Pratiques de plantation d'arbres et de paillage pour la culture de légumes en Afrique

L'agriculture en Afrique, et plus particulièrement la culture de légumes, est profondément influencée par les spécificités du climat tropical. Pour garantir une bonne productivité et la pérennité des cultures, il est essentiel d'adopter des pratiques adaptées, intégrant la plantation d'arbres et le paillage du sol. Ces techniques permettent de gérer efficacement les ressources naturelles, de protéger les cultures et d'améliorer la fertilité des sols, jouant ainsi un rôle crucial dans la résilience des systèmes agricoles face aux défis environnementaux et climatiques.

carte climatique de l'Afrique

Le climat tropical : un facteur déterminant pour l'agriculture

Le climat tropical, avec ses particularités régionales telles que les moussons, les saisons sèches prolongées et les amplitudes thermiques jour/nuit, impose des contraintes spécifiques aux agriculteurs. Sous les tropiques, les alizés doivent impliquer une protection des cultures contre le vent. En altitude, il est possible de cultiver des plantes des zones tempérées, chose plus compliquée en plaine et dans les zones arides et chaudes où l'on se tourne vers des variétés adaptées. La gestion des saisons, qu'il s'agisse de la saison sèche ou de la saison humide, est primordiale pour les semis et les plantations, en tenant compte des besoins spécifiques de chaque culture. Par exemple, les semis de melons peuvent être effectués en début de saison sèche, tandis que le gombo est préférable en début de saison des pluies. Il est à noter que le bouturage et le marcottage en pleine terre fonctionnent très bien sous les tropiques en saison humide. Il est également important d'être vigilant lors des mois charnières, toujours incertains, que sont avril et novembre, où il est préférable d'éviter de semer ou de planter, sauf si un micro-climat régional ou de jardin le permet.

La terre : un support de culture à choyer

Comme dans tout potager, la terre demeure le support de culture. Elle doit être amendée par de la matière organique afin de la rendre plus fertile et plus meuble, notamment dans les zones où le sol est sablonneux et très filtrant. Des apports en compost, en fumier décomposé et un paillage aideront à améliorer la terre et à retenir les nutriments lors des fortes pluies. En zone tropicale sèche, l'utilisation de rétenteurs d'eau peut aider durant la saison sèche qui s'étend de longs mois. Ces granulés incorporés au sol se gonflent pour restituer au fur et à mesure des besoins l'eau nécessaire aux cultures. Ils assurent en outre une meilleure diffusion des nutriments, réduisant également les besoins en engrais. Là encore, le paillage du sol est essentiel pour limiter l'évaporation et le craquellement de surface, préservant ainsi la vie des micro-organismes vivants dans la couche superficielle de la terre. Avant de procéder au paillage, il est intéressant de biner la surface superficielle de son sol. L'eau qui s'évapore à la surface du sol attire avec elle l'eau emmagasinée en profondeur par capillarité. Le binage permet de briser les canaux superficiels et donc de garder son sol humide beaucoup plus longtemps, et ce, même en profondeur. Il est idéal de biner et de pailler son sol au printemps pour garder le plus longtemps possible les stocks d'eau constitués en hiver en profondeur.

Choix de l'emplacement et aménagements spécifiques

Le potager bio sous les tropiques, tout comme un potager en zone tempérée, devra être facilement accessible, si possible abrité des vents ; l'idéal serait de l'installer non loin de la maison et d'avoir un point d'eau disponible.

