Le potager en bac, ou potager surélevé, est devenu une solution de jardinage de plus en plus populaire, s'implantant sur les balcons, terrasses, et même trottoirs. Plus qu'une simple tendance, cette méthode répond à un besoin profond de reconnexion à la nature, même en milieu urbain ou sur des sols non cultivables. Loïc Vauclin, praticien depuis 2009, a exploré les nombreux avantages de cette approche tout en identifiant et corrigeant ses principaux inconvénients. Cet article propose un guide détaillé pour comprendre, construire et entretenir un potager en bac durable et productif.

Qu'est-ce qu'un Potager Surélevé et un Potager en Bac ?
Le potager surélevé consiste à cultiver des légumes et plantes dans des bacs surélevés par rapport au sol naturel. Un potager en bac, quant à lui, est une culture hors sol naturel. Contrairement au potager surélevé, qui est posé sur la terre et relié au sol vivant, le potager en bac implique que tout se passe dans un contenant fermé ou semi-fermé. L'absence de sol naturel demande de créer un écosystème vivant à l'intérieur du bac. Cette distinction est cruciale pour comprendre les spécificités de chaque approche.
Accessibilité et Confort
L'un des avantages majeurs du potager surélevé est l'accessibilité. Plus besoin de se pencher pour travailler, ce qui est idéal pour le confort du dos. Cette caractéristique rend le jardinage accessible à un plus grand nombre de personnes, y compris celles ayant des limitations physiques. Les bacs peuvent être installés à une hauteur ergonomique, réduisant la fatigue et rendant l'expérience de jardinage plus agréable.
Une Solution pour Tous les Espaces
Que l'on vive en appartement, que le sol du jardin soit bétonné ou contaminé, le potager en bac offre une solution polyvalente pour cultiver des aliments frais et locaux. Il peut être installé sur les balcons, les toits, les terrasses, les surfaces en béton, les terrains contaminés, les escaliers et même suspendu aux clôtures, rampes et plafonds. C'est une technique qui semble accessible à tout le monde, pourvu que l'on ait au moins un balcon ou une terrasse, car tout le monde n'a pas un carré de jardin.
Mon Expérience : 15 Ans de Pratique du Potager Surélevé
Depuis 2009, Loïc Vauclin pratique le potager surélevé. Au début, il n’avait pas anticipé certains défis. Avec le temps, il a testé différentes méthodes, matériaux et techniques. Cette expérience lui a permis d'affiner ses techniques et de partager des astuces précieuses pour maximiser les récoltes tout en minimisant les inconvénients. Il a notamment constaté un inconvénient majeur dans la première version de son potager en carrés : la difficulté à garder la terre humide en été, surtout dans sa région toulousaine où les étés sont très secs. Il fallait arroser tous les jours sans faute, sinon les salades avaient triste mine.
Construire des Bacs Durables : Guide Étape par Étape
La réussite d’un potager surélevé dépend avant tout de la qualité et de la solidité des bacs. Le choix des matériaux est primordial pour assurer la longévité de votre installation.
Choix des Matériaux
Pour les bacs en bois, il est recommandé d’opter pour des bois imputrescibles comme le mélèze ou le chêne. Une autre option est d'utiliser des planches traitées en autoclave pour une meilleure longévité. Cependant, si vous cultivez des produits alimentaires, il est préférable d'éviter le bois traité chimiquement et de privilégier les matériaux de qualité alimentaire. N’importe quel récipient peut être transformé ou recyclé en un jardin en bacs : un seau, une vieille poubelle, un bac à fleurs ou une vieille baignoire. Il est possible de récupérer des palettes, dont les dimensions des planches sont bien adaptées. Jean-Luc, responsable extérieur d'une jardinerie, a utilisé cette méthode, protégeant le bois avec de la bâche micro-perforée pour permettre à l'eau de s'écouler.
Différents Types de Bacs
ATECH Jardin propose une offre complète de bacs de jardins, carrés potager et jardinières, que l'on peut différencier par leur conception :
- Bac de jardin sans fond : Idéal si vous souhaitez installer votre bac de jardin jardinière sur une pelouse ou tout autre sol stable et peu vulnérable. Ce modèle permet de créer un espace durable et enraciné, au propre comme au figuré.
- Bac de jardin avec fond panneauté : Peut être envisagé sur ce type de sol si vous ne voulez pas d’enracinement. Comme il est non soudé, il faudra prévoir des coulures d’eau. Ces bacs sont livrés non montés, avec des panneaux s’assemblant par visserie non apparente fournie dans le kit d’installation. Ils sont plus économiques et leur transport par camion est plus simple.
