
Le printemps est la saison des jardiniers par excellence, où tout renaît et prend vie. Pour réussir ses semis de printemps, une préparation minutieuse et une bonne anticipation sont cruciales. Commander ses graines en avance est une étape fondamentale, car cela permet de s'assurer de la disponibilité des variétés les plus demandées et d'avoir un choix étendu avant que les ruptures de stock ne deviennent fréquentes à l'approche du printemps.
Dès le mois de janvier, il est recommandé de commander vos graines, surtout si vous n’avez pas récupéré vos propres graines lors de la saison précédente. Cette approche proactive vous prépare à semer dès que les températures le permettent, garantissant un démarrage optimal pour vos cultures.
L'Importance du Stock de Semences et sa Gestion
La réserve de graines contenue dans le sol, souvent appelée banque de graines, est un élément fondamental de tout écosystème agricole. Ces graines ne sont pas éternelles ; ce sont des organismes vivants qui respirent et ont une durée de vie limitée, capable de germer après 20, 30, voire peut-être 50 ans selon les espèces, mais rarement plus. Elles constituent une formidable réserve de biodiversité, présentant des tailles, des couleurs, des formes et des ornementations variées.
Dans les années 1940, l'avènement des herbicides a entraîné une baisse significative du nombre d'espèces et de graines dans les champs. Alors qu'une parcelle agricole comptait de l'ordre d'une centaine de millions de graines par hectare au début du 20e siècle, ce chiffre est aujourd'hui d'environ trente millions. Cependant, une utilisation plus modérée des herbicides tend actuellement à faire repartir ce chiffre à la hausse, soulignant l'importance d'une gestion équilibrée.
Le Cycle de Vie des Graines dans le Sol
Les graines passent par un cycle de vie complexe. Elles peuvent vivre et se reproduire pendant quelques mois, mais de nouvelles plantes peuvent également pousser les années suivantes grâce à la dormance. Cette dormance est un mécanisme qui permet aux graines de ne pas germer toutes en même temps, assurant ainsi une persistance dans le sol. Cette caractéristique est particulièrement notable pour les "mauvaises herbes".
La maîtrise du stock semencier est essentielle pour éviter d'être débordé par la flore adventice. Un stock élevé peut impacter les futures récoltes et représente un défi agronomique majeur. Il est donc nécessaire de contrôler ce stock pour maintenir un fonctionnement agroécologique* d’un espace cultivé.
L'Évaluation du Stock Semencier
Évaluer le stock de graines dans le sol est un travail fastidieux qui implique des méthodes comme le tamisage et le tri. Cela requiert également des connaissances poussées pour identifier correctement les espèces. Malgré sa complexité, cette évaluation est cruciale pour prendre des décisions éclairées, par exemple pour engager un retard de semis ou pour ne pas planter une culture donnée, afin d'éviter de subir les effets négatifs d’un stock de graines trop important.
Les adventices, ou mauvaises herbes, représentent une population de graines en attente, prêtes à germer dès que les conditions sont favorables. Leur gestion est un enjeu constant en agriculture, notamment en raison de l'apparition de cas de vulpins résistants aux herbicides foliaires. L'introduction d'une orge de printemps dans la rotation permet de réduire le stock semencier des adventices levant préférentiellement à l'automne.
Choisir et Préparer ses Semences de Printemps

Le choix des graines à semer au printemps est vaste et dépend de vos préférences et des conditions climatiques locales.
Herbes Aromatiques et Légumes Indispensables
Pour relever vos plats, le persil, le basilic, la ciboulette et la coriandre sont des herbes aromatiques indispensables. Si vous aimez l’originalité, pensez aux graines de variétés anciennes ou rares, comme le chou-rave violet, le concombre ‘Lemon’, ou la tomate ‘Noire de Crimée’. Ces variétés peuvent apporter une touche unique à votre jardin et à votre cuisine.
Respecter le Calendrier des Semis
Le calendrier des semis est un guide essentiel pour maximiser vos chances de réussite. Certaines graines, comme les tomates ou les poivrons, doivent être semées dès février sous abri, bénéficiant ainsi d'une période de croissance plus longue avant d'être transplantées en pleine terre. D'autres attendront mars ou avril, lorsque les températures extérieures seront plus clémentes.