plan d'un potager tropical

Protections et structures adaptées

Dans les zones de moussons où les pluies sont violentes et abondantes, une culture surélevée est toujours une bonne idée afin de protéger les plantes d'une éventuelle immersion. En carré, sur buttes, ou sur pilotis de bois, les plantes les plus fragiles seront préservées. Dans les zones arides, il est préférable de privilégier un emplacement dans une zone basse avec des cultures en cuvettes afin que l'eau d'arrosage soit retenue au mieux. En saison des pluies, prévoyez une structure en bois d'une hauteur d'environ 1,5 m, couverte de feuilles de palmier, de bananier, etc. Il est important de bien fixer le tout car la pluie tombe souvent en averses violentes et le vent n'est pas rare. Cette structure offre la possibilité de faire pousser des légumes feuilles fragiles en dessous, assurant notamment un ombrage intéressant pour les laitues, si difficiles à faire pousser dans certaines régions tropicales. En zone tropicale, il est recommandé de mettre en place une clôture pour protéger les cultures de la divagation animale et de l'élevage familial. Cette clôture peut être réalisée de manière classique (murets, grillage, haie dense) mais aussi en plantant des piliers vivants. L'érythrine, le Parkingsonia aculeata, ou le Carissa carandas constituent de bonnes solutions pour stopper les animaux sans avoir à y accorder un budget énorme. Cette technique offre la possibilité de faire pousser des grimpantes sur les piliers, qui se couvriront alors de fruits de la passion, de calebasses, de chouchous, de bétel, d'igname, de vanille, ou de courges serpents. Il s'agit là d'une excellente manière de gagner de la place dans un petit potager. Attention : les piquets vivants doivent être taillés souvent pour ne pas apporter trop d'ombrage lorsqu'ils grandissent.

Protection contre le vent et le soleil

La création de haies brise-vent est essentielle pour abriter les cultures basses, car les alizés soufflent régulièrement. Plusieurs essences productives peuvent être alors choisies comme le moringa, le goyavier, l'arbre à pain, le litchi ou les agrumes, alliant ainsi l'utile à l'agréable. Si l'espace le permet, n'hésitez pas à planter de grands arbres fruitiers (manguier, jacquier) en pourtour de jardin pour créer des zones d'ombre sous lesquelles seront plantées des cultures ne tolérant pas le plein soleil. En zone abritée du vent et en sol frais, les bananiers ou les papayers sont des choix judicieux car ils sont rapidement productifs et offrent un haut rendement sans trop d'efforts. Les feuilles de bananiers pourront être utilisées ensuite en paillage ou pour constituer une toiture ombragée pour les cultures. Il est également recommandé d'installer des plantes coureuses comme le niébé ou les courges pour ombrer le sol aux pieds des autres cultures. Le niébé, qui fait partie de la famille des Légumineuses, est d'ailleurs utilisé en association avec le maïs, le sorgho et le millet car ses racines mettent à disposition l'azote atmosphérique, le rendant directement assimilable dans le sol par les autres plantes.

Gestion de l'eau : une priorité absolue

La gestion de l'eau est cruciale dans les potagers tropicaux. En saison des pluies, il est important de diriger l'eau vers les cultures pour la retenir. Dans les zones arides, optez pour la culture en cuvettes afin de retenir au mieux l'eau au pied des plantes. Pensez également aux grands oyas en terre cuite qui pourront être fabriqués localement. Cette technique ancestrale permet une irrigation efficace par le sous-sol, directement au niveau des racines. Il est vital d'économiser l'eau au potager.

L'agroforesterie : une solution prometteuse

L'agroforesterie est une innovation majeure de l'agriculture contemporaine et un élément clé de la transition agroécologique. Cette pratique, adaptée à de nombreuses situations, même sur de petites superficies en association avec des cultures, intègre des arbres dans les systèmes agricoles. Les arbres participent à la restauration de la fertilité des sols, en particulier lorsque des arbres de la famille des légumineuses (Fabacées) sont utilisés. Ils produisent une biomasse importante qui peut enrichir le sol, via les feuilles et branchages qui s'accumulent au sol, mais aussi via les exsudats et la décomposition de leurs racines. Ces apports de biomasse permettent d'apporter une grande diversité de nutriments au sol. La canopée des arbres, leurs racines, mais aussi la litière qui se forme à leur pied altèrent le microclimat et limitent les effets météorologiques érosifs. Cela permet de limiter la température au sol et de préserver l'eau dans les sols, et ainsi par exemple de prolonger la période de croissance des cultures avoisinantes.

schéma de système agroforestier

Si les arbres et arbustes sont utilisés comme barrières brise-vent, il est important d'assembler les arbres pour que la barrière reste perméable afin de filtrer le vent et non de le détourner, l'effet positif sera ainsi effectif sur une plus grande distance. Par la gestion microclimatique et l'apport de matière organique, les arbres favorisent la vie dans le sol. La présence de vers de terre (et autres membres de la macrofaune) dans le sol, souvent utilisés comme indicateurs de l'activité biologique, est bien corrélée avec la présence et l'abondance des arbres en milieu tropical. L'agroforesterie ne bénéficie pas seulement à la biodiversité du sol, mais bien à la biodiversité dans son ensemble (oiseaux, insectes pollinisateurs, etc.). En outre, introduire des arbres dans les fermes permet de réduire la pression sur les forêts naturelles (bois de chauffe ou de construction, etc.). Il est important de rappeler que, comme pour les cultures, il faut conserver de la diversité dans les arbres.

