Le monde contemporain est de plus en plus confronté aux défis posés par la pollution plastique, ce qui a suscité un intérêt croissant pour des alternatives telles que les bioplastiques. Omniprésents dans nos conversations et nos produits de consommation, des emballages alimentaires aux sacs de supermarché, les termes « bioplastique », « biodégradable » et « compostable » sont devenus familiers. Cependant, une compréhension nuancée de ces concepts est essentielle pour démêler le vrai du faux et éviter les pièges du marketing. En effet, derrière ces appellations se cachent des réalités complexes et des distinctions importantes qui ne sont pas toujours évidentes pour le consommateur. Il est crucial de se familiariser avec la nature de chacun de ces éléments, ainsi qu’avec les particularités qui les distinguent des autres types de plastique, afin de mieux comprendre leurs avantages et leurs limites.

Le "Bioplastique" : Un Terme Général aux Multiples Facettes
Le terme “bioplastique” est un concept global qui englobe des matériaux aux caractéristiques variées, et il ne dispose pas à ce jour de définition normée. Cette absence de normalisation ouvre la porte à des interprétations diverses, pouvant prêter à confusion. Il peut désigner des matières dont la composition est issue de la biomasse, qualifiées de “biosourcées”, c'est-à-dire fabriquées à partir de ressources renouvelables comme le maïs, l'amidon de pomme de terre, les résidus de cultures agricoles, la canne à sucre ou encore les micro-organismes tels que les algues, les bactéries ou les champignons. D'autres caractéristiques tiennent au devenir de ces déchets, qui peuvent être qualifiés de “biodégradables” ou “compostables”.
Il est fondamental de souligner que la composition et le devenir du plastique sont deux caractéristiques indépendantes l’une de l’autre. Autrement dit, un plastique biosourcé ne sera pas nécessairement plus facilement biodégradable, et inversement. La durabilité environnementale de ces matériaux dépendra du produit dans lequel ils sont utilisés et de la manière dont ils sont employés, et non uniquement de leur origine biologique. Il est essentiel de comprendre qu’à la fin de leur cycle de vie, ces matériaux doivent être éliminés de manière responsable plutôt que d’être abandonnés dans la nature. Une mauvaise utilisation pourrait même entraver le processus de recyclage d’autres matériaux.
les bioplastiques
Les Plastiques Biosourcés : Une Question d'Origine et de Proportion
Le terme "biosourcé" se rapporte à une catégorie de bioplastiques qui concerne la composition de la matière et non le devenir du déchet produit. Il signifie que la matière a été en partie ou complètement fabriquée à partir de ressources issues de la biomasse, considérées comme renouvelables par opposition aux matières fossiles. Cela inclut des ressources telles que le maïs, l’amidon de pomme de terre, les sous-produits agricoles et même les micro-organismes tels que les algues, les bactéries ou les champignons. La création de bioplastiques implique la conversion de ces substances biologiques en matières premières pour la fabrication d’un type particulier de plastique. Par exemple, la canne à sucre peut être transformée en éthylène biosourcé, qui à son tour peut être converti en polyéthylène, un plastique largement utilisé.
En la matière, il s’agit principalement d’être vigilant sur la proportion de matière “biosourcée” effectivement présente dans le produit, car le terme peut être utilisé même si la part de biosourcé est minime dans la composition. Il est également important de considérer l’origine de la matière ayant servi à produire le plastique. L'utilisation de matières biosourcées peut permettre d’éviter une partie de la consommation de ressources fossiles, mais elle ne constitue pas une alternative à notre surproduction de plastique. Il est essentiel de comprendre que, malgré leur origine biologique, les bioplastiques ne sont pas différents, par essence, des plastiques conventionnels et ne sont pas nécessairement biodégradables. C'est pourquoi il est essentiel d'éliminer correctement les bioplastiques. Si ces matériaux sont utilisés dans des emballages, ils doivent être jetés dans la poubelle jaune, tout comme les plastiques traditionnels.
