Le rosier grimpant est un arbuste très apprécié pour ses fleurs. Il se distingue des rosiers arbustes par ses longues tiges flexibles qui lui permettent de s'accrocher à un support tel qu'une pergola, une clôture ou un mur. Contrairement aux rosiers arbustes, ils ne tiennent pas seuls et doivent être guidés pour obtenir un développement harmonieux. Les rosiers grimpants offrent une floraison spectaculaire, souvent répétée selon la variété, et peuvent parfumer agréablement l'air ambiant. Ils sont parfaits pour apporter une touche d'élégance et de romantisme à un espace extérieur.

Comprendre la nature du rosier grimpant
Quelle est la différence entre un rosier grimpant et un rosier remontant ? Le terme "remontant" signifie que l’arbuste va faire plusieurs floraisons durant l’année. En revanche, le rosier grimpant, lui, est tout indiqué pour monter en hauteur. Les rosiers grimpants sont des rosiers arbustes sarmenteux à tiges retombantes. Avec leurs tiges vigoureuses, mais assez rigides pouvant atteindre 3 m de long, ils se distinguent des rosiers lianes, appartenant également à la famille des rosiers grimpants.
Les rosiers grimpants se distinguent non seulement par les couleurs et les formes de leurs fleurs, mais aussi par leur hauteur, leur rythme de floraison et leur aptitude à fleurir. En variétés classiques, les rosiers grimpants produisent de grandes fleurs doubles, tandis que les nouvelles obtentions offrent déjà des fleurs simples. Certaines variétés disposent en outre de particularités intéressantes : il existe ainsi des rosiers grimpants sans épines (p. ex. Ghislaine de Feligonde) et des rosiers grimpants délicieusement parfumés (p. ex. Aloha® ou Jasmina®).
Critères de sélection et variétés
Un rosier grimpant peut déployer sa splendeur même dans les petits jardins où une plantation classique peut s’avérer compliquée en raison du manque de place. Le choix d’une variété de rosier grimpant dépend des préférences en termes de couleur, de parfum et de type de floraison. Pierre de Ronsard® est une variété très populaire avec ses grandes fleurs en coupe aux teintes rose carmin et blanc crème.
Mais n’oubliez pas les critères pratiques lorsque vous choisissez votre rosier grimpant préféré :
- Les rosiers grimpants choisis résistent-ils au froid ?
- Les différentes variétés sont-elles faciles à entretenir et résistantes ?
- Les rosiers grimpants peuvent-ils pousser dans des jardinières ?
Le label ADR est une aide précieuse pour se décider. Il distingue, après un examen minutieux, les roses particulièrement résistantes à haute valeur décorative. Si vous souhaitez rendre votre jardin plus accueillant pour les abeilles avec des rosiers grimpants, il suffit d’opter pour des variétés non doubles ou semi-doubles. Les abeilles et autres insectes peuvent les utiliser comme de précieuses sources de pollen.
L'emplacement idéal et la préparation
En choisissant le bon emplacement, vous posez les bases d’une croissance saine - et vous évitez de devoir replanter vos rosiers grimpants quelque temps après. Le plus important : les rosiers grimpants ont besoin de suffisamment de lumière et d’une bonne circulation de l’air pour ne pas laisser la moindre chance aux parasites et aux champignons. Un emplacement aéré, clair et ouvert est une condition préalable pour un rosier grimpant. Certes, il doit être ensoleillé, mais pas en permanence.
Le sol doit être de plus profond et humifère. Sur sols légers ou trop lourds, faites un apport de compost bien mûr avant la plantation. Si vous n’avez pas d’autre emplacement où installer vos nouveaux rosiers, remplacez généreusement la terre de l’ancien parterre (50 x 50 x 50 cm) par de la terre de jardin fraîche. Nous recommandons à cet effet notre terreau fertile n° 4.

Techniques de plantation et supports
Les rosiers grimpants appartiennent à la catégorie des plantes dites lianes grappinantes et ont besoin d’un support pour grimper sur les murs. Il existe de nombreuses possibilités de supports pour plantes grimpantes : outre les traditionnelles arches à roses, palissades à roses, tonnelles à roses et obélisques, les pergolas, clôtures et murs déjà existants peuvent également servir de support à la plante.
À propos des murs : si vous souhaitez embellir un mur de maison avec des rosiers grimpants, vous devez veiller tout particulièrement à ce que la distance entre le support et le mur soit suffisante. Il faut au moins 10 centimètres entre l’armature et le mur de la maison pour que l’air puisse bien circuler derrière le rosier et que la chaleur ne s’accumule pas.
