Si bien préparer son sol, espacer suffisamment ses plantes, trouver le bon emplacement ou savoir gérer son eau sont autant d’étapes qui vous aideront à améliorer le rendement de vos cultures, il existe également une autre astuce essentielle pour booster vos récoltes : les plantes compagnes. En effet, planter certains légumes, fruits ou végétaux côte à côte s’avère être un excellent moyen de créer des synergies particulièrement bénéfiques pour améliorer la productivité de votre potager. Le compagnonnage végétal est une approche ingénieuse qui favorise la biodiversité, la santé du sol et la productivité dans le jardin. En utilisant les synergies naturelles entre différentes plantes, il est possible de créer des écosystèmes de jardinage diversifiés. Les rendements seront maximisés, et cela permet de réduire la dépendance aux pesticides et aux engrais chimiques.

Qu'est-ce qu'une plante compagne et l'allélopathie ?
Aussi appelées cultures associées, les plantes compagnes sont des végétaux dont l’association - soit le fait d’être plantés côte à côte - est bénéfique l’un pour l’autre. En botanique, et plus prosaïquement en jardinage, une plante compagne se définit comme une plante qui exerce une forme d’influence sur une autre, négative ou positive. En gros, une plante compagne peut avoir un impact favorable ou défavorable sur celle(s) qui pousse(nt) à proximité. Pour faire plus sérieux et plus scientifique, une plante compagne est une plante allélopathique, ce qui signifie qu’elle produit des substances biochimiques qui ont des répercussions et influencent les plantes (ou la faune) alentours. En bien ou en mal ! L’allélopathie désigne la libération de composés organiques par différents organes végétaux qui inhibent ou stimulent la croissance des plantes qui poussent aux alentours. D’autres auraient la capacité de faire fuir certains insectes ou mammifères.
Bien avant que la permaculture ait vu le jour, certains jardiniers prônaient déjà un jardinage naturel, biologique. C’est le cas de Louise Riotte, auteure et artiste, et surtout jardinière expérimentée. Dans quelques-uns de ses ouvrages, datés des années 1970 et plusieurs fois réédités, parmi lesquels « Carrots love Tomatoes », elle explique avec précision cette notion de compagnonnage des plantes. Dans cet ouvrage, l’auteure dévoile les secrets du bon voisinage des plantes dans votre jardin. Ce qui implique que certaines plantes potagères seraient bonnes amies, et d’autres des ennemies. Certaines plantes se plairaient en compagnie d’autres, alors que d’autres ne pourraient pas s’encadrer (ou se voir en peinture). Un peu comme les hommes en fait ! Plus sérieusement, cette théorie potagère s’appuie sur la notion d’allélopathie.
Les multiples bénéfices du compagnonnage végétal
Le compagnonnage de deux espèces dites compatibles permettra, selon les combinaisons, de :
- Booster la croissance des végétaux : Certaines associations stimulent le développement mutuel des plantes.
- Éloigner certains ravageurs : L'odeur de certaines plantes repousse les insectes nuisibles. Les oignons éloignent la mouche de la carotte, le basilic protège les tomates des pucerons, les aromates perturbent de nombreux ravageurs.
- Gagner de la place : Les plantes à croissance rapide (radis, salades) se récoltent avant que les plantes plus lentes (tomates, courgettes) n'occupent toute la place. Les légumes à racines profondes cohabitent bien avec ceux à racines superficielles.
- Attirer des insectes auxiliaires : Certaines fleurs et aromates attirent les pollinisateurs et les prédateurs naturels des nuisibles.
- Réduire le désherbage : Certaines plantes couvrent le sol, empêchant les mauvaises herbes de pousser.
- Améliorer la structure du sol : Certaines plantes enrichissent le sol en nutriments.
- Protéger des maladies : Certaines associations pourraient renforcer la résistance des plantes aux maladies.
- Faire de l'ombre aux autres : Des plantes hautes peuvent protéger les cultures sensibles au soleil ardent.
Notez qu’en plus des associations de plantes, certains facteurs tels que la fertilité de la terre, l’exposition ou encore vos pratiques de jardinage influenceront aussi les différentes interactions. Le compagnonnage s’inscrit donc dans une démarche plus générale d’optimisation et d’entretien du jardin. Le “compagnonnage” - ou “association” - des plantes fait partie du jardinage bio. Ce livre invite donc à mélanger légumes, fleurs, aromatiques, arbustes…, à exploiter les principales associations de cultures : carotte et poireau, maïs, haricot et potiron, laitue et choux, par exemple. Il propose un répertoire de près de 300 plantes, pour lesquelles il indique les interactions favorables ou défavorables.
