Le secteur du maraîchage et de l'horticulture, qu'il s'agisse de la Bretagne française ou du Royaume-Uni, fait face à des besoins importants en main-d'œuvre. Ces deux régions, bien que distinctes par leur géographie et leurs contextes politiques, partagent une demande similaire pour des travailleurs saisonniers et qualifiés afin d'assurer la continuité de leurs productions agricoles. Des opportunités d'emploi sont disponibles pour des profils variés, allant des débutants aux professionnels expérimentés, soulignant l'importance stratégique de ces filières pour l'économie locale et nationale.
Le Maraîchage en Bretagne : Un Pilier de l'Agriculture Française
La Bretagne, souvent reconnue pour l'ampleur de ses élevages, se distingue également comme une région majeure pour la production légumière. Elle se positionne comme la troisième région française en termes de surfaces et de productions de légumes, et la cinquième pour les pommes de terre. En 2023, la superficie dédiée aux légumes atteignait 44 800 hectares, incluant 13 900 hectares de choux, 7 600 hectares de petits pois et 4 900 hectares de haricots verts.

La Bretagne est la première région productrice de tomates, avec 150 milliers de tonnes produites presque exclusivement sous serres, majoritairement chauffées, représentant 24 % de la production nationale. Elle domine également la production de choux-fleurs (81 % de la production nationale), de choux brocolis (67 %), d'artichauts (71 %), d'échalotes (57 %) et d'épinards (36 %).
Le regroupement des producteurs au sein d'organisations de producteurs (OP) est une caractéristique bretonne notable. La majorité des producteurs de légumes destinés au marché du frais sur la côte nord de la Bretagne sont membres de l'une des trois coopératives principales (SICA de Saint-Pol-de-Léon, Les Maraîchers de l'Armor et Terres de Saint-Malo), elles-mêmes fédérées par l'association (AOP) Cerafel. Pour les légumes transformés par l'industrie, les producteurs se regroupent au sein des OP Eureden et Terres de l'Ouest. En outre, Savéol et Solarenn sont deux OP spécialisées dans la tomate.
En 2020, la production reposait sur 3 985 exploitations avec une production significative de légumes ou de pommes de terre, couvrant une surface de 55 000 hectares (contre 57 000 hectares en 2010), soit 3,4 % de la surface agricole bretonne. Ce niveau est supérieur à la moyenne de la France métropolitaine, où les surfaces en légumes et pommes de terre représentent 1,7 % des surfaces agricoles.
Cette surface se répartit entre 29 500 hectares de légumes de plein champ cultivés en rotation avec des grandes cultures, 13 000 hectares dédiés aux pommes de terre, 11 000 hectares de maraîchage en extérieur (cultivés en rotations avec d'autres légumes), et 1 500 hectares sous serre ou abri haut (maraîchage en intérieur), dont 900 hectares chauffés. La Bretagne est la seule région où les légumes sous serres chauffées dépassent en proportion ceux sous serres et abris hauts non chauffés, démontrant une diversité de modes de culture.
Les légumes et pommes de terre contribuent à 16 % de la production brute standard (PBS) de la région, soit 1 160 millions d'euros, et 58 % de la PBS des cultures végétales.
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Évolution et Défis du Secteur Légumier Breton
Les surfaces de légumes de plein champ sont en diminution, notamment les choux-fleurs, dont les superficies ont été divisées par deux en vingt ans. Les artichauts ont également vu leurs surfaces passer de 9 800 hectares en 2000 à 3 000 hectares en 2023. Entre 2010 et 2020, le nombre d'exploitations produisant principalement des légumes de plein champ ou des pommes de terre a baissé de 35 %. Cette régression s'explique par une diminution tendancielle de la consommation d'artichaut, un manque de main-d'œuvre, et des difficultés de reprise d'exploitations. La substitution par des cultures céréalières plus rentables a également contribué à ce déclin.
À l'inverse, les cultures maraîchères ont connu un essor. L'impact des exploitations productrices de légumes et pommes de terre sur l'agriculture bretonne est plus significatif en termes d'emplois en équivalents temps plein (ETP) qu'en surfaces cultivées. Ces exploitations emploient 42 % de la main-d'œuvre permanente non familiale de l'ensemble des exploitations agricoles bretonnes (4 600 ETP sur 10 900), alors qu'elles n'occupent que 3,4 % de la surface agricole utilisée (SAU) bretonne.