- Bac de jardin tout soudé étanche : Assure une étanchéité parfaite, idéal pour les terrasses, les rooftops ou tout autre sol craignant les coulures d’eau et de terre. Il est livré clé en main, prêt à poser, mais plus compliqué à acheminer dans des lieux d’aménagement, comme à l’étage d’une habitation.

Construction d'un Bac Auto-arrosant (Wicking Bed)
Loïc s'est inspiré des travaux de l'australien Colin Austin pour développer un potager à réserve d'eau, ou "wicking bed". L'idée est d'intégrer une réserve d'eau directement en dessous du carré de potager. Sa simplification du système, sans gravier ni feutre géotextile, est une approche innovante.
Voici les étapes de construction d'un tel bac :
- Démontage de l'ancien carré de potager : Le cadre existant est mis de côté.
- Mise de côté de la terre : Toute la terre est retirée et stockée sur une bâche pour être récupérée entièrement.
- Nivellement du terrain : Il est crucial que le terrain soit bien de niveau pour que la réserve d’eau ait la même hauteur partout.
- Découpe et installation de la bâche : Utiliser de la bâche à bassin (liner) d'une épaisseur de 0,5 mm pour une étanchéité parfaite. Elle est fixée tout autour du cadre avec des agrafes, en veillant à ne pas percer le fond. On pourrait aussi réutiliser le liner d'une vieille piscine hors-sol.
- Trou de vidange : Installer un passe-paroi avec deux joints pour l'étanchéité, permettant au trop-plein d'eau de s'échapper en cas de fortes pluies et une fois l'été passé.
- Pose du drain : L'idéal est un drain agricole de petit diamètre (5 cm). À défaut, une gaine de 4 cm peut être percée de petits trous (1 mm de diamètre, espacement de 3 cm). L'extrémité enterrée est fermée par un bouchon. Les apports d'eau (hors pluie) se feront uniquement en la versant dans le bout de tuyau qui dépasse.
- Test d'imperméabilité : Avant de remettre la terre, remplir le fond avec 2 ou 3 cm d'eau pour vérifier l'étanchéité.
- Remplissage avec la terre : Une fois le drain bien calé, remettre la terre en place. Comme il y a déjà quelques centimètres d'eau au fond, il n'est pas nécessaire d'en rajouter.
Ce système vise une autonomie en eau de deux semaines en plein été. Pour un cadre de 12 décimètres par 18 décimètres, il faut environ 64 litres d'eau pour remplir le fond à 3 cm. L'eau se diffuse par capillarité dans tout le volume de terre, évitant aux racines de baigner directement dans l'eau et de pourrir. Après 3 semaines, même une canicule n'a pas nécessité d'ajout d'eau, prouvant l'efficacité de ce système.
Mes 3 meilleures méthodes pour bien démarrer ses cultures
Remplissage du Potager Surélevé : Astuces pour un Substrat Parfait
Un bon remplissage est essentiel pour assurer une croissance optimale des plantes. Cependant, certaines erreurs peuvent compromettre vos récoltes.
Créer un Écosystème Vivant
Sans sol naturel, il est essentiel de créer un milieu très fertile à l'intérieur du bac. L'astuce est de toujours laisser le sol couvert. Pour préparer les bacs, on peut se procurer facilement des déchets verts auprès des jardins ouvriers ou de ses proches.
Terreau pour Jardins en Bacs
Pour les débutants qui cultivent en ville sur des balcons, des toits et du béton, il est nécessaire d'avoir du terreau pour les jardins en bacs. Renseignez-vous sur les sources locales. Sinon, achetez du terreau en sac dans un centre de jardinage, en évitant les terreaux auxquels on a ajouté des engrais chimiques ou du fumier.
Il n’est pas nécessaire de changer la terreau d'une année sur l’autre. Elle a juste besoin d’un apport de nutriments provenant du compost. Chaque printemps, videz la terre des bacs de l’année précédente dans un tas. Pour trois parts de terre, ajoutez une part de compost, mélangez le tout et remplissez à nouveau vos bacs. Cela signifie que chaque année, votre quantité totale de « terre » augmentera grâce à l’ajout de compost : 3 bacs deviennent 4 !
Sources de Fertilité
La fertilité dans les jardins en bacs repose presque exclusivement sur l’alimentation directe des plantes. Les jardins en bacs ont un espace limité et une plus petite diversité de micro-organismes que les parcelles de jardin ordinaires. Il est donc important d'ajouter du compost mûr ou des fertilisants liquides tels que le thé de compost et le thé de consoude.
