L'Horticulture des Princes de Condé et l'Art du Jardinage Royal

L'horticulture, bien plus qu'une simple culture de plantes, est un art et une science qui ont fasciné des figures emblématiques de l'histoire française, des princes aux jardiniers royaux. Cet article explore la riche histoire de l'horticulture princière et royale, en s'attardant sur la passion du Grand Condé pour les fleurs et l'œuvre monumentale de Jean-Baptiste de La Quintinie au Potager du Roi, tout en soulignant l'héritage contemporain de ces traditions à travers des initiatives comme le Potager des Princes.

La Passion Florale du Grand Condé à Chantilly

Dès les années 1650, alors qu'il est enfermé à Vincennes pendant la Fronde, Louis II de Bourbon, dit le Grand Condé, se tourne vers une occupation inattendue : le soin de ses fleurs en pot. Oisif et enfermé, il découvre cette activité à laquelle il n'avait guère eu le loisir de se consacrer jusque-là. Son amie, Mlle de Scudéry, témoigne de cette passion naissante dans un quatrain : "En voyant les œillets qu’un illustre guerrier Arrose d’une main qui gagne des batailles, Souviens-toi qu’Apollon a bâti des murailles, Et ne t’étonne pas que Mars soit jardinier." Cette période marque le début d'un intérêt profond pour l'horticulture, qui se développera une fois revenu sur ses terres.

Portrait du Grand Condé

De retour à Chantilly, où tout était à faire, le Grand Condé charge André Le Nôtre, dès 1662, de créer des jardins à la française, nécessitant des milliers d'arbres et de fleurs. Parallèlement à ces aménagements grandioses, il se constitue une collection privée, plus petite et plus intime, de fleurs rares, précieuses et luxueuses. Abritées derrière des murs, en rangs ou placées dans des serres, ces fleurs sont protégées des regards indiscrets et des intempéries, formant une sorte de cabinet de curiosités florales. Personne ne la voit sans son accord, et en l'absence de Louis II, son intendant fait visiter ce lieu à des invités triés sur le volet.

Les Réseaux d'Approvisionnement du Prince

Le Grand Condé dispose de plusieurs réseaux pour se procurer ses fleurs. Il peut s'agir de parents, comme le prince de Conti, ou de personnes de son entourage, à l'instar de ce jardinier de Vineuil, un village près de Chantilly, qui lui apporte des tulipes et des narcisses. Pour sa collection personnelle, il s'adresse également à des collectionneurs de fleurs rares, dont l'un des plus importants, Henry Caboud, avocat au Parlement. Ce dernier est chargé de sélectionner les fleurs, de négocier leur prix, de les faire venir et de les installer. La "Cabotière", une maison encore présente dans le parc près de la chapelle Saint-Paul, est probablement l'emplacement de cette collection, nommée en l'honneur de Caboud.

Les fleurs arrivent jusqu'à Chantilly par deux voies principales. Par le sud, un marchand fruitier lyonnais, Louis Cotes, se rend à Marseille pour atteindre Gênes, la plaque tournante du commerce des fleurs orientales. De retour à Lyon, où il centralise ses achats, il les fait porter à l'Hôtel de Condé à Paris. Il faut une douzaine de jours pour que les plantes, conditionnées en boîtes, en pots, en paniers ou en fagots, parviennent à destination, avant d'être transportées à Chantilly en charrette ou à dos de mulet. Les caisses sont acheminées par voie fluviale.

L'autre axe passe par le nord. Caboud importe des fleurs notamment des Flandres. Un autre fournisseur de Condé, le chanoine Utenbogaard, les fait venir d'Utrecht à Rotterdam, puis à Rouen et Paris, avant leur envoi à Chantilly. Le prince de Condé se préoccupe de l'état de ses plantes, dépêchant même des émissaires pour connaître l'avancée du voyage.

