La pensée visuelle est un concept qui, en culture française, demeure parfois nébuleux, suscitant des interrogations sur sa nature et son utilité. Il est fondamental de la définir précisément et d'en explorer l'origine avant d'en détailler les applications. Pour appréhender globalement ce sujet, il convient de s'intéresser au terme lui-même.
La Pensée Visuelle : Un Processus aux Multiples Facettes
La pensée visuelle est une méthode qui se décline en deux variantes principales. La première perspective la décrit comme un processus cognitif de traitement de l'information visuelle par le cerveau, impliquant un cheminement de l'œil vers le cerveau. Des phénomènes tels que la mémoire visuelle peuvent être classés dans cette catégorie. La seconde variante, mentionnée précédemment, envisage la pensée visuelle comme un processus inverse, allant du cerveau à l'œil.

Les premières théories sur ce sujet sont relativement récentes, les Pays-Bas étant considérés comme le premier pays à s'y être véritablement intéressé dans les années 1980. Depuis lors, de nombreux travaux ont été menés. En 1984, Maria J. Krabbe, une chercheuse hollandaise, a entamé ses premières recherches sur le sujet. D'un point de vue scientifique, cette méthode de pensée est plutôt contrastée, de nombreux neurologues, notamment, n'arrivant pas véritablement à valider cette théorie.
Le Penseur Visuel Face au Problème
Pour illustrer au mieux cette manière de penser, prenons un exemple simple. Face à un problème quelconque, qu'il soit d'ordre mathématique via un calcul ou un problème de la vie quotidienne, un penseur visuel l'abordera différemment. Un penseur classique, également appelé penseur linguistique, tentera de résoudre le problème en se questionnant et en réfléchissant de manière séquentielle. Le penseur visuel, quant à lui, réfléchira également, mais ne cherchera pas à parvenir à la solution par différents calculs ou chemins logiques ; il cherchera la solution en tentant de la voir. Ici, on parle littéralement de la voir au sens propre du terme.
Les penseurs visuels sont identifiables par certaines caractéristiques. Il est intéressant d'observer que la principale caractéristique d'un penseur visuel est sa difficulté à expliquer ce qu'il a fait. On pourrait y voir une sorte de don, mais le penseur visuel a plutôt du mal à exprimer ce qu'il a conçu.
Le Cerveau Humain : Le Centre de la Pensée
Le cerveau constitue le centre de contrôle du corps humain, gérant toutes nos actions. Que l'on soit en train de penser, de rêver, de faire du sport, ou même de dormir, le cerveau y prend part d'une façon ou d'une autre. C'est un exemple d'ingénierie organisée en différentes parties connectées entre elles de façon très spécifique. Chaque partie du cerveau a des tâches particulières à réaliser, ce qui en fait un processeur ultime.

Architecture Cérébrale et Fonctions Cognitives
L'encéphale représente la partie majeure du cerveau humain et est associé à des fonctions supérieures comme le contrôle des comportements volontaires. Penser, percevoir, planifier et comprendre un langage sont autant de fonctions sous le contrôle des hémisphères cérébraux. Le télencéphale est divisé en deux hémisphères : l'hémisphère droit et l'hémisphère gauche.
À la surface de l'encéphale se trouve une couche de tissu cérébral appelée cortex cérébral, plus communément connue sous le nom de matière grise en raison de sa couleur. L'apparence bosselée du cerveau humain est également due aux caractéristiques du cortex cérébral.
Le lobe pariétal intervient dans les processus sensoriels, l'attention et le langage. Une lésion du côté droit du lobe pariétal peut entraîner des troubles de l'orientation spatiale, même dans des lieux familiers. Le lobe temporal joue un rôle dans l'encodage des informations auditives et dans l'intégration des informations provenant des autres modalités sensorielles.
Toutes ces structures forment le cerveau antérieur. Cette structure inclut également des noyaux cérébraux profondément enfouis sous le cortex : les ganglions de la base, le thalamus et l'hypothalamus. Les noyaux gris centraux aident à la coordination des mouvements et dans les comportements liés à la récompense.
Le mésencéphale est constitué de deux paires de petits renflements appelés colliculi. Ces groupes de neurones jouent un rôle prépondérant dans les réflexes visuels et auditifs et dans le transfert de ces informations vers le thalamus.
Le rhombencéphale comprend le pons et le bulbe rachidien. Une autre partie du rhombencéphale, nommée cervelet, contient également deux hémisphères. Cette structure intervient dans le contrôle des mouvements et dans des processus cognitifs qui nécessitent une coordination.
La moelle épinière est une extension du cerveau dans la colonne vertébrale. Elle reçoit des informations sensorielles de toutes les parties du corps en dessous de la tête. Elle utilise ces informations pour générer les réflexes, par exemple, en réponse à une douleur, et elle transmet également les informations sensorielles au cerveau, notamment dans le cortex cérébral.
