Comment planter ses tuteurs : Guide complet pour un soutien optimal

Le tuteurage est une pratique horticole essentielle qui assure la stabilité et la croissance harmonieuse de nombreuses plantes. Selon la nature de la plante, son âge, sa silhouette, sa résistance et les aléas climatiques auxquels elle pourra être exposée, il peut s'avérer indispensable. Il est alors nécessaire de choisir le bon support et la bonne méthode pour l'installer et le faire évoluer, s'adaptant aux besoins spécifiques de chaque végétal et à son environnement.

Illustration d'une main attachant une jeune pousse à un tuteur

Les éléments clés d'un tuteurage efficace

Pour assurer l'efficacité de votre tuteurage, plusieurs aspects doivent être pris en compte lors de l'installation du support :

  • Solidité : Le tuteur doit être adapté à la vigueur et au poids de la plante tuteurée. Sa robustesse est primordiale pour soutenir efficacement le végétal.
  • Résistance aux intempéries : Le support doit pouvoir résister aux aléas climatiques tels que les vents violents et les averses soutenues.
  • Forme adaptée : La forme du tuteur doit permettre une adaptation à la nature de la plante, à sa silhouette et à sa manière de se développer.
  • Esthétisme : Le tuteur doit s'intégrer harmonieusement dans l'aménagement paysager sans en dénaturer l'aspect.

Choisir les attaches adéquates

Le choix des attaches est une composante essentielle du dispositif de tuteurage et de son efficacité. Elles répondent également à des contraintes et des besoins particuliers. Vous aurez globalement le choix entre plusieurs options :

  • Attaches en fibres naturelles : Les ficelles et cordelettes en jute ou sisal sont biodégradables et doivent être renouvelées souvent d'une année à l'autre. Des options un peu plus durables comme le raphia sont également disponibles.
  • Ficelles synthétiques : Plus durables mais moins écologiques, elles offrent une bonne résistance.
  • Fils en acier gainé ou plastifié : Réutilisables, ils sont à la fois souples et solides, idéaux pour un maintien durable.
  • Attaches souples et réglables : Ces attaches évolueront avec la plante sans jamais la blesser, ce qui est également le cas des ligatures en caoutchouc extensibles.
  • Anneaux en plastique : Ils maintiennent le tuteur et la tige en parallèle, offrant un soutien discret.
  • Clips pour tuteur ou treillage : Ces clips se déplacent facilement au fil des besoins, permettant un ajustement rapide et efficace.

Fort de ces quelques éléments de base, voyons à présent quel système choisir et comment mettre un tuteur en fonction de la plante choisie.

Attachez une plante grimpante avec ce lien pour tuteur souple et flexible sans l'abîmer !

Tuteurage des plantes grimpantes

Les plantes grimpantes présentent plusieurs modes d'accroche, ce qui offre diverses possibilités en matière de tuteurage.

Plantes grimpantes autonomes

Certaines plantes grimpantes, généralement plutôt légères, sont dotées de tiges volubiles qui s'enroulent seules autour de leur support, comme la passiflore et son incroyable floraison. Elles peuvent ainsi s'accrocher sans mal à la plupart des types de tuteurs sans avoir besoin de système d'attache.

D'autres, comme la vigne vierge, disposent de ventouses qui adhèrent à n'importe quel support, y compris les surfaces lisses, sans jamais les altérer. Le lierre, quant à lui, s'attache solidement à son hôte via des crampons - des racines aériennes en fait - sur la plupart des surfaces, à l'exception des supports lisses. Ces deux végétaux sont parfaits pour habiller rapidement un support disgracieux et de grandes surfaces sans qu'il soit nécessaire d'installer de tuteur particulier ou d'attaches.

Conseil Jardiland : Le lierre ne mérite pas sa mauvaise réputation. Contrairement à une idée reçue, il ne nuit pas systématiquement à son support ; en réalité, il n'altère que ce qui l'est déjà, comme un mur fissuré ou un crépi vieillissant.