Carte des routes commerciales des fleurs au XVIIe siècle

Les Préférences Florales et l'Absence de Spéculation

Les trois fleurs de prédilection du prince sont les tulipes, les anémones et les œillets, dont des noms de variétés comme Princesse d’Orange ou Beau non Pareil sont mentionnés dans sa correspondance. On peut parler d'une véritable passion florale le concernant. Contrairement à la tulipomanie galopante du début du XVIIe siècle en Europe, qui avait entraîné des spéculations et un effondrement du marché, Condé ne s'y intéresse que bien plus tard, dans les années 1660, et n'est pas motivé par l'intérêt financier. Sa recherche de fleurs et de spécimens rares est dictée par son goût personnel, bien qu'elle démontre aussi qu'il conserve les relations et les moyens financiers nécessaires pour s'offrir des bulbes provenant de pays lointains et vendus à prix d'or.

Bien que les archives du musée Condé soient très importantes, il n'existe pas de traces de représentations de ses fleurs préférées, probablement en raison de la destruction quasi totale du château et de la disparition de nombreux documents pendant la Révolution. Cependant, les échanges épistolaires du prince avec Henry Caboud, par exemple, contiennent des références aux noms et descriptions des fleurs, témoignant de sa connaissance approfondie. Caboud établit même des plans avec l'emplacement exact de chaque variété et leur période de floraison. Il n'y a pas de véritable rivalité de collectionneurs entre le Grand Condé et Louis XIV, car le roi ne s'intéresse plus aux œillets, et leur réseau d'approvisionnement est le même, réservé à un cercle très restreint d'amateurs fortunés.

L'épopée du Château de Chantilly

Jean-Baptiste de La Quintinie et le Potager du Roi à Versailles

Jean-Baptiste de La Quintinie, figure emblématique de l'horticulture française, a marqué l'histoire de l'alimentation et du jardinage en créant le Potager du Roi à Versailles. Né en 1626 à Chabanais, cet héritier d’une dynastie notariale du Limousin, après des études de droit à Poitiers et un début de carrière d'avocat, renonce à celle-ci pour se consacrer à l'agronomie. Des séjours en Angleterre complètent sa formation. Il développe une "passion obsessionnelle pour l’agronomie, l’horticulture, le jardinage", qu'il met en pratique dans le jardin de l'hôtel particulier de son mécène.

Le 17 mars 1670, Colbert le recommande à Louis XIV, qui crée spécialement pour lui la charge de "Directeur des jardins fruitiers et potagers de toutes les maisons royales", avec pour mission d'approvisionner la table royale en fruits et légumes. Il se charge de développer le potager conçu sous Louis XIII, devenu insuffisant pour les ambitions de Versailles. Le potager, rappelons-le, désigne l’endroit où l’on cultive les herbes, plantes et légumes nécessaires à la confection des potages, une pratique qui remonte au Moyen Âge, où les potagers jouxtaient les monastères pour les plantes médicinales, les vergers et les vignes.

Les Défis de la Création du Potager Royal

La volonté du monarque de magnifier le palais occasionne les premiers déboires du jardinier, qui n'obtient pas l'emplacement rêvé pour son potager dans la campagne de Clagny. Les perspectives des jardins à ne pas contrarier, la proximité imposée entre le potager et le palais, et la volonté de l'architecte Jules Hardouin-Mansart décident du choix de l'emplacement au lieu-dit "l'étang puant", peu propice à un potager. Cependant, une fois l'endroit désigné, Mansart apporte un concours sans faille au jardinier pour l'assèchement des marécages, le terrassement, l'élévation des murs et terrasses, le drainage des sols et l'approvisionnement en eau. Pour enrichir le sol, La Quintinie opte pour la terre de Satory.

Le principe de la construction repose sur la conception ancienne du jardin de curé, avec ses carrés et ses planches disposés autour d'un bassin central pour l'arrosage. Au centre, le Grand Carré, destiné aux légumes, est subdivisé en 16 carrés. Sur les côtés s'élèvent des terrasses dont les murs constituent des appuis pour les arbres fruitiers disposés en espaliers et délimitent des espaces de culture propres aux légumes choisis : les chambres. Au total, près de 5 000 arbres fruitiers occupent le verger du roi, et le potager s'étend sur 9 hectares où sont édifiés les bâtiments destinés aux fruitiers : orangeraie, figueraie, prunelaie, proches des logements pour les jardiniers et de la maison attribuée par le Roi à La Quintinie. Deux espaces, donnant sur la rue voisine, assurent la distribution gratuite d'une partie des produits.