Le cerveau antérieur, le mésencéphale et la moelle épinière forment le système nerveux central (SNC). L'encéphale est protégé par la boîte crânienne, tandis que la moelle épinière, qui mesure environ 43 cm de long, est protégée par la colonne vertébrale. Le système nerveux central est constitué de nerfs et de petites concentrations de matière grise appelées ganglions. Le cerveau envoie des messages vers les nerfs périphériques via la moelle épinière à travers le corps afin de contrôler les muscles et les organes internes. Le système nerveux somatique est composé de neurones connectant le SNC avec des parties de l'organisme qui interagissent avec le monde extérieur. Le système nerveux autonome est formé de neurones connectant le SNC avec les organes internes et est divisé en deux parties. Toutes ces découvertes ne sauraient exister sans le financement des chercheurs en neurosciences.
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Les Images Mentales : Le Support de la Pensée ?
La question de savoir si toutes nos pensées sont des images est une interrogation ancienne. « Qu’est-ce qu’une idée ? - C’est une image qui se peint dans mon cerveau. - Toutes vos pensées sont donc des images ? - Assurément ; car les idées abstraites ne sont que les filles de tous les objets que j’ai aperçus. (…) Je n’ai d’idées que parce que j’ai des images dans la tête. » Ces propos mettent en lumière une perception intuitive de la pensée comme un processus visuel. Fermez les yeux et pensez à votre mère. Que voyez-vous ? Seulement son visage ? Sa silhouette ? Entendez-vous sa voix ? Nos souvenirs, nos rêves, nos projets prennent souvent la forme d’images mentales. Elles se présentent sous la forme d’un tableau ou de petites scènes qui se succèdent et deviennent la trame d’un petit film intérieur. En lisant un roman, nous voyons défiler des personnages dans un décor que notre cerveau recrée à partir des mots tracés sur le papier : « Il neigeait dehors. Elle entra dans un café et commanda un chocolat chaud ».
Pense-t-on réellement par images ou celles-ci ne sont-elles que des illusions éphémères greffées sur une réalité psychique plus profonde, à savoir un « langage de la pensée » fait de symboles abstraits ? Une longue controverse a opposé à ce sujet des psychologues à partir des années 1980.
La Controverse Scientifique : Images vs. Symboles
Dans les années 1970, une thèse s’était imposée dans les sciences cognitives - la « théorie symbolique de l’esprit » - selon laquelle toutes nos connaissances étaient stockées dans le cerveau sous forme d’un « langage de la pensée » comparable à un langage informatique. Pour Jerry Fodor, chef de file de ce courant de pensée cognitiviste, toute idée ou représentation mentale (« Jules aime les fraises », « Rome est la capitale de l’Italie », « Il pleut ») relève en dernier ressort d’une suite de symboles abstraits liés par des règles logiques. Les images qui défilent en tête (que ce soit un souvenir d’enfance ou qu’on s’imagine allongé au bord de l’eau) ne seraient que des épiphénomènes subjectifs superficiels, mais construits à partir d’une armature logique.
Cette théorie « computationnelle » n’a pas convaincu, tant s’en faut, tout le monde scientifique. Stephen M. Kosslyn fut l’un des psychologues qui, dès les années 1980, ont proposé un autre modèle du fonctionnement de l’esprit. Pour lui, la pensée est avant tout faite d’images mentales, de nature visuelle.
Pour le démontrer, il a conçu des expériences de psychologie très simples : une personne est invitée à regarder une carte représentant une île où sont dessinés des arbres, un lac, une colline, un rocher, une cabane (Voir illustration ci-contre). Pendant quelques minutes, la personne doit la mémoriser. Puis, après avoir retiré la carte, le psychologue demandait à la personne de se déplacer mentalement d’un point à l’autre de l’île : par exemple d’aller de la colline à la maison. Or, l’expérience montrait que le temps mis pour passer mentalement d’un élément à l’autre (du lac au rocher ou du lac à l’arbre) était proportionnel à la distance les séparant sur le plan. Autrement dit, tout se passe comme si le sujet se déplaçait « en pensée » d’un point à l’autre. Le sujet visualisait une carte mentale comme s’il s’agissait d’une carte réelle. N’est-ce pas la preuve, soutenait S. Kosslyn, que les images mentales sont les vrais supports de la pensée ? Ce constat a été confirmé par d’autres expériences similaires.