Les exploitations avec serres chauffées, bien que de surfaces moyennes moindres, mobilisent davantage de main-d'œuvre salariée, représentant à elles seules 20 % de la main-d'œuvre permanente non familiale de l'agriculture bretonne pour seulement 0,1 % des superficies. Cette concentration est encore plus prononcée pour les emplois non permanents (saisonniers ou occasionnels) : les exploitations productrices de légumes et pommes de terre emploient 3 400 ETP non permanents, soit 71 % des emplois non permanents des exploitations agricoles, dont plus de la moitié au sein des exploitations dotées de serres chauffées.
Seulement 18 % de ces exploitations se consacrent exclusivement aux légumes, sans autre production agricole. Dans ce cas, elles se spécialisent principalement dans le maraîchage hors serres chauffées (62 %) ou sous serres chauffées (30 %). La surface moyenne qu'elles dédient aux légumes est de 9,5 hectares, contre 14,8 hectares pour les exploitations mixtes qui associent cultures légumières et autres productions agricoles. Parmi ces exploitations mixtes, 54 % ont une production légumière majoritaire, et 46 % ont une production agricole principale autre que les légumes.
La production légumière en Bretagne est variée, rendant l'identification d'une exploitation type difficile. On peut les différencier selon la destination des produits (transformation industrielle ou marché du frais), l'alternance avec des cultures non légumières (légumes de plein champ ou maraîchage), la présence de serres ou abris (chauffés ou non), ou encore la spécialisation dans un légume spécifique. Ainsi, seulement 13 % des producteurs de légumes travaillent à la fois pour la transformation et le marché du frais. Trois quarts des exploitations productrices de légumes ou pommes de terre ne possèdent ni serre ni abri bas. Parmi les producteurs de légumes sous serres chauffées, deux tiers n'ont ni légumes en plein air ni légumes sous abris bas ou serres non chauffées.
Typologies d'Exploitations Légumières en Bretagne
Les exploitations bretonnes se distinguent en plusieurs catégories :
Producteurs de Pommes de Terre : 730 exploitations en Bretagne ont la pomme de terre comme production légumière principale. 69 % d'entre elles ne produisent pas d'autres légumes, concentrant plus des trois quarts des surfaces cultivées en pommes de terre de la région. 45 % sont situées dans le Finistère et 25 % dans le Morbihan. Pour 55 % de ces exploitations, cette activité est minoritaire dans leur production agricole, et 64 % ont une activité d'élevage. Leur surface agricole moyenne est de 92 hectares, dont 14 hectares pour les pommes de terre. Les exploitants sont relativement âgés, avec 42 % ayant 55 ans ou plus et seulement 20 % moins de 40 ans. 47 % produisent exclusivement des pommes de terre de conservation ou demi-saison, et 40 % sont entièrement spécialisées en plants certifiés. Moins d'une sur dix produit des pommes de terre primeurs. Les producteurs de plants certifiés sont plus concentrés dans le Finistère, et leurs surfaces en pommes de terre sont supérieures (19 hectares contre 10 hectares pour les pommes de terre de consommation).
Légumiers de Plein Champ pour la Transformation : 890 exploitations se spécialisent principalement dans les légumes de plein champ destinés à la transformation. Les petits pois (cultivés par 51 %) et les haricots verts (43 %) sont les légumes prédominants, parfois associés à des pommes de terre (12 %), des flageolets (11 %) ou des carottes (10 %). Ces cultures sont majoritairement sous contrats avec l'industrie. Ces exploitations sont principalement situées dans le Morbihan (52 %), notamment autour de Pontivy, et dans le Finistère (une sur quatre). Elles sont moins nombreuses en Ille-et-Vilaine (5 %). Elles concentrent 85 % des surfaces de légumes de plein champ destinés à la transformation. Le statut d'EARL est privilégié (41 %). Trois quarts des exploitants se sont installés dans un cadre familial. Le nombre moyen d'ETP est de 1,9, avec 69 % du volume de travail assuré par les exploitants eux-mêmes. Pour les trois quarts, la production légumière est minoritaire, et l'élevage y est important (72 % d'entre eux élèvent des animaux). La surface agricole moyenne est élevée (109 hectares), avec seulement 13 hectares dédiés aux légumes de plein champ pour la transformation. Ces légumiers cultivent peu de légumes différents (1,9 en moyenne), avec 54 % cultivant un seul légume et 28 % deux légumes.
