Les rosiers grimpants sont de véritables pépites du jardin, offrant une floraison généreuse et un impact visuel incomparable. Pour embellir un mur, les rosiers grimpants sont des alliés précieux, permettant de transformer un espace extérieur ou ajouter une touche de couleur à votre mur. Cependant, contrairement aux plantes grimpantes comme le lierre, les rosiers grimpants ne s'accrochent pas naturellement. Ils nécessitent une attention particulière, une structure adaptée et une technique de plantation rigoureuse pour s'épanouir durablement.

Les spécificités des rosiers grimpants : comprendre leur nature
Les jeunes rosiers grimpants peuvent mettre 2 à 3 ans avant de fleurir abondamment. La première année, ils ont besoin de développer leur système racinaire. La patience est de mise : certains rosiers peuvent prendre 2 à 3 ans avant de grimper significativement. Les rosiers grimpants sont de véritables pépites du jardin, offrant une floraison généreuse et un impact visuel incomparable. Avec quelques bons soins, ces plantes robustes embelliront votre extérieur pendant de nombreuses années, créant un cadre enchanté et parfumé.
Contrairement à une clématite qui se hissera sur son support grâce à ses tiges volubiles ou au lierre qui usera de ses crampons pour entreprendre une ascension, le rosier grimpant aura, lui, besoin d'aide. Certes ses épines l'aideront à progresser mais il aura besoin d'un support bien pensé ou de plus ou moins d'aide pendant les premières années de son ascension.
Préparation et choix du support
Commencez par vérifier que votre rosier dispose d'un support adapté. Un treillage, des fils métalliques ou des tuteurs robustes sont essentiels. Pour protéger votre mur, vous pouvez utiliser des crochets solides et des fixations adaptées aux façades.
- Treillis en bois : Esthétique et naturel.
- Câbles en acier : Discrets et robustes.
- Tuteurs métalliques : Parfaits pour un style moderne.
Avant de commencer le palissage, veillez à acquérir en amont un lien souple, qui permettra de ne pas blesser le jeune plant. Attachez délicatement les tiges principales au support à l'aide de liens souples, comme du raphia ou des attaches spéciales pour plantes. Pour stimuler la croissance verticale, inclinez les tiges à l'horizontale. En guidant ces branches principales à l’horizontale, cela permettra d’encourager le développement des branches latérales, pour créer au fil des années un résultat esthétique.
Conseils Jardiland : quand le moment sera venu de planter un rosier grimpant, prévoyez 40 cm d'espace entre lui et son support. Si vous plantez une série de rosiers pour habiller un grand mur par exemple, prévoyez également 2 voire 3 m de distance entre les pieds.