Offrir une Lumière Naturelle Abondante
Les jeunes semis ont besoin d’une lumière abondante pour se développer correctement. Il est crucial de leur offrir le plus de lumière naturelle possible. Si la lumière naturelle est insuffisante, notamment pour les semis précoces sous abri, l'utilisation de lampes de croissance peut être envisagée pour compenser et assurer un développement vigoureux.
Préparation du Sol et Conditions de Semis
Préparer un bon lit de semence est essentiel pour assurer un solide démarrage de la culture. Cependant, les conditions climatiques peuvent rendre les travaux dans les champs complexes. Il est impératif d'évaluer l'état structural de votre sol pour estimer la préparation de sol nécessaire, par exemple en pratiquant le test bêche.

Gestion des Sols Gorgés d'Eau
Les premiers semis de printemps débutent habituellement dès le mois de janvier terminé. Cependant, les conditions ne sont pas toujours réunies pour ensemencer les champs. Une grande partie des terres peuvent encore être gorgées d’eau à la suite des nombreuses pluies cumulées. Un bon semis se fait dans des conditions de sol ressuyé et bien aéré pour favoriser l’enracinement de la culture. Cette année, l’idéal est donc d’attendre le ressuyage complet des parcelles et de ne pas forcer les semis pour maintenir un bon état structurel du sol. En effet, le sol est un pilier agronomique fondamental. Semer dans de mauvaises conditions entraînerait un risque non négligeable de tassement, un semis inégal et une levée lente et étalée dans le temps qui pénaliserait ensuite la récolte.
Si le sol présente un tassement, il faudra réaliser un travail de sol plus en profondeur. L’outil choisi et la profondeur de travail dépendront du type de sol. En limon, il est conseillé de fragmenter l’horizon à 10-20 cm avec un outil à dent ou labour, mais pas trop tôt pour ne pas assécher le sol. En argilo-calcaire, un travail plus superficiel avec un chisel sur 10 cm maximum est plutôt préconisé pour ne pas pulvériser le sol. L’idéal est ensuite de finaliser le lit de semence avec un unique passage de disques. Le semis direct est conseillé sur une structure de sol correcte.
La Question des Couverts Végétaux
La présence d’un couvert végétal est un paramètre à prendre en compte. Il faut évaluer le développement racinaire et végétatif du couvert en place pour ajuster le mode et le moment de destruction, en fonction de la possibilité de travailler le champ ou de la présence d’un couvert en précédent cultural.
Stopper ses couverts végétaux N°4. La reprise de fin d'hiver et de printemps. Pourquoi et comment ?
Les Principales Cultures de Printemps
Plusieurs espèces printanières offrent des avantages considérables pour la diversification des assolements, la gestion des bioagresseurs, l’alternance des matières actives et la répartition des risques sur la campagne. Elles constituent également une solution lorsque les implantations d’automne rencontrent des difficultés.
L'Orge de Printemps
L’orge et le blé dur sont les premières céréales de printemps semées. L’orge de printemps est une culture peu exigeante en intrants mais plutôt sensible aux défauts de structure (sols tassés, pH faible) et aux excès d’eau. La date de semis de l'orge de printemps est conditionnée par la date de ressuyage des sols et la possibilité d’exécuter une préparation superficielle en un minimum de passages. Suite à un hiver humide, il est souvent bénéfique d’attendre un ressuyage correct du sol plutôt que de vouloir semer à tout prix.
Le créneau de semis idéal se situe dans une fourchette d’environ un mois, sur un calendrier variable selon les régions. Les semis avant le début de période sont souvent exposés à un coup de froid hivernal, alors que les graines sont en train de germer ou que la plante est encore peu vigoureuse. Inversement, les semis après la fin de période risquent de pénaliser la capacité de tallage de l’orge. Il faut donc penser, dans ce cas, à augmenter les densités de semis pour pallier cet inconvénient.