Qu’en est-il alors des mots abstraits (« liberté », « grammaire », « silence », « puissance », etc.) qui ne correspondent à rien dans la réalité physique ? La théorie de la « cognition incarnée » soutient que le mot « liberté » n’est pas si abstrait qu’il y paraît : il renvoie à une expérience subjective qui peut être visuelle (les grands espaces) ou corporelle (un mouvement sans entrave). Le chiffre « trois » est un concept abstrait, mais il se construit mentalement à partir d’une expérience visuelle (trois doigts, trois pommes). Autrement dit : dans l’esprit humain, l’image ne dérive pas d’un symbole abstrait. Pour le psychologue Jean Piaget (1896-1980), les images mentales apparaissent vers l’âge de 2 ans. Elles sont l’une des manifestations de l’apparition de la « pensée symbolique » (avec le langage, les jeux d’imitation, le dessin). Les images mentales (d’une maison, d’un animal, d’un parent, etc.) sont des « visions intériorisées ».
La Pensée en Arborescence : Un Mental Survolté
La pensée en arborescence, également appelée pensée globale, est une pensée abondante qui semble fuser dans tous les sens. La pensée va ainsi se multiplier à l’infini dans des directions différentes, s’éloignant parfois assez rapidement du sujet initial dont elle est issue. Il s'agit d'une pensée foisonnante, souvent comparée au mind mapping (carte mentale) où une idée générale est représentée au centre, et de laquelle rayonnent de nombreuses ramifications.

D’un point de vue neuroscientifique, la pensée en arborescence n’existe pas en tant que mode de pensée distinct. Aucune étude n’est jusqu’à présent venue démontrer l’existence de plusieurs modes de pensée dans l’espèce humaine. Les scientifiques privilégient d’ailleurs le terme de pensée divergente. Cette dernière, fonctionnant par assemblage d’images, est ingénieuse et permet ainsi de trouver une multitude de solutions créatives à un problème donné. Il n’est qu’une variante du processus normal de réflexion, commun à tous les humains. C’est donc un fait, nous raisonnons absolument tous par association de concepts.
Hyperactivation Cérébrale et Ses Conséquences
Mental survolté ? Il existe tout de même une explication physiologique à toutes ces pensées envahissantes. En effet, les personnes qui se sentent dépassées par leur mental connaissent une hyperactivation cérébrale. Si vos pensées fusent, c’est parce que toutes les zones cérébrales sont activées en même temps pour traiter l’information reçue. Vous pouvez ainsi avoir du mal à focaliser votre attention sur un problème donné et cherchez à le résoudre dans sa globalité.
Les cerveaux foisonnants captent donc toutes les informations qui leur parviennent sans hiérarchisation. Ce procédé peut alors avantager les penseurs arborescents dans l’exercice de création, en leur offrant ainsi plus de pistes à explorer. Mais il peut également leur apporter un lot conséquent d’inconvénients. Face à toute l’information qui lui parvient, le cerveau s’embrouille et peine à trouver une voie à suivre. Il éclate en mille morceaux. Complexe et débordante, la pensée arborescente reste minoritaire dans les sociétés humaines. Évidemment, ces traits ne sont pas exhaustifs et leur intensité est propre à chacun.
Ce phénomène de rumination mentale va généralement de pair avec l’hypersensibilité. Le moindre détail attire votre attention et vous semble démesuré. Vos sens sont toujours en alerte et vous êtes hautement sensible au moindre stimulus. Mais pourquoi une telle différence d’interprétation ? Toujours la faute à cette fameuse inhibition latente. En effet, la majorité des personnes analyse uniquement l’information qui est indispensable dans l’instant présent. Leur cerveau ne délivre pas tous les détails car certains d’entre eux sont jugés inutiles. Le vôtre en revanche, perçoit tout, ressent tout, entend tout et vous livre toutes les informations de la même manière et en même temps. C’est épuisant ! Cette hyperesthésie entraîne d’ailleurs un état d’hypersensibilité émotionnelle élevé. Toutes vos sensations sont ainsi décuplées. Vous percevez ce que d’autres ne voient pas et sentez ce que la plupart des gens ne peut sentir.
Pensée Arborescente et Hauts Potentiels
On attribue souvent la pensée en arborescence aux personnes surdouées. Il est vrai qu’une très grande majorité de « zèbres » présente les caractéristiques classiques des cerveaux survoltés. Mais trop penser et réfléchir à outrance n’est pas l’apanage des hauts potentiels. Il peut concerner tous les QI et tous les types de personnalité.
Vivre avec un cerveau bavard au quotidien n’est pas une mince affaire. Trop penser, tout analyser, tout sentir et percevoir chaque détail peut vite devenir épuisant. À force de cogiter, votre cerveau est surmené. Ce phénomène de « overthinking » peut très vite vous attirer vers des abysses sans fond. Mais certains problèmes actuels de votre vie peuvent eux aussi prendre une ampleur démesurée. Si trop penser n’est pas une maladie, un cerveau qui ne se repose jamais peut pourtant mener à de nombreuses pathologies mentales et physiques. Au Zimbabwe, certaines tribus ont même un terme pour ce phénomène : le Kufungsisa. Il illustre la rumination excessive de problèmes passés ou actuels. Un cerveau qui surchauffe engendre donc des conséquences malheureuses sur notre corps.
