L'Importation de Semences en France : Fonctionnement, Réglementation et Enjeux

Champs de blé avec des épis en gros plan

L'importation de semences en France est un processus complexe et hautement réglementé, intrinsèquement lié à la politique agricole de l'Union européenne et aux objectifs de modernisation et de durabilité. La qualité, la sécurité et l'innovation variétale sont au cœur de cette régulation, garantissant aux agriculteurs et aux consommateurs un matériel végétal fiable et performant.

L'Évolution de la Création Variétale et le Progrès Génétique

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les variétés cultivées en France et en Europe ont connu une évolution considérable, marquée par des avancées significatives en termes de rendement et de caractéristiques « technologiques ». Ces dernières incluent, par exemple, la qualité de l’huile, l'aptitude à la panification du blé tendre ou encore le taux de protéines. Ces progrès sont le fruit d’une politique étatique volontariste, initialement axée sur la modernisation de l’agriculture d’après-guerre.

À partir des années 2000, cette ambition s'est infléchie vers une combinaison de caractéristiques alliant performance agronomique et performance environnementale. L'objectif est de développer des variétés présentant une résistance accrue aux maladies, une réduction des besoins en fertilisants et une meilleure résilience face aux aléas climatiques. Des exemples concrets de ces avancées incluent la lutte efficace contre la « rouille du blé » et la rhizomanie de la betterave.

La mise à disposition rapide de ces nouvelles variétés aux agriculteurs n'aurait probablement pas été possible sans un cadre réglementaire strict en matière d'inscription et de commercialisation. La création d'une nouvelle variété est un processus long, nécessitant environ 10 ans de recherche et de développement, et pouvant s'étendre jusqu'à 20 ans pour les espèces pérennes telles que la vigne ou les plantes fruitières.

La Protection Intellectuelle des Obtentions Végétales : Le Certificat d'Obtention Végétale (COV)

À l’instar des droits d’auteur dans le domaine de la création musicale, la création variétale bénéficie d'une protection intellectuelle. Pour cette raison, un système international de protection des obtentions végétales a été établi : le Certificat d'Obtention Végétale (COV). Le COV confère à son titulaire une exclusivité sur la variété qu’il a sélectionnée, lui permettant en particulier de produire et de vendre cette variété. Ce système interdit à quiconque la production et la commercialisation des semences d'une variété protégée sans l’accord express de son propriétaire. Les COV ont une durée maximale de 25 ans ou de 30 ans selon les espèces.

Il est important de noter que l’inscription d’une variété au catalogue officiel n’implique pas, à elle seule, un droit de propriété intellectuelle. Pour obtenir ce dernier, une démarche spécifique auprès d’un office européen est nécessaire afin d'obtenir un Certificat d’Obtention Végétale (COV). Le COV protège l’obtenteur de l’utilisation de la variété par un tiers sans rétribution.

La France et l’Union européenne sont profondément attachées au principe de libre accès au vivier de biodiversité que constituent les ressources génétiques. Le système de protection des obtentions végétales est unique et se différencie du brevet, car il permet d’utiliser des variétés protégées à des fins d’expérimentation et de sélection pour en créer de nouvelles. Cela est possible sans qu’il soit nécessaire d’avoir l’accord du propriétaire, contribuant ainsi à prévenir d’éventuelles situations de monopole et, surtout, le ralentissement du progrès génétique, en laissant l’accès à la diversité génétique pour la création de nouvelles variétés. C’est ce que l’on nomme l’« exception du sélectionneur ».

La réglementation concernant les semences ne restreint en aucun cas la valorisation commerciale des produits qui en sont issus à des fins de consommation (fruits, légumes, céréales). Il est tout à fait possible de réutiliser, pour son propre usage, les semences issues de sa propre production. Ces semences de ferme, comme on les appelle, sont le résultat de la multiplication de semences par un agriculteur sur son exploitation. Si la variété fait l’objet d’un COV et relève d’espèces pour lesquelles un dispositif prévoit une rétribution de l’obtenteur, ce qui est le cas de la plupart des espèces agricoles (blé, orge, pommes de terre…), une rémunération est versée à l'obtenteur. Le montant de cette rémunération est moindre que si les semences avaient été achetées dans un magasin.

