
L'agriculture urbaine connaît un essor significatif dans de nombreuses métropoles, et Bruxelles ne fait pas exception. Face à une demande croissante pour une alimentation locale et durable, des initiatives voient le jour pour accompagner les porteurs de projets dans ce secteur. Parmi elles, l'espace-test agricole "Graines de Paysans" se distingue comme un dispositif clé pour faciliter l'installation de nouveaux agriculteurs et soutenir la transition de la Région de Bruxelles-Capitale vers des systèmes alimentaires plus résilients. Ce projet, soutenu par l'association "Le Début des Haricots", s'inscrit dans une démarche plus large de valorisation de la biodiversité cultivée et des semences paysannes, essentielles pour une agriculture respectueuse de l'environnement et des hommes.
L'espace-test agricole "Graines de Paysans" : un tremplin pour les néo-agriculteurs bruxellois
L'espace-test agricole "Graines de Paysans" est un dispositif qui permet à des porteur·se·s de projet en agriculture urbaine de tester leur activité professionnelle dans un cadre sécurisé. Lancé en 2016 par Le Début des Haricots avec des fonds européens (FEDER) octroyés dans le cadre du projet BoerenBruxselPaysans, il est situé à Anderlecht, dans la vallée du Vogelzang. Il est implanté sur des terrains mis à disposition par la commune d’Anderlecht (Rue du Chant d’Oiseau - métro Ceria). Cet espace offre aux futurs agriculteurs un accompagnement individuel (foncier, juridique, financier, technique, commercial) et une mise à disposition de terrains, d’infrastructures (serres, abris,…) et d’outils (motoculteur, semoir,…). La période de test dure de 2 à 3 ans, avec une possibilité d'allongement dans certains cas, comme pour Brigitte Grandjean, qui envisage de rester deux années de plus sur le terrain de Graines de Paysans après ses trois ans initiaux.
Pendant la période de test (trois années maximum), les agriculteurs ont accès à une parcelle (15 à 30 ares), à des infrastructures et à des outils adaptés à leurs besoins afin de cultiver la terre et de vendre leur production (serre tunnel, outils, chambre froide, espaces de stockage…). Le maraîchage est particulièrement adapté au test d’une activité professionnelle (plantes annuelles, petites surfaces, déplacement facile après la période en Espace-test). Cet espace est également un lieu de co-working qui favorise l’expérimentation et le partage de bonnes pratiques, créant une véritable synergie entre les différents projets accueillis.
L’idée de développer un projet d’agriculture urbaine a émergé aux alentours de 2014. On sentait qu’il y avait une demande à Bruxelles autour de la possibilité de se lancer dans le métier de la production agricole, en particulier en maraîchage. C’est alors qu’est créé le consortium BoerenBruxselPaysans ("boeren" signifiant "paysans" en néerlandais, la seconde langue officielle à Bruxelles), qui a l’ambition de susciter la transition de la Région de Bruxelles-Capitale vers des systèmes alimentaires durables, grâce à plusieurs projets d’agriculture urbaine dont Graines de Paysans. Depuis 2016, le projet Graines de Paysans est rattaché à l’association sans but lucratif Le Début des haricots, qui soutient plusieurs projets agricoles à Bruxelles. Si les financements européens ont pris fin, Graines de Paysans continue son chemin avec l’aide de différents bailleurs de fonds, dont la Région bruxelloise et la Commune d’Anderlecht.

Les bénéficiaires de l'espace-test : des profils variés et des projets innovants
Dans les serres et les champs de l'espace-test agricole de Graines de Paysans, situé à Bruxelles, Brigitte Grandjean cultive plusieurs variétés de plantes et de fleurs pour ses tisanes. "Je trouve ça génial de pouvoir faire ses tisanes à base de plantes sauvages," dit-elle. Une fois les plantes cueillies, elles sont déshydratées dans le séchoir, emballées dans des sachets, puis vendues dans différents commerces de la capitale belge. La Bruxelloise en est à sa troisième année de production au sein de l’espace-test agricole. "Au début, j’ai manqué d’expérience, c’était la première fois que je m’installais," retrace Brigitte Grandjean. "Mais j’ai eu de l’aide auprès de Graines de Paysans pour que ça démarre bien."