Légumiers de Plein Champ pour le Marché du Frais : 720 exploitations produisent principalement des légumes de plein champ destinés au marché du frais. Les légumes les plus courants sont les choux-fleurs (51 %), les pommes de terre (28 %), les artichauts (25 %) et les brocolis (22 %). 39 % de ces exploitations sont dans le Finistère et 34 % dans les Côtes d'Armor, avec une forte concentration sur le littoral nord (notamment Lannion-Trégor, Morlaix Communauté, Haut-Léon). Une cinquantaine d'exploitations sont également présentes dans le pays de Saint-Malo en Ille-et-Vilaine. Ces légumiers exploitent en moyenne 20 hectares de légumes et pommes de terre sur une SAU de 68 hectares, concentrant 84 % des surfaces cultivées en légumes de plein champ pour le marché du frais. Pour 58 % de ces exploitations, la production de légumes représente plus de la moitié de leur production agricole. Les chefs d'exploitation sont plutôt âgés (38 % ont 55 ans ou plus), et quatre sur cinq se sont installés dans un cadre familial. Seuls 23 % se sont installés au cours des dix dernières années.
Maraîchers (Plein Air ou Abris Non Chauffés) : Ces maraîchers cultivent des légumes sur des parcelles exclusivement dédiées, en plein air ou sous serres ou abris hauts non chauffés. Ils cultivent en moyenne 13 légumes différents, cette diversité étant plus marquée pour ceux qui utilisent des tunnels ou des serres non chauffées (18,2 légumes en moyenne) par rapport à ceux qui cultivent uniquement en plein air ou sous abris bas (8,4 légumes). Pour neuf sur dix, la production de légumes constitue l'activité agricole majoritaire, et pour un tiers, elle représente la totalité de la production agricole. Au nombre de 1 230, ils se répartissent entre 680 exploitations qui cultivent uniquement des légumes en plein air ou sous abris bas et 650 exploitations qui utilisent également des abris hauts ou serres non chauffées.
- Maraîchers intégralement en plein air : Souvent localisés dans le Finistère (60 %), notamment le Haut-Léon (35 %). Les principaux légumes cultivés sont les choux-fleurs, cucurbitacées, pommes de terre, échalotes et carottes. Leurs surfaces en légumes sont relativement importantes (15,9 hectares en moyenne), et 53 % d'entre eux ont un potentiel de production annuel supérieur à 250 000 euros. Ils approvisionnent principalement des expéditeurs ou des coopératives.
- Maraîchers avec serres ou abris hauts non chauffés : Travaillent sur de plus petites surfaces (4,9 hectares de légumes en moyenne). Leur dimension économique est moindre (seulement 30 % ont un potentiel de production annuel supérieur à 250 000 euros). Ils sont répartis sur les quatre départements (33 % dans le Finistère, 24 % en Ille-et-Vilaine, 23 % dans le Morbihan et 21 % dans les Côtes-d'Armor). Ils commercialisent très souvent en circuits courts (80 %) et sont fortement engagés dans l'agriculture biologique (60 %, contre 23 % pour l'ensemble des exploitations légumières et 12 % pour l'ensemble des exploitations agricoles bretonnes). Ils sont plutôt jeunes (30 % ont moins de 40 ans), et la féminisation est plus élevée (32 % contre 24 % pour les maraîchers intégralement en plein air). Plus de la moitié ne sont pas issus du milieu agricole (61 % se sont installés dans un cadre non familial).
Serristes (Serres Chauffées) : La tomate est le produit leader des 320 producteurs de légumes sous serres chauffées, cultivée par deux tiers d'entre eux, devant la fraise (22 %). Ces serristes emploient en moyenne 14,2 ETP, contre 2,6 ETP pour les autres exploitations productrices de légumes. La moitié d'entre eux emploient 10 ETP ou plus, le volume de travail étant principalement réparti entre salariés permanents non familiaux (6,8 ETP) et saisonniers ou occasionnels (5,8 ETP). Au total, ces 320 exploitations emploient plus de 4 500 personnes en équivalent temps plein. Ce sont de grandes exploitations économiques, avec 83 % ayant une PBS supérieure à 250 milliers d'euros. Ce type d'exploitation requiert des investissements importants et de lourdes charges (chauffage, ferti-irrigation, monitoring, isolation thermique et ombrage). Le statut sociétaire est privilégié, et 41 % sont de type SCEA, SA ou SARL. Leur SAU moyenne en légumes est de 5,3 hectares, dont 2,8 sous serres chauffées. Les deux tiers n'ont pas d'autres productions agricoles que les cultures sous serres chauffées. Le nombre d'ETP par hectare de culture atteint 5,3 ETP/hectare pour celles qui réalisent l'intégralité de leur production avec ce mode de culture. Les serristes sont concentrés dans le Finistère (56 %), dont une soixantaine d'exploitations dans le bassin de Plougastel, près de Brest Métropole.