La réglementation européenne, pour 21 espèces, et la loi française, pour ces mêmes 21 espèces et 13 autres, prévoient des exemptions à ce droit en faveur des agriculteurs. Ainsi, pour les variétés protégées par un certificat européen ou par un certificat français, les agriculteurs peuvent produire, sur leur exploitation et pour réensemencer leurs champs, des semences de ferme de ces espèces sans demander l’autorisation à l’obtenteur, sous réserve de lui verser une contrepartie financière pour l’utilisation de la variété protégée.

L'Inscription au Catalogue Officiel : Une Condition Essentielle à la Commercialisation

Tableau comparatif des critères d'inscription au catalogue officiel (DHS, VATE)

Pour qu'une nouvelle variété puisse être commercialisée dans l’Union européenne, elle doit impérativement être inscrite à un Catalogue officiel national, puis européen, si elle appartient à une espèce listée aux niveaux communautaire et français. Les catalogues européens, qui couvrent les grandes cultures, les potagères et les fruitières, compilent les catalogues nationaux et répertorient toutes les variétés dont la commercialisation est autorisée sur le territoire de l’Union européenne.

Ce système garantit à l’utilisateur que la variété qu’il choisit est distincte de toute autre variété déjà inscrite dans l’Union européenne et qu’elle possède, pour les espèces agricoles, une valeur agronomique et technologique suffisante par rapport aux variétés les plus utilisées sur le marché. L’inscription à un Catalogue est obligatoire pour la plupart des espèces cultivées, à l'exception notable des plantes ornementales, de certaines aromatiques, des plantes médicinales et à parfum, ainsi que de certaines espèces cultivées dites « mineures », comme le millet et le quinoa.

Pour les variétés dites « de conservation », qui correspondent à des variétés de plantes naturellement adaptées aux conditions locales et régionales et menacées d’érosion génétique (races primitives ou variétés de pays), des dispositifs particuliers permettent leur inscription, production et commercialisation, pour les espèces de grandes cultures et de potagères. Cela permet l’utilisation durable de ces ressources génétiques.

Pour être inscrites au catalogue, les variétés doivent respecter plusieurs critères fondamentaux. Une variété doit être Distincte des variétés déjà inscrites, Homogène et Stable. C’est ce que l’on appelle la DHS. Ces exigences sont obligatoires et harmonisées au niveau européen (OCVV) sur la base de lignes directrices mondiales (UPOV). En ce qui concerne les plantes agricoles, la variété doit également posséder une Valeur Agronomique, Technologique et Environnementale (VATE) suffisante par rapport aux variétés les plus utilisées du moment. Les études de DHS et de VATE sont réalisées par le Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences (le GEVES).

La Certification des Semences : Gage de Qualité et de Conformité

La production et le commerce des semences et plants sont strictement réglementés. Les semences et plants constituent un matériel végétal vivant, dont la qualité peut fortement évoluer. De la qualité de ce matériel, c’est-à-dire notamment de sa pureté et de sa germination, dépend l’espérance de récolte des agriculteurs et des jardiniers. En conséquence, il est nécessaire que les professionnels spécialisés apportent le plus grand soin à la production, au conditionnement, au stockage, aux conditions de conservation, à la manipulation et à la vente de ce matériel végétal. La difficulté réside dans le fait que l’acheteur ne peut pas vérifier instantanément et visuellement la bonne qualité du produit qu’il achète. C’est pourquoi le commerce des semences et des plants, tout comme leur production, est réglementé. Cette réglementation vise à garantir à l’utilisateur la qualité des semences et à éviter que la responsabilité des vendeurs soit engagée à leur insu.