Barbara Garbarczyk, quant à elle, met en pause ses plantations du mois d’août pour aller récolter quelques ingrédients pour son repas du midi. Derrière elle, au loin, quelques buildings pointent le bout de leur nez, à peine cachés par les arbres et la végétation environnante. Concombres, tomates, choux-fleurs, laitue, courgettes, haricots… Autant de légumes qui sont offerts aux consommateurs, généralement bruxellois, pendant la saison estivale. Dans le cadre du programme, Barbara Garbarczyk a accès gratuitement à un espace de plantation extérieur et un autre dans des serres pour les fruits et légumes plus sensibles aux changements brutaux de température.
"L’avantage de l’espace-test, c’est qu’on a accès au terrain, à toutes les infrastructures et au système d’irrigation. Il y a beaucoup de choses qui sont déjà en place," souligne Barbara Garbarczyk, alors qu’elle est installée dans la petite cuisine qui avoisine les champs, tout en coupant ses tomates cerises tout juste récoltées. "Par contre, on doit se procurer tout le petit matériel, les bâches, les voiles, le petit outillage. Cela peut s’élever à plusieurs milliers d’euros."
Depuis 2016, l’espace-test a accueilli une vingtaine d’agriculteurs. L'organisme permet simultanément à 9 projets (maraîchage, tisanerie et production de fleurs) de se lancer. Ces agriculteur·rice·s et maraîcher·ère·s sont déjà formé·e·s et cherchent à s’installer professionnellement. "On dit que le test est réel, parce qu’il faut produire et vendre dès la première année, mais le cadre est sécurisé, parce qu’il n’y a pas à faire les investissements qui sont nécessaires à lancer une activité," expose Gabriele Annicchiarico. "Ce qu’on essaie de faire, c’est d’enlever les deux principaux freins au lancement du métier, qui sont l’accès à la terre et l’accès aux moyens de production et aux capitaux."
Les défis de l'agriculture urbaine à Bruxelles : formation et accès à la terre
Selon Francisco Dávila, les agriculteurs bruxellois font face à plusieurs difficultés. D’abord au niveau de la formation, qui n’est pas toujours facile d’accès, mais pourtant essentielle pour les nouveaux agriculteurs. "La plupart des producteurs bruxellois sont des nimaculteurs, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas issus du milieu agricole. Ce ne sont pas des personnes dont le père était fermier et qui ont hérité de la ferme. On parle de personnes qui sont en reconversion professionnelle qui arrivent là-dedans avec énormément de valeurs, mais qui manquent parfois de pratique et d’expérience technique." C’est le cas de Barbara Garbarczyk et Brigitte Grandjean, qui ont toutes les deux suivi des formations pour apprendre le métier.
Mais la difficulté la plus notable est celle de l’accès à la terre. Une fois la phase de test terminée, les agriculteurs doivent trouver un espace où s’installer. "Ça ne fait que déplacer le problème du foncier. On a fini, on est formé, on est bon, et maintenant, où est-ce qu’on cultive ?" s'interroge Gabriele Annicchiarico. "On dit qu’il n’y a pas de place à Bruxelles pour cultiver. C’est vrai et pas vrai."
Entre 2016 et 2018, l’association sans but lucratif Terre-en-vue a mis en place une cartographie des terres agricoles et potentiellement utilisables dans la Région de Bruxelles-Capitale. Elle estime que 161 hectares de terres étaient mobilisables dans le cadre d’un scénario pessimiste et 277 hectares dans un scénario optimiste. Anderlecht est l’une des communes avec le plus de terres potentiellement mobilisables, comprises entre 36,9 hectares et 62,3 hectares, selon les scénarios.
L’agriculture urbaine : challenge ou utopie ?
