
Le jardinage, loin d'être une simple activité de loisir, s'affirme comme un véritable phénomène de société. Avec environ 17 millions de jardiniers recensés en France selon une étude de l’IFOP, l'engouement pour le contact avec la terre et la production de ses propres cultures ne cesse de croître. Au cœur de cette dynamique, les jardins collectifs ou partagés connaissent un essor remarquable. Ces espaces, qu'ils soient citadins, familiaux ou associatifs, représentent entre 150 000 et 200 000 parcelles sur le territoire, offrant une multiplicité de formes et de fonctions. Ils ne se contentent pas de favoriser la biodiversité ; ils sont avant tout des lieux de plaisir, de création, de dégustation et de partage, où les plus expérimentés peuvent coacher les novices.
L'Émergence Historique et le Renouveau des Jardins Partagés
Le concept des jardins partagés, également appelés au fil des époques jardins ouvriers, communautaires ou familiaux, est loin d’être nouveau. Dès la fin du XIXe siècle, des parcelles de terrain étaient prêtées aux ouvriers pour qu’ils puissent nourrir leur famille. Ce modèle ancestral a perduré et a connu un renouveau significatif ces dernières années. Avec le développement continu des zones urbaines, les citadins expriment un besoin croissant de renouer le contact avec la nature, de produire de leurs mains une nourriture saine et de partager des valeurs simples. Cette tendance est un effet de balancier face à l'urbanisation grandissante, traduisant une aspiration profonde à un mode de vie plus connecté à l'environnement.
Ô Jardins d’Or : Un Modèle de Réussite en Périphérie Lyonnaise
C’est sur ce modèle inspirant qu'en proche périphérie lyonnaise, l’association Ô Jardins d’Or a été fondée il y a quatre ans par une équipe de passionnés. À sa tête, Jonathan Thévenot et un ami maraîcher, Etienne Jacquemet, ont été encouragés dans leur projet par une congrégation religieuse de Saint-Didier-au-Mont-d’Or. Cette congrégation leur a gracieusement prêté un terrain de 28 000 m², un espace considérable propice au développement d'une communauté de jardiniers. Le succès de cette initiative est au rendez-vous, l’association comptant aujourd'hui 140 adhérents aux profils très différents.
Jonathan Thévenot éclaire sur la composition de cette communauté : « Ce sont plutôt des gens de 30 à 40 ans, des familles avec de jeunes enfants mais des retraités, tous avec des niveaux de connaissance très variable. » Au-delà des adhérents individuels, le jardin accueille également 250 enfants de différentes écoles primaires, maternelles et de centres sociaux qui viennent régulièrement dans le cadre des animations sur le potager. Cette dimension éducative et intergénérationnelle souligne l'impact social profond des jardins partagés.

Comme pour toutes les structures de ce type, il y a un ticket d’adhésion, fixé ici à 20 euros à l’année, qui permet d’avoir une parcelle individuelle. Cependant, l’accès est flexible : « Mais il est aussi possible d’adhérer pour simplement venir donner un coup de main de temps en temps ! » Cette approche inclusive favorise la création d'une communauté qui partage, qui s’entraide, et qui s’échange légumes et conseils. Ce sont ces interactions qui donnent toute sa richesse à l'expérience du jardinage partagé.
La Permaculture : Une Philosophie Naturelle au Cœur des Jardins Partagés
La permaculture, cette volonté de jardiner au naturel, est une philosophie suivie sur ce jardin partagé et au sein de beaucoup d’autres en France. Il s’agit tout simplement de s’inspirer de la nature, comme le détaille le créateur d’Ô Jardins d’Or : « Il faut comprendre que naturellement les espèces végétales s’entraident. C’est donc très important d’observer ce qui se passe et de respecter le rythme de la nature. » Dans cette optique, la main de l’homme n’intervient que pour assurer un certain équilibre. Un exemple concret de cette approche est la création de mares, qui, comme l'ont constaté les jardiniers, « faisait beaucoup de biodiversité. »
Premiers pas en permaculture #3/7 - LES PRINCIPES
Préparer la Terre et Optimiser les Plantations
Pour donner toutes les chances à ses plantations, il est essentiel de bien préparer la terre. La première étape consiste à couvrir le sol avec de la paille ou des copeaux de bois pour éviter l’érosion, qui peut être due au vent, au soleil ou à la pluie. Cette technique de paillage permet de protéger le sol et de conserver son humidité.
Ensuite, le type de culture détermine les besoins spécifiques du sol. Les cucurbitacées (toutes les courges, melons, concombres) et les solanacées (c’est-à-dire les tomates, les aubergines, les poivrons) apprécient les sols assez riches. Pour ces cultures, quelques mois avant les plantations, on apporte des couches successives de fumier, de tonte de gazon, de feuilles mortes ou de copeaux de bois, enrichissant ainsi le substrat en nutriments essentiels. En revanche, certaines plantations comme l’oignon n’aiment pas les sols trop riches en fumier, nécessitant une adaptation des apports.
Les saisons dictent également le calendrier des plantations. Les tomates, les concombres, les haricots, et les courges sont généralement plantés au début du printemps. Les salades, quant à elles, peuvent être semées toute l’année, offrant une récolte constante. Enfin, le radis est une culture rapide : « en 21 jours, on passe de la graine à l’assiette », une satisfaction rapide pour le jardinier.
L'Art des Bonnes Associations : L'Exemple des "Trois Sœurs"
Dans le jardinage en permaculture, on apprend à réfléchir aux bonnes associations de plantes, une technique qui favorise la croissance mutuelle et optimise l'utilisation des ressources. Le meilleur exemple est celui des « trois sœurs » : maïs, haricot vert et courge. Cette association est un modèle d'interdépendance bénéfique :
- Le maïs va servir de tuteur au haricot, lui offrant un support pour grimper.
- Le haricot capte l’azote de l'air et le rediffuse dans le sol, enrichissant ainsi le substrat.
- La courge, qui a besoin d’azote, va couvrir le sol pour garder l’humidité, réduisant l'évaporation et limitant la croissance des mauvaises herbes.