Pour pouvoir être commercialisées dans l’Union européenne, les semences des variétés des principales espèces de grandes cultures et les plants de pomme de terre sont soumises à une certification « produit ». Cette certification est obligatoire et officielle. Elle est mise en place par les pouvoirs publics de chaque État membre. Des contrôles officiels sont réalisés au cours de la production et du conditionnement.

Pour être certifiés, les semences et les plants doivent répondre à plusieurs critères rigoureux :

  • Identité variétale : Les semences d’une espèce donnée doivent être d’une variété identique à sa description officielle inscrite au catalogue.
  • Pureté variétale : Les semences contenues dans un sac doivent être toutes de la même variété.
  • Pureté spécifique minimale : Il doit y avoir une quantité limitée de semences d’autres espèces ou de graines d’espèces adventices.
  • Faculté germinative : Les semences doivent offrir une bonne faculté germinative, c’est-à-dire bien germer.
  • Normes sanitaires : Les semences doivent être saines et ne pas transmettre de maladies.

En France, le ministère en charge de l’Agriculture a délégué la mission de contrôle officiel et de certification au service technique de l’interprofession des semences et plants, la Direction de la qualité et du contrôle officiel (SOCFrance).

Distinction entre Semences de Grandes Cultures et Semences Potagères

Une distinction existe entre les semences de grandes cultures et les semences potagères. Pour pouvoir être commercialisées dans l’Union européenne, les semences des variétés des principales espèces de grandes cultures sont soumises à une certification « produit » obligatoire et officielle, mise en place par les pouvoirs publics de chaque État (les emballages portent des étiquettes bleues).

Quant aux semences potagères, elles ne font pas l’objet d’une certification par une autorité compétente ou sous sa supervision, mais d’un contrôle par l’opérateur pour vérifier que les semences répondent aux normes européennes. L’étiquetage doit comporter la mention « règles et normes CE ».

Du fait de l’harmonisation des règles relatives à la certification, les semences et plants circulent librement au sein de l’Union européenne. Les règles et normes CEE/CE ou UE sont donc valables sur tout le territoire de l’Union européenne, ainsi qu’en Suisse et en Norvège. Les semences doivent être accompagnées d’un bulletin international orange (B.I.O.), un document destiné à apporter des informations concernant les caractéristiques technologiques des semences.

Importation depuis des Pays Tiers

Lorsqu'il s'agit d'importer des semences de pays non membres de l'Union européenne, c’est la réglementation nationale du pays importateur qui s’applique. Il est donc essentiel de se renseigner auprès de son distributeur ou client quant aux règles propres au pays. Pour faciliter le commerce international, il existe des règles reconnues par la plupart des pays. De nombreux pays imposent que les semences importées soient certifiées selon le système de l’OCDE. Cette base est actuellement en cours de révision afin d’intégrer de nouvelles fonctionnalités à destination des opérateurs économiques et sera pleinement opérationnelle en 2018.

La Réglementation Spécifique à l'Agriculture Biologique

La réglementation communautaire de l’agriculture biologique impose aux producteurs bio d’utiliser des semences produites selon les conditions de l’agriculture biologique. Les États membres doivent mettre à disposition une base de données pour gérer l’offre et la demande. Cette base permet aux agriculteurs de faire des demandes de dérogations lorsque les quantités proposées en semences produites selon les conditions de l’agriculture biologique sont insuffisantes, pour une espèce donnée ou un type à l’intérieur d’une espèce.

