Grenoble, ville reconnue pour son dynamisme et son engagement envers l'innovation, est également un terreau fertile pour les initiatives culturelles et numériques. Au cœur de cette effervescence, plusieurs acteurs contribuent à façonner son identité. Parmi eux, Gilles Prunier se distingue par son rôle clé dans la transformation numérique des territoires et des villes, tout en étant associé, par le nom, à un lieu de vie artistique et culturel majeur de la ville : Le Prunier Sauvage.
Le Prunier Sauvage : Un Cœur Battant pour l'Art et la Jeunesse à Grenoble
Le Prunier Sauvage est un lieu de vie artistique et culturel emblématique à Grenoble. Son engagement envers les questions liées à la jeunesse et l’éducation artistique est au cœur du projet développé par son équipe. Ce lieu ne se contente pas d'être un espace de diffusion ; il est également un lieu de création qui soutient les projets artistiques professionnels émergents.

Au-delà de la création, Le Prunier Sauvage propose des espaces de pratique musicale. Ces espaces sont accessibles aussi bien aux musiciens et musiciennes amateurs désireux de perfectionner leur art qu’aux artistes en voie de professionnalisation cherchant un environnement propice à leur développement. Cette ouverture témoigne de la volonté du Prunier Sauvage de soutenir un large éventail de talents et de contribuer à l'épanouissement culturel de la communauté grenobloise.
Gilles Prunier et la Transformation Numérique des Villes
Bien que le Prunier Sauvage soit une entité distincte, le nom de Gilles Prunier résonne dans un tout autre domaine, celui de la transformation numérique. Gilles Prunier est une figure importante dans le paysage de la "ville intelligente" en France. Il préside le comité Villes et Territoires de Syntec Numérique, un acteur majeur qui promeut le savoir-faire des entreprises du secteur du numérique. Sa mission est d'accompagner la transformation des villes et des territoires vers plus d'efficacité et d'inclusion grâce aux outils digitaux.
Le 20 février 2018, Gilles Prunier a souligné à News Tank que « 68 % des collectivités délèguent une partie de leurs projets de ville intelligente ». Cette déclaration met en lumière une tendance croissante des collectivités locales à s'appuyer sur l'expertise externe pour concrétiser leurs ambitions numériques. Cette externalisation s'inscrit dans un cadre contractuel formel, garantissant la collaboration entre les acteurs publics et privés.

Les Attentes des Collectivités en Matière de Numérique
Gilles Prunier a précisé que, comme le montre l'analyse sur les budgets numériques associés aux politiques publiques, les attentes des collectivités sont d'abord axées sur des domaines clés. Le premier est l’éducation, avec un fort désir d'accès à internet dans les écoles, ce qui reflète l'importance de l'inclusion numérique dès le plus jeune âge. Viennent ensuite l'inclusion sociale et la sécurité, avec la vidéosurveillance comme un enjeu majeur pour les administrations locales. Ce score, selon lui, n'est pas une surprise, compte tenu des préoccupations contemporaines des citoyens et des élus.
Par la suite, l'étude a identifié d'autres domaines prioritaires tels que l’habitat, les transports, l’énergie et l’éclairage public. Cette longue liste d'attentes et de besoins dans la ville est un signe clair de la multitude d'opportunités qu'offre le numérique pour améliorer la qualité de vie urbaine et les services publics.
Les Défis de l'Intégration Numérique
Malgré l'enthousiasme pour les initiatives de ville intelligente, les collectivités se montrent encore prudentes. Un point de vigilance majeur concerne les données : leur nature, leurs origines et leur utilisation. Ces aspects doivent faire l’objet de clauses spécifiques et précises dans les contrats de délégation. Au plan juridique, les collectivités ont besoin d’être épaulées pour naviguer dans ce paysage complexe.

L'Accompagnement de Syntec Numérique
Syntec Numérique, par l'intermédiaire de son comité Villes et Territoires présidé par Gilles Prunier, s'engage à accompagner et anticiper cette transformation numérique, notamment pour les services aux usagers. La question centrale est de savoir « quelles utilisations font les citoyens de leurs smartphones qui amélioreraient les services des politiques publiques ». Il est évident que les collectivités n’ont pas encore complètement intégré tous les outils numériques et leurs possibilités dans leurs actions et modes de gouvernance.
La relation entre les citoyens et les élus est en pleine mutation, évoluant vers plus de démocratie participative. Les outils numériques offrent des opportunités sans précédent pour renforcer cette participation et rendre les processus décisionnels plus transparents et accessibles.
Gilles Prunier insiste sur la nécessité d'installer un travail d’analyse dans le temps sur les apports du numérique au développement de l’attractivité et de l’économie des villes. Pour ce faire, Syntec Numérique a travaillé en 2017 sur un panel de 102 collectivités locales, incluant des communes de plus de 5 000 habitants, des communautés urbaines et des communautés d’agglomérations, afin d'identifier les enjeux numériques auxquels elles sont confrontées.La raison d’être de l'étude est de poser les bonnes questions sur tous les sujets de la smart city. Cela inclut l'identification des principaux objectifs qui incitent les collectivités à investir dans la transformation numérique, les projets réellement étudiés ou déployés, les bénéfices déjà constatés, et les défis à relever pour se transformer. Ces trois axes de travail constituent la feuille de route de Syntec Numérique pour orienter les collectivités vers une transition numérique réussie. La prochaine étude est attendue avec une approche encore plus statistique, probablement publiée fin 2018, offrant une vision encore plus précise et détaillée des dynamiques de la ville intelligente.