Pour les citadins, l’une des meilleures choses à faire est de commencer à composter, à la fois pour nourrir vos jardins et pour réduire votre impact sur l’environnement. Le compost de balcon est une technique de compostage à petite échelle qui se double d’un jardin en bacs, simple à construire et esthétique pour dissimuler un petit compost en milieu urbain. Si vous n’avez pas d’espace chez vous, vous pouvez rejoindre ou lancer un programme de compostage communautaire. Une autre option de fertilisation consiste à utiliser votre propre urine, mélangée à dix volumes d’eau, une ou deux fois par mois.
Entretenir son Potager Surélevé : Les Bonnes Pratiques
Un entretien régulier et adapté est la clé pour un potager en bac sain et productif.
Apports Annuels
Chaque année, ajoutez une nouvelle couche de compost ou d’amendement organique pour enrichir le substrat. Cela permet de maintenir la fertilité et la structure du sol, essentielles pour la croissance des plantes.
Arrosage
L'arrosage est primordial, surtout en milieu hors-sol où les réserves en eau sont limitées. Les jardins en bacs peuvent avoir besoin d’être arrosés deux fois par jour par temps chaud et ensoleillé, et moins souvent par temps frais et ombragé, s’ils disposent d’un réservoir d’eau intégré ou s’ils ont accès à l’eau de pluie.
Il est vital de ne pas arroser les feuilles, mais le pied des plantes. C'est la meilleure façon de réguler vous-même la quantité d’eau utilisée et d’éviter d’éventuelles maladies. L’arrosage goutte à goutte est une méthode très efficace car il apporte la quantité d’eau nécessaire directement aux racines, réduisant le gaspillage et le stress hydrique des plantes.
Pour les légumes aux racines superficielles (moins de 30 cm), comme les oignons, pommes de terre, radis, céleris, laitues, le besoin en eau est important. Arrosez en petite quantité, mais fréquemment. Pour les racines moyennes (30 à 60 cm) comme les carottes, haricots, poivrons, brocolis, concombres, choux, les arrosages seront moins fréquents. Enfin, pour les racines longues (plus de 60 cm) comme les tomates, citrouilles, courges, poireaux, asperges, la fréquence d’arrosage n’est pas élevée (une fois tous les 10 ou 15 jours si en pleine terre), mais en bac, il faudra augmenter la fréquence et pailler le pied des végétaux afin de limiter l’évaporation.
En automne et au printemps, il est recommandé d’arroser dans la matinée. En été, l’arrosage doit être réalisé une fois le soleil est couché pour éviter que l’eau ne s’évapore durant la journée. Si vous avez beaucoup de limaces dans votre potager ou que vos plantes sont souvent malades, il est préférable d’arroser le matin.
Paillage
Un sol nu expose votre potager deux à trois fois plus aux risques de sécheresse et d’inondation. La technique du paillage est primordiale. Que ce soit avec un compost mi-mûr, vos restes de tontes de gazon ou une toile de paillage, le paillis protège vos légumes des fortes chaleurs en gardant l’humidité et la fraîcheur du sol et évitera que vos jeunes plants ne brûlent.
Prévention des Erreurs Courantes
Soyez attentif aux signes de carence en nutriments, comme la pourriture de l’extrémité des fleurs chez les tomates, qui peut être due à un arrosage irrégulier ou insuffisant plutôt qu'à un manque de nutriments. À l’inverse, un arrosage totalement excessif peut entraîner une fuite des nutriments. L’ajout d’un bac sous votre conteneur peut être utile, car le sol peut absorber une partie de cet excès d’eau.

Mes Astuces pour Maximiser Vos Récoltes
Après 15 ans de pratique, Loïc Vauclin a développé des stratégies pour optimiser le rendement de son potager en bac.
Choisir les Bonnes Plantes
La plupart des plantes peuvent être cultivées dans des conteneurs, mais certaines sont plus faciles que d’autres. Les bacs donnent les meilleurs résultats avec les plantes fruitières et les plantes à croissance continue.
- Tomates cerises : Faciles à cultiver, productives et supportent la chaleur. Les variétés indéterminées continueront à pousser et à produire jusqu’aux premières gelées.
- Chou frisé : Très nutritif, il pousse et survit jusqu’aux fortes gelées. Récoltez les plus grosses feuilles du bas pour une production continue.