La réglementation européenne (règlement 2018/848) relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques prévoit, au niveau des règles applicables à la production de végétaux (annexe II Partie 1), que « Pour obtenir le matériel biologique de reproduction des végétaux (i.e. semences certifiées, semences standards, semences commerciales, plants certifiées, plants CAC) destiné à la production de produits autres que le matériel de reproduction des végétaux (i.e. pour produire du blé, du colza, des carottes, du gazon…), la plante-mère et, le cas échéant, d’autres plantes destinées à la production de ces matériels biologiques de reproduction des végétaux, doivent avoir été produites selon les règles de la production biologique pendant au moins une génération ou, dans le cas des cultures pérennes, pendant au moins deux saisons de croissance. »

L'agriculture bio en perte de vitesse

Les Hybrides et Leur Rôle dans la Production Agricole

Les hybrides sont issus du croisement entre deux lignées. Alors qu’habituellement, pour la production agricole, on reproduisait entre elles des plantes d’une même variété, il a été constaté, pour certaines espèces, qu’en utilisant des fleurs mâles d’une variété et des fleurs femelles d’une autre variété, la descendance pouvait présenter des caractéristiques plus intéressantes que celles des parents. L’effet hybride est plus marqué et ainsi exploité en grande culture chez les plantes allogames comme le maïs, le tournesol ou le colza, ayant un mode de reproduction basé sur la fécondation croisée entre deux plantes distinctes. Parmi les légumes, des espèces comme la tomate, le piment et le chou-fleur présentent une large part d’hybrides au catalogue officiel.

Contrairement à une idée reçue, les hybrides ne sont pas nécessairement stériles. La descendance des hybrides peut produire des semences, mais celles-ci ne reproduiront pas fidèlement les caractéristiques des parents hybrides.

Le Cadre Légal et Contractuel de la Production de Semences

Les parcelles de production sont mises en place par des agriculteurs en application d’un contrat de multiplication. Le contrat de multiplication constitue la base de la relation entre l’agriculteur-multiplicateur et l’établissement semencier, deux des métiers importants de la filière. Ce document écrit comporte deux parties : un document signé par les deux contractants et une convention-type de multiplication/production de semences et plants, dont l’agriculteur et l’établissement déclarent avoir pris connaissance avant la signature, ainsi que des règlements techniques de production.

Le contrat de multiplication est d’abord un contrat privé, que les deux parties sont libres de signer ou non et dont ils peuvent discuter les modalités pratiques : exigences techniques particulières, rémunération de la production, compléments de rémunérations liés à ces exigences, etc. La convention-type est le cadre défini au niveau de l’interprofession comme élément contractuel minimal applicable aux personnes dont les représentants ont donné leur accord pour cette convention. Ce texte peut être étendu à toute la filière, après homologation par arrêté. Ce texte a fait l’objet d’un travail de remise à jour en 2016 par les Sections et le Conseil d’administration de SEMAE (ex GNIS), puis en 2019. Il fixe, en particulier, les obligations de l’agriculteur et de l’établissement, ainsi que les modalités d’agréage et de paiement de la récolte. Les clauses particulières du contrat de multiplication ne peuvent pas être contradictoires avec la convention-type.

Le contrat de multiplication doit obligatoirement être déclaré à SEMAE. Tout litige survenant au sujet de l’application de la présente convention devra, préalablement à toute instance judiciaire, être soumis à l’avis de la Commission interprofessionnelle de conciliation de la Section de SEMAE concernée.

L’accord interprofessionnel, officialisé par un arrêté ministériel d’extension (par exemple, l'arrêté du 8 juin 2020), a pour objet de régir les relations contractuelles entre les établissements et les agriculteurs multipliant et produisant des semences ou des plants. Il prend la forme d’une convention-type cadre et de neuf annexes spécifiques détaillant les dispositions complémentaires applicables à différentes espèces, notamment :

  • Semences de betterave et de chicorée industrielle et de betterave fourragère
  • Semences de plantes fourragères et à gazon et de couverts
  • Semences de céréales à paille et protéagineux
  • Semences de maïs et sorgho
  • Semences de plantes potagères, de plantes à parfum, aromatiques, médicinales et condimentaires, de légumes secs et de fleurs
  • Semences oléagineuses
  • Semences de lin
  • Semences de chanvre
  • Plants de pomme de terre

