Le miscanthus, également connu sous les noms de roseau de Chine, eulalie ou encore herbe à éléphants, est une graminée vivace originaire d'Afrique du Sud et d'Asie. Robuste et polyvalente, cette plante d’avenir, au jardin comme pour la production de bioénergies, offre des avantages significatifs tant sur le plan agronomique qu'écologique et économique. Elle s'adapte à une multitude d'environnements et d'usages, ce qui en fait un choix de plus en plus prisé par les agriculteurs, les particuliers et les industries. Facile à cultiver, rustique et résistante, cette herbe à éléphant se révèle une alliée de choix en permaculture, en raison de ses faibles besoins en eau et en fertilisation.

Implantation du Miscanthus : Les Clés d'une Réussite Durable
L’implantation du miscanthus est la partie la plus chronophage de la culture, mais elle est cruciale pour assurer le succès de la plantation sur le long terme. Une mise en place soignée fait toute la différence entre un plant qui végète et une touffe vigoureuse qui s'épanouit dès la première année. La durée de vie de la plantation est d’au moins 20 ans, le miscanthus étant récolté chaque année.
Quand planter le Miscanthus ?
Le miscanthus est planté préférentiellement au printemps, de mars à juin. Cette période est idéale, surtout dans les régions aux hivers rigoureux, car la terre se réchauffe progressivement et les risques de gel s'éloignent. Le miscanthus met du temps à sortir de terre et la pousse est assez hétérogène, il ne faut pas s’inquiéter. Les plants en godets, souvent cultivés sous serre, peuvent être installés dès le mois de mars si la terre n'est plus gelée. Il est recommandé d'attendre que les températures nocturnes dépassent régulièrement les 5°C pour une reprise optimale. La plantation s’effectue au début du printemps, à partir de fin avril jusqu'à début juin selon les zones, lorsque le risque de gelées est écarté.
La plantation à l'automne, de septembre à novembre, offre également d'excellentes conditions. Le sol, encore chaud de l'été, favorise l'enracinement tandis que les pluies automnales assurent un arrosage naturel. Toutefois, il est conseillé d'éviter de planter après la mi-novembre dans les régions froides, car le miscanthus a besoin de quelques semaines pour s'ancrer avant les gelées. La culture estivale reste envisageable pour les plants en conteneurs, à condition de maintenir un arrosage régulier et copieux durant les premières semaines, surtout en période de canicule.
Préparation du Sol : Une Étape Fondamentale
La préparation du sol est une étape clé. Une mauvaise texture ou une profondeur de travail non adaptée pourrait réduire considérablement le taux et la qualité de reprise des rhizomes de miscanthus. La culture de miscanthus exige une texture fine, semblable à une préparation pour pommes de terre ou semis de blé, sur une profondeur de 15-20 cm. Le miscanthus n’aime pas les sols hydromorphes, c'est pourquoi un bon drainage est crucial. Le miscanthus supporte les sols frais, voire humides en période de croissance, mais redoute l'eau stagnante en hiver qui provoque la pourriture des racines. En sol lourd, un apport de sable grossier ou de gravier au fond du trou améliore l'évacuation de l'eau. Pour augmenter la macro-porosité du sol et permettre le développement racinaire, l'utilisation d'un rotovator ou d'une herse rotative est souvent nécessaire.
Il est important de planter le miscanthus sur un terrain propre, exempt de résidus et avec une gestion préalable des graminées vivaces telles que le chiendent ou l'agrostide. Pour les plantations en jardin, éliminez toutes les mauvaises herbes sur un rayon de 50 cm autour du futur emplacement et arrachez notamment les racines de chiendent, liseron ou autres vivaces indésirables qui concurrenceraient le jeune plant. Creusez un trou de 30 à 40 cm de diamètre et de profondeur, soit environ deux fois le volume de la motte. Ce volume ameubli permet aux racines de coloniser facilement le sol environnant. Enrichissez la terre extraite avec une bonne quantité de matière organique, comme 10 litres de compost bien décomposé ou du terreau enrichi, favorisant ainsi l'activité biologique du sol et fournissant les nutriments nécessaires au démarrage.
