Marre de tondre la pelouse : solutions pour un jardin serein et vivant

Avoir un gazon au cordeau, voilà ce qui séduisait autrefois. Aujourd’hui, un retour au naturel s’opère. De nombreuses familles cherchent à faire rimer esthétisme avec confort tout en préserver la biodiversité. Un beau défi à relever, sans vous épuiser ! J’ai passé les 30 premières années de ma vie à apprécier quand une pelouse était bien tondue. C’était avant de savoir que ce n’était pas vraiment une bonne idée, voire même une belle connerie. La bonne nouvelle, c’est que pour une fois, il est juste demandé de faire moins d’efforts pour avoir pleins de bénéfices, ou comment être faignant(e) peut être bon pour la biodiversité.

L’art de la tonte raisonnée : ajuster# Marre de tondre la pelouse : des solutions pour un jardin esthétique et écologique

Avoir un gazon au cordeau, voilà ce qui séduisait autrefois. Aujourd’hui, un retour au naturel s’opère, et de nombreuses familles cherchent à faire rimer esthétisme avec confort tout en préservant la biodiversité. C'est un beau défi à relever, sans s'épuiser ! L'entretien de la pelouse représente souvent une part importante du temps consacré au jardinage. Heureusement, il existe des astuces et des principes élémentaires pour que cette tâche ne devienne pas une corvée, en ajustant quelques détails pour diminuer la fréquence de tonte, en adoptant de nouvelles technologies, ou même en repensant complètement l'aménagement du jardin.

Optimiser la tonte pour moins d'efforts et plus de bienfaits

Savoir comment bien tondre et entretenir la pelouse est un premier point essentiel pour réduire la corvée.

Ajuster la hauteur de coupe

Contrairement à une idée reçue, une coupe courte n'offre pas plus de tranquillité. Il est recommandé de relever la hauteur de coupe de votre tondeuse entre 8 et 10 cm. Une herbe tondue plus haute pousse en fait moins vite. Par ailleurs, elle est plus agréable sous les pieds, retient mieux l’humidité et résiste mieux aux sécheresses estivales. En été, la hauteur idéale se situe même entre 4 et 5 centimètres, voire 6 centimètres en période de sécheresse pour permettre à votre gazon de mieux conserver l'humidité et de limiter le jaunissement. Pour la dernière tonte de l'année, coupez haut, à pas moins de 6 ou 7 cm, votre herbe sera ainsi plus résistante au gel et aux maladies. Il est recommandé de ne jamais tondre plus d’un tiers de la hauteur du gazon en même temps, une règle appelée la "règle du tiers".

Schéma comparatif d'une pelouse tondue courte et d'une pelouse tondue haute

La fréquence de tonte : un rythme à repenser

Le rythme de tonte influence directement la repousse de votre gazon. Une pelouse est constituée de plusieurs graminées, aux qualités qui se complètent pour obtenir un tapis vert homogène et résistant au piétinement. Ces graminées poussent beaucoup au printemps, un peu moins en été, puis à nouveau en automne. En hiver, elles ne poussent plus. Comme toutes les plantes, ces graminées cherchent à fleurir pour fabriquer des graines qui se ressèment toutes seules. Cependant, en coupant les touffes d’herbe sans arrêt, elles repoussent de plus belle pour fleurir. Il suffit donc de tondre moins souvent pour que votre pelouse repousse moins vite !

Au printemps, la bonne fréquence de tonte est d’une fois par semaine, mais en été et en automne, réduisez cette fréquence d’au moins la moitié. Dès que les pluies se raréfient et que la pelouse jaunit, il est préférable de cesser de tondre. Vous pouvez vous contenter d’étêter les "mauvaises herbes" qui, elles, ne souffrent pas du manque d’eau et se mettent à fleurir. L’automne est la période de la réparation et de la redynamisation d’une herbe bien souvent éprouvée par l’été. La tonte est hebdomadaire, pas plus. En octobre ou novembre, bien avant les premières gelées, vous allez arrêter de tondre la pelouse. Il est primordial d’éviter de tondre au printemps. Il s’agit d’une période cruciale dans le cycle de vie des plantes de votre jardin : les floraisons sont essentielles aux pollinisateurs et aux reproductions des végétaux.