Toutefois, il est impossible de nier qu’un mental aussi éveillé peut également être une source riche d’imagination et de créativité. L’inspiration se trouve partout et engendre des idées originales et riches. Il y a donc du bon dans cette tête qui cogite.
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Apprivoiser son Mental Survolté
Vivre en accord avec son mental plutôt que d’en faire un ennemi un peu lourdaud, voilà l’objectif de toute personne au cerveau survolté.
- Apprendre à mieux se connaître : Pour tirer le meilleur parti de votre intelligence, analysez les moments où vous êtes le plus productif. Si travailler le matin vous stimule, utilisez ces heures et réservez le soir à des activités reposantes.
- S’accepter : Oui, votre cerveau fonctionne à 4 000 à l’heure. Non, ce n’est pas une pathologie. C’est simplement ce que vous êtes et cela ne changera pas. N’allez pas contre cette vérité, acceptez-la et vous enlèverez un poids de vos épaules. Accueillez également avec bienveillance l’impossibilité d’être sur tous les fronts.
- Ralentir la cadence : Ne soyez pas trop exigeant(e) avec vous-même. Vos idées fusent et semblent parfois vous échapper ? Votre to-do list finit ainsi par atteindre des longueurs faramineuses et vous culpabilisez de ne pouvoir tout réaliser.
- Méditer : Pour calmer ses pensées incessantes, rien de mieux que la méditation. Prenez l’habitude de faire le vide dans votre esprit et de vous concentrer sur votre respiration un quart d’heure par jour (minimum).
- S'octroyer des pauses : Pour récupérer d’un gros effort, notre corps a besoin de repos. Pour notre esprit, c’est pareil. Il est primordial de s’octroyer des pauses fréquentes et de mettre sur off toutes vos obligations de temps à autre. Ralentir ses pensées, c’est aussi s’autoriser à ne rien faire. D’ailleurs, rien de mieux qu’une balade sans destination précise pour aérer et revigorer son mental.
L'Émoji Bulle de Pensée 💭 : Un Symbole Universel
L'émoji bulle de pensée 💭 ressemble à une bulle duveteuse et nuageuse avec une petite queue qui pointe vers la tête du penseur, reflétant le style souvent vu dans les bandes dessinées. Il est utilisé pour indiquer que quelqu'un est en train de réfléchir, de rêver ou de méditer sur une idée. Il peut également suggérer un souhait ou un désir présent dans les pensées de quelqu'un.

Nom d'émoji : bulle de pensée. Mots-clés : bande dessinée | BD | bulle | idée | imaginer | inventer | invention | pensée | penser | rêve | rêver.
Exemples de Chat :
- Je me demande s'il m'aime… 💭❤️
- En train de planifier nos prochaines vacances, impossible de décider où aller ! 💭✈️
- Hmm, que devrais-je manger ce soir ? 💭🍔🍕
- J'essaie de ne pas penser au travail ce week-end 💭🛌
- Perdu dans mes réflexions sur le sens de la vie…
L'émoji 💭 est souvent utilisé avec : 💡😴✍️🛏️👤🛌💤🤔📚🧠.
Sa signification est comprise dans de nombreuses langues, comme le montre le tableau suivant issu du Unicode Common Locale Data Repository (CLDR) v48 :
| Langue | Nom de l'Émoji |
|---|---|
| Allemand | Gedankenblase |
| Anglais | thought balloon |
| Arabe | فقاعة أفكار |
| Chinois simplifié | 内心活动气泡 |
| Chinois traditionnel | 心聲對話框 |
| Coréen | 생각 풍선 |
| Espagnol | bocadillo de pensamiento |
| Italien | nuvoletta |
| Japonais | 雲形の吹き出し |
| Portugais | balão de pensamento |
| Turc | düşünce balonu |
La Pensée, une Fleur aux Symbolismes Multiples
La pensée est une fleur d'automne et d'hiver. En effet, sa période de floraison s'étend de l'automne jusqu'au début du printemps (certaines variétés peuvent même fleurir tout au long de l'année !). Elle ne demande que très peu d'entretien : arroser avec beaucoup de modération quand le sol est sec et penser à pailler le sol en hiver afin de protéger ses racines du froid.

Offrir des pensées peut avoir plusieurs significations. C’est une fleur qui permet de dire que l’on a une tendre pensée pour un être cher. Elle est également très largement utilisée pour l’expression du souvenir et de la considération. Elle est également la fleur de ceux qui sont nés en Février. Penser à autrui sans raison particulière, offrir sans raison particulière. Simplement écouter son cœur. Anodin mais touchant non ?