Rosiers grimpants

Que vous décidiez de le conduire contre un mur sur un treillis ou le long d'une pergola, votre rosier aura besoin d'un support bien ancré et solide pour accueillir ses branches charpentières et ses lianes vigoureuses. Des installations plus spécifiques, comme les charmantes gloriettes en fer forgé ou divers modèles de tuteur parapluie, permettront des mises en scène d'un romantisme inégalable.

Gloriette en fer forgé avec un rosier grimpant

À la plantation, installez votre rosier à une quarantaine de centimètres de son tuteur et attachez-le avec des liens souples. Au fur et à mesure de sa croissance et selon le support choisi, vous apporterez de nouvelles attaches souples et réajusterez ou ôterez les existantes.

Tuteurage des plantes fleuries à floraison XXL

Vous avez composé d'élégants massifs où viendront s'épanouir dahlias et pivoines aux fleurs aussi imposantes qu'élégantes. Il sera nécessaire de tuteurer vos plantations, d'autant plus si vous avez choisi des variétés hautes et des fleurs doubles.

Pour les très grandes variétés (certains dahlias peuvent atteindre 2 mètres), choisissez pour chaque tige un long tuteur solide, durable, discret ou encore esthétique pour ne pas nuire à la grande beauté de vos plantes fleuries. Des cannes fines de bambou, des tiges en osier ou encore des tuteurs décoratifs en métal rouillé façon vintage pourront convenir, par exemple.

Comment placer le tuteur pour vos plantes fleuries ?

Installez les tuteurs dès la plantation, avant même d'enfouir les racines ou les rhizomes, afin de ne pas les blesser. Prévoyez une distance de 4 ou 5 cm entre le tuteur et la tige et utilisez des liens souples, en plastique ou en raphia, que vous attacherez en formant un "8" pour ne pas abîmer le végétal.

Pour les variétés de taille moyenne, plantées en touffe, vous pouvez fabriquer une sorte de cage ouverte en grillage ou une colonne en plessis qui viendra enserrer la touffe et lui permettra de conserver un port altier.

Tuteurage des jeunes arbres et arbustes

Les jeunes arbres, arbustes et fruitiers mettent du temps à s'enraciner dans le sol une fois plantés. Le tuteurage permet de faciliter cet ancrage les quelques années suivant la plantation. Il guide leur tronc durant sa croissance et leur assure un port bien droit malgré les vents.

Pourquoi un tuteur est-il indispensable pour un jeune arbre ?

Lorsque vous plantez un jeune arbre, un arbuste ou un arbre fruitier, pensez à l'attacher à un tuteur pour plusieurs raisons cruciales :

  • Aider à la reprise : Le tuteur soutient le jeune arbre pendant qu'il développe son système racinaire.
  • Stabiliser l'arbre et le garder droit : Il l'empêche de plier sous l'effet du vent, tout en lui permettant une certaine liberté de mouvement essentielle à la formation d'un tronc fort.
  • Faire face au vent : Le vent peut faire plier l'arbre, ou pire, le soulever hors de terre. Le tuteur agit comme une ancre.
  • Éviter le mouvement de balancier : Le mouvement de balancier induit par les vents peut empêcher les racines de s'ancrer correctement au sol.

Il est important de penser dès la plantation à tuteurer l'arbre, car il sera impossible de le redresser une fois bien enraciné et son développement bien repris.

Quand et comment poser un tuteur à un arbre ?

Choisissez un tuteur solide, épais, un piquet de bon diamètre en bois imputrescible (châtaignier, acacia…) ou bien traité pour l'extérieur.