Historiquement, les tout premiers plastiques fabriqués par l’Homme étaient à base de matières renouvelables. On peut citer par exemple le celluloïd, un plastique à base de cellulose, inventé au XIXe siècle, ou la galalithe, un plastique semi-synthétique à base de caséine (protéine du lait). Au cours du XXe siècle, ces premiers plastiques ont été détrônés par d’innombrables dérivés du pétrole, aux faibles coûts de production et qui aujourd’hui encore sont utilisés dans tous les domaines de la vie. Aujourd'hui, avec une part de marché d’environ 80 %, l’amidon thermoplastique est le bioplastique le plus fréquemment employé. L'amidon servant de matière première au bioplastique provient essentiellement du maïs, du blé, des pommes de terre et du tapioca. D’autres substances, telles l’acide polylactique (PLA) et les acides gras polyhydroxylés (PHF) entrent également dans la composition des bioplastiques. Le PLA est obtenu en synthétisant de grands polymères à longue chaîne à partir de l’acide lactique, lui-même issu par fermentation de sucre et d’amidon provenant généralement de plantes alimentaires.

Bilan Écologique des Bioplastiques Biosourcés : Entre Avantages et Inconvénients
Plusieurs grandes entreprises du secteur alimentaire utilisent aujourd’hui des emballages en bioplastique, espérant ainsi réduire les impacts négatifs de leurs produits sur l’environnement. Lorsque les bioplastiques sont incinérés, la quantité de CO2 libérée dans l’atmosphère est égale à celle fixée lors de leur croissance par les plantes servant de matière première, ce qui représente un avantage comparé au plastique fabriqué à base de pétrole.
Néanmoins, le bilan écologique des bioplastiques n’est pas toujours positif. En effet, les plantes utilisées comme matières premières pour le bioplastique doivent être arrosées, fertilisées et traitées avec des pesticides. Ces méthodes sont néfastes pour l’air, l’eau et les sols. Les bioplastiques de troisième génération pourraient bien être une solution en étant produits à partir de matières naturelles qui ne sont pas utilisées actuellement, comme les déchets verts. Les algues, faciles à cultiver et à croissance rapide, sont aussi envisagées comme matière première. Il est crucial d'éviter le danger d'écoblanchiment, car il n'existe pas de définition juridiquement contraignante ou généralement reconnue de la biodégradabilité des plastiques qui définit précisément la période de dégradation, les conditions de dégradation (par exemple, environnement, température) ou le degré de dégradation. L'origine des matières premières n'est pas non plus prise en compte. Il n'y a aucune spécification quant à la proportion de plastique provenant de matières premières renouvelables qui doit être respectée afin de pouvoir qualifier le matériau de "bioplastique". De plus, la seule propriété d'être "biodégradable" ne permet pas à elle seule une évaluation générale des plastiques en ce qui concerne leurs effets écologiques ou climatiques.
La "Biodégradabilité" : Un Concept Souvent Mal Interprété
Le terme "biodégradable" désigne l’aptitude d’un produit à se décomposer et à être effectivement “bio-assimilé” par l’environnement sous l’action de micro-organismes et de facteurs tels que l’humidité, la chaleur ou la présence d’eau. La biodégradation consiste en la décomposition (fragmentation et assimilation) d’un matériau sous l’action de micro-organismes (ex : bactéries, champignons) résultant en la formation d’eau, de dioxyde de carbone, de méthane et de biomasse ne représentant aucun danger pour l’environnement. Il est important de noter que la nature biodégradable d’un plastique n’implique pas nécessairement qu’il soit d’origine naturelle, car il peut être composé à la fois de matières d’origine naturelle, comme l’amidon de maïs ou de pomme de terre, et de ressources fossiles.