Pour les densités de semis d’orge de printemps, il est conseillé 350 g/m² en sol limoneux et d’augmenter à 450 g/m² en sol argilo calcaire, guervette et autres terres séchantes pour compenser les pertes. L’objectif est d’atteindre 300 plantes/m² levées. L’orge de printemps talle énormément. En terres profondes, dans de bonnes conditions de semis (sol bien ressuyé, préparation fine…), il est possible de baisser cette densité à 250 plantes par m² (= 270 gr/m²) sans risque de pénaliser le rendement. En terres superficielles, il est préférable de ne pas descendre en dessous des 300 plantes par m² (= 330 gr/m²), les faibles densités étant très souvent pénalisées dans ces sols. Une augmentation de la densité de 30 grains par m² est recommandée par quinzaine de retard après le 15 mars.
En orge de printemps, l’apport d’azote sera de préférence fractionné en deux passages : une moitié incorporée au semis et l’autre au stade tallage. L’orge de printemps est également intéressante dans la lutte contre les graminées, notamment celles rencontrées dans les céréales d’hiver, en réduisant leur stock semencier. De plus, grâce à sa bonne vitesse d’implantation, il concurrence rapidement les adventices, agissant sur le niveau d’enherbement.
Le choix des variétés d'orge de printemps dépend du débouché (brassicol ou fourrager) et des résultats pluriannuels. Pour l’alimentation animale, les rendements et la tolérance aux bioagresseurs (virus comme la jaunisse nanisante de l’orge, maladies…) sont primordiaux. Pour la malterie/brasserie, les qualités sanitaires (mycotoxines…), physiques (teneurs en protéines, poids spécifiques, calibrage…) et technologiques sont également importantes. Chaque année, Malteurs de France et Brasseurs de France publient les variétés préférées en orges de brasserie, orientant ainsi la sélection.
Le Maïs : Une Culture aux Multiples Débouchés
Avec plus d’1,5 million d’hectares, la culture de maïs occupe une place importante dans les exploitations françaises. Son succès s'explique par des débouchés variés, notamment dans les élevages pour ses qualités alimentaires. Avec des besoins en intrants (engrais, produits phytosanitaires) peu élevés, sa conduite reste assez simple, bien que technique.
L’implantation est une étape primordiale d’autant plus que le maïs ne présente pas de grande capacité de compensation en cas de mauvaise levée. Il est donc très exigeant sur la qualité du lit de semences et la structure du sol. Ce qu’il faut : une terre réchauffée, ameublie en profondeur et bien rappuyée, motteuse et friable, pour optimiser le contact des graines et des racines avec le sol. L’apport d’un engrais starter au semis peut être utile pour favoriser l’installation de la culture.
La date et la densité de semis du maïs dépendent de plusieurs paramètres : zone de culture, destination en fourrage ou grain, précocité variétale, type de sol. En général, les semoirs sont de sortie vers début avril dans le Sud et mi-avril dans le Nord, jusqu’à fin mai. Côté densité, en production de grains, elle varie entre 75 000 grains/ha pour les variétés tardives et 105 000 pour les plus précoces. En fourrage, la fourchette se situe entre 80 000 et 110 000 grains/ha.
Le choix des variétés doit s’appuyer sur les résultats de rendement et leur régularité, l’indice de précocité, la tolérance à la sécheresse, la résistance aux maladies dans les zones à risques (notamment helminthosporiose et fusarioses). En grain, l'attention doit également être portée sur la vitesse de dessication en fin de cycle, pour anticiper l’opération de séchage, et en fourrage, sur les UFL (unités fourragères lait), pour connaître la valeur alimentaire disponible pour ses troupeaux.
Le Sorgho : Une Alternative Résistante à la Sécheresse
Les atouts du sorgho sont multiples : rustique, peu onéreux et résistant à la sécheresse grâce à un système racinaire performant. Pour semer, il faut attendre que le sol soit réchauffé (plus de 12°C). C’est pourquoi les implantations peuvent commencer vers le 15/20 avril dans le Sud jusqu’à mi-mai pour des zones plus au Nord.