Tonte différenciée, ou l’art de ne (presque) plus tondre sa pelouse !

L'arrosage et la fertilisation

N’arrosez pas trop souvent. En revanche, soutenez votre pelouse avec des engrais naturels comme du compost ou du fumier. Vous encouragerez ainsi le développement des racines plus en profondeur et permettrez à votre gazon d’être à la fois plus dense et plus résistant, avec moins de tonte. Arrosez copieusement mais moins souvent, pour encourager les racines à pousser en profondeur, plutôt le matin ou le soir. Une bonne fertilisation est cruciale : c’est au début du printemps et en automne que l’on fertilise le gazon, avec du compost ou un engrais riche en azote - surtout si l’on ne laisse pas l’herbe coupée au sol !

L'aération et la scarification

Aérer et scarifier sont des gestes complémentaires pour une pelouse saine. À l'aide de chaussures à pointes ou d'une fourche, l’aération du sol permet de laisser passer l’air et le décompacte, ce qui est indispensable pour les sols argileux. La scarification permet d’enlever le feutre et la mousse. Elle se fait au printemps et en automne.

Adopter des outils innovants et des méthodes alternatives

Pour ceux qui veulent absolument garder un gazon impeccable sans effort, ou qui cherchent des solutions plus écologiques, des alternatives existent.

Le robot tondeuse : technologie au service du confort

L’achat d’un robot tondeuse est une excellente solution si vous voulez absolument garder un gazon impeccable sans effort. Bardé de capteurs pour se diriger et éviter les obstacles, le robot tondeuse fonctionne de manière autonome et en silence. Ces petits bijoux de technologie se sont largement améliorés et diversifiés ces dernières années. Ils sont de moins en moins chers, de plus en plus faciles à utiliser et même programmables. Sa coupe est similaire au mulching, c’est-à-dire que les déchets de tonte sont très fins, ils retombent et se décomposent naturellement sur place pour enrichir le sol et éviter la corvée de ramassage.

La tonte manuelle à la faux : un retour aux sources bénéfique

La tonte manuelle à la faux est également une excellente initiative. Avec cette dernière, pas de bruit et de pollution sonore à énerver tout le voisinage, pas de pétrole dans la tondeuse, c’est moins cher et plus facile à entretenir, et cela fait un peu d’exercice physique.

Repenser l'aménagement du jardin pour réduire la tonte

Si vous en avez vraiment assez de tondre, il serait peut-être judicieux de réduire la superficie de pelouse au profit d’autres plantes ou de réaménager entièrement le jardin.

La tonte différenciée ou partielle : un équilibre entre nature et esthétisme

Mettre en place une tonte “différenciée” ou “partielle” est une excellente idée. Cette approche consiste à alterner des zones tondues, souvent autour de la maison et pour créer des passages, et d’autres laissées en prairie naturelle. Outre l’allégement de l’entretien et la diminution de la consommation énergétique, cette méthode favorise la biodiversité sur la durée. Tout l’enjeu est de trouver un juste milieu entre zone tondue et non tondue afin que le jardin ne semble pas à l’abandon. Cette tonte différenciée permettra malgré tout de conserver une petite réserve naturelle sans intervention humaine à la faveur de la vie du sol et des oiseaux.

Le "No Mow May" et autres défis pour la biodiversité

Au Royaume-Uni, a été lancé le « No Mow May » qui consiste à ne pas tondre la pelouse durant tout un mois (en mai). L’université de Mons en Belgique avait lancé un défi similaire en août 2020 avec son « Jardin Punk Challenge ». Ce mouvement promouvant l’arrêt de la tonte de la pelouse s’est installé dans les pays du Royaume-Uni depuis 2019, et ne cesse de se développer. Ainsi, les herbes, plantes et fleurs sauvages peuvent s’épanouir, accueillir les pollinisateurs et tous les autres insectes utiles au jardin. Après un mois, vous pourrez reprendre le contrôle et c’est l’occasion idéale de poursuivre avec une tonte partielle !

Remplacer une partie du gazon par des couvre-sols ou des massifs

Si vous en avez vraiment assez de tondre, il serait peut-être judicieux de réduire la superficie de pelouse au profit d’autres plantes. Les nombreuses variétés couvre-sol par exemple, permettent de conserver une couverture végétale, sans tonte ni entretien.

