Des solutions économiques pour la lutte contre l'oïdium : optimiser les traitements et préserver les cultures

L'oïdium, également connu sous le nom de "maladie du blanc" ou "pourriture blanche", représente une menace constante pour une multitude de cultures, allant des vignes aux courgettes en passant par les rosiers. Cette affection cryptogamique, causée par différents champignons microscopiques comme ceux du genre Erysiphe ou Podosphaera, se manifeste par un dépôt poudreux blanc ou grisâtre sur les feuilles, les tiges, et parfois les fleurs ou les fruits. Il est crucial d'identifier et de combattre l'oïdium dès l'apparition des premiers symptômes pour éviter des dommages importants, notamment une réduction significative des rendements et une altération de la qualité des récoltes. Heureusement, il existe une gamme étendue de solutions, y compris des options économiques et respectueuses de l'environnement, pour gérer efficacement cette maladie.

Symptômes de l'oïdium sur une feuille de vigne

Comprendre l'oïdium : un ennemi tenace mais identifiable

L'oïdium est une maladie cryptogamique très répandue au jardin et dans les cultures viticoles. Contrairement à d'autres maladies fongiques qui nécessitent une forte humidité, l'oïdium se développe particulièrement bien en climat sec, chaud le jour et frais la nuit. Ces conditions météorologiques, typiques des mois de juillet à septembre, expliquent sa présence fréquente sur les courgettes et courges en pleine saison. Le champignon ne vit pas dans le sol mais se développe à la surface des parties aériennes de la plante.

Les signes distinctifs de l'oïdium sont l'apparition d'un feutrage blanc, une sorte de poudre farineuse qui se dépose sur les feuilles, les tiges et les boutons. Ce dépôt poudreux blanc ou grisâtre ressemble à du talc ou à de la farine. Il débute souvent sur les feuilles les plus anciennes, en bas de la plante, avant de remonter. Les feuilles touchées finissent par jaunir, se recroqueviller, puis se dessécher entièrement. Si l'oïdium semble au départ plus gêner l'esthétique qu'affaiblir la plante, il peut rapidement devenir problématique si rien n'est fait. Outre la réduction du rendement, les feuilles mortes exposent les fruits aux coups de soleil et réduisent leur qualité. Les premiers signes apparaissent souvent en fin d'été ou lors des périodes chaudes et humides. Plus le traitement est tardif, plus les dégâts seront importants.

Il est important de ne pas confondre l'oïdium avec le mildiou, une autre maladie fongique. Le mildiou s'attaque principalement à l'intérieur des feuilles, provoquant des taches brunes ou huileuses, tandis que l'oïdium reste en surface et produit un effet blanc poudreux très distinctif. La confusion est fréquente, mais le traitement et la prévention ne sont pas toujours les mêmes.

L'oïdium apparaît souvent à la fin du printemps, vers le mois de mai, ou en fin d’été, en septembre. Bien qu’elle soit sans danger pour l’homme, cette maladie courante touche bon nombre de plantes : au potager (courge, courgette, concombre, tomate), au verger (vigne, pommier, groseillier à maquereau, chêne) et parmi les plantes ornementales (rosier, aster, phlox, mahonia). Les écarts de températures importants entre le jour et la nuit favorisent aussi son développement. Il se répand plus facilement dans les zones confinées, où l’air circule mal.

Stratégies préventives et culturales pour un jardin résilient

Adopter une approche naturelle demande un peu d'observation, de prévention et de constance, mais elle offre un jardin plus résilient, plus respectueux de la vie du sol et de l'écosystème global. Les traitements naturels permettent de lutter efficacement contre l'oïdium, notamment en prévention ou dès l'apparition des premiers signes.