  • Pour un arbre à racines nues : Placez le tuteur dans le trou de plantation en amont, à une dizaine de centimètres du tronc. Maintenez-le bien droit et attachez-le au tronc avec des attaches solides mais non blessantes (des liens en caoutchouc ou des colliers en mousse par exemple). Vous pourrez installer le tuteur au fond du trou, au travers des racines en veillant à ne pas les casser.
  • Pour un arbre en motte ou en conteneur : Placez le tuteur à l'extérieur de la motte afin de ne pas abîmer les racines. Inclinez-le légèrement jusqu'à pouvoir y attacher le tronc. Vous pouvez également choisir de planter, cette fois bien droit, deux piquets de chaque côté de la motte. Dans le cas d'une plantation d'un arbre en motte ou en conteneur, on préférera installer le tuteur de biais, en bipode ou tripode, afin de ne pas traverser de manière aléatoire la motte au risque de casser une des racines principales.
  • Enfoncement du tuteur : Dans tous les cas, le tuteur doit être bien enfoncé, d'au moins 50 cm, pour maintenir correctement le jeune arbre tout au long de sa croissance. Ceci est particulièrement vrai s'il s'agit d'un arbre fruitier ou d'un sujet à feuillaison et floraison dense.
  • Attaches : Pour attacher le tronc de l'arbre au tuteur, choisissez un lien spécial ou des attaches souples. Nouez-le au tronc en faisant un 8 avec le lien (élastique et mou comme du caoutchouc), vous éviterez ainsi les frottements du tuteur sur le tronc. Les ceintures de tuteurage, lorsqu'elles sont bien installées en « 8 », permettent également d'empêcher les frottements du tronc sur le tuteur. Une autre solution consiste à positionner un tampon entre le tronc et le tuteur.
  • Tuteurage en régions venteuses : Dans les régions très venteuses, posez 3 piquets, disposés en triangles à 40 cm autour du tronc, à fixer grâce à des entretoises. Pour une meilleure résistance, l'un des piquets doit faire face au vent dominant. Les grands arbres ou arbustes en motte nécessitent parfois d'être maintenus par des tuteurs tripodes qui ne s'installent qu'après la plantation. Les pieux doivent être disposés du côté d'où arrive le plus fréquemment le vent - l'ouest généralement. Les trois pieux seront reliés par des barres transversales sous le houppier de l'arbre, ce qui limitera l'effet de levier que pourrait créer le vent.
  • Tuteurage en pente ou sols difficiles : Tuteurer un arbre en pente peut être un défi. Dans ce cas, il suffit d'installer le tuteur selon un angle de 45 degrés ; le sens d'inclinaison devant suivre le vent dominant. Ce système est aussi utile dans les sols très compacts ou pierreux, où il est difficile d'enfoncer un piquet bien vertical.

Schéma des différents types de tuteurage pour arbres

Astuce Jardiland : Dans les cas d'un arbre exposé à des vents soutenus ou encore d'un sujet abîmé, proche d'être déraciné, vous pouvez procéder à un haubanage. Il s'agit alors de placer trois points d'attache à 1,50 m du tronc (voire 2 m selon la hauteur de l'arbre), généralement des pieux de fort diamètre enfoncés très largement dans le sol et reliés à l'arbre par des câbles. Le haubanage est une façon de maintenir un arbre mais n'est réservé qu'aux gros sujets plantés en isolé. Il faut trois pieux qui seront plantés en biais autour de l'arbre à une distance correspondant aux 2/3 de sa hauteur.

Combien de temps garder un tuteur à un arbre fruitier ?

Le tuteur sera conservé sur l'arbre durant les premières années qui suivent la plantation. Le but du tuteur est d'aider l'arbre à bien s'installer et à bien s'enraciner, malgré les vents. En général, 2 à 3 ans suffisent. Au-delà, le tuteur ne sert plus à grand-chose et peut même gêner le développement du tronc.

Quand enlever le tuteur ?

Le tuteur est à enlever quand l'arbre a bien repris son développement, qu'il n'a plus à craindre les vents violents. Comptez 1 an après sa plantation pour un sujet qui se développe vite ; attendez 3 ans pour un arbre à la croissance lente. Quand l'arbre est bien en place, le tuteur ne lui sert plus, au contraire il peut même lui être néfaste, si le lien devient trop serré il peut entamer l'écorce, marquer le tronc et pire, entraver le passage de la sève.

Faut-il tuteurer tous les arbres ?