Méthodes d'Implantation : Rhizomes ou Plants en Motte
Le miscanthus peut être implanté de deux façons : avec les rhizomes ou avec les plants en motte.

Pour les rhizomes, les critères à prendre en compte sont la taille et le poids, mais aussi la vitalité, notamment à travers la présence de plusieurs yeux par rhizome, la fraîcheur et la qualité de conservation entre l’arrachage et la replantation. La plantation mécanisée des rhizomes de miscanthus nécessite un équipement adapté, comme une planteuse spécifique ou une planteuse manuelle de légumes utilisée pour les pommes de terre. Les rhizomes doivent être plantés à une profondeur de 5 à 8 cm. L’implantation se fait souvent à la main, avec un opérateur sur une machine qui place les rhizomes sur un tapis, à raison de 20 000 rhizomes/ha disposés avec un écart de 50 cm entre les pieds et 1 m entre chaque rang. Il faut compter environ 3 200 €/ha pour l’implantation, incluant l’achat des rhizomes, la location de la planteuse et le travail du sol.
Lors de l'installation des plants en motte, faites tremper la motte dans un seau d'eau pendant 10 à 15 minutes avant la mise en terre pour réhydrater complètement le substrat et faciliter la reprise. Placez le plant au centre du trou en veillant à ce que le dessus de la motte se situe légèrement sous le niveau du sol (environ 1 à 2 cm). Comblez avec le mélange de terre et de compost, puis tassez fermement pour éliminer les poches d'air. Aménagez un léger bourrelet de terre autour du plant pour former une cuvette d'arrosage et arrosez copieusement (10 à 15 litres d'eau) immédiatement après la plantation.
Espacement et Densité de Plantation
La densité de plantation variera de 18 000 à 20 000 rhizomes/ha, selon les conditions de sol et de climat. L'espacement entre les miscanthus dépend de l'effet recherché et de la variété plantée.
Pour une haie de miscanthus, espacez les plants de 50 à 60 cm pour obtenir un écran dense en deux à trois ans. Cet espacement serré convient aux variétés vigoureuses comme le Miscanthus 'Malepartus' ou le Miscanthus 'Gracillimus'. Pour une haie plus aérée ou si vous préférez patienter, vous pouvez augmenter l'écartement jusqu'à 80 cm.
En massif, respectez un espacement de 80 cm à 1 m entre chaque pied. Cela permet à chaque touffe de prendre sa place pleinement tout en créant un ensemble harmonieux. Pour un sujet isolé, le miscanthus mérite un espace dégagé de 1,5 à 2 m autour de lui pour que sa silhouette soit pleinement appréciée. Choisissez une variété à fort développement ou aux inflorescences spectaculaires.
Erreurs à Éviter lors de la Plantation
Il est important de ne pas planter trop profond, le collet devant rester au niveau du sol, jamais enterré. Négliger l'arrosage initial compromet la reprise de la plante. Évitez les sols trop humides, car le miscanthus redoute l'eau stagnante, surtout en hiver. Sous-estimer l'encombrement futur de la plante peut conduire à des problèmes d'espace, il est donc crucial d'anticiper la taille adulte de la variété choisie. Enfin, planter à l'ombre dense entraînera une absence de floraison et l'étiolement de la touffe.
Entretien du Miscanthus : Simplicité et Autonomie
L'entretien du miscanthus est réduit à sa plus simple expression, ce qui constitue son principal avantage agronomique. Une fois bien établi, le miscanthus devient remarquablement sobre.
Gestion des Adventices : Un Défi Initial
Du fait d’un démarrage tardif, le miscanthus subit une forte concurrence des adventices l’année de son implantation et parfois l’année suivante. Ces deux premières années sont cruciales et déterminent la réussite du miscanthus pour les 20 ans à venir. L’entretien est en revanche primordial car la concurrence est très importante.