Cependant, l’usage du terme “biodégradable” sur un produit ne dit rien de la vitesse de cette dégradation, ni des conditions particulières, pas toujours réunies, dans lesquelles telle ou telle matière pourra effectivement se “bio”-dégrader. Ainsi, il ne signifie en aucun cas que le produit peut être jeté dans la nature sans conséquences. La rapidité de biodégradation d’un produit va également dépendre des conditions météorologiques : la pluie, la chaleur du soleil, etc. Il est donc essentiel de prendre en compte le critère du temps lorsqu’on évalue la biodégradabilité d’un produit. Le plastique est techniquement un produit biodégradable, mais son processus de biodégradation peut ainsi mettre quelques centaines ou milliers d’années. À priori, tout produit peut être considéré comme biodégradable. C’est pourquoi, lorsque l’on parle de la biodégradabilité d’un produit, la question du temps doit être essentielle ! C'est pourquoi ce terme est souvent surtout la marque d’une démarche marketing de la part de l’entreprise. Il est vital de se rappeler qu'il est primordial de ne rien jeter dans la nature, quelle que soit la biodégradabilité des produits.
La biodégradabilité est une propriété relative à la structure chimique d’un matériau et elle est indépendante de l’origine du polymère. Il est donc important de faire la différence entre les notions de biosourcé (utilisation de biomasse pour la production d’un polymère) et de biodégradable. Les plastiques biodégradables possèdent tous leur propre cinétique de dégradation en fonction des milieux considérés et ont donc des durées de vie plus ou moins longues en utilisation.
Les Plastiques "Oxo-Fragmentables" : Une Fausse Solution
Enfin, certains plastiques présentés comme “verts” ou “bio” sont en réalité des plastiques dits “oxo-fragmentables”, qui ne se dégradent pas dans l’environnement au sens de la biodégradation. Les plastiques oxo-fragmentables, parfois présentés à tort comme biodégradables, ont un impact désastreux sur l’environnement. Une fois dans la nature, ils disparaissent effectivement rapidement de notre vue, mais pour se dégrader en microparticules de plastiques, tout aussi polluantes. Ces microparticules s'accumulent dans l'environnement et peuvent avoir des effets néfastes sur les écosystèmes et la santé humaine.
La France a interdit les sacs plastiques “oxo-fragmentables” depuis 2015, et l’ensemble des produits à base de plastique oxo-fragmentable seront interdits sur le marché français en janvier 2021. La nouvelle Directive européenne relative au plastique à usage unique prévoit également leur interdiction. Ainsi, la vigilance est de mise sur les alternatives “bio”, “végétales” ou “dégradables” aux plastiques conventionnels. Le problème du littering ne peut pas être résolu par des plastiques dégradables. Au contraire, la propriété de dégradabilité peut donner un mauvais signal dans la direction du littering, de sorte qu’il pourrait causer une aggravation du problème. Selon leur composition, les "bioplastiques" peuvent se retrouver pendant plusieurs mois à plusieurs années dans la nature. Même s'ils ne sont plus visibles à l'œil nu, les plus petits résidus plastiques - appelés microplastiques - restent presque toujours dans l'environnement et s'y accumulent.
La Compostabilité : Une Définition Plus Précise mais des Conditions Strictes
La notion de compostabilité des plastiques a le mérite d’être plus précise que celle de biodégradabilité. Elle désigne des matières qui sont susceptibles de se dégrader en présence de déchets organiques et dans des conditions de compostage spécifiques (montée en température, présence de micro-organismes spécifiques, etc.). Les plastiques compostables sont, en fin de compte, des plastiques qui, une fois qu’ils ont rempli leur utilité, se décomposent et se transforment en compost organique à un rythme similaire à celui d’autres matériaux organiques, sans laisser de résidus nocifs. Cependant, il est essentiel de comprendre que cela ne signifie pas qu’ils peuvent être abandonnés dans la nature. En réalité, il est crucial de garder à l’esprit que ces plastiques sont compostables dans des conditions spécifiques de température et d’humidité contrôlées dans des installations de compostage.
Il existe deux normes permettant de qualifier les plastiques de “compostables” : la norme NF EN 13432 : 2000 qui désigne les plastiques capables de se dégrader en condition de compostage industriel. Pour garantir leur qualité compostable, ils doivent présenter des indicateurs visuels et respecter cette norme. En cas de respect de cette caractéristique, il est important de noter que ce type de plastique doit être déposé dans le conteneur des déchets organiques, sans nécessité de le séparer des autres matériaux organiques présents. À propos de la fin de vie des bioplastiques, on emploie également souvent les termes de compostage et compostabilité. La désintégration (selon ISO 16929) est l’aptitude du produit à se fragmenter sous l’effet du compostage. La qualité du compost final et l’écotoxicité (selon OCDE 208) ne doivent pas être modifiées par les matériaux d’emballage ajoutés au compost et ne doivent pas être dangereuses pour l’environnement.
