et d'assurer le bon fonctionnement de vos équipements.

Vous concevez votre circuit d’eau en vous disant « Voici comment se comportera l’eau dans un circuit parfait ». Mais l’eau… l’eau… n’est pas un long fleuve tranquille ! L’eau, ça fuit, ça déborde, ça s’échappe, ça suinte, ça goutte, ça pschitt, ça s’évapore, ça condense, bref ! Il faut anticiper les problèmes, faire un circuit en anticipant le PIRE. Pour cela, les vannes d’arrêt sont des bénédictions pour le jour où tout bascule.

B. Entretien et maintenance de votre vanne d'arrêt

L'entretien et la maintenance de votre vanne d'arrêt sont essentiels pour assurer le bon fonctionnement de votre système de plomberie. Il est important de détecter rapidement les signes de dysfonctionnement de votre vanne d'arrêt afin d'éviter des problèmes plus graves tels que des fuites d'eau ou des dégâts matériels. Pour assurer le bon fonctionnement de votre vanne d'arrêt et prévenir les problèmes potentiels, il est recommandé de procéder à un entretien régulier. Actionnez la vanne : Tournez régulièrement la vanne d'arrêt pour vous assurer qu'elle fonctionne correctement et qu'elle n'est pas bloquée.

C. Détection de fuite et suivi du niveau d'eau

Un détecteur de fuite d'eau est un équipement qui, comme beaucoup, quand on est confronté à une fuite d'eau, nous fait imaginer que ça va se reproduire et qu'on s'en rendra compte trop tard. Avoir un accès visuel à la cuve te permet de voir où tu en es. C'est mieux de se rendre compte que l'on n'a plus d'eau avant qu'il soit trop tard : la nuit et loin d'un point d'eau, quand tout est déballé et que la vaisselle est à faire. Il existe donc des sondes électroniques autrement, mais c'est un budget, un branchement, etc. Si vous êtes bricoleur, il y a la un tuto pour vous ! Un tutoriel permettant de faire soi-même un niveau d'eau.

D. Solutions alternatives pour la douche (sans installation fixe)

Pour ceux qui n'ont pas de douche à l'intérieur, plusieurs options existent :

  • La douche solaire classique : on la laisse la journée sur le toit ou derrière le pare-brise (ou dans un arbre).
  • La douche solaire à pression : existe en pompe à pied, pompe à bras (avant la douche du coup), chez Décathlon ou Amazon.
  • La tente à douche : chez Decat' aussi.
  • Un support aimanté pour fixer la douchette sur le fourgon : à se fabriquer.

Il existe aussi les pompes à eau sur batterie ou allume-cigare avec une douchette intégrée : il ne leur manque que le jerrycan !

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