Plan du Potager du Roi de La Quintinie

L'Innovation et la Rigueur Scientifique de La Quintinie

Soucieux de flatter le goût du roi, le Directeur des jardins s'emploie à livrer au service de bouche les fruits et légumes préférés, même en s'affranchissant de la saisonnalité. À cette fin, il sélectionne les variétés les plus adaptées, comme la poire Bon Chrétien d'hiver, choisie parmi plus de 300 espèces de poires connues par La Quintinie. Il développe la culture des arbres fruitiers en espaliers, selon l'ancienne méthode chinoise, pour privilégier l'ensoleillement, et utilise des caisses mobiles pour transporter les arbres à l'abri pendant les saisons peu clémentes. Dans ce même souci d'ensoleillement, il pratique l'élevage de légumes dans des serres, sous des châssis ou des cloches de verre, enrichissant la terre avec des engrais naturels provenant des écuries royales.

La réputation du Potager du Roi attire l'attention et devient un lieu de visite où le roi aime conduire ses hôtes de marque, comme l'ambassadeur du Siam, le doge de Venise ou l'architecte suédois Nicodème Tessin, qui multiplie les rencontres avec le jardinier. En plus de la livraison du potager, La Quintinie mène à bien la construction de l'orangeraie avec la collaboration de Mansart et de Le Nôtre. Il faut resituer dans le Versailles de cette époque la tâche colossale qui incombe au jardinier d'approvisionner quotidiennement près de 3 000 personnes, et même jusqu'à 5 000.

"L’art de La Quintinie", évoqué par Boileau, marque une rupture avec la conception des jardins post-médiévaux, période où les fruits et légumes ne bénéficiaient pas d'une réputation flatteuse, victimes d'une conception théocentrique de la nature. Remarquable observateur et expérimentateur, La Quintinie applique une rigueur scientifique à ses travaux et recherches. Dès les premiers temps de sa pratique des jardins, il met en évidence l'absence d'intérêt de conserver le chevelu des racines lors des transplantations, une expérience qui contribue à son renom. Il assimile les méthodes traditionnelles des maraîchers pour le forçage des légumes et leurs procédés de conservation prolongée de leur production. Le mot "maraîcher" dérive de l'ancien français "maréquier", désignant les paysans établis sur les marais autour de la capitale.

Jean-Baptiste de La Quintinie est anobli en 1687 par Louis XIV, qui lui accorde un brevet d'armoiries. Il meurt le 11 novembre 1688 dans la maison que le Roi avait fait construire pour lui, près du potager de Versailles. Avec la création du Potager du Roi, les fruits et les légumes obtiennent leurs lettres de noblesse et sont associés à une nouvelle conception des aliments de la cour, rompant avec la tradition médiévale. Ce juriste de formation, observateur et expérimentateur rigoureux, parvient à approvisionner la cour à la plus grande satisfaction du monarque. "L’art des jardins a été créé et perfectionné par Le Nôtre pour l’agrément, et par La Quintinie pour l’utile," résumera magnifiquement Voltaire.

L'épopée du Château de Chantilly

L'Héritage Contemporain : Le Potager des Princes à Chantilly

Le Potager des Princes, situé au cœur de Chantilly, est un magnifique exemple de l'héritage de ces traditions horticoles princières. En 1682, Louis de Bourbon, dit le Grand Condé, fait construire une faisanderie dans le parc de son château de Chantilly et demande à André Le Nôtre d'en dessiner le jardin. En 1773, Louis-Joseph de Bourbon, Prince de Condé, aménage le parc de Chantilly selon le goût de l'époque, créant un jardin anglais, un Hameau, et transformant cette faisanderie en "Pavillon Romain", dit "Salon de Rafraîchissement".