Les établissements et les agriculteurs utilisent la convention-type établie par SEMAE (ex GNIS) comme élément du contrat. Le contrat, formé sur la base de la convention-type cadre et de l’annexe spécifique à l’espèce, inclut en outre des dispositions particulières dûment négociées et acceptées par les parties concernant notamment les modalités de rémunération, les quantités, la qualité, la responsabilité et les assurances. La convention-type rappelle la règle de fixation des prix de gré à gré entre les parties. Pour éclairer les parties, des indices de tendance peuvent être élaborés par les Sections de SEMAE (voir les notes de conjoncture).

Zones Protégées et Interprofessionnelles pour la Production de Semences

Carte de France indiquant des zones protégées pour la production de semences

Le cadre réglementaire français permet la création de zones protégées spécifiques pour la production de semences, visant à préserver la qualité génétique et sanitaire des cultures.

Zones Protégées Créées par la Loi

Les dispositions du code rural (article L661-1 et suivants) permettent la création, par arrêté, de zones protégées. Leur objectif est de prévenir l’altération des semences ou plants des espèces se reproduisant par fécondation croisée ou susceptibles d’être gravement affectées par des attaques parasitaires. Leur création est soumise à une procédure stricte. Les infractions à leurs règles de fonctionnement peuvent faire l’objet d’une procédure contentieuse et pénale. Le cas échéant, des mesures de sauvegarde peuvent être prescrites. De telles zones ont été créées principalement pour la production des semences de maïs, de tournesol et de betteraves industrielles. Il en existe également pour la production de semences de chanvre, de haricot (notamment pour éviter des maladies bactériennes comme Xanthomonas axonopodis pv phaseoli et Pseudomonas savastanoi pv phaseolicola) et de potagères diverses.

Zones Interprofessionnelles

Par ailleurs, il existe également des secteurs géographiques déterminés par des accords interprofessionnels pour fixer des règles de gestion spécifiques. Ces zones concernent les semences potagères et de betteraves.

  • Semences potagères : Depuis le 20 janvier 2000, la Section potagères et florales de SEMAE a décidé de rendre obligatoire par des accords interprofessionnels la cartographie des parcelles de multiplication de semences pour la gestion des isolements. Les parcelles doivent être déclarées sur la France entière suite à la décision de la Section prise le 29 avril 2014. Les textes des accords interprofessionnels et des modalités pratiques de gestion de la cartographie des parcelles sont disponibles auprès du secrétariat de la Section et sur la page Cartographie du site.
  • Semences de betteraves (genre « Beta ») : Les Sections betteraves et potagères de SEMAE ont créé un certain nombre de zones dédiées à telle ou telle sous-espèce du genre Beta. Celles-ci existent dans le Sud-Ouest, dans le Sud-Est, en Anjou, en Bretagne, en Beauce et dans le Berry.

Réglementation Phytosanitaire et Échanges Commerciaux

Le cadre réglementaire français est issu de la transposition dans le droit national des directives européennes relatives à la commercialisation des semences et plants. En outre, des mesures concernant l’échange et la cession (à titre gratuit ou onéreux) des semences et plants de variétés du domaine public pour un usage non professionnel de la variété existent.

Par ailleurs, la commercialisation des semences et plants dans l’Union européenne peut être soumise à des exigences complémentaires et spécifiques en matière de santé des végétaux, de production biologique et de traitement de semences. Face à la mondialisation des échanges et au changement climatique, la réglementation santé des végétaux vise à empêcher l’introduction dans l’Union européenne et la diffusion d’organismes nuisibles aux végétaux afin de protéger l’agriculture, l’horticulture et l’environnement.