- Haricots grimpants : Faciles à cultiver et peuvent être soutenus par des ficelles ou un treillis. Les haricots d’Espagne produisent de gros haricots et de magnifiques fleurs violettes. Les haricots non récoltés peuvent être cueillis comme haricots secs.
- Herbes : Riches en antioxydants et peuvent être cultivées dans de petits espaces, souvent en association avec d'autres plantes. Le basilic est une excellente plante compagne pour les tomates.
Il est recommandé d'éviter de cultiver des plantes que l'on coupe (comme le chou-fleur) ou que l'on récolte entièrement (comme les carottes ou les betteraves), car elles prennent de la place tout l'été et ne donnent qu’une récolte relativement faible.
Optimiser l'Espace
Les plantes grimpantes comme les haricots, les concombres ou les tomates indéterminées sont merveilleuses car elles peuvent pousser verticalement ou s’étaler le long de la balustrade d’un balcon, ce qui permet d’économiser de l’espace et d’être très productif. Il est également possible de mélanger différentes plantes dans un même contenant, en gardant à l’esprit la taille de la plante à maturité pour éviter de surcharger un contenant.
Les seaux alimentaires récupérés peuvent contenir chacun un plant de tomate. Dans un bac plus grand (par exemple, 2 x 3 pieds), vous pouvez avoir deux plants de tomates et des plants de basilic, ou quelques rangées de carottes et de poireaux, ou encore un chou au centre et une laitue dans chaque coin.
Conditions de Croissance : Soleil, Ombre et Taille du Contenant
- Soleil ou ombre : Les plantes fruitières comme les tomates, aubergines, poivrons et concombres apprécient la chaleur. Choisissez un endroit bien éclairé, idéalement orienté au sud. Placer les bacs à côté d’un mur de briques peut apporter plus de chaleur la nuit. Pour les zones ombragées plus fraîches, essayez de cultiver de la laitue, des épinards, du cresson, des pois, des blettes, des choux de Bruxelles, des radis et d’autres plantes tolérant l’ombre.
- Taille du contenant : Les plantes fruitières nécessitent des bacs plus grands, tandis que les bacs plus petits conviennent pour la laitue, le chou frisé et les herbes.

Gérer l'Eau dans un Potager en Bac : Récupération et Systèmes d'Arrosage
L'eau est une ressource de plus en plus rare en été. Stocker les précipitations et mettre en place un système d'arrosage efficace est crucial pour la réussite de votre potager en bac.
L'Importance de la Récupération de l'Eau de Pluie
L'eau du réseau est traitée pour être consommable, un traitement inutile pour les plantes. L'eau de pluie leur convient à merveille et représente une ressource gratuite. En captant l'eau qui tombe sur vos toitures, vous pourrez sans mal avoir l'eau nécessaire à l'arrosage de vos cultures.
En France métropolitaine, il tombe en moyenne 700 mm d’eau par an au m². Même si une autonomie à 100 % est difficile pour les grands potagers ou les sols très drainants, chaque geste compte. Les quelques milliers de litres que vous pourrez stocker seront toujours utiles et soulageront les services d’approvisionnement en eau potable.
Systèmes de Stockage de l'Eau de Pluie
Une fois captée, l’eau doit être stockée afin d’être disponible aux moments où les pluies sont plus rares.
- Bacs de récupération d'eau (aériens) : La méthode la plus simple pour un petit potager. Raccordez vos descentes de gouttières à des réservoirs de 200 L à 1000 L. Les cuves IBC (Intermediate Bulk Container) sont une option économique, offrant une capacité intéressante et pouvant être reliées en réseau avec un système de trop-plein communicatif.
- Cuves enterrées : Pour un budget plus élevé, des cuves en béton ou en polyéthylène peuvent être enterrées. Les cuves en béton ont l’avantage de diminuer l’acidité de l’eau de pluie et de la reminéraliser.
- Cuves souples : Des cuves en toile plastifiée résistante au gel et aux UV, allant de 1 m³ (environ 300 €) à 30 m³ (environ 1100 €). Elles nécessitent un terrain plat ou terrassé pour leur installation.
- Bassins : Pour stocker des centaines de mètres cubes d'eau, notamment pour les professionnels, creuser un bassin est la solution la moins onéreuse. L'étanchéité peut être assurée avec une bâche EPDM.
- Systèmes commerciaux intégrés : Des systèmes fonctionnels prêts à l'emploi combinant une cuve, un système de filtration et une pompe sont disponibles dans le commerce.