Tout sur les cultures associées. L'art de bien mélanger vos légumes
Les meilleures associations pour un potager florissant
S’il existe une infinité d’associations de végétaux avantageuses pour votre potager, certaines sont particulièrement répandues. En effet, parmi les légumes, on peut notamment citer :
- La carotte associée aux poireaux ou aux oignons : Cette combinaison permet d'éloigner les nuisibles comme la mouche ou la teigne. Semer avec des radis puis entourer de salades ou poireaux, en évitant la menthe, la betterave et le persil.
- Le chou associé à la bourrache : Cette association est efficace pour éloigner la piéride.
- L’aubergine ou la pomme de terre associées au lin : Ces duos aident à repousser les doryphores. Les petits pois repoussent aussi les doryphores des pommes de terre. Garder 50 cm d’écart entre les rangs de pommes de terre et les pois.
- Les tomates : Alliées avec laitues, poireaux, carottes, mais à éloigner du chou rouge et du fenouil. Les tomates sont souvent associées à d’autres plantes pour maximiser leur rendement. Elles peuvent apporter de l’ombre aux légumes de l’étage inférieur comme les laitues et les carottes. Vous pouvez associer les tomates avec du basilic pour améliorer leurs saveurs tout en éloignant les ravageurs. Elles peuvent aider à la germination du persil. Les tomates, les courgettes, les pommes de terre, etc.
- Les radis : Peuvent être plantés entre les rangées de carottes pour leur permettre de pousser rapidement. Ils marquent l’emplacement des carottes qui prennent plus de temps à germer. Le même effet peut être produit avec les courgettes, en plus ils aident à éloigner certains insectes nuisibles. Les radis peuvent aussi être associés aux salades. Les radis repoussent les pucerons qui peuvent endommager les concombres.
- Les épinards : Peuvent être plantés entre les rangées de fraises pour utiliser de manière optimale votre espace. Les épinards fournissent de l’ombre aux fraises, réduisant la perte d’humidité et empêchant les mauvaises herbes de pousser. Associer de l’ail peut dissuader les prédateurs et aider à prévenir les maladies fongiques qui affectent les fraises.
- Les courgettes : Peuvent être associées aux haricots, au maïs et aux radis. La bourrache, souvent étiquetée comme « mauvaise herbe », est en réalité une alliée précieuse pour vos courgettes. Elle repousse limaces et vers, tout en vivant en harmonie avec de nombreuses plantes du potager. Ce duo bourrache-courgette est un exemple parfait de l’association bénéfique, où chaque plante apporte ses propres forces pour protéger et enrichir l’autre.
- Les haricots : Planter des haricots près des concombres permet aux haricots de grimper sur les tuteurs fournis par les concombres. Une bonne association de plantes en permaculture.
Du côté des plantes aromatiques, des herbes comme la lavande, le romarin ou la sauge, combinées à vos rangées de légumes, pourront agir efficacement contre les insectes ravageurs. Le basilic et le persil s’associeront, quant à eux, parfaitement avec la tomate dont ils stimuleront la croissance. Le basilic dégage un parfum qui, en cuisine, ravit nos papilles et, au jardin, éloigne les moustiques et les mouches nuisibles. Particulièrement efficace contre la mouche blanche, ennemie des plants de tomates, il se révèle un compagnon idéal pour ces dernières. Un duo basilic-tomate offre non seulement un spectacle olfactif, mais assure aussi une protection mutuelle.
Associée aux arbres fruitiers et aux petits fruits (pêcher, groseillier, cassissier, prunier, poirier…), la ciboulette s’avère efficace pour éloigner les insectes grimpants et protéger de la gale, de la tavelure ou encore des chancres.
La stratégie des Trois Sœurs : un héritage ancestral
Les associations de plantes en permaculture permettent de maximiser la croissance, de réduire les ravageurs et d’utiliser efficacement l’espace dans votre jardin. Vous souhaitez protéger votre potager des maladies et des insectes ? Vous voulez optimiser votre jardin ? Grâce aux associations de plantes en permaculture, comme les Trois Sœurs, vous allez booster la productivité de votre jardin potager. Elles permettent d’utiliser efficacement l’espace dans le temps en combinant des plantes à cycle court avec des plantes à cycle long. Elles favorisent également l’apport d’azote atmosphérique capté naturellement par les légumineuses pour le bénéfice d’autres légumes.