Jardin potager avec des courgettes

Plusieurs mesures permettent de prévenir l’oïdium :

  • Espacer les végétaux : Une bonne aération entre les plants est essentielle pour limiter la propagation du champignon. Favoriser la circulation d'air dans la ramure des arbres fruitiers.
  • Supprimer les parties atteintes : En début d’infestation, il est crucial de couper les feuilles atteintes dès les premiers signes pour limiter la propagation de la maladie. Pour les curcubitacées, avant de pulvériser une décoction de prêle, il faut enlever toutes les feuilles marrons et bien atteintes.
  • Désinfecter les outils : Cela évite de transporter les spores du champignon d'une plante à l'autre.
  • Modérer les engrais azotés : Un excès d'engrais azotés favorise l'apparition de l'oïdium. Apporter du compost peut faciliter la reprise des plantes et renforcer leur résistance.
  • Supprimer les plantes touchées en fin de saison : Cela limite la conservation hivernale du champignon.
  • Soigner l’arrosage et l’entretien des plantes : Des plantes en bonne santé sont naturellement plus résistantes aux maladies. Arroser le pied plutôt que le dessus des plantes. Paillez les plantes et arrosez au pied, en évitant de mouiller les feuilles.
  • Opter pour des plantes résistantes : Si possible, choisir des variétés réputées pour leur résistance à l'oïdium.
  • Paillage avec des feuilles de consoude : Le paillage avec des feuilles de consoude a montré une réduction de l'apparition de l'oïdium.

Les solutions de biocontrôle et produits économiques pour la vigne

Selon la liste officielle des produits de biocontrôle, l’IFV recensait en juin dernier, sans compter le soufre, 63 spécialités commerciales autorisées en vigne. Parmi elles, certaines sont efficaces, mais onéreuses. D’autres ne donnent pas satisfaction. Heureusement, il existe des "jokers" qui font l’unanimité chez les experts et qui trouvent leur place dans un programme qui tient compte des réalités techniques et économiques.

L'oïdium : identifier et traiter au jardin comme au potager

C’est notamment le cas des phosphonates, des hydrogénocarbonates et des huiles essentielles d’orange. Et lorsqu’on élargit aux préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) et aux produits normés comme engrais, les solutions s’étoffent. Thierry Favier, expert technique vigne du groupe CAPL, assure voir passer beaucoup de biosolutions sur les parcelles d’essai du réseau Étamines, et affirme que "tout n’est pas à jeter". Il cite le Mimetic de Rovensa comme illustration. Ce produit est à base de tanins de chêne aux propriétés asséchantes, d’extraits de mimosa jouant le rôle de SDP et d’oligoéléments (manganèse et zinc) pour la nutrition. Certains viticulteurs réalisent le premier traitement avec une association de phosphonate, Mimetic et soufre, ce qui permet d’avoir un IFT (Indice de Fréquence de Traitement) à zéro pour le T1, et "cela fonctionne", assure l’expert. Pour lui, c’est un bon moyen de réduire les doses de phytos conventionnels, d’avoir un programme plus léger d’un point de vue de l’écotoxicologie et surtout de garder les "grosses cartouches" pour le pivot central qu’est la fleur.

En revanche, Thierry Favier prévient que les produits à base de cos-oga ou de cerevisiane sont un peu compliqués à intégrer dans les programmes, le rapport coût/efficacité étant davantage discutable. Un avis partagé par Rémi Vandamme, conseiller viticole à la chambre d’agriculture du Vaucluse. Ce dernier détaille que "globalement en termes de biocontrôle, sur oïdium nous préconisons de capitaliser sur le soufre en début de saison jusqu’à fin floraison, puis de le substituer par de l’Armicarb ou du Vitisan, voire du Taegro, si le temps tourne au chaud et sec et que les risques d’échaudage s’accentuent". Les résultats sont bons. Mais il est recommandé de ne cibler ces produits, plus onéreux que le soufre, que sur les parcelles à risque, c’est-à-dire cépages sensibles et oïdium en place. Sur les autres, il n’y a logiquement pas de risque dans ces conditions météo.