Voici quelques alternatives intéressantes :

  • Le gazon des Mascareignes : une graminée dense et très résistante à la sécheresse qui ne se tond qu’une fois par an.
  • Le trèfle blanc : ne dépasse pas 15 centimètres et reste bien vert toute l’année.
  • Le Dichondra : parfait pour les zones ombragées, ses petites feuilles rondes et douces créent un véritable tapis.
  • Le thym serpolet : habille les sols secs et ensoleillés.
  • La verveine nodulaire ou la bruyère marine : résistent bien au piétinement et offrent une jolie floraison.

Exemple de jardin avec du thym serpolet comme couvre-sol

En repensant vos espaces de vie à l’extérieur, il est possible de réduire considérablement l’entretien. L’idée est de remplacer progressivement toutes les zones d’herbes tout en gardant un jardin beau et agréable. Procédez par étape en délimitant d’abord votre terrasse, les allées et éventuels autres espaces : jeu, détente, potager… Vous pourrez ensuite travailler les espaces restants selon l’exposition et vos goûts.

  • Dans les zones les plus ensoleillées, optez pour un jardin sec avec des graviers, des rocailles et des plantes adaptées comme la lavande, l’euphorbe, la santoline ou les sedums.
  • Dessinez des massifs harmonieux en utilisant des arbustes résistants, des plantes vivaces, des bulbes et plantes basses pour les bordures.
  • Habillez le contour des arbres et allées avec des plantes couvre-sol pour éviter les mauvaises herbes.
  • Délimitez des prairies fleuries, composées d’un mélange de fleurs sauvages et de graminées à renouveler au fil des saisons.
  • Dans les zones les plus ombragées où beaucoup de plantes ne se plaisent pas, vous pouvez étaler des écorces de pin, des copeaux de bois ou des galets. Pensez également aux mousses, aux fougères, au lierre rampant ou encore aux hostas.

Les bénéfices d'une tonte réduite ou absente

Arrêter (ou réduire drastiquement) la tonte de votre pelouse apporte de nombreux bénéfices, notamment pour la biodiversité et la santé du sol.

Favoriser la biodiversité dans votre jardin

C’est l’argument principal : on se demande souvent comment agir à notre échelle, c’est ici facile en commençant par son jardin. Tondre la pelouse d’une manière trop rase ne permet pas aux végétaux de fleurir, ce qui limite la pollinisation et donc la dissémination des espèces. La pelouse et les fleurs sont très utiles pour l’élimination des indésirables et de certaines maladies.

Lorsque l’on sort la tondeuse, c’est tout un milieu de vie qui s’appauvrit. Les fleurs vivant au ras du sol comme les pâquerettes, les trèfles, les pissenlits sont autant de ressources pour les pollinisateurs. Éviter de les couper rend possible la reproduction des plantes grâce aux insectes pollinisateurs, et la diversification des espèces dans votre jardin : vous verrez rapidement l’apparition de fleurs sauvages et mellifères. Cela permet également à ses plantes de vivre un cycle de vie naturel loin de l’intervention humaine : elles poussent, fleurissent et donnent ainsi des graines.

Un grand nombre de petits animaux vivent dans votre pelouse ! Ne pas la tondre préserve ainsi leur milieu de vie et leur permet de ne pas être tués. C’est le cas d’un bon nombre d’escargots, de petits insectes comme les mantes, les phasmes ou les coléoptères. Par incidence, cela permet aussi aux oiseaux de trouver de petites proies pour se nourrir : sans ces insectes comme ressources, ils déserteront nos régions.

Lutter contre l'érosion du sol et améliorer sa santé

Une herbe haute rendra le sol plus résilient au changement. Laisser pousser votre pelouse apportera d’autres bienfaits à votre sol : les brins d’herbes seront plus vigoureux et en meilleure santé. De plus, cette protection du sol permet à la pelouse de ne pas se dessécher, notamment durant l’été.

Économie de temps et d'argent

D’un point de vue économique, il va de soi que vous dépenserez moins de carburant ou d’énergie et que vous userez moins votre matériel. Vous gagnez du temps et le travail de tonte est moins fatiguant.