Les rosiers grimpants peuvent être plantés toute l’année, tant que le sol n’est pas gelé. D’octobre à mai, il est recommandé de planter les rosiers grimpants livrés « à racines nues » sans pot. Les rosiers en conteneur 5L sont particulièrement adaptés aux mois d’été. Les rosiers grimpants en pot Plant-o-fix® de 2L sont proposés toute l’année.
Conduite et palissage des tiges
Fixer des rosiers grimpants est plus facile que ne le pensent certains amateurs de roses : il suffit de tirer les tiges le long du support et de les y fixer sans trop serrer. Les matériaux appropriés sont le raphia, les pinces pour plantes ou le fil de fer gainé de caoutchouc. Il n’est pas nécessaire de tresser les pousses dans le support. Il est bien mieux de les attacher de l’extérieur.
- Sur espaliers : les tiges sont fixées latéralement à l’horizontale sur plusieurs niveaux. Les yeux produisent ainsi davantage de tiges florales.
- Sur obélisques : les tiges du rosier grimpant sont attachées et fixées tout autour de l’obélisque.
- Sur murs ou clôtures : les tiges sont écartées en éventail et fixées.
- Sur arches : laissez les tiges pousser à la verticale sur l’arche.
Comment planter et guider un rosier grimpant
Entretien : fertilisation et arrosage
Les roses ne peuvent développer leur caractère enchanteur que si elles disposent de suffisamment de éléments nutritifs. La première fertilisation après la plantation a lieu après la floraison. Les engrais complexes à diffusion lente sont particulièrement respectueux de l’environnement et des rosiers.
Les rosiers grimpants doivent être fertilisés 2 fois par an (au printemps après la taille et en juin). Pour les rosiers en pleine terre, faites un premier apport fin mars. Lorsque les rosiers grimpants remontent, faites un deuxième apport d’engrais, un peu plus léger, début juillet. Au plus tard fin juillet, il est préférable de ne plus fertiliser vos rosiers grimpants, car les tiges sont suffisamment bien formées et moins sensibles au gel.
Les rosiers ont de forts besoins hydriques, mais redoutent l’humidité stagnante. Après une longue période de sécheresse, arrosez vos rosiers copieusement. Lors de l’arrosage, veillez à toujours arroser au pied et à proximité du tronc.
Maîtriser la taille des rosiers grimpants
Tailler les rosiers grimpants n’est pas la préoccupation principale des fiers utilisateurs, car l’objectif, après tout, est qu’ils grimpent. Les rosiers doivent développer trois à cinq tiges robustes sur leur treillis. C’est sur ces tiges que se formeront plus tard les fleurs. Une fois par an, taillez les nouvelles pousses latérales non ramifiées jusqu’à cinq yeux maximum. Vous stimulez ainsi le développement de nouvelles pousses latérales, sur lesquelles se forment la plupart des fleurs.
La taille se fait en biais, avec un sécateur bien aiguisé et propre, à environ 5 millimètres au-dessus d’un œil tourné vers l’extérieur. En règle générale, le printemps est le bon moment pour éclaircir ou raccourcir les tiges de fleurs. Une règle d’or éprouvée consiste à effectuer la taille à peu près au moment de la floraison du forsythia.
Si le rosier commence à vieillir au bout de quelques années, il peut aussi être raccourci plus fortement une fois, afin qu’il se reconstruise et se ramifie. En automne/hiver, les rosiers grimpants n’ont plus besoin d’autant d’humidité que pendant la période de floraison. Nous vous conseillons de protéger les rosiers grimpants avec un matériau isolant ou des brindilles. Cette protection hivernale s’avère surtout utile en cas d’ensoleillement direct lors des belles journées d’hiver.
Culture en bac et balcon
Les rosiers grimpants de petite taille peuvent également être cultivés en pot, par exemple sur le balcon. L’important est la taille du pot (au moins 40 à 50 cm de profondeur et de largeur), une fertilisation suffisante et un rempotage régulier. À la plantation, utilisez un terreau pour plantes en bac de haute qualité et de structure stable. Les rosiers font partie des plantes à racines profondes et n’aiment pas être à l’étroit. Une attention particulière doit être portée à l'arrosage, car le substrat en pot se dessèche plus rapidement qu'en pleine terre.