Les Exigences du Compostage : Industrielles ou Domestiques ?
Malheureusement, la plupart du temps, lorsqu’il est indiqué qu’un produit est compostable, cela ne veut pas pour autant dire qu’il peut être composté chez soi. Le terme "compostable" ne désigne généralement que la compostabilité industrielle. Le compostage à la maison de bioplastiques ne peut donc pas être recommandé ou encouragé, car les conditions nécessaires à la décomposition ne sont pas respectées dans cet environnement. Il y a un risque accru que les résidus plastiques et les microplastiques (les plus petites particules plastiques qui se dissolvent) se retrouvent dans la nature ou dans les jardins des habitants après un compostage incomplet. Il est important de noter que même dans les installations de compostage industriel, certains produits ne peuvent pas être compostés avec succès. Par exemple, le PLA (Acide Polylactique) ne se dégrade pas facilement dans des conditions de compostage domestique standard et nécessite généralement des installations de compostage industriel pour se décomposer efficacement. Malheureusement, en France il n’existe que très peu de poubelles destinées au compostage en usine à ce jour et ce type de paille fini le plus souvent à la poubelle.
Par ailleurs, les plastiques compostables ne sont pas nécessairement plus écologiques et surtout, ne présentent pas une solution miracle au problème de la pollution plastique. En effet, pour être compostés, ces plastiques doivent être triés séparément du reste des ordures avec les déchets organiques (restes de repas) et doivent être orientés vers une plateforme de compostage industrielle. Ils ne doivent par ailleurs pas représenter une trop grande quantité par rapport aux déchets organiques pour pouvoir effectivement se dégrader. Toutes ces conditions sont dans la réalité compliquées à réunir. Aujourd’hui, vous savez également qu’un produit compostable est un produit biodégradable grâce à une action contrôlée par les êtres humains : industriellement (avec une mise en fermentation à de hautes températures et beaucoup d’humidité) ou en compost fait-maison.

Les Déchets Verts et la Valorisation Énergétique
Le terme collectif « déchets verts » désigne tous les déchets organiques produits par les ménages, les communes, l’horticulture, l’aménagement paysager et l’agriculture. Ils comprennent aussi bien les déchets de cuisine et de jardin que les résidus végétaux provenant de la tonte du gazon ou de la taille des arbres. Une part croissante des déchets verts sont recyclés : 85 % du volume total sont traités dans des installations de compostage ou de méthanisation.
La méthanisation produit du digestat, recyclable à son tour, et du biogaz, précieuse énergie renouvelable. Sous forme de compost ou de digestat solide, les déchets verts sont également utilisés comme engrais ou amendement dans l’agriculture. Il vaut la peine de collecter les déchets verts, car leur recyclage permet de boucler le cycle des matières.
Élimination des Bioplastiques et Valorisation Énergétique
Chaque année, plus de 3000 tonnes de produits en bioplastiques sont distribués sur le marché suisse, dont les plus courants sont les récipients alimentaires, les gobelets et les sacs à déchets verts. Plus de 20 % de ces produits (640 t/an) sont éliminés dans la filière des déchets verts, ce qui équivaut à seulement 0,01 % du volume total des biodéchets.
Les matériaux biodégradables peuvent être éliminés de diverses manières : dans des installations de compostage, des installations de méthanisation ou des usines d’incinération des ordures ménagères (UIOM). Dans les UIOM, l’incinération des déchets produit de l’énergie, qui est utilisée sous forme de courant électrique ou de chaleur. Les installations de compostage produisent du compost, tandis que les installations de méthanisation produisent du digestat et du biogaz, ce dernier pouvant être utilisé pour son énergie. Tant le compost que le digestat servent d’engrais et d’amendement.