Le Purin d'Ortie : Un Allié Naturel Indispensable
Autre astuce précieuse que Jonathan Thévenot transmet aux jardiniers : celle du purin d’ortie, un remède naturel aux multiples vertus. Pour le préparer, il suffit de prendre un contenant, de le remplir d’orties sans les racines et si possible sans les graines, de tasser un peu, puis de remplir d’eau avec le même volume. Ensuite, il faut remuer une à deux fois par jour ; le mélange va alors faire de la mousse.
Au bout d’une semaine, le liquide peut être utilisé comme répulsif à insectes. Il doit être dilué à raison de 50 cl pour 10 L d’eau et aspergé autour des feuilles des plantes. Le purin d’ortie, lorsqu’il n’y a plus de mousse, peut également servir d’engrais. Dilué avec 1 L pour 9 ou 10 L d’eau, « cela devient un engrais extraordinaire ! » Un exemple parfait de l'utilisation judicieuse des ressources naturelles pour un jardinage sain et productif.
Les Outils Indispensables du Jardinier : L'Exigence de Qualité avec Leborgne
Que le jardinier soit débutant ou très expérimenté, il a besoin d’outils spécifiques et fiables pour travailler la terre et soigner ses plantations. À Ô Jardins d’Or, l'importance de l'équipement est bien comprise. « On utilise beaucoup la grelinette, type Biogrif’ naturOvert de Leborgne, qui va permettre d’aérer le sol sans retourner la terre. » Cet outil est particulièrement apprécié pour son efficacité et son respect de la structure du sol. Les transplantoirs sont également très utilisés et toujours gardés à portée de main. Et puis il y a tout ce qui est fourches à bêcher, notamment pour retourner le compost, un élément clé du jardinage biologique. La pelle, la bêche, la griffe et le sécateur ne sont jamais très loin non plus, complétant la panoplie du jardinier.

Comme souvent au sein des jardins partagés, les outils sont mis en commun, parfois donnés, parfois achetés par l’association. Cette mutualisation est un aspect important de la philosophie de partage. Au sein de cette communauté, il existe un attachement particulier pour la marque Leborgne. Jonathan Thévenot décrit son expérience : « À chaque fois que j’utilise ou que j’achète des outils Leborgne je suis satisfait. »
Leborgne : L'Excellence des Outils pour le Jardinage et au-delà
Leborgne est une marque reconnue pour ses outils de qualité professionnelle, non seulement pour le BTP, mais aussi pour le jardinage et la coupe du bois. L'entreprise met l'accent sur la santé et le bien-être des utilisateurs. « Parce que rien n’est plus important que la santé, Leborgne a développé une large gamme d’outillage professionnel de haute qualité pour les artisans du bâtiment, mais aussi pour l’entretien du jardin et du bois. » Les outils sont conçus pour réduire la pénibilité au travail, se voulant fiables, sûrs et efficaces.
Afin de répondre aux besoins de chaque professionnel, Leborgne propose un large choix d’outils. Pour le BTP, on trouve des marteaux de maçon, de coffreur et de charpentier, des burineurs, des pinces à talon, des masses ou encore des barres à mine. Pour l'univers du jardin, la gamme inclut des bêches et des râteaux, entre autres.
Chez Leborgne, l'innovation et l'excellence sont les mots d'ordre. Il n'est donc pas étonnant que vingt de leurs outils professionnels pour le BTP soient brevetés et apportent une solution technique novatrice. Pour parvenir à ce résultat, la gamme d’outillage professionnel est testée et analysée afin d'afficher les meilleures caractéristiques mécaniques, chimiques et vibratoires possibles. Cette rigueur dans la conception et la fabrication garantit aux jardiniers, qu'ils soient amateurs ou professionnels, des outils performants et durables, essentiels pour cultiver avec passion et efficacité.
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