"Si on prend les personnes qui ont terminé le test d’activité de Graines de Paysans, on peut dire que la moitié d’entre elles poursuivent l’activité après la phase de test et une autre moitié arrête," précise Gabriele Annicchiarico. Car, en plus des contraintes de formation, de terrains et d’investissements financiers, les agriculteurs doivent également jongler avec un métier qui demande de nombreuses heures de travail. "Il y a des périodes où j’arrive plus ou moins à ne pas trop travailler le week-end, en tout cas pas dans le champ," indique Barbara. "Mais je me souviens de périodes où il n’y a pas un seul jour où je ne travaillais pas, y compris le soir, parce qu’il y a aussi tout l’aspect administratif."
Graines de Paysans met actuellement en place un nouveau terrain sur lequel des agriculteurs pourront rester sur le long terme, si leur période de test est concluante. L’organisme souhaite également travailler sur la transmission des fermes, afin que de nouveaux agriculteurs puissent reprendre l’activité d’une ferme qui n’a pas de repreneurs familiaux. "La chose qu’on essaie de faire, c’est d’innover et de faire en sorte que les personnes qui veulent se lancer dans ces métiers, qui sont vraiment chouettes mais qui ont des problèmes de viabilité économique, soient soutenues et aidées," assure Gabriele Annicchiarico.
Du côté des solutions, Barbara Garbarczyk a trouvé un terrain communal près de la ville de Namur (plus au sud, en Wallonie). L’année prochaine, elle prévoit de s’associer avec quatre autres agriculteurs, maraîchers, tisaniers et éleveurs de chèvres et brebis. "On va créer une coopérative et faire une levée de fonds, puis on espère bénéficier de certains mécanismes d’aide de la Région qui amènent aussi du capital ou des prêts à taux très faibles."
La stratégie Good Food et l'emploi dans l'agriculture urbaine
Graines de Paysans s’inscrit également dans la stratégie Good Food, une politique publique développée par Bruxelles Environnement, qui vise à améliorer l’accès à une alimentation locale pour les Bruxellois. Cette stratégie promeut une approche globale pour des systèmes alimentaires durables, de la production à la consommation.
En plus d'accompagner les porteurs de projets, l'initiative contribue également à la création d'emplois. Face à la cuisine de Graines de Paysans, deux hommes écossent des petits pois. L'un d'eux est le premier inscrit et le seul employé en CDI. Venu de Palestine, il pratiquait déjà l’agriculture avant son arrivée à Bruxelles : "Je cherchais le même travail que je faisais avant." En ce moment, le projet emploie douze ouvriers agricoles. Selon Guillaume Goor, à l’issue de leur contrat avec Biotiful (une autre entité non détaillée dans l'information fournie mais liée à l'emploi agricole), environ deux tiers des employés trouveront un travail dans le domaine de l’alimentation durable, comme jardiniers, vendeurs dans l’alimentation ou dans des cuisines durables.
Les semences paysannes : un pilier de la biodiversité agricole et de l'autonomie
Au-delà de l'installation des agriculteurs, la question des semences est fondamentale pour une agriculture durable et résiliente. Les semences paysannes sont un commun inscrit dans une co-évolution entre les plantes cultivées, les communautés et les territoires. Elles sont issues de populations dynamiques reproduites par le cultivateur, au sein d’un collectif ayant un objectif d’autonomie semencière. Elles sont et ont toujours été sélectionnées et multipliées avec des méthodes non transgressives de la cellule végétale et à la portée du cultivateur final, dans les champs, les jardins, les vergers conduits en agriculture paysanne, biologique ou biodynamique. Ces semences sont renouvelées par multiplications successives en pollinisation libre et/ou en sélection massale, sans auto-fécondation forcée sur plusieurs générations.

Les semences paysannes peuvent appartenir à des variétés populations ainsi définies : les variétés populations sont composées d'individus exprimant des caractères phénotypiques proches mais présentant encore une grande variabilité leur permettant d'évoluer selon les conditions de cultures et les pressions environnementales. Elles sont définies par l'expression de caractères issus de combinaisons variables de plusieurs génotypes ou groupes de génotypes. Cette définition, consentie collectivement lors d'une Assemblée Générale du Réseau Semences Paysannes (RSP) en 2019, souligne leur importance pour la résilience agricole.
