
L'utilisation des herbicides, également connus sous le nom de désherbants ou débroussaillants, est devenue une pratique courante dans de nombreux secteurs, allant de l'agriculture à l'entretien des espaces verts, en passant par les jardins privés et les infrastructures publiques. Ces substances sont conçues pour détruire les adventices, ou mauvaises herbes, qui peuvent étouffer les végétaux cultivés ou envahir des zones indésirables. Cependant, cette utilisation fréquente et massive, que ce soit par épandage, saupoudrage ou pulvérisation, n'est pas sans risques. Elle présente des dangers significatifs pour la santé des travailleurs exposés et pour l'environnement, notamment en raison de la présence de ces produits dans l'eau et l'air.
Bien que les herbicides soient généralement considérés comme moins toxiques que les insecticides, ils peuvent néanmoins être à l'origine de troubles aigus et chroniques. Ces troubles se manifestent souvent par des atteintes cutanées, ophtalmologiques, digestives et neuromusculaires, et certains produits sont également connus pour leurs propriétés allergisantes. La projection accidentelle de ces substances sur le visage est une situation d'urgence qui requiert une attention immédiate et des mesures spécifiques pour minimiser les conséquences sur la santé.
Les dangers des pesticides
Qu'est-ce qu'un herbicide et ses composants ?
Les herbicides sont des substances utilisées pour traiter les plantations, spécifiquement pour éliminer les végétaux indésirables dans des environnements variés tels que les pelouses, les potagers ou les cultures. Parmi les herbicides chimiques les plus connus figurent le glyphosate, commercialisé notamment par la firme américaine Monsanto sous le nom de Roundup®, et le 2,4-D, un herbicide utilisé entre autres dans la fabrication du célèbre agent orange.
Ces produits sont des mélanges complexes qui contiennent une ou plusieurs substances actives, un diluant (matière solide comme le talc ou l'argile, ou liquide comme l'eau ou un solvant organique) et divers adjuvants. Ces adjuvants, tels que les tensio-actifs et les agents mouillants, sont ajoutés pour améliorer l'efficacité des herbicides, mais peuvent également augmenter leur toxicité. Les très nombreux principes actifs des herbicides, souvent des substances chimiques synthétiques issues de la chimie organique, sont complétés par quelques herbicides minéraux, par exemple à base de chlorate de sodium.
L'utilisation des herbicides n'est pas limitée à l'agriculture. Elle s'étend à l'entretien des voiries, des jardins, des parcs d’agrément et de sport, des lignes ferroviaires et électriques, ainsi que des canaux. L'accroissement de la surface des jardins, des cours et allées des propriétés privées ou publiques, des parcs, des pelouses des terrains de sport et parcours de golf, ainsi que des aménagements routiers, ferroviaires et aéroportuaires, et de la longueur des lignes électriques, augmente le recours à ces produits désherbants et débroussaillants.
Les dangers des herbicides pour la santé humaine
Les risques pour la santé humaine associés aux substances chimiques des herbicides sont importants et ont été longtemps méconnus et/ou sous-estimés. Bien que leur toxicité soit généralement plus faible que celle des insecticides, les herbicides sont très souvent à la base d’un certain nombre de troubles.
Effets aigus et chroniques
On distingue les effets aigus, dus à des concentrations élevées et à une durée d'exposition courte, entraînant une absorption rapide du toxique et l'apparition rapide de symptômes. Les intoxications chroniques, quant à elles, résultent de l'absorption progressive et répétée de petites quantités de produits qui s'accumulent dans l'organisme, provoquant des atteintes plus ou moins graves à terme. Lors d'une exposition chronique, l'opérateur ne ressent souvent que des troubles mineurs, tels que des maux de tête et des nausées, mais des pathologies plus importantes peuvent apparaître ultérieurement. Certaines de ces pathologies sont reconnues comme des maladies professionnelles dans les régimes général ou agricole.