Pas nécessairement. Seuls les sujets sur tiges, de grande taille et/ou exposés aux vents sont concernés. Cela peut donc inclure les arbres fruitiers et certains arbustes. En revanche, les petits arbres n'ont pas besoin d'un tuteurage. Dans un jardin bien abrité, un jeune arbre de faible hauteur, bien planté dans un sol structuré, peut parfois se passer de tuteur. Un des risques du tuteurage est d’abîmer les racines lors de l’installation du support. C’est pourquoi, il est recommandé de tuteurer un arbre au moment de sa plantation.

Tuteurage des plantes du potager

De nombreuses plantes du potager poussent en hauteur, rendant leur tuteurage nécessaire pour de multiples raisons :

  • Circulation de l'air et de la lumière : Le tuteurage permet à l'air et à la lumière de circuler. Ceci a un impact direct sur la plante. D'une part, les maladies cryptogamiques, ces champignons néfastes favorisés par l'humidité, ont un terrain moins favorable à leur installation et d'autre part, la plante s'épanouit plus facilement, profite au mieux de son environnement et donc fructifie plus généreusement.
  • Gain de place : Il permet un gain de place considérable en libérant de l'espace au sol pour d'autres cultures qui, en plus, apprécieront l'ombre du plant et la fraîcheur au pied.
  • Confort de travail : Il apporte un confort aux jardinières et jardiniers qui entretiennent et récoltent plus facilement.

Selon l'espèce cultivée, les possibilités de tuteurage seront diverses et variées, allant des tuteurs tomate en spirale qui permettent une progression simple du plant et une bonne distribution des fruits sur le pied, à la fabrication de tipi tout aussi efficace et très décoratif.

Tuteurs en tipi pour plantes du potager

Comment mettre un tuteur à vos plantes du potager ?

Pensez vos dispositifs en amont et installez-les autant que possible avant la plantation, là encore pour ne pas abîmer vos cultures. Réajustez régulièrement les attaches. Et si l'aspect ornemental vous importe, vous pourrez joindre l'utile à l'agréable en installant des pergolas, arches ou ombrières dans votre potager. Ces dispositifs vous permettront de cultiver des plantes légumières - lianes feuillues et fleuries de la patate douce, petites courges, etc. - ou fruitières grimpantes - actinidia (liane à kiwi), vigne à raisin, etc. -, d'apporter de la verticalité au paysage et de l'ombre à certains légumes et aromatiques qui la réclament.

Cas spécifique : le tuteurage des tomates

La culture des tomates repose sur un principe fondamental : le tuteurage de vos plants. Les tomates sont une variété à croissance haute, pouvant atteindre une taille de 2,5 m, voire plus pour certaines variétés de tomates cerises. Lorsque les plants de tomates arrivent à maturité, le poids des fruits peut endommager les branches et entraîner leur rupture. Cette surcharge peut simplement faire plier l'ensemble du plant de tomate, jusqu'à le faire toucher le sol. Cela permet une meilleure circulation d'air et un meilleur ensoleillement des tomates. Le moindre risque de limaces et d’escargots : accrocher les plants de tomates évite que les branches touchent le sol. L'utilisation de tuteurs est fortement conseillée pour les variétés de tomates à croissance indéterminée ou celles avec une hauteur supérieure à 1,5 m afin de soutenir leur fort développement. Pour les variétés à port compact et à croissance déterminée, le tuteurage n'est pas indispensable et les plants peuvent être libres de tout support.