L'agroforesterie Un avenir vert pour la Côte d'Ivoire !

Le paillage : une pratique agroécologique essentielle

Le paillage du potager est une technique simple et naturelle qui consiste à couvrir le sol et le pied des plantes à l'aide de matières organiques ou minérales. Il s'impose comme une des pratiques agroécologiques les plus démocratisées, notamment pour économiser l'eau en priorité. Dès que la température de l'air est supérieure à celle du sol, l'eau s'évapore. Plus la surface du jardin est grande, plus il y a de vent, plus le taux d'humidité de l'air est faible, plus l'évaporation est forte. Le paillage aide à éviter les maladies en maintenant une atmosphère plus sèche autour des légumes et en limitant la propagation des spores de champignons pathogènes. Il protège également la surface du sol, évitant la surchauffe, le vent, le gel, en maintenant une température plus douce et une humidité constante près de la surface. Le paillage organique est une très bonne source de nutriments pour le sol et les végétaux. Les matières "vertes" comme l'herbe sont riches en azote, se décomposent rapidement, et offrent une excellente alimentation aux plantes gourmandes. Les matières "sèches" ou "ligneuses" comme la paille ou les feuilles mortes sont quant à elles riches en carbone, et se transformeront en un compost qui nourrit le sol dans la durée, favorise sa fertilité puis la croissance des fruits et légumes.

différents types de paillage

Matériaux de paillage

Différentes matières organiques et matériaux peuvent être utilisés pour le paillage du potager. Certains apportent des éléments nutritifs au sol et aux plants, d'autres ont un impact sur l'absorption de l'eau, le drainage ou la température du substrat de culture.

  • Les herbes sèches : disponibles au printemps et à l'été, elles sont plus faciles à poser que la paille et se dégradent plus vite.
  • Les herbes vertes : disponibles au printemps, elles constituent un meilleur paillis que les tontes de gazon car elles ne prennent pas en masse.
  • Les feuilles : elles constituent la façon naturelle de couvrir un sol en forêt et protègent les premiers centimètres de sol de l'érosion, nourrissent les vers de terre et bactéries du sol. Très équilibrées, elles apportent du carbone et de l'azote à la parcelle de culture.
  • La paille : laisse passer l'eau et l'air, est redoutable contre les mauvaises herbes mais pauvre en azote, cette matière ne nourrit donc pas les plantes.
  • Le paillage de miscanthus, les éclats de coco, fibres de lin et le paillage de chanvre : vendus en sacs sous forme de paillettes, très légères, très spongieuses et possèdent une excellente capacité de rétention d'eau. Idéales pour les légumes du potager et notamment le paillage des courgettes, il est important de les arroser abondamment après leur mise en place pour éviter qu'elles ne s'envolent.
  • Les toiles tissées : très pratiques et efficaces pour protéger et nourrir le sol, aider les jeunes plants à se développer et lutter contre les adventices. L'inconvénient de ces textiles est leur prix, plus élevé que celui d'un sac de paillage en jardinerie.
  • Le compost : connu comme engrais naturel, il amende le sol et nourrit les plantes. De couleur sombre et plutôt dense, ce matériau permet à la terre de se réchauffer dès l'apparition des premiers rayons de soleil et la remontée des températures.
  • L'herbe de tonte : économique et très nutritif pour les semis. Toutefois, il est moins efficace contre les adventices, et il ne faut pas l'étaler en couches trop épaisses car cela risquerait d'empêcher une bonne aération du sol.
  • Le paillage d'orties : fertilisant, désherbant, fongicide et insecticide, il protège certaines plantes, particulièrement la tomate, de certains nuisibles et maladies.
  • Les paillis ligneux (copeaux de bois, écorces de pin) : plutôt épais, ils durent plus longtemps que le reste des paillis organiques sous forme de fibres ou de paillettes et conviennent très bien aux arbustes, aux massifs floraux et arbres fruitiers. Néanmoins, ils sont à éviter si la terre est pauvre en minéraux, car ils ont tendance à acidifier les sols.
  • Le bois raméal fragmenté (BRF) : permet de couvrir facilement une vaste étendue cultivée grâce à sa densité.
  • Les feutres, bâches et toiles de paillage : un tissage épais qui laisse passer l'air et l'eau. Toutefois, ils filtrent la lumière du soleil et sont donc plus adaptés à des végétaux qui ne doivent pas être trop exposés aux rayons UV. Certaines bâches de paillage sont biodégradables, composées de fibres de lin, de paillis de coco ou de chanvre. 100% biodégradables, elles durent plus longtemps que les paillettes et permettent également de nourrir le sol.
  • Le carton : bien que peu esthétique, il agit comme une couverture et protège le sol du froid. Il empêche aussi la montée des mauvaises herbes mais n'enrichit pas le sol ni les végétaux.