Gérer l'herbe coupée : une ressource précieuse

La question de savoir s’il faut ramasser l’herbe coupée ou la laisser au sol après la tonte d’une pelouse est une chose, mais si l’on ne la laisse pas, que peut-on en faire ?

Mulching : nourrir le sol avec les déchets de tonte

Aujourd’hui, de nombreux modèles de tondeuses à gazon sont équipés d’une fonction mulching. L’herbe coupée est finement hachée par une lame de tondeuse spéciale et la tondeuse éjecte ces brins sur le côté ou par l’arrière. Avec le mulching de la tondeuse, cette herbe va se décomposer rapidement car les brins sont hachés. La fertilisation de votre pelouse sera déjà semi-effectuée. Ces déchets de tonte laissés au sol protègent le sol et les racines du gazon de la sécheresse. Cette pratique du mulching, associée à une tonte haute en été, est très bénéfique pour toute la faune qui vit dans le sol.

Cependant, dans certaines conditions, l’herbe laissée au sol peut former un feutre qui va étouffer les graminées qui composent le gazon car il empêche air et eau de passer. Cela peut se produire en cas de tonte d’une herbe mouillée, et quand la tondeuse n’est pas équipée de la fonction mulching. Avec une tonte haute, l’aspect n’est pas très esthétique car l’herbe hachée reste souvent en surface.

Ramasser l'herbe coupée : avantages et inconvénients

Les avantages de ramasser l’herbe coupée sont un résultat plus propre et net au niveau esthétique, et l'absence de formation de feutre. Cette couche épaisse se forme avec l’herbe coupée laissée au sol et empêche l’air et l’eau d’accéder au sol. Il y a moins de risques de contamination : laisser au sol des brins d’une herbe malade peut permettre à la maladie de s’étendre. Enfin, il y a moins de risques de semis spontanés d’éventuelles adventices au stade de graines au moment de la tonte.

Les inconvénients sont l'appauvrissement du sol, car l’herbe coupée est riche en nutriments, et ne pas la laisser au sol va entraîner de plus gros besoins en fertilisants. Cela demande également plus de temps de travail et d’efforts si vous devez ramasser l’herbe au sol ou si vous devez aller vider le bac de ramassage plusieurs fois au cours de la tonte.

Réutiliser l'herbe coupée : diverses applications écologiques

Loin d’être un simple déchet de jardin, l’herbe tondue peut être recyclée de diverses manières. Que ce soit comme fertilisant naturel, matériau de paillage, alimentation animale, compostage, etc., elle peut être transformée en quelque chose de précieux.

  • Au compost : L’herbe coupée fait partie des matières vertes à mettre au compost. Elle est riche en eau et en azote et va donc faciliter la décomposition des matières brunes carbonées (branches, feuilles).
  • En paillis : Un paillis composé d’herbe coupée va protéger le sol et les racines de la chaleur, de la sécheresse et des changements brusques de température, limiter le développement d’adventices et contribuer à nourrir le sol en se décomposant. Il est par contre conseillé de laisser l’herbe sécher avant de la mettre au pied de vos plantes et de n’en faire qu’une couche fine, à renouveler.
  • Fertilisant naturel : L'herbe tondue peut être utilisée comme un fertilisant naturel pour votre potager. Laissez-la sécher au soleil pendant quelques jours, puis éparpillez-la sur vos plates-bandes ou autour de vos plantes. Cette herbe qui se décompose rapidement va libérer des nutriments essentiels pour le sol.
  • Alimentation animale : Si vous avez des animaux domestiques ou des animaux d’élevage, vous pouvez utiliser l’herbe tondue comme alimentation supplémentaire pour eux. Les lapins, les cochons d’Inde et les poules apprécient particulièrement l’herbe.
  • À la déchetterie : Si vous ne pouvez pas la réutiliser, l’herbe coupée peut être déposée au bac de compostage local ou à la déchetterie. Cela représente du travail supplémentaire et consomme du carburant, mais c’est très utile pour une surface importante à tondre et donc un gros volume d’herbe.