Tous les déchets verts et restes de repas issus de la collecte communale sont livrés à des installations industrielles de compostage et de méthanisation. Les matériaux biodégradables qu’ils contiennent sont normalement entièrement dégradés. Dans les autres systèmes de traitement (installations de méthanisation de l’agriculture, compostage en bordure de terrain agricole et compostage domestique), les déchets verts n’atteignent pas toujours les températures requises pour dégrader entièrement les bioplastiques. La valorisation énergétique avec utilisation du contenu énergétique devrait être envisagée si le recyclage des matériaux est techniquement exclu. Les évaluations du cycle de vie n'ont pas encore permis de démontrer les avantages écologiques globaux des plastiques biodégradables par rapport aux plastiques conventionnels.

Recommandations et Sensibilisation des Consommateurs
Pour mieux orienter les consommateurs, l’OFEV (Office fédéral de l'environnement) recommande aux acteurs de la branche de promouvoir leurs produits de manière à établir une distinction claire entre les ressources utilisées lors de leur fabrication et leur potentiel de valorisation. Les caractéristiques spécifiant le potentiel de valorisation sont « biodégradable », « compostable » et « méthanisable ». Les spécifications concernant les ressources utilisées sont « issu de ressources renouvelables » ou « issu de matières premières renouvelables », par exemple à base de maïs ou de betteraves sucrières. Ces spécifications permettent de garantir que seuls les produits désignés comme « biodégradables », « compostables » ou « méthanisables » sont éliminés avec les déchets verts.
Dans le cadre de la table ronde sur les bioplastiques, les acteurs de la branche ont convenu de distinguer les sacs à déchets verts par un quadrillage. Les installations industrielles de compostage et de méthanisation traitent sans autre ces sacs particuliers, de même que d’autres sacs biodégradables dotés d’un quadrillage similaire. Si ces matériaux ne sont pas complètement dégradés, un traitement ultérieur (criblage, compostage ou tri mécanique) permet de les éliminer. Le risque de contamination par des sacs marqués d’un quadrillage est faible et ne pose guère de problème. La prudence est toutefois de mise pour les installations agricoles de méthanisation, le compostage en bordure des champs et le compostage domestique. L’OFEV recommande de standardiser le quadrillage imprimé sur les sacs biodégradables et soutient les efforts de la branche concernée en vue de créer un logo spécifique pour les produits qui ne se prêtent pas à l’impression d’un quadrillage. Les recommandations de l’étude seront reprises dans l’aide à l’exécution de la nouvelle ordonnance sur les déchets (OLED), qui sera consacrée à l’analyse des plastiques dans le compost et le digestat.
Il est important de noter que tous les sacs biodégradables se distinguent par un quadrillage, et sont en vente dans la plupart des grands magasins. Ces sacs portant un quadrillage peuvent être éliminés sans autre avec les déchets verts (déchets de jardin, gazon coupé, plantes en pot, etc.). Si une commune ne propose pas de ramassage des déchets verts et qu'il n'y a pas de jardin avec un compost, il est hélas nécessaire de jeter les épluchures avec les autres ordures. Concernant les restes de repas, il est nécessaire de lire attentivement les informations fournies à ce sujet par la commune, car si les restes de repas sont admis, ils peuvent être jetés tels quels ou avec un sac biodégradable dans le conteneur à déchets verts, en évitant de les laisser dans des récipients ouverts qui attirent les animaux. Les épluchures sont admises pratiquement partout. En ce qui concerne le compost du quartier ou le compost domestique, si les composts de quartier sont bien gérés et atteignent la température requise, les sacs seront dégradés. Dans les composts plus petits, le processus de dégradation produit rarement une chaleur suffisante, il vaudrait donc mieux y jeter les épluchures sans emballage.
La solution à la pollution plastique se situe bien sûr avant tout du côté de la réduction de notre consommation et du développement d’alternatives réutilisables aux produits et emballages à usage unique. Le tri sélectif reste un outil clé pour la préservation de notre planète. Le choix entre biodégradable et compostable dépend des conditions de disposition et des besoins spécifiques.
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