Rémi Vandamme mentionne également l’huile essentielle d’orange douce, qui permet un renforcement de la protection avant fleur à un tarif cohérent, et qui offre une action aussi bien sur l’oïdium que sur le mildiou. Pour le mildiou justement, le conseiller préconise de se baser sur des phosphonates, mais pas en solo. "Ajouter 200 grammes de cuivre, ça va chercher dans les six euros par hectare, c’est une économie à ne pas faire !", estime-t-il. Une stratégie qui permet d’être tranquille pour pas trop cher, tout en évitant les CMR et avec une ZNT (Zone de Non Traitement) à cinq mètres. Rémi Vandamme avertit toutefois : une telle utilisation veut dire un autre fonctionnement. "Les viticulteurs aiment les cadences à 14 jours, comme avant. Mais s’il pleut, le cuivre est lessivé et le phosphonate doit être renouvelé à 7 jours". Thierry Favier abonde, en relevant qu’avec de tels programmes, il faut absolument revoir la stratégie de lutte raisonnée mise en avant par les instituts techniques depuis des années. "Avec ces produits il est impératif d’enclencher la lutte avant les contaminations primaires !", exhorte-t-il. Moyennant cela, même des solutions que l’on pensait "poudre de perlimpinpin" peuvent contribuer à la protection.

Le talc permet de jouer sur l’oïdium, l’échaudage et les cicadelles. "Ça ne paie pas de mine, mais ça permet en même temps de réduire la dose de soufre, de protéger des coups de chaleur et de limiter les cicadelles", souligne Thierry Favier.

Le groupe languedocien Magne, également membre du réseau d’expérimentation Étamines, s’oriente lui aussi de plus en plus vers ce travail d’équilibriste entre protection efficace et rentable en intégrant les biosolutions. "Nous savons que les produits conventionnels vont disparaître peu à peu, donc autant ne pas attendre d’être au pied du mur pour s’habituer", pose Valentin Nicolet, responsable des services chez Magne. Le groupe propose un programme nommé Vision, faisant la part belle aux biocontrôles. "Mais pour que cela soit soutenable nous adoptons une vision plus large de la viticulture, en incluant les biostimulants et les engrais", explique le responsable. Le programme prend en compte le bien-être du végétal, la nutrition, le sol. L’idée est de s’appuyer sur des activateurs de sol, biostimulants, infusions et biocontrôles, notamment en début de cycle, pour garder les options conventionnelles à partir de la fleur et s’adapter en fonction de la saison. "Ce qui est important, c’est l’accompagnement", ajoute Valentin Nicolet. "Nous avons un système d’OAD (Outil d'Aide à la Décision) pour piloter les périodes d’intervention, et beaucoup de solutions différentes : il peut y avoir cinq ou six produits à mélanger, c’est technique." Malgré cela, le responsable des services assure qu’en lissant les coûts, le prix du programme Vision se rapproche du conventionnel. "C’est un peu plus cher en soi, mais le spectre est plus large", justifie-t-il.

Tristan Roze des Ordons, associé chez Phloème conseil en Gironde, insiste sur l'accompagnement comme clé de succès : "Nous suivons plus de 6000 hectares en Nouvelle-Aquitaine, et je peux témoigner que le biocontrôle ça marche et ça n’est pas réservé aux riches. Mais il ne faut pas se dire que l’on remplace un produit conventionnel par un produit de biocontrôle. Cela demande avant tout de la surveillance et de la formation." Son leitmotiv : "Le traitement le moins cher est celui que l’on ne fait pas". Il illustre avec le botrytis, où les viticulteurs bordelais étaient habitués à des traitements conventionnels, par essence préventifs. Aujourd’hui, il est tout aussi efficace de gérer par de la prophylaxie, de l’observation et en positionnant un Vitisan, Armicarb ou bicarbonate de sodium. D’autant plus que ces produits vont contribuer à limiter l’oïdium et le black-rot.

Vigne saine et bien entretenue

"Dans notre région et avec nos cépages, l’oïdium est tout à fait gérable avec du soufre et des hydrogénocarbonates si l’on n’a pas de foyer", estime le conseiller. "Associer un anti-oïdium conventionnel à chaque passage de pulvérisateur revient à traiter plus que nécessaire et avec moins de résultat, à cause des résistances. En 2024 par exemple cela n’était pas nécessaire." De même pour le black-rot, où la pression est plutôt faible à Bordeaux et où un traitement spécifique relève parfois davantage de l’assurance que de la lutte. "D’autant plus si vous traitez régulièrement avec du cuivre et du soufre", pointe le consultant.