Infographie sur les différentes utilisations de l'herbe coupée

Le recyclage de l’herbe tondue est une pratique écologique. Il contribue à la réduction des déchets verts envoyés à la décharge (l’herbe tondue représente une grande partie des déchets du jardinage), à l’enrichissement du sol (les nutriments que contient l’herbe tondue sont essentiels à la croissance des plantes), et à la réduction des gaz à effet de serre (une fois que l’herbe tondue est envoyée à la décharge, elle se décompose et produit du méthane). De plus, l’herbe tondue favorise la biodiversité. Son utilisation crée un environnement favorable aux organismes bénéfiques du sol. Les vers de terre par exemple et les micro-organismes en bénéficient grandement.

Quelques considérations complémentaires

Les tiques et les herbes hautes

L’un des désavantages souvent rappelé en cas d'herbe haute est le risque d’avoir des tiques. En effet, les tiques, de très petits insectes, vivent sur des mammifères tels que les hérissons, les blaireaux et les renards, puis tombent dans les herbes hautes et la végétation, où nous pouvons les attraper et être infectés. Les tiques sont de plus en plus présentes dans les jardins. Cependant, la beauté est subjective et l'argument du "beau" ne vaut pas grand-chose comparé aux enjeux écologiques et à l’effondrement de la biodiversité que nous devons collectivement arrêter.

Les exceptions à la non-tonte

Il peut y avoir des exceptions où l’on vous demandera de tondre votre pelouse, notamment pour des mesures de sécurité. C’est le cas dans certaines villes du sud de la France notamment où des maires obligent à débroussailler pour limiter les risques d’incendie. Il y a également des cas où certaines zones sont régulièrement coupées afin de maintenir des lignes de visibilité claires et des zones de dépassement sûres, ce qui est particulièrement important aux carrefours et dans les virages serrés où la visibilité est réduite. En revanche, toutes les décisions politiques se discutent.

L'entretien de l'équipement

Comme pour toutes les tâches de jardinage, la qualité des outils et leur adéquation sont primordiales. Utilisez une tondeuse à la puissance et à la largeur de coupe adaptées à votre surface. Pour une superficie inférieure à 500 m², optez pour une lame de 33 à 41 cm. De 500 m² à 1000 m², préférez une lame de 41 à 46 cm. De 1000 m² à 2500 m², privilégiez une lame de 48 à 55 cm. Quant aux surfaces supérieures à 2500 m², elles se tondent avec des lames de 66 cm minimum. En hiver, profitez de cette saison pour nettoyer et réviser votre équipement afin de pouvoir tondre votre pelouse efficacement après l’hiver.

Les règles de bon voisinage

Quand tondre votre pelouse ? Il est préférable de vérifier auprès de votre mairie car certaines communes adoptent des conditions particulières. En règle générale, il est interdit de tondre sa pelouse les jours fériés, le dimanche après-midi voire toute la journée, et à des horaires indus, généralement avant 8h, après 20h ainsi qu’à l’heure du déjeuner.

Des solutions plus radicales : la pelouse synthétique

Plus radical : installez de la pelouse synthétique. La pelouse synthétique reste l’ultime solution pour ne plus tondre et elle a été largement plébiscitée dans les installations modernes. Elle est désormais moins populaire et réservée aux petits jardins, balcons et terrasses. De fait, le gazon synthétique est assez cher, pas du tout écologique, a tendance à chauffer en plein soleil et finit par se décomposer. Résultat : le jardin est impeccable après la pose, mais pour combien de temps ?

Au-delà de la pelouse : soutenir la vie dans le jardin

Pour aider son jardin encore plus et favoriser la biodiversité, d'autres gestes peuvent être mis en place.

Préserver ou installer des haies

Véritables sanctuaires pour la vie du jardin, les haies constituées de buissons et d’arbustes permettent aux oiseaux de poser leurs nids dans un calme nécessaire. Ces barrières naturelles sont également très utiles en cas de vents forts et limitent les inondations.

Les mares et autres plans d’eau

Avec le réchauffement climatique, nombreuses sont les zones d’eaux calmes à avoir disparu. Elles sont pourtant vitales pour les amphibiens, insectes et oiseaux de nos régions. Accompagnées de plantes filtrantes, ces zones aquatiques sont des atouts majeurs pour la biodiversité, et se passent parfois d’entretiens trop lourds.

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