Le monopole radical exercé par l'industrie sur les semences a provoqué la disparition de 75 % de la biodiversité cultivée en 50 ans. Pourtant, les paysan-e-s du monde ont toujours sélectionné et produit leurs semences et par delà entretenu cette biodiversité cultivée essentielle à notre alimentation. La majorité d'entre eux utilisent toujours des semences paysannes. À l'opposé des hybrides F1, des clones et autres OGM industriels, les semences paysannes sont libres de droits de propriété et sélectionnées de façon naturelle dans les fermes et les jardins menés en agriculture paysanne, biologique ou biodynamique. Rustiques et peu exigeantes en intrants, elles possèdent aussi une grande diversité génétique qui les rend adaptables aux terroirs, aux pratiques paysannes ainsi qu'aux changements climatiques.
L'histoire des semences : de la coévolution à l'industrialisation
Les premières sociétés agricoles ont domestiqué la plupart des espèces nourricières cultivées encore aujourd'hui. Au gré des migrations et des échanges de semences, ces peuples ont acclimaté les espèces et les variétés cultivées dans leurs différents lieux de vie. Par la sélection humaine et les mécanismes d'évolution naturelle, une formidable diversité a été sans cesse brassée et renouvelée au travers l'acte fondateur de conserver une partie de sa récolte pour la ressemer.
À partir du XXième siècle, l'industrialisation de l'agriculture provoque une rupture dans cette coévolution multimillénaire. La semence, comme la fertilisation, la défense des cultures, les savoir-faire et les normes techniques, doit être produite en dehors des fermes, dans un objectif de standardisation, pour une industrialisation générale et massive. Elle devient un moyen de faire entrer le progrès dans les fermes en étant associée, dans un même paquet technologique, aux engrais et pesticides chimiques, à une mécanisation exponentielle, et au recours à l'irrigation. Cette agriculture ne dépend plus de la coévolution mais de la standardisation des milieux, des fermes et des plantes.
Cette transformation a été une réussite commerciale pour l’agroindustrie, mais une catastrophe pour la diversité des plantes cultivées. Par exemple, en France, seules quelques variétés de blé, très proches génétiquement les unes des autres, couvrent 80% de l’assolement annuel en blé tendre. De plus, ces variétés sont toutes des lignées pures (diversité intra-variétale nulle). L'industrie, en ne sélectionnant qu’une infime part de traits génétiques en laboratoire pour les généraliser dans de vastes monocultures de variétés industrielles, épuise par là-même cette diversité nourricière. Aujourd'hui, l'écrasante majorité des variétés du commerce proviennent donc de sélections industrielles (lignées pures, hybrides F1, OGM) et n’est pas adaptée au mode de production agrobiologique et paysan (Bonneuil C., Thomas F. 2009. Hélène Tordjman, « La construction d'une marchandise : le cas des semences », Annales. Histoire, Sciences Sociales 2008/6 (63e année), p.).
Le rôle crucial des petites fermes et des semences paysannes dans l'alimentation mondiale
L'agriculture intensive des pays occidentaux, basée sur un modèle d'exportation, ne produit que 30 % de l'alimentation consommée dans le monde. Les petites fermes, quant à elles, produisent plus de 70% de la nourriture disponible sans dégrader les sols, l'environnement ou le climat. 90% des paysans dans le monde utilisent leurs propres semences. Ces paysans échangent leurs semences et leurs plants et ressèment chaque année une partie de leur récolte qu'ils ont soigneusement sélectionnée.
Dans les pays peu industrialisés, les systèmes semenciers autonomes font partie intégrantes des sociétés paysannes. Ils forment des réseaux horizontaux d'échanges, souvent informels, qui enrichissent sans cesse la biodiversité domestique. Pour renouer avec ces pratiques collectives et retrouver les savoir-faire paysans autour des semences, les membres du Réseau Semences Paysannes (RSP) sont allés à la rencontre d'expériences de sélection paysanne dans plusieurs pays.