Opportunités d'Emploi en Bretagne : Saisonnier et Spécialisé
La Bretagne offre de nombreuses opportunités d'emploi saisonnier, notamment durant les moissons. Terrena, avec près de 1 200 000 tonnes de céréales collectées, recrute pour participer à la collecte de céréales et renforcer ses équipes sur les plateformes et les silos de stockage. Ces emplois sont saisonniers (1 mois minimum) et débutent à partir de fin juin, ouverts à tout profil même débutant, dans des localisations comme Pléchâtel (35), Saint-Dolay (56) et Moutiers (35).
Au-delà des moissons, le maraîchage bio est un secteur dynamique. Des postes en CDD saisonnier de 6 mois (35 à 39h/semaine) sont disponibles pour des travaux de culture, récolte et conditionnement en maraîchage bio sous abri non chauffé, avec une première saison en maraîchage exigée. Des remplacements en maraîchage bio sont également recherchés sur le secteur de Lamballe.
Des missions spécifiques sont également proposées, telles que :
- La recherche de 8 personnes pour effectuer des plants et plantations d'artichauts, mission d'un mois dès que possible (horaires : 8h/12h et 13h/16h30).
- Deux personnes pour la récolte, l'effeuillage et le conditionnement de tomates sous serre.
- Une personne pour le dédrageonnage d'artichauts sur machine dans une maraîchère située à Lézardrieux.
- Des missions générales d'entretien des espaces cultivés : semis, plantations, récoltes, désherbage, etc.
Le secteur agricole breton montre une forte demande pour des compétences variées, et les offres d'emploi sont diverses, témoignant de la richesse et de la complexité de cette filière.
La Grande-Bretagne Recrute dans l'Agriculture : Après le Brexit, un Appel aux Travailleurs Saisonniers Étrangers
La Grande-Bretagne fait face à un besoin crucial de main-d'œuvre pour ses récoltes, accentué par le Brexit. Des milliers de postes sont à pourvoir dans les champs au Royaume-Uni. Entre mars et octobre, 30 000 postes seront disponibles pour la cueillette de fruits et légumes. Pour y faire face, le gouvernement britannique a autorisé les agriculteurs à faire venir 30 000 travailleurs saisonniers étrangers. Ce dispositif d'extension du régime des travailleurs agricoles saisonniers s'applique aux travailleurs de l'UE et des pays non-membres de l'UE, suite à la fin de la libre circulation depuis l'Europe en janvier 2021.
Les opportunités d'emploi couvrent l'Angleterre, le Pays de Galles, l'Écosse et l'Irlande du Nord, pour des périodes allant de 1 à 8 mois, entre avril et novembre.

Conditions et Procédures de Visa pour Travailler au Royaume-Uni
Pour postuler, il est possible de demander un visa de travailleur saisonnier (T5), qui permet de venir au Royaume-Uni pour une durée maximale de 6 mois afin d'effectuer des travaux agricoles.
Les frais de visa sont de 244 £, mais s'élèvent à seulement 189 £ si le demandeur est originaire de l'un des pays suivants : Autriche, Belgique, Croatie, République de Chypre, République tchèque, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Islande, Irlande, Italie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Macédoine du Nord, Norvège, Pologne, Portugal, Slovaquie, Espagne, Suède ou Turquie.
Les demandes de visa peuvent être soumises au maximum trois mois avant la date de départ prévue. Une décision est généralement rendue dans les 3 semaines suivant la demande depuis l'extérieur du Royaume-Uni. Des services de visa express (réponse en 5 jours) et "super-express" (réponse en 24h) sont également disponibles.
Conditions à remplir :
- La durée de l'emploi ne doit pas excéder 6 mois.
- Il faut être âgé de 18 ans minimum pour demander un visa.
- L'employeur (parrain) fournit un certificat de numéro de référence de parrainage, à inclure dans le formulaire de demande de visa. Ce certificat ne peut être utilisé qu'une seule fois et est valable 3 mois à compter de sa date d'attribution.
- Un certificat de parrainage à entrées multiples peut être fourni pour permettre des allers-retours au Royaume-Uni.