Voies de contamination et symptômes spécifiques
Les pesticides peuvent pénétrer dans l'organisme lors du mélange du produit, de son application ou de son nettoyage par différentes voies :
Contact cutané : C'est la voie d'exposition aux pesticides la plus courante dans la plupart des situations de travail. L'absorption se poursuit tant que le pesticide reste en contact avec la peau. Le contact cutané avec la préparation concentrée ou la bouillie peut induire l’apparition d’un érythème (rougeur cutanée), de phlyctènes (décollement de l'épiderme ou ampoule), de brûlures de sévérité variable, pouvant aller jusqu’à la nécrose cutanée. Des réactions allergiques de type eczéma de contact ne sont pas rares, et une exposition répétée peut causer des dermites de contact chez l’humain. Cette exposition survient généralement lors des phases de pulvérisation, de mélange ou de nettoyage, mais peut aussi avoir lieu lors de contacts avec le sol et les plantes sur lesquelles le produit a été appliqué.
Inhalation : La contamination par respiration et inhalation représente une part significative des contaminations (52%). Elle est due aux particules fines qui se dispersent lors de la préparation de la bouillie (mélange du produit actif avec de l’eau d’application) ou lors de sa pulvérisation. Il existe un risque de lésions des voies respiratoires supérieures (nez, bouche, pharynx et larynx) en cas de pulvérisation. L’inhalation de l’aérosol peut entraîner des signes d’irritation de la bouche et du pharynx, des épisodes de toux, des difficultés respiratoires et des saignements du nez. L'inhalation peut se produire lorsqu'on travaille près de poudres, de gouttelettes en suspension dans l'air (brouillards) ou de vapeurs. L'application d'un pesticide à l'aide d'un équipement à haute pression, à très faible volume ou de type brumisateur peut augmenter le risque car les gouttelettes sont plus fines et peuvent voyager sur des distances considérables.
Contact oculaire : Lors de la projection oculaire, on peut observer larmoiement, douleur oculaire, trouble de la vision, érythème conjonctival. Les pesticides peuvent également endommager l'œil lui-même.
Ingestion : La contamination par ingestion peut être causée par une ingestion accidentelle (par exemple, des mains ou des aliments souillés) ou par un contact direct de la nourriture avec des mains ou des vêtements contaminés. Bien que moins courante en milieu professionnel, l'ingestion donne lieu aux intoxications les plus graves. Les intoxications aiguës au glyphosate par ingestion se manifestent par des troubles digestifs (nausées, vomissements), des douleurs abdominales, des lésions des muqueuses de la bouche, de l’œsophage et de l’estomac. Des cas d’œdème pulmonaire nécessitant intubation et ventilation assistée, des hypotensions, des états de chocs, des insuffisances rénales et hépatiques et des comas parfois convulsifs ont également été rapportés pour le glyphosate. Le 2,4-D peut provoquer nausées, vomissements, diarrhées, ulcérations voire nécroses des muqueuses.
Symptômes généraux d'intoxication aux pesticides
Les pesticides touchent plus fréquemment les systèmes de l'organisme qui contrôlent les nerfs et les muscles (le système nerveux central ou SNC). Les symptômes généraux d'une exposition à court terme peuvent être classés par gravité :
- Intoxication légère : Irritation des voies nasales, de la gorge, des yeux ou de la peau, céphalées, étourdissements, perte d'appétit, soif, nausées, diarrhée, transpiration, faiblesse ou fatigue, agitation, nervosité, humeur changeante, insomnie.
- Intoxication modérée : Un ou plusieurs des symptômes d'intoxication légère et des symptômes comme des vomissements, salivation excessive, toux, sensation de constriction au niveau de la gorge et du thorax, crampes abdominales, vision trouble, pouls rapide, transpiration excessive, grande faiblesse, tremblements, incoordination motrice, confusion.