- Récupération de fortune : Pour un faible investissement, des bidons, tonneaux et divers récipients de grande contenance peuvent faire l’affaire, en veillant à leur contenu précédent.

Précautions pour le Stockage de l'Eau
- Éviter les algues : Pour empêcher l'eau stagnante de se remplir d'algues, rendez votre récipient de stockage opaque. Vous pouvez peindre votre cuve en noir, confectionner un bardage en bois, ou filmer la cuve avec une bâche plastique occultante. Des plantes grimpantes peuvent également camoufler les cuves.
- Limiter l'encrassement : Nettoyez régulièrement vos gouttières et installez une crépine ou une moustiquaire en sortie de gouttière pour éviter les résidus végétaux, insectes et petits mammifères dans les cuves.
- Limiter l'évaporation : Couvrez vos bacs de récupération pour éviter une perte d'eau significative en été.
- Sécurité : Si votre bac de récupération est ouvert à l’air libre, installez une bûche ou une planche qui flotte à la surface de l’eau pour permettre aux petits animaux de s’échapper.
L'Eau de Pluie comme Stockage de Chaleur
Au-delà de l'arrosage, stocker l'eau de pluie peut servir de stockage de chaleur. Une grosse masse d'eau met du temps à varier de température. En installant des cuves dans une serre, l'eau se réchauffe avec le soleil et redescend en température lentement la nuit, créant une masse tampon de chaleur. Cela permet de planter des espèces un peu frileuses à proximité des cuves, comme la verveine citronnelle en Corrèze, qui passera l'hiver sans problème grâce à l'inertie thermique des cuves.
Pression Naturelle pour l'Arrosage
Si vous avez la possibilité d'installer vos cuves en hauteur, vous pouvez profiter de la pression naturelle pour arroser le potager. Avec un mètre de dénivelé, on augmente la pression de 0,1 bar. Selon l’emplacement du stockage, il est ainsi possible d'arroser votre potager en goutte à goutte avec la pression naturelle.
Systèmes d'Irrigation sans Stockage
Si le stockage n'est pas une option, il est possible d'installer un système de drainage de vos gouttières directement au potager. Avec des canaux ou des tuyaux enterrés, l’eau est dirigée directement vers les zones à irriguer. Cela assure un arrosage en profondeur lors de chaque pluie, même les plus petites. Cependant, il faudra penser à fermer les vannes en hiver pour éviter le lessivage des éléments minéraux. Ce type de drainage est particulièrement avantageux si vous utilisez du paillage, qui peut empêcher l'eau d'atteindre le sol.

Techniques d'Arrosage pour un Potager en Bac
L'arrosage du potager peut se faire de différentes façons, selon les végétaux et le climat de la région.
Arrosage Manuel
- Arrosoir ou tuyau d'arrosage : Un simple tuyau équipé d’un pistolet ou d’une lance est suffisant. Choisissez un tuyau suffisamment long pour les dimensions de votre bac potager.
- Bouteilles en plastique recyclées : Enlevez le bouchon d'une bouteille, remplissez-la d'eau, vissez un embout adapté (en céramique de préférence) et retournez-la dans la terre à côté de la plante. Un petit trou au fond de la bouteille assure un bon écoulement.
Arrosage Automatique
- Arrosage goutte à goutte : Ce système apporte l'eau directement au pied des plantes via des buses, réduisant le gaspillage et le stress hydrique. Il est moins agressif pour les plants et assure une humidité constante. Un filtre anti-impuretés est recommandé pour éviter le bouchage des tuyaux. Des kits d’arrosage potager prêts à être installés sont disponibles et conviennent parfaitement aux petits potagers.
- Arrosage enterré : Des tuyaux enfouis sous terre (environ 20 cm) avec des arroseurs visibles. Le système racinaire de vos légumes va définir leurs besoins en eau.
- Arroseurs de surface (tourniquet, oscillant, canons) : Pour les modèles de taille moyenne, le tourniquet est une option. L’arroseur oscillant est mieux adapté aux potagers de moyenne et grande taille. Les canons d’arrosage sont très efficaces pour les grands potagers, mais gourmands en eau et arrosent le feuillage, ce qui est déconseillé.
L'Arrosage et les Vacances
Si vous devez vous absenter quelques jours, l’arrosage automatique pour potager en carré ou pour jardin est une très bonne alternative. En plus de préserver l’environnement, cette solution facile à mettre en place permet de faire des économies sur la facture d’eau. De plus, l’eau n’ayant pas été préalablement drainée, elle sera plus riche en oligoéléments.