Types de tuteurs pour tomates

  • Tuteur métallique droit : Un tuteur métallique offre l'avantage de pouvoir être utilisé de très nombreuses années. C'est généralement un piquet en bois ou en métal. Il consiste à installer un piquet droit, en bois ou en métal, à proximité d’un plant de tomate. Il y a donc autant de tuteurs simples que de plants de tomates.
  • Tuteur en acier spirale : L'avantage des tuteurs en acier et en forme de spirale est que vous n'aurez pas besoin d'utiliser de liens pour y fixer le pied de tomate. Les tuteurs à spirale en acier galvanisé, recouverts d’une fine couche de zinc, ne craignent pas la chaleur ni la corrosion. Cette particularité est très importante car, les tomates devant être arrosées régulièrement, le pied du tuteur de plantation ne doit pas rouiller. En outre, avec ce type de soutien, les attaches pour tuteurs tomates ne sont pas indispensables : vos fruits s’enroulent naturellement autour de la tige d’acier en grandissant. Il peut juste s’avérer utile parfois de guider un peu vos pousses si la tige a tendance à dévier.
  • Tuteur en bois (bambou ou autre) : Les tuteurs en bois ont une durée de vie plus courte que le métal. Ils sont en revanche faciles et rapides à mettre en place et sont très peu coûteux. Une canne en bambou peut très bien faire office de support. Veillez juste à suffisamment enterrer la base de la canne dans le sol. Les puristes préféreront les branches de noisetier désinfectées et enduites de bouillie bordelaise. Cependant, cela nécessite de l’entretien car les champignons ont tendance à s’insérer dans les fissures du bois. Les tuteurs en bois peuvent être porteurs de maladies ou de champignons, notamment si vous utilisez les mêmes d’année en année.
  • Le tipi : Le tipi est un assemblage de 3 à 4 tuteurs droits. Ils se lient au sommet et s’installent de manière à encercler un plant de tomate. Volumineux, il est toutefois très esthétique et permet de contenir le feuillage des plants de tomates, évitant ainsi leur taille.
  • Le tuteurage en portique simple ou double : Ce sont des tuteurs simples plantés tous les 50 cm, et reliés entre eux par une ou deux tiges horizontales. Le tuteurage en portique double consiste à planter un piquet tous les 50 cm de chaque côté de la planche de culture, puis de les attacher en face à face à 1,5 à 2 m du sol et à solidifier le tout avec une ou plusieurs tiges placées à l’horizontale au niveau de chaque croisement au sommet.
  • Les cages à tomates : C’est sans doute l’option la plus simple et la moins exigeante, puisque cette méthode n’implique pas de devoir accrocher les tomates au tuteur constitué par la cage. Investissez dans des cages de qualité, suffisamment résistantes, plutôt que dans des cages fragiles et bon marché. Il peut être difficile de se procurer des cages de tomates robustes, aux bonnes dimensions et surtout à moindre prix.

Quand et comment installer les tuteurs à tomates ?

Les tuteurs s'installent juste avant la plantation des tomates, afin d'éviter de blesser le système racinaire des jeunes plants. Pour les plants de tomates, il y a deux écoles : certains jardiniers placent les tuteurs avant les plants de tomates, d’autres les plantent une fois les pousses en terre. Dans tous les cas, cela se fait le même jour et en prenant garde à ne surtout pas abimer les racines. Ces dernières ont besoin d’être profondément enterrées pour puiser un maximum de nutriments dans le sol et se développer à leur aise.

Pour des tuteurs simples : attachez la tige centrale des tomates aux tuteurs au fur et à mesure de leur croissance, en prenant soin de ne pas trop serrer les nœuds afin de ne pas blesser les plantes. Pour les tuteurs en spirale ou en torsade, enroulez la tige centrale selon le développement des plantes autour du tuteur.

  • Désinfection : Il est primordial avant tout de désinfecter correctement vos tuteurs avant leur mise en place. C’est le même principe que pour vos outils de jardinage, vous pouvez donc utiliser sans souci du vinaigre de jardin.
  • Enfoncement : Ensuite, un bon tuteur est un tuteur solide. Plantez vos tuteurs pour cultures d’environ 20 à 25 cm en terre afin qu’ils soient bien stables face au vent. Vos plants de tomates pourront ainsi se développer de manière optimale.
  • Soutien supplémentaire : Si vos tomates se développent beaucoup et que le poids des fruits fait pencher vos tuteurs, la solution est simple et pensée par les fabricants : en haut de chaque tuteur, un chas (une perforation) est présent. Il vous suffit alors d’y faire passer un solide fil de fer et de bien tendre ce dernier en le reliant à deux poteaux solides ancrés au sol.
  • Sous serre : Sous serre, l’espace de culture est plus limité qu’à l’air libre. La méthode de tuteurage la plus courante sous serre reste le palissage, qui consiste à enrouler les tomates sur des ficelles directement attachées au faîtage de la serre (cas des serres polycarbonate). Si aucune barre en métal n’est présente au niveau des rangs de tomate, vous pouvez tendre un solide fil de fer de part et d’autre de l’armature afin de créer un support.