- Intoxication grave : Un ou plusieurs des symptômes d'intoxication légère et modérée et des symptômes comme l'incapacité de respirer, sécrétions abondantes (mucosité) dans les voies respiratoires, rétrécissement des pupilles (micropupilles), brûlures chimiques sur la peau, augmentation du rythme respiratoire, perte de réflexes, secousses musculaires irrépressibles, perte de conscience, voire la mort.
Il est important de noter que ces symptômes peuvent être difficiles à distinguer de ceux liés à d'autres maladies. En cas de doute, il est crucial de contacter un médecin, un hôpital ou le centre anti-poison local.
Toxicité à long terme : cancer et autres effets
La question de la toxicité à long terme des herbicides chimiques sur la santé humaine est un sujet de débat intense.
- Risque de cancer : Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé le glyphosate comme "probablement cancérogène pour l’homme" (groupe 2A), en particulier pour les lymphomes non hodgkiniens, une forme de cancer du sang. Cependant, cet avis est controversé et l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) le classe comme "peut-être cancérogène pour l’homme" (groupe 2B), interprétant différemment les mêmes données. Pour le 2,4-D, le CIRC l'a également classé en catégorie 2B, c’est-à-dire "peut-être cancérogène pour l’homme", bien que les études épidémiologiques menées chez des agriculteurs aient abouti à des conclusions contradictoires.
- Effets sur la reproduction et sur les gènes : Pour le moment, il n’existe pas de données concluantes sur le risque de dommages sur les gènes ou sur la reproduction humaine des herbicides chimiques couramment utilisés.
- Autres effets : Des évaluations toxicologiques concluent à très peu d’effets du glyphosate sur la santé humaine. Cependant, ces résultats sont de plus en plus controversés suite à plusieurs publications issues du modèle animal qui lui attribuent des propriétés néphrotoxiques (nocives pour le rein), neurotoxiques (toxiques pour le système nerveux), tératogènes (augmentant le risque de malformation du fœtus) ainsi que des effets comme perturbateurs endocriniens. De plus, les formulations des herbicides à base de glyphosate peuvent contenir des tensioactifs qui sont eux-mêmes toxiques, ce qui interroge sur l’existence d’effets toxiques cumulatifs des différents composants.

Réglementation et évolution des pratiques
La surveillance autour des désherbants puissants s’est nettement accrue en France, avec en point de mire la santé publique et la protection des milieux naturels. La loi Labbé, adoptée en 2014 puis durcie en 2019, a interdit la vente, la détention et l’usage de certains herbicides de synthèse aux particuliers en France. Des substances comme le glufosinate ont également été retirées du marché.
Côté agriculture, la réglementation encadre strictement l’utilisation, la détention et la traçabilité des produits à base de glyphosate. Chaque produit doit désormais s’accompagner d’une fiche de données de sécurité (FDS) accessible à l’utilisateur. Ces documents fournissent des informations essentielles sur la composition, les propriétés, les caractéristiques physico-chimiques, le mode d'utilisation (notamment la concentration des mélanges), les premiers soins, la toxicité et les précautions de manipulation.
Le passage aux alternatives aux désherbants puissants n’est plus une option, mais une nécessité pour l’entretien des espaces verts, qu’ils soient privés ou publics. Le désherbage manuel, l'utilisation de produits de biocontrôle validés par l’ANSES (comme l’acide pélargonique issu du géranium) et la redéfinition de ce que l'on appelle "mauvaises herbes" ouvrent la voie à une gestion du jardin plus responsable.

Mesures de prévention pour réduire l'exposition aux herbicides
Pour toute activité susceptible de présenter un risque d'exposition à des agents chimiques dangereux, l'employeur doit procéder à une évaluation des risques encourus pour la sécurité et la santé des travailleurs. Il doit limiter l'usage des herbicides au strict nécessaire, adopter de bonnes pratiques et d’hygiène au travail, former ses salariés et mettre à leur disposition les équipements de protection individuelle adéquats.