Cette association traditionnelle des Amérindiens combine le maïs, les haricots grimpants et les courges. Elles sont plantées ensemble dans le même espace, créant ainsi un écosystème de jardin diversifié. L'association des « trois sœurs » est un héritage aztèque, un trio formé par le maïs, le haricot et la courge. Dans cette guilde végétale, le maïs élève fièrement ses tiges, offrant un support au haricot grimpant. Ce dernier, en plus de sa nature volubile, enrichit le sol en azote, essentiel pour la santé du potager. Pendant ce temps, la courge étend ses larges feuilles, conservant ainsi la fraîcheur du sol. Cette association illustre une coopération exemplaire, où chaque plante contribue mutuellement à la prospérité de l’autre. Le maïs offre une structure verticale pour les haricots grimpants, qui, à leur tour, livrent de l’azote au maïs. Les courges couvrent le sol, réduisent les mauvaises herbes et maintiennent l’humidité.

La synergie nutritionnelle de cette association est notable : les trois sœurs fournissent une alimentation équilibrée. Le maïs est riche en amidon, les haricots en protéines, et les courges en vitamines. C’est une méthode d’association de cultures ingénieuse qui incarne les principes de la permaculture en créant un système de jardinage durable, diversifié et équilibré.
Le rôle des fleurs et herbes aromatiques dans la protection du potager
Les associations de fleurs avec des légumes contribuent à améliorer la santé du jardin et son aspect général. Elles permettent de réduire la présence des ravageurs en attirant des pollinisateurs. Dans le monde jardinier, on donne aux fleurs qui sont bonnes à associer avec les légumes le nom de “plantes compagnes”. Associer les fleurs aux légumes du potager un peu partout, c’est joli, ça se mange, et c’est bon pour la biodiversité. Certaines plantes sont comestibles, au moins en partie : fleurs, feuilles, graines ! Les fleurs attirent les insectes pollinisateurs - certaines plantes ont besoin de ces insectes pour donner des fruits - courgettes notamment, courges, etc. Pour finir, c’est bon pour la biodiversité ! Par exemple, des fleurs au potager - et en variétés différentes !
- Les roses trémières : Attirent les pucerons, éloignant ainsi ces nuisibles des légumes environnants.
- Les herbes aromatiques : Comme le romarin, la sauge et le thym peuvent être plantées entre les cultures de légumes.
- La menthe : Peut être utilisée pour éloigner les chenilles de chou.
- La lavande : Repousse les pucerons, les aleurodes et les mouches blanches.
- Les soucis : Sont réputés pour repousser les pucerons, les nématodes et d’autres insectes nuisibles des tomates. Ils sont attractifs pour les abeilles. Le souci fait fuir les insectes et s’accorde particulièrement bien avec les tomates, les haricots, les poireaux ou encore les pommes de terre. C’est une plante mellifère qui attire les abeilles et favorise la biodiversité. Il éloigne les punaises, les pucerons et les aleurodes tout en étant comestibles. Le souci repousse les insectes nuisibles aux carottes, choux et laitues.
- La bourrache : Chouette compagnon de la pomme de terre ! Cette plante possède une floraison bleue magnifique et dure toute la saison, elle se ressème aussi toute seule.
- Les capucines : Sur la salade, c’est facile ! Les jolies sont : simples à cultiver, de véritables aimants à pucerons, jolies et comestibles !
- Les cosmos : Poussent vite, améliorent la terre de votre jardin avec leurs racines : ils sont parfaits pour des terres tassées ou compactées.
- L’œillet d’Inde ou tagète : Éloignerait les pucerons, les aleurodes et les nématodes. Il éloignerait aussi les pucerons, les mouches blanches, le vers de l’asperge et du chou, les doryphores… Vous l’aurez compris : l’idée ici est de mettre par exemple des œillets d’inde près des tomates, ou des soucis près des choux, afin de profiter de leur « pouvoir ». Les œillets d’Inde, avec leurs fleurs éclatantes, sont bien plus que de simples ornements, ils forment un rempart contre les nuisibles, spécialement quand associés à la pomme de terre. En créant une barrière protectrice autour de votre potager, ces fleurs colorent votre jardin tout en sauvegardant la santé de vos récoltes.