Le seul point noir, pour lui, reste la gestion du mildiou. S’il estime possible de gérer 75 % de la problématique oïdium en biocontrôle, il évalue le chiffre à moins de 15 % pour le mildiou. "Bien sûr il y a les phosphonates, mais le mildiou est un endoparasite qui peut sortir avec une contamination primaire déjà très forte, selon les années cela revient à 50 euros par hectare tous les huit jours pour une différence qui n’est pas flagrante", regrette-t-il.

Solutions naturelles et économiques pour le potager

Le jardin regorge de plantes qui peuvent être utilisées pour lutter naturellement contre les maladies. Les traitements naturels sont privilégiés pour le jardin et le potager.

Préparation d'une décoction de prêle

  • Le lait : Grâce à ses propriétés antifongiques, le lait est un excellent allié pour lutter contre l’oïdium. Il suffit de le diluer à 10 % dans de l’eau (lait écrémé ou entier, mais privilégier le lait écrémé ou demi-écrémé pour éviter les odeurs), puis de pulvériser le mélange sur les feuilles, dessus et dessous, toutes les semaines jusqu’à disparition des symptômes. Il est aussi possible de l’utiliser en préventif, une fois par mois. Traiter de préférence tôt le matin. Pulvériser tôt le matin tous les 2 à 3 jours.
  • La décoction de prêle : Riche en silice, elle renforce les défenses naturelles de la plante et est idéale en préventif, ou en curatif au tout début d’une attaque d’oïdium. Faire macérer 100 g de prêle fraîche dans 1 litre d’eau pendant 24 h, dans un récipient couvert. Faire ensuite bouillir pendant 30 minutes, laisser refroidir et filtrer. Diluer la décoction à 10 %, puis pulvériser tous les 15 jours. Cette décoction ne se conserve que 2 semaines. Une personne témoigne pulvériser une décoction de prêle + un peu de savon noir, tous les 10 jours dès juin, et ne plus avoir d’oïdium. Pour la vigne et les tomates, une infusion de feuilles d'un saule osier diluée et pulvérisée a stoppé complètement une attaque massive de mildiou. La préparation consiste à mettre 100 g de tiges sèches ou 500 g de tiges fraîches (préférablement broyées) dans 4 litres d’eau, laisser monter la température jusqu'au premier frissonnement, couper la source de chaleur et infuser durant 15 à 20 min.
  • L'infusion d'ail : Faire infuser 5 à 6 gousses d’ail hachées dans 1 L d’eau bouillante. Pour préparer une décoction d’ail, faire macérer 100 g d’ail écrasé dans 1 litre d’eau pendant une heure. Faire bouillir 20 minutes, puis laisser refroidir avant de filtrer. Diluer la décoction à 20 % avant de la pulvériser sur les plantes.
  • Le bicarbonate de soude ou hydrogénocarbonate de potassium : Le pH alcalin du bicarbonate permet de bloquer le développement de l’oïdium. Mélanger 1 à 2 cuillères à café de bicarbonate de soude et 1 cuillère à soupe de savon noir ou d’huile par litre d’eau. Pulvériser cette solution sur les feuilles une fois par semaine, durant 3 à 4 semaines. Le produit Solabiol Anti-Oïdium et Blanc, utilisable en Agriculture Biologique, repose sur l'hydrogénocarbonate de potassium à une concentration élevée de 85% p/p (850 g/kg). Son mode d'action est multisite et agit par contact direct sur le pathogène.
    • Effet Curatif : La substance modifie le pH et la pression osmotique des cellules fongiques (du champignon), entraînant leur déshydratation et leur mort rapide.
    • Effet Préventif : Il crée également un environnement hostile qui empêche la germination des spores et la propagation des maladies.
    • Large Spectre : Le produit est efficace contre l'oïdium (le fameux duvet blanc), la tavelure (souvent sur les fruitiers) et la pourriture grise (Botrytis), une maladie qui affecte de nombreux légumes et petits fruits.Grâce à son faible Délai Avant Récolte (DAR) d'un seul jour, il permet d'intervenir rapidement, même juste avant la cueillette, sans compromettre la consommation des récoltes.Sa polyvalence d'utilisation s'étend aux cultures potagères (légumes sensibles à l'oïdium et à la pourriture grise), aux arbres et petits fruits (traitement contre la tavelure et la pourriture pour pommes, poires, vigne, petits fruits) et au jardin d'ornement (protection des rosiers, des plantes fleuries et des arbustes contre l'oïdium). Le conditionnement en étui de 100g permet de préparer jusqu'à 33 litres de solution, offrant un très bon rendement.Le protocole d'application recommande de remplir le pulvérisateur à moitié d'eau, peser la dose nécessaire (3 à 5 grammes par litre d'eau pour légumes, rosiers, fleurs, ornement; 0,5 à 5 grammes par litre d'eau pour petits fruits et vigne), l'ajouter et agiter la solution. L'application doit humidifier les deux faces des feuilles pour une action de contact complète. Le renouvellement du traitement se fait tous les 3 à 8 jours, et en cas de fortes pluies (supérieures à 20mm), il est recommandé de renouveler l'application dans les 48 heures. Il est conseillé de faire un essai sur une petite partie de la plante pour s'assurer de l'absence de phytotoxicité.
  • Le soufre : Le soufre n’est pas anodin pour la faune et la flore, mais il est utilisable en agriculture biologique, à condition de respecter les doses prescrites sur l’emballage. Il se présente sous forme de poudre à diluer dans l’eau, et se pulvérise de préférence le matin ou le soir, à des températures inférieures à 25 °C. C'est un traitement naturel réservé aux cas vraiment étendus.
  • Les huiles essentielles : Les huiles essentielles d’orange, de sarriette, d’ail et de tea tree permettent de lutter naturellement contre l’oïdium, y compris en curatif.
  • Décoctions de plantes : L'expert de la CAPL remarque que "les décoctions n’ont jamais percé parce que certains ont fait n’importe quoi. Il y a à boire et à manger mais quelques-unes sont intéressantes". Le mode d’extraction semble être un facteur déterminant. Ça n’est pas du phyto lourd mais cela permet par exemple de réduire les doses de cuivre en bio sur les deux ou trois premiers traitements. Le groupe CAPL va d’ailleurs lancer un produit à base de prêle, ortie et saule, enrichi en manganèse et zinc et classé en substance naturelle à usage biostimulant (SNUB).
  • Infusion de racines d'ortie : Pour le pommier, une infusion de racines d’ortie est suggérée.