Plusieurs stratégies peuvent être mises en œuvre pour gérer les adventices. En agriculture biologique, il faudra user de plusieurs passages : des faux-semis avant l’implantation (travail du sol en surface sans ensemencement pour stimuler la germination des graines indésirables), un passage de herse étrille tous les 10 à 15 jours jusqu’à 2,5 mois environ, puis 2 à 3 passages de bineuse quand les rangs seront formés et jusqu’à 4 mois. Le passage à l’aveugle avec la herse étrille, dents réglées en position de faible agressivité (1 à 3 cm de profondeur), doit être effectué suffisamment tôt pour ne pas atteindre le germe du miscanthus, qui est très fragile.
Depuis juin 2009, le Ministère de l’Agriculture a homologué l’utilisation de plusieurs matières actives sur cette culture, et des essais sont en cours pour établir des préconisations de désherbage adaptées. Le désherbage mécanique constitue aussi une solution envisageable, et des essais l’ont déjà démontré et vont être poursuivis. Par la suite, aucun désherbage systématique n’est nécessaire : la couverture végétale de la culture et la formation d’un mulch au sol (chute des feuilles à l’automne) empêchent en grande partie la prolifération des adventices. Une fois l’hiver passé, le paillis naturel au pied de la vivace lui évitera d’être envahi par les adventices.
Fertilisation : Des Besoins Limités
Lorsque la plante est récoltée en sec, les feuilles sont tombées au sol et seules les tiges sont récoltées, limitant les exportations de nutriments. En effet, lors de la phase de sénescence à l’automne, une partie des éléments nutritifs ont migré vers les rhizomes pour en reconstituer les réserves. La réponse de la culture à l’azote est généralement faible. Dès lors, cette culture ne nécessite aucune fertilisation récurrente dans les sols bien pourvus et qui ont un potentiel élevé de minéralisation. La fertilisation s’envisage comme une fertilisation d’entretien visant à ne pas appauvrir les sols au fil des années.
Bien que le miscanthus soit une culture autonome qui ne nécessite pas d’apport de fond, un apport d’effluents tous les 3 à 4 ans après la récolte est conseillé, car elle exporte quand même de la potasse et du phosphore. Pour le phosphore et la potasse, il est recommandé de réaliser des analyses de contrôle après 5 à 10 ans. Un apport de compost au printemps stimule la croissance de cette espèce.
Maladies et Ravageurs : Une Culture Robuste
À l’heure actuelle, aucune maladie n’a été identifiée sur la culture, cependant avec le développement des surfaces en cours, la prudence et la vigilance s’imposent. Pour ce qui est des ravageurs, à l’exception du taupin dont les attaques sont destructrices, à ce jour aucun prédateur de la plante n’a été identifié. Les taupins peuvent causer des dégâts importants, en particulier dans les parcelles à risques de type ancienne prairie ou jachère. Pour prévenir ces dommages, il est recommandé de semer une culture annuelle entre les deux afin de rompre le cycle des taupins. Les lapins peuvent aussi causer des dégâts pendant les premiers mois s’ils sont nombreux.
Le miscanthus est un végétal coriace et vigoureux, qui est peu sensible aux agressions des parasites ou des maladies. Les jardiniers échaudés par les années à mildiou ou les invasions de pucerons seront comblés par le miscanthus : rien ne le menace !
Arrosage : La Sobriété après Établissement
Durant les 4 à 6 premières semaines après la plantation, arrosez deux à trois fois par semaine en l'absence de pluie, en apportant 5 à 10 litres d'eau à chaque arrosage pour humidifier le sol en profondeur. Un arrosage superficiel encourage les racines à rester en surface, les rendant vulnérables à la sécheresse. La première année, surveillez le feuillage ; des feuilles qui s'enroulent ou jaunissent prématurément signalent un stress hydrique. Un paillage de 5 à 10 cm d'épaisseur (paille, broyat, écorces) réduit l'évaporation et espace les arrosages. À partir de la deuxième année, une fois bien enraciné, le miscanthus devient remarquablement sobre avec un faible besoin en eau. Un arrosage d'appoint en cas de canicule prolongée suffit amplement.
Taille Annuelle
La seule intervention indispensable reste la taille annuelle des cannes en fin d'hiver, avant le redémarrage de la végétation. Il vous faudra enlever les chaumes desséchés et tailler à ras la touffe en hiver.