Les plantes répulsives : un bouclier naturel
Certaines plantes, fleuries ou aromatiques, dégagent de fortes odeurs, agréables à nos narines, mais désagréables pour d’autres, en particulier les insectes. Ce sont des plantes dites répulsives qui, plantées un peu partout dans le potager, peuvent éloigner certains ravageurs ou insectes indésirables. Certes, ces dires sont forcément difficiles à vérifier… puisque, par définition, (si ça marche), vous ne verrez pas les insectes incriminés. Toujours est-il qu’il n’est jamais néfaste de planter des fleurs dans son potager.
Ainsi, par les plantes répulsives couramment évoquées, on peut citer :
- Le pétunia : Repousserait les punaises.
- La lavande et la sauge officinale : Ne sont pas aimées des fourmis.
- L’absinthe : Éloignerait les limaces. Elle repousse les acariens.
- L’armoise : Aurait une action répulsive sur les pucerons et les chenilles.
- La rue officinale : Tiendrait à bonne distance un grand nombre d’insectes dont les pucerons.
- Le lin à grandes fleurs : Détournerait les doryphores. Il repousse les doryphores.
- L'ail : L'ail, puissant en arômes, s’avère un protecteur redoutable pour vos carottes et betteraves. Il repousse une multitude d’insectes, faisant de lui un garde du potager à la fois simple à cultiver et robuste.

Attirer les insectes auxiliaires et pollinisateurs
Vous le savez certainement mais, au potager, certains insectes sont les bienvenus en tant qu’alliés, auxiliaires ou compagnons de lutte biologique. Parmi ces insectes amis, la coccinelle est, sous son apparence toute ronde et colorée, une sacrée tueuse de pucerons, tendance exterminatrice ! Les larves de syrphes et de chrysopes sont aussi assez efficaces en termes d’extermination de pucerons. L’idéal est donc de les attirer au jardin pour se prémunir contre les pucerons. Et pour les séduire, vous pouvez planter des plantes compagnes comme les centaurées, l’absinthe, la phacélie, la bourrache…ou laisser pousser une touffe d’ortie.
Pour avoir de belles courgettes ou courges, des fraises ou des framboises bien rouges, des fruits en nombre, les insectes sont essentiels. Et en particulier les abeilles domestiques ou solitaires, les bourdons, les papillons. C’est pourquoi planter des fleurs mellifères et nectarifères va attirer des insectes pollinisateurs qui vont butiner toutes les fleurs voisines, dont celles de vos plantes potagères ou arbres fruitiers. Et en la matière la liste est longue, tant chez les plantes fleuries que chez les plantes aromatiques : thym, romarin, sarriette, lavande, sauge, fenouil, géranium, rose trémière, cosmos, bourrache, coquelicot, trèfle… et j’en oublie !
Les plantes qui enrichissent le sol
Vous aimez les petits pois, les fèves, les pois chiches… ? Riches en protéines végétales, ces Fabacées (ex-légumineuses) sont aussi d’excellentes plantes compagnes. Les Fabacées ont en effet la capacité de fixer l’azote atmosphérique sur les nodosités de leurs racines et de le restituer au sol, et donc aux plantes. Les plantes qui suivent en profitent mais aussi celles qui sont plantées à proximité aussi. Certaines plantes, comme les légumineuses, sont capables de capturer l’azote de l’air et de l’enrichir dans le sol, favorisant ainsi la croissance des plantes voisines. C’est une forme de collaboration silencieuse, où chaque plante apporte son aide pour créer un environnement plus riche et plus équilibré.

Les plantes compagnes qui protègent des maladies
Là, on est dans l’aléatoire, dans le non-scientifique, dans le mythe peut-être… Le conditionnel s’impose. Certaines plantes compagnes auraient la capacité de protéger leurs voisines contre certaines maladies. Ainsi, l’œillet d’Inde (encore lui) empêcherait l’apparition de maladies cryptogamiques, le basilic préserverait la tomate du mildiou. Pourquoi pas… À vous d’essayer !