Il est crucial de pulvériser ces traitements par temps sec, sans vent et sans pluie, en évitant le plein soleil. Le renouvellement doit se faire tous les 15 jours jusqu'à disparition totale des symptômes. Il est important de noter que la bouillie bordelaise n'est pas efficace sur l'oïdium, contrairement à ses actions sur le mildiou et la tavelure.

Sécurité et conformité dans l'utilisation des produits de traitement

L'utilisateur doit savoir qu'il manipule un produit phytopharmaceutique qui nécessite des précautions strictes. Il est impératif de porter des gants de protection et des vêtements de protection, et de se laver soigneusement les mains après manipulation. Le délai de rentrée est le séchage complet de la zone traitée.

Pour protéger les organismes aquatiques, il est interdit d'appliquer le produit à moins de 5 mètres d'un point d'eau (fossé, mare, ruisseau, etc.). Il ne faut jamais rejeter les fonds de bidon ou les eaux de lavage du pulvérisateur dans l'évier ou le caniveau. Le produit doit être conservé uniquement dans l'emballage d'origine, dans un endroit sec et frais, loin des aliments.

Il est à noter que le produit peut affecter la faune auxiliaire. Il faut éviter l'application pendant la période de floraison des pommes pour prévenir un risque de rugosité. Sur le raisin de table, il peut y avoir un risque de marquage (disparition de la pruine). Le réemploi de l'emballage est interdit. L'élimination doit se faire en déchèterie ou par un organisme agréé, et non par les poubelles ménagères. Il est toujours recommandé d'utiliser les produits biocides avec précaution.

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