Récolte du Miscanthus : Adaptée aux Usages
Le miscanthus peut être récolté soit à l’automne (récolte en vert), soit à la fin de l’hiver (récolte en sec). Les usages actuellement faits du miscanthus conduisent à le récolter en sec, en sortie d’hiver, en février et mars en fonction des conditions climatiques.
Récolte en Sec
La récolte en sec est privilégiée car elle limite les exportations de nutriments et offre un taux de matière sèche élevé, facilitant la conservation et le stockage. Seules les tiges du miscanthus sont alors récoltées, dès que leur taux de matière sèche dépasse 80 %. Dans certaines conditions climatiques, ce taux de matière sèche peut n’être atteint qu’au printemps. Le miscanthus atteint ses rendements optimums en 5e année (11 t MS/ha de moyenne) et persistera jusqu’à 20-25 ans.
La récolte s’effectue avec du matériel agricole conventionnel, comme une ensileuse équipée d’un bec maïs Kemper ou une combinaison de fauchage et pressage avec une presse à haute densité. La taille des brins doit être adaptée au conditionnement. Il n’est pas nécessaire de sécher le miscanthus et il peut être stocké en bottes ou en vrac, sous un hangar ou en silo bâché.
Récolte du miscanthus en un seul passage
Récolte de la Première Année
On effectue un broyage la première année (plutôt en février) pour faire un mulch au sol et on pourra compter sur une première récolte (partielle) l’année d’après.
Usages et Débouchés du Miscanthus : Une Plante aux Multiples Facettes
Le miscanthus giganteus est une culture intéressante pour les agriculteurs à la recherche de diversification, offrant une multitude d'atouts écologiques, agronomiques et économiques.

Écologie et Agronomie
Le miscanthus présente de nombreux intérêts en zones touchées par l'érosion ou avec des enjeux de qualité de l'eau. Il ramène de la biodiversité et des auxiliaires de culture, stocke du carbone, et c'est une culture qui se conduit tout à fait en agriculture biologique. Il représente une biomasse très importante et est cultivé pour une production de chaleur écologique, car il a des besoins en eau et en fertilisation limités. Sa capacité à former un paillis naturel (mulch) au sol augmente le taux de matière organique du sol (environ 0,1 à 0,3% par an), et donc sa fertilité. Favorable à la faune au jardin, l’eulalie s’impose comme un bon refuge pour les oiseaux et insectes qui vont s’y cacher.
Usages Économiques et Industriels
En grandes cultures, la rentabilité du miscanthus est estimée entre 5 et 7 ans. C’est un placement d’argent et c’est d’autant plus intéressant quand les cours de l’énergie montent.
Chauffage et Bioénergie : Le miscanthus est un excellent combustible, avec un pouvoir calorifique intéressant. Il peut être utilisé pour alimenter des chaudières biomasse, offrant une alternative économique et renouvelable aux énergies fossiles. Par exemple, un agriculteur a investi 30 000 € dans sa chaudière biomasse alimentée par le miscanthus qu'il produit. Il utilise principalement cette culture pour le chauffage de 150 m² et l'eau chaude, consommant environ 50 ares/an. Il estime que 3 tonnes de miscanthus équivalent à 1 000 litres de fioul, ce qui le rend très économique. Cet investissement peut être rentabilisé en moins de 10 ans par rapport à une chaudière au fioul, un intérêt à étudier pour les polyculteurs ayant des bâtiments à chauffer, comme les éleveurs de volailles ou de porcs. C'est l'occasion de partir sur des ressources renouvelables.
Litière Animale : Le miscanthus est très absorbant et peut remplacer la paille pour les litières animales, notamment pour les bovins ou les chevaux. Certains éleveurs utilisent le miscanthus en litière pour leurs vaches en logettes, le remplaçant sur les tapis avec succès.