Les plantes compagnes qui font de l’ombre aux autres
En été, le soleil tape parfois fort au potager. Certaines années, la canicule règne, plongeant les légumes les plus craintifs dans une certaine détresse. Les légumes-feuilles, et en particulier les salades, peuvent vite souffrir de la chaleur. J’ai donc l’habitude de semer mes salades, et en particulier les laitues aux feuilles tendres, ou les radis à l’ombre des tomates. De même, les choux sont d’excellentes plantes compagnes pour apporter de l’ombre, tout comme les poirées, ou mieux encore les tournesols ou les haricots grimpants. Bien placés dans le jardin, ils peuvent être bénéfiques pour atténuer les rayons du soleil trop ardents.
Les plantes qui contrent les « mauvaises herbes »
Les fleurs occupent l’espace, entravant ainsi le développement des mauvaises herbes, de plus, leur parfum, à la fois subtil et puissant, attire certains insectes bénéfiques, tout en éloignant les ravageurs. J’ai lu sur un site de renom que l’œillet d’Inde serait capable de contrer la pousse des liserons et même du chiendent. Il aurait donc des vertus désherbantes. Tout comme la lavande. Là encore, je demande à voir… L’an prochain, dans mon potager, j’essaierai donc de disséminer ça et là de jolis plants de tagètes… Même si je n’aime guère les fleurs jaunes ou orange, ça vaut peut-être le coup d’essayer.
Quelles sont les combinaisons de plantes à éviter ?
Même si vous vous efforcez de mettre en place de bonnes conditions de culture, certaines associations de plantes pourraient fragiliser le sol et limiter le rendement de vos récoltes. Afin d’éviter toute contre-productivité, nous vous conseillons de maintenir une distance suffisante entre ces différentes variétés :
- Les légumineuses et les alliacées : Car ils se concurrencent.
- Les pommes de terre et les tomates, le concombre ou les poivrons : Puisqu’ils sont sensibles aux mêmes maladies. Une non-association est souvent évoquée : ne jamais planter à proximité les pommes de terre et les tomates. Cet exemple semble logique dans le sens où ces deux légumes appartenant à la même famille des Solanacées, pourraient partager leurs maladies et leurs parasites. Ainsi, les doryphores n’hésitent pas à s’attaquer aux tomates lorsqu’ils ont fait le tour du feuillage des pommes de terre.
- Les courges et les concombres : Pour éviter les croisements.
- Les petits fruits (groseilles, framboises, myrtilles…) et les trèfles : Afin d'empêcher la concurrence racinaire.
- L’ail : Attention l’ail ne fait pas bon ménage avec le chou ou les haricots.
- Les tomates et la betterave.
- La carotte et la pomme de terre.
- L’ail, l’oignon et l’échalote : Ne sont pas de bons voisinages avec les choux, les haricots, les fèves et les pois. En revanche avec la carotte pas de souci.
- L’aubergine, le piment et le poivron : Ne s’entendent guère, tout comme la tomate et le concombre.
- Chou et fraisier : Ne font pas bon ménage.
- Le noyer noir et le noyer cendré : Il est recommandé de cultiver en isolé le noyer noir et le noyer cendré.

Quelques conseils pour réussir votre compagnonnage
En fonction de la taille de votre potager, veillez à ne pas surcharger les associations. En effet, opter pour des compagnonnages simples optimisera l’ensemble de vos interventions (récolte, désherbage, etc.).
Aussi, cultiver plusieurs espèces dans un espace restreint nécessite plus de nutriments pour permettre à chaque végétal de bien se développer. Les tableaux ci-dessous sont le fruit de mes lectures, de publications scientifiques et de mes propres essais au potager et au verger. Gardez à l’esprit que chaque jardin a son propre équilibre : la fertilité du sol, l’exposition, la densité de plantation ou les pratiques d’arrosage peuvent influencer le résultat. N’hésitez pas à enregistrer cette page dans vos favoris et à la consulter de temps en temps.
Même si une association est réputée bénéfique, elle peut ne pas fonctionner dans votre jardin : cela dépend du sol, de l’exposition, de l’arrosage, de la densité de plantation ou encore de la rotation antérieure. Il est essentiel d’observer vos propres résultats et d’ajuster. Le bon moment pour planter les plantes compagnes dépend du cycle de culture : idéalement, les plantes compagnes sont installées simultanément ou peu après la culture principale, selon leur vitesse de croissance et leur rôle (support, couverture, répulsif). Cette mise en place planifiée maximise les bénéfices. L’utilisation de plantes compagnes n’est pas indispensable mais constitue une méthode efficace pour renforcer la résilience du potager (réduction des ravageurs, meilleure structure du sol, biodiversité). Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de jardinage bio, sans en être l’unique levier.