En raison de la petite taille des graines de sorgho, il est nécessaire d’optimiser le contact avec la terre. Pour cela, il faut soigner la préparation du sol, en visant une surface non motteuse et correcte. Un semis direct est possible uniquement si la structure du sol est excellente. Mais même en cas d’implantation en conditions difficiles, le sorgho peut compenser grâce à une bonne capacité de tallage.
En sorgho grain, le raisonnement de la densité de semis se base sur la précocité de la variété, le type de sol et la conduite en sec ou en irrigué et des conditions de semis (entre 250000 et 430000 graines/ha). En fourrager, cela se joue sur l’écartement inter-rangs et l’usage de la culture (entre 200000 et 270000 graines/ha). Dans tous les cas, il faudra majorer de 10 % si les conditions d’implantation sont défavorables.
Lors du choix variétal, le premier critère est la précocité, qui doit être adaptée à la zone de culture. La productivité, avec une régularité sur plusieurs années, est également essentielle. Il s’agit ensuite d’analyser les niveaux de tolérance à la stérilité apicale (important surtout en semis précoces), à la sécheresse, aux maladies et à la verse. Pour un bon démarrage du sorgho, un sol bien réchauffé avec un lit de semence fin, sans excès de fumure azotée, est idéal.
Le Tournesol : Une Culture Adaptable
Parmi les oléagineux, le tournesol est une culture simple à cultiver. De la préparation du sol à la récolte, les interventions ne dépassent en général le nombre de 8. Cette culture est adaptée à tous les types de sol, en sec comme en irrigué. Ainsi, en sol profond, il s’agit d’une des cultures de printemps les plus robustes.
Autre atout, c’est un bon précédent pour le blé d’hiver, qui voit ses rendements augmenter en moyenne de 15 % par rapport à un blé de blé. L’intégrer dans ses rotations permet de créer une rupture dans le cycle des bioagresseurs : maladies (fusarioses, piétin…) et certaines graminées (vulpin, ray-grass) des cultures d’hiver.
La préparation des sols pour le tournesol doit être raisonnée juste après la récolte du précédent, en fonction du type de sol. Un couvert hivernal permet de maintenir ou de favoriser la qualité structurale observée à ce moment-là. En sols légers à faible stabilité structurale (moins de 20 % d’argile ou faible taux de matière organique), il faut souvent réaliser un travail profond sur 20 à 30 cm entre la sortie d’hiver et le semis. En sol argileux ou riche en matière organique, un travail sur 10 cm peut suffire si la qualité structurale est satisfaisante. Au printemps, et après destruction du couvert, l’objectif est d’ameublir la terre : intervenir sur un sol bien ressuyé avec de préférence des outils non animés pour éviter les risques de lissage.
Une fois le lit de semences prêt, les tournesols peuvent être semés de fin mars à début mai. Les périodes d’implantation sont à adapter à la région de culture, au type de sol et à la précocité de la variété choisie. Pour atteindre l’objectif de 50000 à 60000 plantes levées par hectare, la densité de semis se situe entre 65000 à 75000 graines/ha selon la situation de la parcelle.
Pour le choix de la variété, il faut avant tout prendre en compte le profil recherché, oléique ou linoléique, en fonction du débouché. Puis déterminer s’il est nécessaire de semer une variété résistante aux herbicides de postlevée (VTH) : un raisonnement à faire à l’échelle de la rotation et qui va s’appuyer sur le type de flore présente, difficile ou non. Enfin, le comportement vis-à-vis des bioagresseurs est un critère important, sur la base de l’historique de la parcelle, notamment en cas de risque mildiou, mais aussi orobranche cumana, verticillium, phomopsis ou encore sclérotinia.
Autres Cultures de Printemps
Le blé de printemps, le soja, les pommes de terre, les pois protéagineux et la betterave sont autant d'autres cultures de printemps possibles. Dans tous les cas, il est nécessaire de vérifier que l’espèce choisie est adaptée aux conditions pédo-climatiques de ses parcelles, et de bien connaître l’itinéraire technique. Il faut également s’assurer que cette culture ait un débouché. Si elle est destinée à l’autoconsommation, il n’y a pas trop de questions à se poser à part sur ses qualités nutritionnelles. Pour de la vente, il s’agira de s’informer sur le marché existant auprès des organismes collecteurs.