Le règlement santé des végétaux définit les règles afin de garantir que les végétaux sont exempts d’organismes nuisibles de quarantaine et satisfont aux dispositions en matière d’organismes réglementés non de quarantaine. Pour la circulation des végétaux dans l’Union européenne, un passeport phytosanitaire doit être apposé sur les végétaux (sur l’unité commerciale ou sur l’emballage, la botte ou le conteneur). Ce document n’est pas requis pour l’approvisionnement direct aux utilisateurs non professionnels, notamment les jardiniers amateurs, sauf en cas de vente à distance (e-commerce). Les opérateurs professionnels et les particuliers sont concernés par l’obligation d’informer immédiatement les services compétents en cas de soupçon de présence d’un organisme de quarantaine sur les végétaux. Le nouveau règlement européen relatif à la santé des végétaux est entré en application le 14 décembre 2019.

Évolutions Législatives Récentes

La législation relative aux semences est en constante évolution, comme en témoignent plusieurs arrêtés et décrets récents :

  • Juin 2025 : Arrêté du 10 juin 2025 modifiant l’arrêté du 6 février 2025 fixant les montants unitaires des aides couplées végétales pour la campagne 2024 (incluant la production de semences de certaines espèces agricoles). Entrée en vigueur de plusieurs règlements techniques :

    • Règlement technique annexe de la production, du contrôle et de la certification des semences de soja (homologué par arrêté du 13 mars 2025).
    • Règlement technique de production et de contrôle des semences et plants de variétés de conservation (homologué par arrêté du 13 mars 2025).
    • Règlement technique du contrôle des semences standard de légumes (homologué par arrêté du 5 mai 2025).
    • Règlement technique du contrôle des semences standard de variétés de conservation et de variétés dont la récolte est principalement destinée à l’autoconsommation (homologué par arrêté du 5 mai 2025).
    • Règlement technique annexe du contrôle de la production des plants de légumes issus de semences (homologué par arrêté du 5 mai 2025).
    • Règlement technique annexe de la production, du contrôle et de la certification des semences certifiées de légumes (homologué par arrêté du 5 mai 2025).
  • Avril 2025 : Le décret revoit la liste des techniques de mutagénèse considérées comme ayant fait l’objet d’une utilisation traditionnelle et dont la sécurité pour la santé publique ou l’environnement est avérée depuis longtemps. Décret n° 2025-345 du 14 avril 2025 relatif à la modification de la liste des techniques d’obtention d’organismes génétiquement modifiés qui ont fait l’objet d’une utilisation traditionnelle et dont la sécurité pour la santé publique ou l’environnement est avérée depuis longtemps.

  • Décembre 2024 : Modifications du Règlement d’exécution (UE) 2019/2072 suite à l’inscription du ToBRFV par le Règlement (UE) 2024/2970 du 29 novembre 2024, et du TRSV par le Règlement (UE) 2024/2004 du 23 juillet 2024, sur la liste des Organismes Réglementés Non de Quarantaine (ORNQ) de l’Union.

    • Règlement d’exécution (UE) 2024/2970 de la Commission du 29 novembre 2024.
    • Règlement d’exécution (UE) 2024/2004 de la Commission du 23 juillet 2024.
    • Règlement (UE) 2024/3115 du Parlement Européen et du Conseil du 27 novembre 2024 modifiant le règlement (UE) 2016/2031 en ce qui concerne les programmes de prospection pluriannuels, les notifications concernant la présence d’organismes réglementés non de quarantaine, les dérogations temporaires aux interdictions d’importation et aux exigences particulières à l’importation et l’établissement de procédures pour leur octroi, les exigences temporaires à l’importation pour les végétaux, produits végétaux et autres objets à haut risque, l’établissement de procédures d’inscription sur la liste des végétaux à haut risque, le contenu des certificats phytosanitaires et l’utilisation des passeports phytosanitaires, et en ce qui concerne certaines obligations d’information relatives aux zones délimitées et aux prospections sur les organismes nuisibles et modifiant le règlement (UE) 2017/625 en ce qui concerne certaines notifications de non-conformité.

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