Bonnes pratiques et gestion des produits
- Évaluation des risques : L'étiquetage du produit et la fiche de données de sécurité sont obligatoires et permettent de repérer les principaux risques. En fonction des risques mentionnés sur l’étiquette, le port de certains types de protection peut s’avérer obligatoire.
- Optimisation de l'usage : Des réductions dans l’usage des herbicides sont possibles en résorbant les inefficacités des exploitations. Il convient de limiter l'usage des phytosanitaires au strict nécessaire et d’optimiser les doses et nombres de traitement en fonction des critères météo, état sanitaire, stade de développement de la culture.
- Substitution : La suppression ou la substitution des produits ou procédés dangereux par d’autres qui le sont moins est une mesure de prévention prioritaire.
- Stockage sécurisé : Stocker des herbicides présente des risques de chute ou de renversement d'emballage avec fuites ou déversements des produits. Les produits doivent être rangés sous clé et dans des conditions sécurisées.
- Préparation et nettoyage : La préparation des mélanges et l’application constituent les étapes les plus dangereuses de l’utilisation des herbicides, car le travailleur est exposé au concentré. Les opérations de vidange et de nettoyage des appareils entraînent des incidents difficiles à gérer sans danger (prise en masse des produits dans la cuve, déversement accidentel des fonds de cuve).
- Prévention de la contamination de l'eau : Tout retour d’eau de lavage polluée dans le réseau doit être impossible. Il est donc nécessaire d’installer un dispositif spécial.
Équipements de protection individuelle (EPI)
L'objectif est d’éviter au maximum toute exposition cutanée, respiratoire ou digestive. Les EPI ne doivent pas sortir de l'entreprise. Les vêtements de travail et équipements de protection individuelle fournis et entretenus par l'employeur comportent :
- Combinaison de protection : Le port d’une combinaison (jetable ou durable) prévue pour les traitements phytosanitaires est essentiel. Pour une protection optimale, il convient de porter une combinaison imperméable (vêtements de type 3 pour l'étanchéité aux projections de liquides ou de type 4 pour l'étanchéité aux aérosols et pulvérisations) et munie d’un capuchon. Les salopettes en textile n'offrent qu'une protection limitée. Les combinaisons jetables, d’usage plus fréquent en agriculture, doivent être changées à temps selon les prescriptions du fabricant, car elles deviennent poreuses après une certaine durée sans pour autant changer d’aspect.
- Masque et lunettes : Le port de masque est nécessaire, car certains produits plus volatils sont fortement inhalés, de même lors de la manipulation de poudres. Il évite la pénétration par les voies respiratoires des gouttelettes et poussières de produits phytosanitaires. L’idéal est d’utiliser un masque avec une cartouche avec filtres combinés pour les solvants organiques et inorganiques ainsi que pour les poussières (poudres). Pour les produits phytosanitaires, l’utilisation d’un filtre à particules (P) additionné d’un filtre à charbon actif de catégorie A est suffisante et recommandée (cartouche du type A2P2). La cartouche doit être changée dès que le travailleur commence à sentir l’odeur du produit malgré le port du masque. Un demi-masque suffit s'il est muni de filtres pour le gaz et la poussière et accompagné de lunettes. Le port de lunettes permet de protéger l'applicateur contre les dégâts oculaires des éclaboussures de produits, certains produits phytosanitaires étant corrosifs ou irritants. Le remplacement du filtre doit être régulier. Les masques doivent être entretenus et nettoyés à l'eau savonneuse et rincés à l’eau claire. Les filtres doivent être ôtés après chaque utilisation et fermés avec leur opercule, sans être mouillés ni soufflés. Les lunettes-masque doivent être conformes aux normes EN 166, 168.