Vendue et lotie après la Révolution de 1789, la partie occidentale du parc de Chantilly disparaît ; seul subsiste le parc de la Faisanderie, oublié derrière ses grands murs. En effet, en 1793, la Faisanderie est vendue comme bien national et reste pendant 160 ans la propriété de la famille Chapard. À la fin du XIXe siècle, le docteur Chapard y crée la première clinique vétérinaire équine.

Le Potager des Princes à Chantilly

La Renaissance d'un Domaine Historique

Au début des années 1990, la Faisanderie est menacée de destruction par un projet d'urbanisme prévoyant la construction de 58 pavillons. En décembre 1999, Yves Bienaimé, un mécène cantilien passionné par le patrimoine, rachète la Faisanderie avec ses propres deniers, alors qu'il ne reste que les terrasses et les deux bassins éventrés. Il se consacre alors à sa restauration, travaillant en paysagiste éclairé et menant de patientes recherches, secondé par le chef jardinier Serge Saje, pour retrouver l'âme des lieux. En 2002, Yves et Annabel Bienaimé, après d'énormes travaux de remise en état, ouvrent le Parc de la Faisanderie, domaine de 3 hectares, sous le nom de Potager des Princes. Ces deux mécènes, toujours sans aucune subvention, ont également créé Le Musée Vivant du Cheval à Chantilly et celui de la Basse-cour en Normandie.

Le Potager des Princes se trouve à l’emplacement d’une ancienne faisanderie que Le Grand Condé avait fait construire en 1682, dans les jardins du château de Chantilly. Dans sa vie, Yves Bienaimé a toujours cherché à retrouver l’âme des endroits dont il a eu la charge. Un potager fleuri entouré de pommiers et poiriers côtoie, comme au temps du Grand Condé, les vergers et la figuerie. Au bord de l’étang se dresse également un temple gréco-romain qui rappelle le passé galant de la faisanderie. Il a donc voulu que son parc soit aussi le paradis des enfants et des animaux.

Un Jardin Remarquable et un Parc Animalier

Classé "Jardin Remarquable" depuis le début des années 2000, le Potager des Princes est aujourd'hui le deuxième site touristique de la commune de Chantilly. Une incroyable variété attend les visiteurs : outre une symphonie de 25 jardins dont un jardin exotique et ses bananiers, un jardin japonais unique en France, une roseraie ou encore un jardin de plantes médicinales, on peut également se perdre dans le labyrinthe de bambous, partir à la rencontre des charmants lapins, chèvres, moutons, tortues, chèvres ou cochons qui peuplent les environs ou tout simplement déambuler parmi les statues antiques, entre deux arrêts au théâtre, au kiosque ou à la guinguette. Bien plus qu’un potager, ce formidable espace vert de 3 hectares est aussi un fascinant parc animalier où l’on croise également des poules japonaises, des paons, des cochons d’Inde, des dindons ou encore des cygnes et canards dans l’étang.

Diversité des jardins au Potager des Princes

Formidable plongée dans ce que la nature a de plus à offrir, le Potager des Princes est aussi une destination qui s’adresse aux familles. Tout au long de l’année, le site propose une quantité d’animations, dont divers spectacles dans l’amphithéâtre à ciel ouvert qui offre une vue imprenable sur le magnifique lac et la nature qui l’entoure. Un théâtre qui accueille notamment le Festival La Scène au Jardin, des concerts ou des pièces de théâtre, et qui fit dire à Jacques Weber qu’il s’agissait du "plus beau théâtre romantique à taille humaine". De mars à octobre, le Potager des Princes propose d’autres animations pour toute la famille, comme une course de lapins, une conférence ludique intitulée "Le jardinier parle aux enfants" ou encore le spectacle "Les fables du Potager", sans oublier le spectacle de Guignol pour les vacances de Noël et d’hiver. Pour en savoir plus sur la richesse de cet espace vert historique, le site est le théâtre d’une émission de télévision pédagogique de Campagnes TV, dans laquelle le jardinier en chef Serge Saje donne ses conseils, astuces et recommandations pour la conservation des jardins.