Gestion des Risques et Réglementations
La gestion des semis de printemps ne se limite pas à la préparation du sol et au choix des semences. Elle intègre également la vigilance face aux bioagresseurs et le respect des réglementations en vigueur.
Protection Contre les Ravageurs
Les semis de printemps et d’été peuvent être attaqués par les oiseaux. Il est important de pouvoir anticiper ces dommages et d'identifier les actions possibles lorsque les parcelles sont prises d’assaut. Les températures douces et humides actuelles sont également favorables au développement des limaces. Une vigilance particulière est à avoir cette année car la pression était forte l’automne dernier. Les limaces sont particulièrement visibles dans les sols argileux, argilo-calcaire et limono-argileux. Du semis au stade 4 feuilles, la situation est sensible et celles-ci peuvent faire de gros dégâts.
Réglementation et Désherbage
En ce qui concerne le désherbage, un désherbage chimique au glyphosate est parfois possible. Cependant, il est interdit en situation de labour effectué avant l’implantation de la culture, sauf dans le cas d’un labour d’été ou début d’automne reverdis dans les sols hydromorphes (quantité maximale de 1 080g/ha/an). L’usage est maintenu sur tout type de sol et toute date de labour dans le cas des adventices faisant l’objet d’une lutte obligatoire réglementée comme l’ambroisie (quantité maximale de 2 880g/ha/an).

Aspect Réglementaire et Données Agricoles
Aux yeux de la PAC, une orge ou un blé sont dits de printemps s’ils sont semés après le 1er janvier. L'apport d’azote minéral est possible dès le 1er février mais ne doit pas dépasser 50 u N sur céréales jusqu’au 15 février en zones vulnérables. Quant au blé dur, il est préconisé de fractionner en 3 apports : 30 u N au semis, 40-60 u N en réserve pour la qualité à la fin et le reste au stade épi 1 cm.
Les prévisions du service statistique du ministère de l’Agriculture montrent des changements dans les surfaces emblavées. La sole de maïs grain est en recul de 7,6% sur un an et de 3,3% par rapport à la moyenne 2020-2024. Sur les 10 dernières années, les surfaces de maïs grain diminuent en moyenne de 1,1% par an, à l’image du repli global des céréales cultivées en France. Les surfaces dédiées aux semences de maïs rebondiraient néanmoins de 6% sur un an (68.000ha), après leur chute en 2024 (-22%).
Le maïs fourrage enregistrerait en 2025 son plus bas niveau depuis plus de 30 ans, avec 1,21 million ha, en recul de 4,6% sur un an et de 5,4% sur 5 ans. Les stocks issus de la très bonne production fourragère globale de 2024 pourraient expliquer en partie cette baisse annuelle. Le sorgho grain, après avoir atteint une surface record en 2024, retrouve un niveau plus conforme à son standard des années passées, avec 62.000 ha.
Les surfaces d’orge de printemps sont en recul de 7,2% par rapport à 2024 et de 10,1% par rapport à la moyenne quinquennale 2020-2024, s'établissant à 0,52Mha. En baisse quasi-continue depuis 10 ans, les surfaces de pois protéagineux sont au plus bas pour s’établir à 159.000 ha, en baisse de 4,2% sur 1 an et de 23,3% sur 5 ans.
Remerciements et Références Scientifiques
Nous remercions les financeurs du projet : le GIS Grande Culture à Hautes Performances Économiques et Environnementales (GC HP2E), le programme H2020 IWMPRAISE et la région Bourgogne-Franche-Comté pour avoir rendu ce travail possible. Les agriculteurs des réseaux d’agriculteurs APAD Centre-Est, GIEE Du Sol Eau Soleil, GIEE Magellan, GIEE club Agro Ecos, Chambre d'agriculture de Côte-d'Or et de Haute Marne sont également remerciés pour leur accueil et leur participation.
Ce travail s'appuie sur une riche bibliographie scientifique, incluant des recherches de :
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