Le choix du paillis dépend avant tout de ce que l'on souhaite faire (protéger le sol, le nourrir, etc.) et de la nature du sol. La meilleure période pour réaliser le paillage du potager est en automne, afin que le paillis ait le temps de se décomposer avant les plantations du printemps. Durant toute la saison hivernale, le paillis évite le lessivage des nutriments et permet à l'activité biologique de continuer afin de transformer le paillis en un humus meuble.

Préparation et application du paillage

Avant de mettre en place le paillage dans votre potager, il est nécessaire de préparer la terre. Il suffit d'ôter les restes de branches d'arbres, de morceaux de bois et de petits cailloux, et de nettoyer le sol pour l'aérer. Procédez à un léger amendement en ajoutant un peu de terreau ou d'engrais naturel à votre sol. Si besoin, arrosez la terre avant de poser le paillis. Si vous souhaitez mettre en place une toile (une option privilégiée pour le paillage des tomates et des pommes de terre), veillez à tendre correctement la toile et si nécessaire, réalisez les trous de plantations dans lesquels seront plantés vos futurs semis. Une fois que les plantes commencent à se déployer, à peu près vers la fin du printemps, étalez à nouveau un paillis entre les rangs des légumes et autour des pieds. Cela permettra au sol de rester frais et ainsi d'empêcher l'apparition de mauvaises herbes. L'épaisseur du mulch va dépendre de l'élément choisi. Les paillages bio sont excellents pour la terre et les plantes. Les paillis labellisés s'appliquent sans aucun problème à des agricultures bio et dans le cadre d'un paillage en permaculture. Si vous choisissez les paillis organiques, ceux-ci étant biodégradables, ils s'ajustent parfaitement à ces méthodes de culture. Quant au paillage minéral, il n'abîme pas la terre et la protège efficacement, été comme hiver. L'unique technique à éviter est celle du film plastique qui, dès qu'il commence à se détériorer, éparpille des particules de plastique qui vont s'enfouir dans la terre.

La Grande Muraille Verte : un exemple d'intégration arbres-légumes

Au Sahel, le désert gagne imperturbablement du terrain depuis plusieurs décennies, à mesure que diminuent les surfaces boisées. Sa progression entraîne avec elle l'exode rural et la pauvreté. Le défi est de taille : recréer une nouvelle forêt et l'étendre, en la faisant courir, telle une grande coulée verte, au travers de tout le continent africain. 11 pays d'Afrique se sont rassemblés en 2004 et ont décidé ensemble de relever ce défi, en créant l'Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte. Le Sénégal, pionnier dans ce programme, a démarré les plantations dès 2008 dans le Ferlo, région du nord-est, en plein cœur du Sahel. Le service des "Eaux et forêts" sénégalais est chargé de cette opération, de son contrôle, de son évaluation ainsi que de la sensibilisation des populations locales. Ce programme a la particularité de combiner protection de la biodiversité et vision humaniste. Dans la région du Ferlo, de nombreuses pépinières ont été mises en place en coopération avec les habitants. Les hommes préparent les gaines dans lesquelles les graines sont semées, se chargent de l'arrosage et surveillent les parcelles protégées et les jeunes arbres. La Grande Muraille Verte sera d'autant plus en mesure de perdurer qu'elle accueillera des espèces multiples. En effet, la biodiversité végétale augmente la résistance aux variations climatiques, aux insectes et aux maladies. Des espèces comme le Dattier du désert, qui peut survivre 2 ans sans apport d'eau, résiste aux feux de brousse grâce à son écorce épaisse et peut vivre au-delà de 100 ans en milieu hostile, sont essentielles pour repousser le désert. Ce nouveau couvert végétal, en favorisant la régénération des sols, a permis de créer 8 pépinières et 9 jardins potagers et maraîchers au Sénégal.

carte de la Grande Muraille Verte

Plantation d'arbres : considérations pratiques

La plantation d'arbres, en particulier d'arbres fruitiers, est un investissement à long terme qui nécessite une planification et une exécution minutieuses.