La technique s’adapte aussi aux petits espaces en choisissant des combinaisons adaptées, maximisant l’usage vertical ou intercalé des plantes et exploitant bien les interactions bénéfiques sans nécessiter de grandes surfaces.
Planification et observation
Pour le reste, je reconnais mes doutes. Et si au début de mon parcours de jardinier, j’ai testé ces associations, je suis aujourd’hui plus mitigé. D’autant que si vous voulez vraiment respecter ces préceptes à la lettre, l’association de plantes tourne vite au casse-tête en termes de planification et d’organisation du potager ! Prenons un exemple : les tomates et les pommes de terre ne font pas bon ménage ensemble, ou encore avec la betterave. En revanche, la carotte peut s’associer avec la tomate mais pas avec la pomme de terre. Et la tomate apprécie à ses côtés la présence du céleri, mais pas la pomme de terre… Je vous ai perdu(s) ? C’est normal. Moi-même, je ne sais plus où planter mes tomates, mes pommes de terre et mes choux ! Alors, j’ai décidé de respecter quelques règles simples et de laisser le reste au hasard, à l’improvisation, à l’envie… Je préfère ainsi me concentrer sur la rotation des cultures pour éviter le retour de certaines maladies ou ravageurs chaque année.
Observez vos cultures d’année en année, notez les résultats et ajustez. L’expérience reste votre meilleure alliée ! Les tableaux proposés ici vous donnent une base fiable issue de la littérature et d’expérimentations de terrain, mais ils ne remplacent pas vos propres observations. Choisissez des légumes de même saison qui s’entraident : protection mutuelle contre les ravageurs (push-pull), meilleure occupation de l’espace, ou meilleur rendement. Pour structurer efficacement ces choix dans le temps et intégrer rotations, planification saisonnière et organisation globale du jardin, une formation complète de potager bio permet d’acquérir une méthode progressive et cohérente.
Tout sur les cultures associées. L'art de bien mélanger vos légumes
Tableau des principales associations de plantes compagnes
Je vous livre tout de même un petit tableau des principales associations, en privilégiant les plantes aromatiques ou herbacées. À vous de voir…
| Plante | À associer avec | Pourquoi ? | À éviter |
|---|---|---|---|
| Absinthe | Tous les légumes | Elle repousse les acariens. | |
| Ail | Betterave, carotte, fraisier, pomme de terre, laitue, radis, tomate | Il éloigne les insectes par son odeur forte. | Chou, haricot, fève, pois, poireau |
| Aneth | Chou | Elle éloigne la piéride et la mouche du chou. | |
| Armoise | Légumes | Répulsive pour les insectes. | |
| Basilic | Chou, courge, haricot, tomate | Il éloigne les doryphores, la mouche du chou et les aleurodes. | |
| Consoude | Légumes | Elle apporte des minéraux au sol. | |
| Fougère | Chou | Elle éloigne la piéride du chou. | |
| Lin à grandes fleurs | Pomme de terre | Il repousse les doryphores. | |
| Mélisse | Légumes, Choux (en bordure) | Elle éloigne les acariens. Comme elle s’étoffe généreusement il est préférable de la cultiver en bordure. | |
| Menthe | Chou, radis | Elle éloigne les altises et la mouche du chou. | |
| Œillet d’Inde | Légumes | Il éloigne les insectes (pucerons, aleurodes, nématodes, mouches blanches, vers de l’asperge et du chou, doryphores). | |
| Romarin | Chou | Il repousse la mouche du chou. | |
| Sarriette | Légumes | Il éloigne les pucerons noirs et attire les abeilles. | |
| Sauge officinale | Carotte, chou, pomme de terre | Elle tient à distance la mouche de la carotte, la piéride et la mouche du chou, les doryphores et les fourmis. | |
| Valériane rouge | Légumes | Elle attire les vers de terre. | |
| Noyer | Noyer noir et le noyer cendré (à cultiver en isolé) |
Le compagnonnage, les plantes compagnes ou encore les cultures associées est une technique de jardinage basée sur l’observation des bonnes et mauvaises interactions des plantes entre-elles. Depuis des siècles, les jardiniers et paysans, associent les plantes amies entre-elles et évitent de cultiver les plantes qui ne s’entendent pas les unes à côté des autres.
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