- Gants : Le port de gants imperméables aux produits chimiques est absolument nécessaire pour protéger les avant-bras. Il est impératif de ne jamais contaminer l’intérieur des gants. Il est donc nécessaire de laver l’extérieur des gants à l'eau claire avant de les enlever, puis de sécher l'extérieur et surtout l'intérieur.
- Bottes de sécurité ou de protection : Le port de bottes ou bottines imperméables, réservées aux traitements phytosanitaires conformes aux normes CE EN345-346-347, marquage S5 ou P5 (Polymères naturels et synthétiques), est nécessaire. La combinaison sera portée au-dessus des bottes et non pas dans les bottes afin d'éviter la pénétration de liquide.
Délais de sécurité après traitement et hygiène
Délais de réentrée : Le respect des délais d’attente recommandés avant de pénétrer dans une enceinte où des herbicides ont été appliqués est impératif, ainsi que l’observation rigoureuse du mode d’emploi de ces produits. Des panneaux de sécurité doivent être mis à l’entrée de la parcelle traitée pour indiquer qu’un traitement est en cours et le délai de réentrée, car les risques liés aux herbicides persistent après l’application des produits. Ce délai de sécurité après traitement (DST) est la période minimale qui doit s'écouler entre le moment de l'application d'un pesticide et le moment où des personnes peuvent y travailler manuellement de nouveau. Le DST est fixé pour protéger les gens (et les animaux) contre une intoxication par des pesticides qui pourrait survenir s'ils entraient dans une zone traitée trop rapidement sans EPI adéquat.
- L’étiquette du contenant de pesticide fournit les renseignements nécessaires concernant le délai de sécurité après traitement. Des autocollants, des étiquettes volantes, des capsules, des pellicules enveloppantes, des fiches, des fourreaux et des feuillets peuvent également être fixés ou joints aux contenants.
- Si l’étiquette ne mentionne pas de délai de sécurité après traitement, le règlement précise que ce délai est de 24 heures pour un pesticide légèrement toxique (étiquette affiche une tête de mort sur deux os en croix dans un encadré triangulaire ou diamanté), ou de 48 heures pour un pesticide modérément ou très toxique (étiquette affiche une tête de mort sur deux os en croix dans un encadré octogonal ou diamanté).
- Les employés ayant suivi une formation et obtenu une certification Certiphyto peuvent pénétrer dans la zone traitée avant la fin du délai de sécurité pour effectuer des travaux à court terme, à condition de porter l'équipement de protection individuelle approprié.
Hygiène rigoureuse : Une hygiène rigoureuse, en application phytosanitaire ou en réentrée, est indispensable : se laver les mains après chaque intervention, prendre une douche immédiatement après le traitement, remplacer tout vêtement souillé par des projections. La cuve lave-mains doit être considérée comme un complément au port des gants.
Formation et certification
Le certificat professionnel individuel Certiphyto est obligatoire pour répandre des produits herbicides. Valable dix ans, il s'obtient au terme de douze heures de formation réparties sur deux jours. Cette formation est essentielle pour que les travailleurs apprennent à reconnaître les symptômes d'une surexposition potentielle. L'employeur doit s'assurer que les équipements de protection individuelle sont effectivement portés et que le personnel est formé aux premiers soins.
Que faire en cas de projection d'herbicides sur le visage ? Mesures d'urgence
En cas de contamination accidentelle, notamment une projection sur le visage, une action rapide et appropriée est cruciale.
Actions immédiates
- S'éloigner de la source : Quitter immédiatement la zone traitée avec un pesticide. Utiliser un appareil respiratoire s’il est dangereux de pénétrer dans la zone pour effectuer le sauvetage, ou attendre l’arrivée des secours.
- Protection personnelle : Se protéger en portant un équipement et des vêtements de protection individuelle au moment d’administrer les premiers soins, le cas échéant. Par exemple, porter des gants de protection contre les produits chimiques.
- Rinçage abondant :
- Yeux : Si un travailleur reçoit