Paillage Horticole et Agricole : Grâce à ses propriétés isolantes, le miscanthus se révèle parfait pour les paillis. Son utilisation est triple : il offre une protection antifroid et antigel efficace, barre la route aux mauvaises herbes et limite le recours aux arrosages. Il nourrit également le sol lorsqu'il est décomposé. Le paillis de miscanthus est également très décoratif avec sa couleur naturelle. Certains producteurs pratiquent l'échange vrac/sacs avec des entreprises comme Novabiom et revendent leur miscanthus ensaché en direct aux particuliers pour le paillage horticole. Dans un jardin en permaculture, la récolte annuelle et la culture du miscanthus s'intègrent parfaitement à une démarche technique et durable.
Biomatériaux et Construction : L'herbe à éléphants suscite aussi un fort engouement pour ses utilisations industrielles dans le bâtiment en tant qu’isolant.
Horticulture et Jardin d'Agrément : Ornemental et bien plus que cela ! Le miscanthus, graminée vivace, est une plante d’avenir, au jardin comme pour la production de bioénergies. Esthétiquement, le miscanthus ressemble à la canne à sucre, par ses longues feuilles fines et arquées et son port dressé, légèrement retombant. Selon les variétés, sa hauteur peut atteindre 4 mètres. Il peut être installé en massif de vivaces ou isolé dans un coin de jardin, en haie brise-vent où il poussera rapidement, sur une berge ou un bord d’étang. Très décorative en toute saison, cette graminée de grande taille est particulièrement appréciable en hiver, grâce à ses inflorescences.

Variétés de Miscanthus : Un Choix Diversifié
Le genre Miscanthus comprend une vingtaine d'espèces, déclinées en de multiples variétés, offrant une grande diversité de tailles, de couleurs de feuillage et de formes.
Miscanthus sinensis (Roseau de Chine ou Eulalie)
C’est l’espèce de miscanthus que l’on rencontre le plus dans nos jardins. Si vous cherchez la variété de roseau de Chine idéale pour votre jardin, piochez dans le genre sinensis, aux cultivars très variés.
- Miscanthus sinensis ‘Kleine Silberspinne’ : De taille moyenne, environ 1m20.
- Miscanthus sinensis ‘Zebrinus’ : Affiche un feuillage zébré de bandes horizontales claires. Les feuilles sont plus larges et il est un peu plus haut, dans les 1m50. Ses tiges panachées sont très graphiques.
- Miscanthus sinensis ‘Gracillimus’ : Il passe du vert au bronze dans la saison, mesurant environ 1,80 m.
- Miscanthus sinensis ‘Strictus’ : Mesure plus de 2 m.
- Miscanthus sinensis ‘Nippon’ : De taille moyenne, il montre un feuillage très fin, qui devient rouge orangé en automne.
- Miscanthus sinensis ‘Little Miss’ : Cette graminée ne dépasse pas les 70 cm de haut, pratique en pot.
- Miscanthus ‘Morning Light’ : Apprécie une protection contre le soleil brûlant de midi pour son feuillage panaché.
Miscanthus floridulus
Cette espèce est de haute taille, pouvant atteindre plus de 2 m 50 à maturité. Ses tiges rigides et vigoureuses portent de grandes feuilles rayées et des épis plumeux et dressés en leur extrémité.
Miscanthus x giganteus (Herbe à Éléphant)
Le plus impressionnant, entre 2 et 4 m de hauteur, voire 5 mètres. Ses feuilles sont larges et vert foncé, ses épillets rose pâle puis argentés apparaissent en tout début d’automne. Si vous préférez les grands formats, passez au bien nommé Miscanthus giganteus.
Association avec d'Autres Plantes
Les miscanthus de grande taille peuvent se suffire à eux-mêmes en sujet isolé au jardin. Mais ceux de taille moyenne se marient avec les vivaces de fin d’été et de début d’automne (anémone, solidago, aster…). L’occasion de composer des tableaux aux coloris changeants, tant les teintes des chaumes évoluent à cette saison. Enfin, pensez au roseau de Chine comme haie légère au jardin. Certaines variétés naines (comme ‘Dwarf’), sont particulièrement indiquées pour une culture en pot. Un rempotage tous les 3 à 4 ans dans un contenant légèrement plus grand maintient la vigueur de cette herbe vivace.
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