- Il est nécessaire de disposer d'au moins 1270 £ sur son compte bancaire pour prouver sa capacité à subvenir à ses besoins au Royaume-Uni, à moins que le parrain ne s'engage à couvrir les frais pendant le premier mois, jusqu'à 1270 £.
Les emplois proposés incluent la cueillette de fruits, de légumes et de fleurs, ainsi que le calibrage et l'emballage des produits frais. Les travaux de cueillette peuvent être réalisés sous serre ou en plein champ. Les grandes exploitations offrent généralement des logements sur place, ce qui n'est pas toujours le cas dans les plus petites exploitations familiales. Les salaires peuvent être proposés au rendement ou fixés à l'avance, avec la possibilité de gagner jusqu'à 500 £ par semaine. Un niveau d'anglais basique est suffisant.
Comment Postuler pour des Emplois au Royaume-Uni
Les offres pour 2026 commencent à être mises en ligne à partir du 25 novembre. Il est recommandé d'envoyer sa candidature en anglais sans attendre, en précisant ses dates de disponibilité et en postulant un maximum de fois, et de ne pas toujours se fier aux sites internet des fermes, qui ne sont pas toujours à jour.
Pour postuler aux offres d'emplois dans les fermes anglaises, ainsi que dans d'autres pays, il est conseillé de passer par des partenaires ou des associations spécialisées. Les membres d'associations dédiées peuvent se connecter pour accéder à toutes les offres d'emplois dans la rubrique "Agriculture/animal".
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Le Rôle Crucial de l'Agriculture Biologique et de la Recherche
En parallèle de la demande de main-d'œuvre, le secteur agricole, tant en Bretagne qu'ailleurs, investit dans la transition alimentaire et l'agriculture biologique. Agrobio 35, par exemple, contribue au développement de filières locales solides et à l'essor d'une alimentation biologique accessible à tous en Ille-et-Vilaine. Des missions sont proposées pour participer au déploiement des Obligations Réelles Environnementales (ORE) afin de préserver durablement les terres bio.
La recherche joue un rôle fondamental dans l'évolution des pratiques agricoles. Des projets sont menés sur des sujets innovants comme les "jachères mellifères", peu étudiées en pratique mais concernant de multiples productions. Des essais mis en place en 2024 et 2025 visent à préciser les itinéraires techniques et à observer le comportement de mélanges d'espèces. Ce travail doit être poursuivi et complété en 2026, avec des stages disponibles dès mars 2026.
Le GAB 22 propose un stage de fin d'étude ou de césure de 6 mois sur la thématique "Viser l'autonomie en fertilisation des vergers de pommes à couteau biologiques des Côtes d'Armor". Ce projet, lancé en 2023 avec une dizaine d'arboriculteurs bio, a pour objectif d'accompagner les producteurs à mieux comprendre leurs sols, les besoins nutritifs des arbres et à ajuster la fertilisation.

Des stages sont également disponibles pour l'analyse de données collectées sur les fermes bio en système "maraîchage sur sol vivant" afin d'identifier les facteurs techniques et économiques de réussite. Cela implique un contact direct avec des maraîchers engagés dans des systèmes innovants et contribue à la production de références techniques utiles à la profession. Les résultats sont restitués aux maraîchers lors de journées collectives et valorisés lors d'événements.
Soutien Administratif et Communication dans le Secteur Bio
Le développement de l'agriculture biologique s'accompagne d'un besoin en compétences administratives et en communication. Le GAB 56 recherche un(e) assistant(e) administratif(ve) et comptable pour des missions de secrétariat, suivi des adhésions, comptabilité, et appui à la gestion administrative du personnel et de la formation. Un profil BAC+2 ou expérience équivalente, un goût pour le travail en équipe et une bonne maîtrise informatique sont requis.
En communication et événementiel, le GAB 56, acteur engagé depuis plus de 35 ans pour une agriculture bio locale et durable, propose des missions pour la création de contenus, l'organisation de campagnes et la préparation d'événements comme la Fête du lait bio 2026. Agrobio 35 propose également un stage de 6 mois en communication, immersif et créatif, pour contribuer à imaginer des supports inspirants, dynamiser les événements, animer les réseaux sociaux, valoriser les formations et porter les projets bio avec l'équipe, avec un début de stage en avril 2026. Ces postes sont essentiels pour soutenir la croissance et la visibilité des initiatives en faveur de l'agriculture biologique.