Suite à un voyage d’échange au Brésil où les paysans produisent et conservent en commun des semences dans des Casas de Sementes Criolas (littéralement : Maisons des Semences Créoles) l’idée s’est répandue en France et des Maisons des Semences Paysannes germent un peu partout. Pour ne plus être seuls, pour pouvoir échanger, pour assurer une conservation collective des semences paysannes, les paysans s’organisent entre eux, mais aussi avec des jardiniers, des artisans, des cuisiniers…, pour conserver et sélectionner collectivement les semences des variétés dont ils ont besoin.

Il est très difficile aujourd'hui de conserver, sélectionner et produire seul toutes ses semences, et de faire face au risque de pertes (intempéries, maladies, mauvaises récoltes). Les Maisons des Semences Paysannes permettent de mutualiser les différentes étapes, de sécuriser les collections vivantes et de renouveler la biodiversité cultivée. Elles sont aussi un levier pour protéger les semences paysannes de possibles accaparements (biopiraterie, confiscation par des gènes et/ou des caractères brevetés). Voyageant depuis le Néolithique jusqu'à nous, la graine a été le principal vecteur de diffusion et d'adaptation de l'ensemble des plantes nourricières actuelles.
Le Réseau Semences Paysannes (RSP) : un acteur majeur de la biodiversité cultivée
Le Réseau Semences Paysannes (RSP) regroupe principalement les organisations bio et paysannes nationales, des associations de préservation et de renouvellement de la biodiversité cultivée, des associations de producteurs, des artisans-semenciers et des ONG. L’association a pour objet de rassembler et mettre en réseau les acteurs de la biodiversité cultivée pour favoriser la diffusion des semences paysannes et des savoir-faire associés, développer et promouvoir leur gestion dynamique dans les fermes et les jardins, ainsi que mettre en œuvre toutes autres actions pouvant y contribuer. Cet objet social s'inscrit dans un faisceau d'initiatives et de mouvements sociaux replaçant l'humain et le vivant au centre avec un objectif politique commun : une agriculture sociale et écologique ancrée dans les territoires.
Fin des années 90, les contaminations induites par l'autorisation des OGM transgéniques ainsi que les évolutions réglementaires confortant toujours plus le monopole des semences industrielles mettent en effet en lumière le verrouillage à l’œuvre dans le secteur semencier. Ce contexte agit comme catalyseur chez certains paysans critiques du productivisme. Une étude de la Confédération Paysanne et de la FNAB présentant un état des lieux des projets individuels et collectifs de conservation/multiplication/sélection de semences à la ferme est alors réalisée. Elle est présentée devant 350 personnes au lycée agricole d’Auzeville en 2003 dans le cadre des premières rencontres « Semences Paysannes, cultivons la biodiversité dans les fermes ». Une déclaration solennelle engage à cette occasion l'ensemble des participants et les structures organisatrices à défendre les droits fondamentaux des paysans sur leurs semences et à construire une alternative collective aux variétés industrielles.
Le RSP est avant tout un réseau d'organisations : lorsque des demandes individuelles sont reçues, il est conseillé aux personnes de se rapprocher des collectifs membres les plus proches (voir annuaire des membres). Par le biais de ces associations, il est possible d'avoir l'info circulant dans le réseau concernant l'activité/sujets d'intérêts, ainsi que de participer aux différents projets et actions collectives de conservation/sélection de variétés paysannes en cours. La FPH est le principal financeur du Réseau Semences Paysannes depuis sa création. Une convention bisannuelle (2004 - 2005) a permis la structuration du Réseau, et la mise en œuvre de ses principaux axes de travail (mise en réseau, reconnaissance scientifique et juridique des semences paysannes, travail européen, communication et information).
Pour découvrir le monde foisonnant des semences depuis les champs jusqu’en cuisine, ou encore approfondir certains sujets, l'ensemble des publications du RSP (livre, brochure, exposition, cahier technique, DVD…) sont disponibles. Le projet Graines de Paysans à Bruxelles, en encourageant une agriculture urbaine diversifiée et en lien avec des pratiques agroécologiques, contribue indirectement à cette dynamique de préservation et de valorisation des semences paysannes.
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