Choix de l'arbre et de l'emplacement

Avant de planter, il est important de se poser les bonnes questions : quel est le but de la plantation (ombre, brise-vent, fruits pour la consommation familiale ou la vente), quel est le besoin en eau de l'arbre, quelle est sa taille à maturité, est-ce que son feuillage fera trop d'ombre, est-ce que ses racines peuvent endommager les fondations, est-ce qu'il résiste aux maladies et aux ravageurs ? Il faut également tenir compte du climat. La plupart des arbres fruitiers, à l'exception du bananier, ne tolèrent pas les terres humides. Il est préférable de planter les arbres dans des zones où ils seront à l'abri des vents forts ou des vents marins chargés de sel, et protégés des rongeurs qui peuvent s'en nourrir. Le choix de l'emplacement est crucial pour le potager, en particulier celles qui se trouvent entre les arbres. La plupart des légumes ont besoin de beaucoup de soleil, il est donc essentiel de les planter au nord de grands arbres fruitiers ou entre ces arbres, afin de maximiser la production du jardin.

Acquisition des plants et techniques de multiplication

Il est préférable de produire ses propres plants ou de les acheter dans une pépinière reconnue, spécialisée dans les arbres fruitiers. Cela permet de s'assurer de la qualité des plants et de leur adaptation aux conditions locales. Les pépinières d'arbres fruitiers peuvent vous donner des conseils avisés sur la variété d'arbre la mieux adaptée à votre région. Il est également possible de gagner du temps en achetant les jeunes plants au lieu de les produire soi-même. Si vous décidez de produire vos propres plants, des techniques de multiplication des plantes comme le bouturage ou le marcottage peuvent être utilisées, à condition de choisir des plants identiques à la plante mère.

Préparation du sol et plantation

Il est essentiel de préparer soigneusement le sol avant de planter. Le sol doit être bien travaillé afin d'assurer un drainage satisfaisant. La terre retirée du trou doit être séparée en deux piles : la couche arable (couche superficielle) et le sous-sol (couche plus profonde). Le trou de plantation doit être large et profond, idéalement presque le double de la longueur des racines du jeune plant. Après avoir placé le jeune plant au fond du trou, remplissez la première moitié avec la couche arable, puis la seconde moitié avec le sous-sol, que vous aurez éventuellement amendé avec une petite quantité de compost ou de fumier décomposé. Tassez légèrement la terre autour des racines. Il est important de laisser un espace autour de la tige pour tenir l'eau à l'écart du tronc. Une fois la plantation terminée, arrosez généreusement l'arbre.

Entretien des arbres et associations culturales

Les arbres doivent être régulièrement taillés pour empêcher qu'il n'y ait trop d'ombre pour les plantes et pour éliminer les branches rapprochées ou qui se touchent, qui pourraient se contaminer mutuellement. La taille permet également de contrôler la forme de l'arbre et d'encourager la production de fruits. Le bon espacement varie d'un arbre à un autre ; par exemple, les manguiers demandent jusqu'à 10 m d'espacement. Il est crucial de maintenir une bonne hygiène pour éviter les parasites et les maladies. Les plantes infectées doivent être retirées pour ne pas contaminer les autres cultures. Le paillage du sol au pied des arbres est bénéfique, surtout au moment de la plantation, et devrait être renouvelé tous les quatre mois.

Lutte contre les ravageurs et maladies

En zone tropicale, parasites et maladies s'en donnent à cœur joie. Une bonne hygiène du potager, incluant le retrait des plantes infectées, est primordiale. L'utilisation de paillis d'orties peut également aider à protéger certaines plantes, comme la tomate, de certains nuisibles et maladies grâce à ses propriétés fertilisantes, désherbantes, fongicides et insecticides. L'agroforesterie, en favorisant la biodiversité, contribue également à une meilleure résistance des écosystèmes aux ravageurs et aux maladies.

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