Choix des liens pour les tomates

  • Fil de sisal, de chanvre ou de coton : Ce type de liens très bon marché conviendra parfaitement. Il permet aux plantes de bouger librement. Il offre aussi l’avantage d’être compostables pour le sisal ou le chanvre, et ne risquent donc pas de polluer le sol de votre potager pendant des décennies comme le plastique.
  • Tissu ou collant : Le tissu et les collants usagés sont des matériaux extensibles, bien adaptés pour fixer les pieds aux tuteurs.
  • Pinces ou clips à tuteurer : Il existe des clips de tuteurage spécialement prévus à cet effet et qui vous faciliteront la vie si vous n’êtes pas très doué pour confectionner des nœuds.
  • Attaches velcro : Pratiques et réutilisables.

Erreurs à éviter lors du tuteurage des tomates

  • Installer le tuteur trop tard : Veillez à positionner le support avant la plantation ou au moment de celle-ci.
  • Ne pas laisser assez d'espace : Assurez-vous d'une distance suffisante entre le tuteur et la tige.
  • Tuteurer avec les mains sales : Assurez-vous d’avoir les mains propres avant de manipuler les plants de tomates. Vous éviterez de propager d’éventuels spores de champignons. Si vous fumez soyez d’autant plus vigilant.
  • Ne pas faire attention aux parties les plus fragiles : Manipulez les plants avec délicatesse.
  • Attacher les tomates lorsqu’elles sont mouillées : N’attachez pas les plants si le feuillage est humide.

Les plants de tomates qui croissent en hauteur sont avant tout des plantations qui se portent bien. L’arrosage de vos cultures doit être quotidien et plutôt le matin. Il faut cependant éviter de verser l’eau directement sur les feuilles pour éviter les maladies. Une fois vos plants bien vigoureux et en pleine croissance, n’hésitez pas à ôter les feuilles les plus basses. Protégez vos tomates des dévoreurs de jardin tels que limaces et escargots en plaçant à proximité des pièges à limaces (mais pas directement sous les plants). Il est également possible de mettre en place une serre tunnel pour tomates afin de préserver vos cultures des intempéries. Si votre jardin a une partie envahie par les orties, coupez-les, hachez-les finement et enterrez-les au pied de vos tomates : elles leur donneront de la force.

Attachez une plante grimpante avec ce lien pour tuteur souple et flexible sans l'abîmer !

Précautions générales pour la plantation et le tuteurage

  • Préparation du trou de plantation : Le trou pour la plantation doit être plus large que profond.
  • Filet et panier de motte : Le filet entourant la motte des plantes devra être laissé s'il est en textile (dégradable). Certains paniers sont auto-déchirants et peuvent donc rester dans le sol.
  • Habillage de la plante : À réception de la plante, procédez pour certaines plantes à "l'habillage" de la partie aérienne et racinaire. Cela consiste à diminuer le nombre de branches et à tailler celles qui restent pour limiter l'évapo-transpiration.
  • Racines en conteneur : Pour les plantes en conteneurs dont les racines sont très serrées et ont tourné à l'intérieur du pot, il faudra donner 3 ou 4 coups de serpette de haut en bas sur 1 à 2 cm de profondeur (nécessaire sur plantes de terre de bruyère : rhododendrons, azalées, bruyères…).
  • Réutilisation des tuteurs : Oui, s’il est encore sain, non fissuré et sans trace de pourriture. Vérifiez bien sa solidité avant de le planter à nouveau. Les tuteurs sont réutilisables aussi longtemps que possible.

Outils de jardinage essentiels pour la plantation et le tuteurage

Nous avons vu comment mettre un tuteur aux diverses plantes ornementales ou potagères. Vos plantations en seront bien évidemment soulagées et consolidées.

tags: #planter #ses #tuteurs