Périodes et méthodes de plantation
En jardinerie, il vaut mieux acheter les pieds à partir du mois de Novembre. Les producteurs de rosiers arrachent la totalité de leurs rosiers au début du mois de Novembre et les conservent toute la saison soit en chambre froide, soit en jauge.
La période idéale de plantation dépendra avant tout du conditionnement du plant :
- Un rosier à racines nues se plante de mi-octobre à mai avec une période idéale située en novembre et décembre puis en février et mars.
- Un rosier avec motte se plante également de mi-octobre à mi-mai et de préférence entre novembre et avril.
- Un rosier en conteneur peut se planter toute l'année mais la période située entre septembre et juin reste préférable.
Dans le cas d'un rosier à racines nues, il est impératif de le planter dans les plus brefs délais après l'achat afin que les racines ne dessèchent pas. Si cela n'est pas possible, mettez-le en jauge, c'est-à-dire enterrez-le momentanément jusqu'au point de greffe dans une terre de jardin légère ou même dans du sable. Maintenez humide jusqu'à la plantation définitive. Enfin, si vous jardinez avec la Lune, installez votre rosier en Lune descendante, son enracinement n'en sera que meilleur.
Étapes techniques pour une plantation réussie
La technique de plantation des rosiers n’est pas révolutionnaire. Elle est la même pour tous les arbustes et rosiers.
- Préparation du sol : Idéalement une à deux semaines avant la plantation, désherbez minutieusement l'emplacement et faites un premier apport de matière organique en surface de type compost ou fumier très décomposé. Travaillez la terre à l'aide d'une bêche sur 50 cm de profondeur, enlevez cailloux, racines et autres déchets verts tout en enfouissant le fertilisant organique dans le sol.
- Le trou : Creusez un large trou de 70 cm de profondeur sur 40 cm de diamètre (ou 50 cm en tous sens) et ameublissez le fond à la bêche.
- Préparation du plant : Taillez le bout des racines (juste le bout), afin de stimuler le rosier lors de sa plantation. Il n’est pas nécessaire de tailler les racines très courtes. Lorsque les rosiers sont achetés directement aux producteurs, ils ne sont pas habillés et leur système racinaire est long, non desséché.
- Pralinage : Il est conseillé de praliner le système racinaire : il suffit de le tremper jusqu’au collet dans une boue assez liquide constituée de terre argileuse, de terreau (à base de tourbe) et d’eau.
- Mise en terre : Installez le plant verticalement en étalant les racines. Placez le rosier en laissant le point de greffe - l'endroit où les branches démarrent - juste au-dessus de la surface du sol (enterré d'environ 1 cm).
- Comblement : Comblez le trou de terre meuble éventuellement mélangée à un peu de terreau en tassant au fur et à mesure pour chasser l’air.
- Arrosage : Dans un premier temps, il faut former une cuvette qui servira à retenir l’eau d’un arrosage copieux (10L d’eau par pied).
Gestion des sols et conditions de croissance
Les rosiers apprécient les sols riches, les terres denses et bien drainées. Si votre sol est calcaire, cela favorise la chlorose. Arroser avec du vinaigre d’alcool pur et enlever le dépôt qui se forme à la surface du sol. Si le sol de votre jardin est trop compact ou argileux : ajouter du sable ou du compost pour favoriser le drainage.
Vérifiez l'exposition de votre rosier. Ces plantes préfèrent un minimum de 6 heures de soleil direct par jour pour fleurir abondamment. La fertilisation joue également un rôle crucial. Optez pour un engrais équilibré ou riche en potassium et en phosphore pour stimuler la production de fleurs. Les rosiers sont très gourmands. À l’automne, apportez de la potasse pour réduire les entre-nœuds et aider la plante à résister contre la sécheresse et le froid.
Quelle préparation du sol pour la plantation de rosiers
Entretien spécifique : le buttage et l'arrosage
Pour les plantations automnales, une fois l'eau absorbée, il est souvent recommandé de recouvrir le pied du rosier d’une butte de terre de 10 à 20 cm. Cette butte protège les branches et le rosier du gel, et elle peut être enlevée dès les premiers bourgeons du printemps. Il faut également bien surveiller l’arrosage des jeunes pieds de rosiers durant l’année de plantation, surtout en cas de printemps sec.
Transplantations : déplacer un rosier existant
Les rosiers de plus de 20 ans peuvent être transplantés si certaines précautions sont respectées. À la fin de la période de végétation, la souche peut être déplantée et nettoyée des éventuels parasites ou moisissures. Il est nécessaire de prendre soin lors de l’arrachage, à ne pas éclater la souche. Oui, cela doit être fait en hiver, lorsque la plante est en dormance. Durant cette période, le sol est encore suffisamment chaud après l'été !
Si vous voulez planter un rosier liane à côté d’un arbre, le système racinaire du rosier va entrer en concurrence avec celui de l’arbre déjà bien implanté. Pour contrôler l’arrosage, il suffit de placer le rosier dans un grand conteneur au fond évidé, au pied de l’arbre : les racines de l’arbre ne perceront pas le conteneur avant un an. Au bout d’un an, vous pourrez enlever le conteneur, par exemple en coupant un côté, sans perturber le système racinaire du rosier.

Conseils de variétés pour vos projets
- Rosier ancien ‘Ghislaine Féligonde’ : Connu pour ses grandes fleurs rose-saumon, ce rosier est parfait pour habiller un mur de manière élégante.
- Rosiers Banks (alba, lutea ou rosea) : Rosier liane grimpant de grande végétation à la floraison printanière en avril-mai en une multitude de petits pompons blancs, jaunes ou roses. Il dispose d’un feuillage caduc vert foncé, qui peut être persistant en climat doux.
- Rosier liane ‘Veilchenblau’ : Cette variété est idéale pour couvrir de grandes surfaces, car elle pousse rapidement.
- Rosier 'Pierre de Ronsard' : Ses grosses fleurs de rose pâle à rose carmin sont un incontournable pour un décor romantique.
La gestion de la taille
La taille est un autre aspect important. Une taille trop sévère ou au mauvais moment peut supprimer les bourgeons floraux. Pour nos rosiers remontants, taillez légèrement après la première floraison. Les rosiers grimpants non remontants fleurissent tôt. Il ne faut pas les tailler en mars comme de coutume où vous risquez de supprimer tous les bourgeons à fleurs déjà présents. Les rosiers grimpants remontants se taillent quant à eux en mars au moment de la reprise de végétation. On taille à 3 yeux les branches secondaires; c’est à dire celles qui poussent sur les charpentières. Le support va servir à palisser les branches charpentières, en les arquant le long des fils ou du support pour favoriser la floraison.