La Pépinière Jardiflora : Une Tradition en Condé-sur-Vire

Dans sa pépinière Jardiflora, à Condé-sur-Vire, Sébastien Blouet incarne la passion contemporaine pour l'horticulture. Il a l'assurance souriante de ceux qui ont trouvé leur voie : "Je ne me verrais pas ailleurs !", lance-t-il en balayant son univers d'un regard circulaire. Des fleurs et plantes par dizaines de milliers (plus de 150 000 au total) sont sagement alignées sous les serres. En cette mi-avril, les fleurs se font encore rares. "Revenez dans deux semaines, ce sera magnifique ! Mai, c'est le meilleur moment de l'année, quand il fait beau et que nos serres sont pleines de plantes en fleurs. On fait rêver les gens. Ici, ils viennent se promener."

Pépiniériste-horticulteur, c'est son métier et sa passion. "Mes parents étaient agriculteurs à Percy. Enfant, j'avais mon jardin potager dans celui des parents : des radis, des pommes de terre…" À 15 ans, il se fabrique une serre en plastique avec les moyens du bord. Le jeune homme s'engage alors dans des études horticoles au lycée de Coutances : CAP, BEP horticole, puis un BTA (brevet de technicien agricole) option paysage.

Serres de la pépinière Jardiflora

Un Parcours Riche et une Expertise Reconnue

Après ses études, Sébastien Blouet part travailler en région parisienne, sur le marché international de Rungis. "C'était davantage de la vente. Là-bas, je rencontre un commandant, basé au Mont Valérien. Il me dit : Vous avez l'air de bien connaître les plantes ; près de la caserne, nous avons tous les jardins à refaire !" Du coup, Sébastien Blouet fait son armée au jardin et est même décoré de la médaille militaire. Après l'armée, il retourne à Rungis où, pendant dix ans, il est acheteur de plantes et sillonne l'Europe, croisant quelques personnalités. "J'ai vendu des plantes à Bernard Tapie ; il négociait les prix !"

Avec sa femme, cadre dans l'informatique, ils décident un jour de lâcher la vie parisienne et de revenir en Normandie. En 2003, Sébastien Blouet s'associe avec la personne chez qui il avait fait son premier stage, en BEP, quinze ans auparavant. Quand le patron part à la retraite en 2005, Sébastien Blouet, avec son épouse, reprend la pépinière.

Le Quotidien d'un Pépiniériste-Horticulteur

Sébastien Blouet ne regrette rien. Ses journées sont variées. "Le matin, je commence par l'arrosage, qui est automatique pour une large part. Mais il faut avoir l'œil dessus. De loin, je vais voir une plante qui a soif ou qui ne va pas bien." S'occuper des fleurs est technique : une plante en godet doit être surveillée de près car elle peut mourir très vite si elle ne reçoit pas les soins nécessaires. "On travaille le vivant. La plante, on la voit grandir, évoluer au fil du temps." Rempotage, semis, mais aussi conseils aux clients ponctuent les journées. "On donne des conseils sur les variétés de tomates qui attrapent moins de maladies, sur les plantes qui se plaisent bien dans la région… On est des gens du terroir. On connaît les contraintes d'ici."

L'épopée du Château de Chantilly

Ce métier est-il dur ? "C'était plus difficile il y a quelques années parce que tout était manuel. Maintenant, ça s'est bien mécanisé." Travailler dehors ? "On arrive à jongler avec la météo. On travaille sous serre quand il fait froid ou qu'il pleut." Quant au contact avec les clients (les particuliers représentent 80 % des ventes), cela plaît à Sébastien Blouet. "Les gens viennent ici par plaisir, jamais par contrainte. Et on a même des personnes qui reviennent nous voir avec des photos de leur maison ou de leur jardin !" Il incarne ainsi la continuité d'une passion pour le vivant et le partage du savoir-faire horticole.

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